Les rois des ambiances 70’s sont en tournée… Leurs performances sont hautement recommandées
Rien que sur le papier, leur biographie éveille la curiosité et annonce une collaboration qui apparaît presque comme une évidence. Pas étonnant finalement que ces musiciens issus des plus intéressantes formations funk, soul ou jazz aient eu envie de croiser le fer. Dans les rangs du Menahan Street Band se dénombrent des échappés d’El Michel’s Affair, Budos Band ou encore des Dap-Kings de Sharon Jones. Leur musique, dangereusement addictive, mélange la pure soul à d’autres saveurs telles que l’afrobeat.
Les rappers, toujours à l’affût des meilleurs groove ne s’y trompent pas : le morceau « The Traitor » a déjà été récupéré et recyclé par 50 Cents et le jeune Kid Cudi. Sur scène, cette joyeuse bande s’est adjoint les services du soulful Charles Bradley et aime à prolonger la fièvre jusqu’au bout de la nuit. Et si l’on ajoute à cela le fait que la formation tourne avec Lee Fields & The Expressions, il paraît alors évident que ces soirées ne sont à manquer sous aucun prétexte.
Ce grand garçon débarque de nulle part, mais envahit les oreilles à coup de rock cajun décapant
Un peu fêlé, un peu félin, ce drôle de bonhomme débarque d’on ne sait où, son rock cajun de derrière les fagots bien calé sous le bras. Un mélange pas catholique pour un sou, qui n’hésite pas à aller se servir dans les caisses de l’electro, de la chanson ou du rock-steady. C’est sur scène que Feloche a commencé à faire parler de lui, notamment à l’occasion des premières parties de Thomas Fersen.
Sa frêle mandoline y est vaillamment soutenue par l’accordéon de Léa Bulle et la contrebasse de Christophe Malherbe. Sous le feu des projecteurs, l’ensemble s’embarque dans une transe fiévreuse et frénétique, décalée, dissonante parfois. Ça transpire, ça sent le bayou à plein nez. C’est rauque, c’est dingue. Cette drôle de caravane est en tournée à travers la France. À suivre de près.
Entre expérimentations et techno minimale, le producteur allemand joue les carillonneurs
Dans une approche qui n’est pas sans rappeler celle de Burial, Hendrik Weber s’est attelé à un travail de réduction radicale en matière de rythmes et de sonorités. Toutefois, plutôt que d’explorer quelques zones sombres de la club culture, le producteur allemand déploie une techno minimale portée par des résonnances de vibraphones ou de cloches, qui semblent émaner de crevasse cristalline ou du firmament.
Pantha Du Prince explique que son style provient d’une certaine nostalgie par rapport aux bruits de cloches qui l’ont poussé à vouloir transformer les soundsystems des clubs en nouvelles variétés de carillons.
Un petit label de reggae en ligne propose un catalogue à deux vitesses
Parmi les nombreux sites hébergeant de la musique sur le net, certains se distinguent par l’originalité et la cohérence de leur contenu, d’autres proposent uniquement des morceaux inédits, d’autres encore profitent de spécifiés du médium pour ouvrir de nouvelles perspectives.
Lancé à Leipzig il y a près de cinq ans sous l’impulsion de Disrupt, le projet Jahtari a l’avantage d’être tout cela en même temps. Le site fonctionne est spécialisé dans le DLR (Digital Laptop Reggae) et on y trouve ainsi une vingtaine du groupe qui ont tous en commun de produire du dub conçu uniquement à l’aide d’un ordinateur. Par ce biais, comme l’annonce le petit manifeste, l’idée n’est pas de faire du neuf avec du vieux, mais plutôt de favoriser une approche inédite de ce genre.
Fonctionnant comme un label, le site dispose d’un catalogue régulièrement approvisionné par des productions de qualité qu’il est possible d’acquérir selon deux formules. Soit, gratuitement pour la version digitale, soit en payant pour obtenir le support physique. Malgré ses faux air de C64, le mode de diffusion proposé par Jahtari pourrait bien devenir un modèle dominant en matière de diffusion musicale sur Internet.
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