avril, 2010

chanson du monde: les voyages de Lo’Jo

Le groupe Lo’Jo fête ses 25 ans d’existence avec une double compilation et 3 cartes blanches à la Maroquinerie où se croiseront amis musiciens, DJs et créateurs de performances visuelles. Un univers foisonnant à découvrir de toute urgence. 20 albums à gagner. Répondez à la question du concours à la fin de l’interview!

C’est la première fois que vous fêtez un anniversaire. Pourquoi celui-là et pas celui des 10, 15 ou 20 ans ?
Denis Péan. C’est un prétexte. Un prétexte qui permet de clore symboliquement une étape. Sur un disque, on a compilé des anciennes chansons et sur l’autre celles d’amis qu’on a rencontrés en route qui raconte aussi notre histoire.
Richard Bourreau. Pour moi Lo’jo est une école. On a appris la vie ensemble. La musique fait partie de ça, mais c’est un tout. Par rapport à d’autres groupes, notre évolution a été très très lente. Mais, petit à petit, on a gravi des marches. Dès que quelque chose d’un tant soit peu merveilleux nous arrive, on est excités comme des gamins. Je crois que c’est notre côté « campagnard» qui nous sauve, qui nous empêche d’être blasés !
Avez-vous aimé réécouter vos vieux morceaux?
Denis Péan. Cela m’a fait penser à une construction du facteur Cheval plus qu’à une œuvre musicale.
C’est-à-dire?
Denis Péan. Le facteur Cheval est un facteur de la Drôme qui a passé sa vie a récolté des cailloux. En s’inspirant de timbres étrangers qui venaient d’Inde, de Turquie ou d’Amérique latine, il a construit son palais idéal. Se retourner sur son chemin pour récupérer ce qu’on a trouvé et, à partir de là, façonner un monde inédit: Lo’Jo c’est ça.
Vous vous êtes faits tout seuls, en autodidactes?
Denis Péan. J’ai appris la musique comme on apprend une langue étrangère, quand j’avais 16 ans. J’ai donc balbutié pendant longtemps. Que ce soit dans la pratique de mes instruments, dans la composition, dans l’écriture de la musique, dans le chant et dans l’organisation sociale. Mais on a immédiatement voulu faire quelque chose qui était nous-mêmes, sculpter notre propre matière, trouver le style. On ne s’est pas mis dans le chemin du reggae, du jazz ou de la musique tzigane.
Est-ce que vos objectifs initiaux ont beaucoup changé par rapport à aujourd’hui ?
Denis Péan. Au départ c’était un projet complètement confus qui n’était même pas formulé. C’est le nom qui lui a donné un sens. Parfois, le projet n’existait quasiment plus parce que les gens avaient fui, parce qu’il n’y avait pas de concerts ou de perspectives professionnelles. Il y avait juste le nom qui était un fil. C’est d’ailleurs le nom Lo’Jo qui fête ses 25 ans. Le mot de Lo’Jo peut se traduire en musique, en image, en philosophie de vie. C’est un mot inventé qui n’a aucune signification et qui nous laisse toute liberté.
On vous qualifie maintenant volontiers de passeurs puisque vous avez initié les carrières du Gangbé Brass Band ou de Tinariwen. Comment vous situez-vous par rapport à ce rôle?
Denis Péan. Nous avons indéniablement joué ce rôle. C’est une autre improvisation générale en dehors de la musique en fonction des circonstances.
Vous vivez dans une maison communautaire et vous êtes également très actifs à Angers et dans toute votre région?
Denis Péan. On a toujours été très actif et militant dans toute la région, que ce soit auprès des écoles, des hospices, des centres pour handicapés, ou de toute autre institution qui fait appel à nous. On a arpenté partout. On fait toutes «les brousses» d’ici. Ce n’est donc pas un hasard si le maire de Mûrs-Erigné nous a offert la jouissance de la maison de la Fontaine du Mont.
La deuxième compilation «Chants d’amis» que vous faites paraître dans ce coffret anniversaire rassemble des musiques très variées et pourtant il s’en dégage une certaine unité, une cohérence. Quel en est le fil conducteur?
Nadia Nid El Mourid. Nous avons choisi uniquement des artistes amis, des gens avec qui l’on a partagé quelque chose, qu’on a côtoyé. Il y a une histoire avec chaque personne de ce disque. Denis Péan. Cela nous a aussi permis de revendiquer certaines choses musicalement. Par exemple en y mettant un titre de Scott Taylor qui est un musicien tellement inspiré, tellement original, mais tellement peu reconnu. De cette façon Lo’Jo peut aussi être un label pour certaines personnes. On voit bien ce qui relie tous ces gens-là. Qu’ils viennent de très loin comme Tinariwen ou d’à côté de chez nous comme Gérard Piéron. Ce disque rassemble toutes nos influences, des cultures très anciennes à des formes très actuelles comme le groupe Ez3kiel.
Quelle est l’histoire du morceau d’ouverture de ce disque, ce rap de Bamako bourré d’énergie?
Nadia Nid El Mourid. Le groupe s’appelle Guérébou Kounkan (myspace). Ce sont des enfants de rue de Bamako. En en public, c’est incroyablement fort et c’est un gamin de 13 ans qui chante ! Cette chanson est un appel au Président malien pour lui dire qu’il y a une urgence à s’occuper de la jeunesse. On les a rencontrés lorsqu’ils sont venus travailler chez nous avec le rapper Kwal (myspace)
Parallèlement paraît le recueil de poésie de Denis Péan «Musée de la Parole» ?
Denis Péan. Ça c’est un projet personnel. J’aime la poésie parce que c’est quelque chose de tout à fait invendable. Il est impossible d’en vivre, ce qui épure le nombre des concurrents… C’est un artisanat très précis, comme celui d’un tailleur de pierres. Dans ma poésie, il y a le son des créoles, des Africains, des touarègues, des anciens. J’ai illustré ces textes avec des images que des artistes côtoyés m’ont données comme le photographe Bogdan Konopka ou la peintre Jo Pinture qui signe aussi la pochette du coffret.

CONCOURS:

Question: De quelle région vient le groupe Lo’Jo?

  • Paris
  • Marseille
  • Angers

Pour gagner un des 20 albums de Lo’ Jo, envoyez votre réponse avec vos nom, prénom, adresse postale et email à:

concours@vibrations.ch LE CONCOURS EST FERME

La liste des gagnants sera affichée sur le site.

Références :

ALBUM

  • “Tu connais Lo’Jo?” (double CD collector, Emma Productions/AZ)

CONCERTS

  • Paris, La Maroquinerie, les 4 , 5 et 6 avril. Invités : Beau Catcheur (le 4) Tinariwen (le 5), Frank Vaillant et René Lacaille (le 6). Les 3 soirs, performances du groupe ZUR www.groupe-zur.com. Musée Lo’JO avec objets et instruments insolites dans la cour de la Maroquinerie.

LIVRE

  • Musée de la Parole : 45 textes poétiques, chroniques de voyages avec 15 illustrations d’artistes. (Editions Almarita)

SITE DU GROUPE

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TV On The Radio sur le prochain Massive Attack

Dave Sitek, du groupe TV On The Radio, sera un des producteurs du prochain album de Massive Attack, révèle le site américain Spinner. Intimidé à l’idée d’approcher le groupe, Sitek a été présenté à Robert Del Naja du trio de Bristol par le rapper Mos Def. Egalement pressenti pour apparaître sur le successeur de 100th Window (2003) : Dot Allison, Horace Andy et Mike Patton.

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Philip Glass rend hommage à Ghandi

A partir du 5 avril et jusqu’au 1er mai, l’English National Opera présente au London Coliseum Satyagraha, un opéra sur la vie de Mahatma Ghandi composé par Philip Glass.

Satyagraha fait partie d’une triologie d’”opéras-portrait” que Glass consacre aux hommes qui ont changé le monde.

Le livret a été entièrement écrit en sanskrit.

INFORMATIONS ET RESERVATIONS

Le site du English National Opera

Le site du compositeur

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John Scofield

john scofield

PHOTO: JASON TANAKA BLANEY

Dix ans après A Gogo, le guitariste repart avec le trio Martin Medeski & Wood pour l’album Out Louder, jazz mâtiné de soul et funk épicé de reprises. Un régal pour les amateurs de galettes groove

Igor Stravinsky Le Sacre du printemps. N’importe quelle version. Le zénith de la musique orchestrale occidentale.

John Coltrane Coltrane. Ce quartet-là est mon groupe favori. Le meilleur de tous les temps, tout comme cette musique représente bien plus que simplement le jazz…

James Brown Star Time.
C’est la bombe, avec monsieur Dynamite à son sommet!

Miles Davis Sorcerer. Je pense que cet album est le point culminant de l’évolution du jazz swing. Une histoire qui commence dans les années 1920 et se termine ici.

BB King Live At The Regal. Voilà ce qui m’a fait commencé à vouloir devenir un guitariste soliste. Je l’ai écouté pour la première fois à treize ans, et aujourd’hui il sonne encore mieux qu’à l’époque.

Jim Hall et Bill Evans Intermodulation. J’avais quinze ans quand je suis tombé dessus. Cela pourrait sembler totalement à l’opposé de BB King, mais moi je les aime tout autant. Plus que le jeu formidable qui est déployé, ce disque parvient à retranscrire une atmosphère qui dépasse les mots, même si beaucoup ont essayé de la nommer…

Bud Powell The Bud Powell Trio. J’aime Charlie Parker et Dizzy Gillespie, mais dernièrement Bud Powell est le musicien de bebop qui m’intéresse le plus.

Compilation When Gospel Was Gospel Si vous aimez la soul, tout est là… et même plus. C’est vraiment le truc! Le gospel est à la base de tout et cette fantastique sélection de Shanachie Records propose des versions mortelles avec la plupart des meilleurs artistes du genre.

George Jones Greatest Hits. La country peut être une musique très profonde. Vraiment. Ecoutez-ça.

The Beatles Revolver. Souvenirs d’adolescence. La bande-son de ma jeunesse… Un classique.

ALBUM

  • Medeski, Scofield, Martin & Wood, Out Louder (Indirecto Records/Universal)

SITES

reggae: Sly, Robbie et Bitty McLean à Banlieues Bleues

ROBBIE SHAKESPEARE ET SLY DUNBAR

Premier concert français pour un trio qui s’est bien trouvé: ravivées, les années lumières du reggae…

Alors que les grandes formations du reggae roots disparaissent ou fusionnent au gré du marché mondial des transferts jamaïcains, un seul duo reste indestructible : Sly Dunbar, à la batterie, et Robbie Shakespeare, à la basse. Comme tous les couples mythiques, ils ont connu des hauts (Rolling Stones, Gregory Isaacs, Black Uhuru, Gainsbourg, Chaka Demus & Pliers…) et peut-être quelques bas, mais restent inséparables pour le meilleur, soudés par un engagement rythmique scellé il y a plus de 30 ans.

“Quand je dis je suis Sly, j’ajoute “de Sly et Robbie” et les gens comprennent tout de suite! Malgré les années, je suis toujours charmé par la magie de la basse de Robbie, un son lourd, propre, unique!”, rigole Sly. Les deux ont vite décidé de monter leur label, Taxi, ravivé grâce à des économies amassées pendant une tournée avec Peter Tosh et des avances perçues pour services rendus sur des productions de majors. Aujourd’hui, ce label produit toujours “de jeunes talents, comme la fille de Toots, Buju Banton ou Tina, sur des riddims dancehall, ou même one drop, car ce style roots revient à la mode: cette chaleureuse ligne de basse manquait à la musique jamaïcaine.”

Mais le nouveau partenaire régulier du duo est né après l’invention du one drop. Il n’a que 30 ans et a grandi dans la grisaille de Birmingham, loin des Caraïbes, mais chante comme les vieux de la vieille: on sent que le petit connaît ses classiques (Gregory Isaacs, John Holt, Johnny Clarke ou Nat King Cole). Bitty McLean (myspace) a beaucoup de cordes à son arc vocal (lovers, soul, rub’a’dub), et il est aussi ingénieur du son. Il a d’ailleurs mixé l’album d’UB40 Promise And Lies et y a posé sa voix, de quoi se faire remarquer par le duo Sly-Robbie, puis enchaîner quelques hits dans les charts anglais. Sly et Robbie viennent tout juste d’enregistrer un album en Jamaïque avec Bitty McLean, déjà la coqueluche des sound systems de l’île.

Sur scène, les trois semblent s’être bien trouvés, plus pour prôner l’amour que la révolution, en ravivant le meilleur son des années lumières du reggae… Alors que leur première performance française, à Banlieue Bleues le 24 mars dernier, s’achève, le public en redemande, mais le génial et vétéran ingénieur du son Godwin Logie (Steel Pulse, Black Uhuru, Toots, LKJ) souffle le mot de la fin, hilare : “C’est bon d’être désiré!”

EN ECOUTE

Bitty McLean, secondé par Sly & Robbie: extrait de medley, enregistré le 24 mars 2007 à Banlieues Bleues

VIDEO

Dernière répétition du groupe dans les loges à Paris avant le concert de Banlieues Bleues

SITES

Concert: Tony Allen en guest-star au Glaz’art

De l’afro-beat revisité au violon par le groupe Feva, avec, à la batterie et en guest-star, le parrain du genre, Tony Allen: rendez-vous le 13 avril au Glaz’art, à Paris, de 22 heures à l’aube…

Pere Ubu réédité, célébré et bientôt en concerts européens

Mercury Records réédite les albums du groupe parus originalement sur Fontana: le 16 avril sortiront The Tenement Year (1988), Cloudland (1989), Worlds In Collision (1991) et Story Of My Life (1993). Les disques, remarsterisés, comprendront des bonus et des tracklistings revus… David Stubbs, de The Wire, est l’auteur de notes de pochette extensives. Pere Ubu annonce de plus des dates de concert en Europe. Du côté des hommages, Smog Veil Records sort en novembre des démos, des enregistrements de répétitions et de live de Peter Laughner, décédé en 1977, compositeur, chanteur et guitariste avec Rocket From The Tomb et des débuts de Pere Ubu.

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Le Buena Vista Social Club à nouveau en deuil

Faustino Oramas, connu tout particulièrement pour ses ballades mielleuses, est décédé le 27 mars à 95 ans, annonce Reuters. Surnomé “El Guayabero”, le compositeur était l’auteur de “Candela”, l’un des titres les plus rythmiques de l’album qui a fait connaître la bande cubaine du monde entier en 1997. Faustino Oramas a commencé sa carrière en troubadour, distillant de ville en ville ses paroles aux métaphores volontiers graveleuses. Si ses papiers dataient sa naissance en 1911, l’artiste n’était pas complètement sûr de sa vraie date de naissance: d’aucun prétendent qu’il avait 103 ans…

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Tout sur l’ukulélé: un site célèbre ses charmes multiples

Sept musiciens de tous bords et peu avares en talents, le Ukulélé Club de Paris, révèlent tout sur le petit instrument: histoire de ce parent du cavaquinho portugais, mais surtout recensement d’événements qui s’y rapportent, news sur les sorties de disques, lecture en ligne du magazine du club, et extraits musicaux enchanteurs… www.ukuleleclub2paris.com

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Christian Fennesz: collaboration avec Ryuichi Sakamoto

Le chercheur audio au laptop, après quelques dates européennes en avril, prolonge sa collaboration avec le compositeur (auteur des musiques de The Last Emperor…). Pour faire suite au EP ” Sala Santa Cecilia”, Cendre, composé de onze titres, paraîtra le 15 mai sur touch. Fennesz est à la guitare et au laptop, alors que Sakamoto y joue du piano… et du laptop.

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Encore un festival estival… Connect aligne les bons plans

Voici les beaux jours, et les annonces de line-ups des festivals de l’été qui pointe… La compétition est serrée, mais le Connect Music Festival, du 31 août au 2 septembre, se profile parmi les meilleurs plans. En Ecosse, sur les rives du Loch Fyne, à proximité du Inveraray Castle, se produiront des artistes attendus. En vedettes: Björk, les Beastie Boys, The Jesus & Mary Chain, Mogwai, LCD Soundsystem, Primal Scream, CSS, Nouvelle Vague, The Go! Team, Idlewild… Programme complet sur www.connectmusicfestival.com.

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Les Happy Mondays reviennent avec un nouvel album

Un nouveau single en juin, annonce NME.com, et un album entier, encore sans titre, du groupe de Manchester qui devrait sortir sur Sanctuary Records. Le disque est produit par Howie B et Sonny Levine. Selon le meneur Shaun Ryder: “Je ne suis pas un très bon vendeur… Je ne suis pas vendeur du tout. Je pense que c’est vraiment un très bon album.”

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funk: l’anniversaire du groove à Paris

SHEILA E

Pour célébrer les 40 ans présumés du funk, Zapp Band, The Headhunters, Eumir Deodato et Sheila E avec ses consoeurs, étaient invités à ressusciter la fibre du genre à Paris

En ouverture des festivités funk: Zapp, sans faire oublier l’absence de Roger Troutman, son maître à penser et son leader à jamais, a envoyé ses hits très années 70 avec panache et force vocoder. Roger Troutman laisse un grand vide au milieu des siens, mais la vitalité de ses frères, Zapp et Lester, le show assuré par Big Robb et ses tenues délirantes, auront transporté le public de la Cigale dans le bon mood jusqu’au “California Love” (de Tupac) final.

Le jazz funk est peut-être passé de mode, mais quand des musiciens du calibre de Bill Summers et Mike Clark, du génial bassiste TM Stevens, mettent tout leur savoir-faire en œuvre, les limites esthétiques ou temporelles du genre sont vite dépassées. Invité de dernière minute, le saxophoniste Donald Harrison, avec son sens du swing, sa culture néo-orléanaise, et ses chorus plein de ressources, a constamment tiré la substantifique moelle de morceaux toujours aussi solidement ancrés rythmiquement.

Il n’était jamais venu à Paris, aussi le New Morning était-il plein à ras bord pour voir Eumir Deodato. En trio, le Brésilien avait promis en coulisse qu’on serait surpris de la puissance dégagée par une si petite formation. De fait, le très cool pianiste a mouillé sa chemise pour assurer un gig où funk et jazz électrique, parfumés de rythmes brésiliens, auront tenu la salle en ébullition. Le personnage est en tout cas sympathique, lui qui n’hésite pas à avouer tranquillement que nombre de ses “albums commandés par les maisons de disques dans les années 70 n’étaient sans doute pas indispensables”!

Seul bémol finalement dans cette semaine rétro mais pas trop : le concert réunissant un groupe féminin emmené par Sheila E à la baguette. Timorées, ses partenaires avaient sans doute de bonnes intentions, mais aussi des limites vites atteintes et un répertoire trop fourre-tout et déroutant. Pas grave, le meilleur était passé et les fans de funk étaient déjà reboostés par l’annonce de la venue cet été de Sly Stone en personne à Paris et dans le Sud…

Groove’n’Funky Anniversary, du 10 au 18 mars dernier à Paris.

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électro: DJ Palotaï, la touche hongroise

Ce DJ hongrois quadragénaire est un modèle d’éclectisme dans son pays. Il officie sur des radios alternatives et est le résident du festival de Budapest Sziget

Cela fait quinze ans que Jolt Palotaï officie sur la radio interdite Radio Tilos, enthousiasmante radio alternative de Budapest, jadis pirate, vissée au-dessus d’un bar et recouverte de graffs, autocollants et autres tags qui déclinant les tendances musicales qui traversent cet ex-pays communiste. Punk, techno, garage, hip hop, dub : Palotaï est de toutes ces mini-révolutions.

Jolt Palotaï a grandi à “l’âge de pierre”, une époque où il était difficile de se procurer des vinyles en Hongrie. La mixette et Internet n’existaient pas, et les cassettes psychédéliques s’échangeaient sous le manteau. Aujourd’hui, il fait danser des milliers de personnes sur du breakbeat, de la drum’n’bass ou du hip hop. Il est aussi DJ résident du fameux festival Sziget, îlot de musiques innovantes au milieu du beau Danube bleu. “Palotaï est une institution, un modèle”, soufflent deux jeunes DJ qui préparent une émission techno-indus sur Radio Tilos. Ils s’écartent pour laisser passer ce grand quadra éternellement à la pointe des tendances venu avec ses vinyles, mp3 et CD pour mixer Coldcut, Gotan Project, Juju Orchestra ou des sons de Transylvanie, région qu’il a musicalement explorée dès les années 80.

La fièvre qui y régnait alors valait celle des raves actuelles. “Il y a quelques années, il te fallait une demi-heure pour faire ressentir la musique globale. Aujourd’hui, il suffit de quelques minutes, car toutes ces influences peuvent se retrouver dans une chanson”, raconte Palotaï. Mais aujourd’hui “sono mondiale” se dit encore “Palotaï Touch” en Hongrie.

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CONCERTS

Soirées spéciales Festival Sziget :

  • A Lille à l’Aéronef, le 30 mars avec Swing Gadgé, Romano Drom et DJ Eastenders

  • A Paris au Divan du Monde, le 31 mars avec apéritif et repas hongrois, Romano Drom, DJ Eastenders et DJ Palotaï

SITES

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Rachid Taha conspué à Helsinki

Le rocker franco-algérien a subi la colère du public lors d’un concert à Helsinki dimanche dernier: tout le contraire de son succès à Paris (Vibrations y était). Le journal local rend compte de l’état d’hébriété avancé: “Taha s’est moqué du public pour sa première visite en Finlande”. Le quotidien Hufvudstadsbladet dit encore que Rachid Taha “chantait mal, en dehors du rythme, et bavait sur son micro.” L’artiste se serait vu crier des “Go home” à tout va, lui qui gesticulait sur scène et arrosait d’eau les premiers rangs. Le journal relate encore la fin du concert, date de la grande tournée européenne de promotion de l’album Diwan 2: le rocker aurait fini son show allongé sur la scène.

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Trompettes et cornemuse chez les White Stripes

Loin, le piano du dernier album du duo (Get Behind Me Satan). Si l’on trouve tout de même des claviers, synthétiseurs et Wurlizer sur Icky Thump, à paraître mi-juin sur Third Man/Warner, on y remarque surtout la présence de la trompette et de la cornemuse: Jack White, tête pensante du groupe, est tombé en amour avec le jeu de trompette d’un musicien découvert dans un restaurant de Nashville. Icky Thump, enregistré en trois semaines à Nashville donc, passe du garage-blues caractéristique des White Stripes à des rythmes de tango, une danse écossaise et du spoken word. Meg White donne de la voix sur quelques morceaux, et les deux musiciens devraient écumer les routes américaines dans les temps qui viennent.

TRACKLISTING:

  • Icky Thumb
  • You Don’t Know What Love Is (You Just Do As You’re Told)
  • 300 MPH Torrential Outpour Blues
  • Conquest
  • Bone Broke
  • Prickly Thorn, But Sweetly Worn
  • St. Andrew (This Battle Is In The Air)
  • Little Cream Soda
  • Rag And Bone
  • I’m Slowly Turning Into You
  • A Martyr For My Love For You
  • Catch Hell Blues
  • Effect And Cause

Le festival Sonar fait fort: Beastie Boys, Dizzee Rascal, Devo…

Le rendez-vous le plus classieux du printemps, qui se tient à Barcelone du 14 au 16 juin, invite la crème des productions électro, rock ou hip hop. Les Beastie Boys donneront non pas un, mais deux concerts, le premier qui reprend tous leurs classiques, et le deuxième, instrumental, rend hommage aux B.O. des séries télévisées des 70’s. A l’affiche encore: Dizzee Rascal (un performer incroyable), Devo, Jeff Mills, Mogwai, Rahzel & DJ Js-One, Cornelius, Dave Clark, Nicole Willis & The Soul Investigators, Kode 9 & Spaceape… Programme complet sur www.sonar.es.

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Amy Winehouse annule un concert parisien très attendu

Le concert du 30 mars au Trabendo est annulé: aucune raison n’a jusqu’ici été donnée. On sait pourtant qu’Amy Winehouse a aussi refusé des apparitions à la télévision française… Ce qu’en dit son attachée de presse: “elle se sent bien chez elle”. Dommage, car la première prestation live de la chipie, archi complète, était plus qu’attendue par la presse et par des fans qui faisaient déjà monter les enchères dans la revente des billets au marché noir. Le concert n’est pour l’heure pas reporté à une date ultérieure.

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Abbey Lincoln chante Abbey Lincoln

L’une des grandes voix du jazz se rend un hommage bien mérité à elle-même. Sur Abbey Sings Abbey, à paraître le 21 mai sur Universal, Abbey Lincoln reprend ses compositions personnelles pour un répertoire exigeant tiré des neufs albums sortis chez Verve ces quinze dernières années. Celle qui a collaboré avec les plus grands jazzmen (Coleman Hawkins, Eric Dolphy, Max Roach…) s’entoure cette fois-ci de musiciens de studio dans l’idée de contourner une virtuosité affectée qui pourrait hypothéquer un hommage dévolu à la musique populaire américaine, de la country au blues en passant par le jazz et le folk pop… Le disque s’ouvre sur sa version de “Blue Monk”, dont son interprétation avait conquis Thelonious Monk des années auparavant.

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concours: des places pour Susana Baca

La diva investit la Spirale, à Fribourg (Suisse), pour un concert qui promet une intimité hors du commun: trois fois deux places à gagner

La voix de jeune fille de Susana Baca, tantôt émouvante, toujours élégante, se pose sur des rythmes africains, d’appartenance caribéenne, où les instruments indigènes anciens – cajon, quijada… – marient esprit traditionnel et énergie du présent. La Péruvienne rend hommage aux cultures du monde, chante en espagnol, sa langue, mais aussi en créole sur une reprise du célèbre “Mesi Bon Dieu” (immortalisé par Harry Belafonte), ou en français sur “Etre né quelque part” de Maxime Le Forestier, deux reprises tout en douceur, présentes sur son dernier album Travesias, sorti en 2006.

Grande dame de la chanson du monde actuelle, on avait plutôt l’habitude de la retrouver dans des salles au nombre de spectateurs conséquent. Cette halte à la Spirale de Fribourg, petit caveau chaleureux, est, si ce n’est étonnante, du moins enthousiasmante. On ose imaginer la proximité qu’une telle artiste saura créer dans un si petit espace, elle qui sait déjà tisser des liens dans d’immenses auditoriums.

Trois invitations valables pour deux personnes sont à gagner: LE CONCOURS EST FERME

Envoyez un mail avec vos nom, prénom, adresse postale et email à:

concours@vibrations.ch

Les gagnants seront avertis par mail.

CONCERT

  • 31/3, Fribourg, la Spirale

SITES

ALBUM

  • Susana Baca, Travesias (V2)

Concours Festival Blue Note: les gagnants

À la question du concours ” En quelle année a été fondé le label Blue Note?”
Il fallait répondre: 1939

Voici la liste des gagnants:

Concert de Chico Mann et Kindred Spirits Sound System
le 29 mars à Paris (Bus Palladium)

  • BERLIOZ Julien
  • BRAJOU Alexis
  • COCAULT Anne-Sophie
  • ERWANN Louis
  • GREIPL Roger
  • KLAM Sabas
  • LUCAS Charles
  • ONIDI Anne
  • SABATIER Nico
  • WEGNEZ Sandrine

Concert de Terry Callier Group et Anthony Joseph
le 29 mars à Paris (New Morning)

  • CAPEL Julien
  • JAGLIN Martin
  • KRAKOVICH Michael
  • LODEWYCK Daniel
  • MENAGER Cédric
  • VITASSE Franck

Concert de Dirty Dozen Brass Band
le 3 avril à Paris (La Cigale)

  • AVALLE Elvire
  • BAKELA Dolores
  • BERRAF Karim
  • JUAN Christophe
  • GAUDEFROY Guilhem
  • IVANOFF Anne-Sophie
  • LALOUX Thierry
  • MARTY Guillaume
  • PONDI Simon
  • RICHARD Raphael

Concert d’Omar et Ursula Rucker
le 4 avril à Paris (La Cigale)

  • HERBETH Anne Chloé
  • JOHNSON David
  • KADOURI Salem
  • KADHI Saâd
  • KULENOVIC Boris
  • LLINARES Ophélie
  • LOUIS Gwendal
  • QUEMBRE Vincent
  • ROQUES Bili
  • ROUAULT Vincent


Les gagnants sont avertis par email et reçoivent une invitation valable pour une personne pour le Festival Blue Note 2007.

The Books donne dans le CD

Les artisans du collage audio ne laissent pas de côté les images: leur travail sur le son et les visuels se retrouve désormais sur un DVD qui sera disponible lors des concerts, et sur leur site internet. Playall mélange les enregistrements sonores de leurs albums, et les images de leurs concerts dans une expérience multimédia que l’on dit extraordinaire. Deux titre inédits apparaissent encore sur le DVD: “Classy Penguin” et “8 Frame”.

The Wedding Present publie l’entier de ses Peel Sessions

Les Anglais érigent un monument à leur propre gloire – et un hommage au talent de défricheur du programmateur légendaire de BBC1. The Wedding Present sortent la semaine prochaine Complete Peel Sessions: 1986-2004 sur Sanctuary Records. Le coffret de six CD, projet supervisé par le meneur David Gedge en personne, comprend des enregistrements studio, des live et des interviews. On trouve parmi les raretés une incursion dans le folk ukrainien, et une reprise de Orange Juice, “Felicity”.

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Willie Nelson s’acoquine avec Mariah Carey

La légende country ne fait pas dans les états d’âme: après mille et un duos avec mille et uns talents, après avoir collaboré avec Julio Iglesias, Willie Nelson apparaît, pour un titre, aux côtés de la diva Mariah Carey. Le morceau en question, “I’ve Got A Right To Dream”, appartient à la bande-son du film Tennessee, dont on ignore pour l’heure la date de sortie. L’idée, comme la mélodie, viennent de la jeune bimbo, et le vieux loup – qui vient de lancer un nouveau label, Pedernales Records – est l’auteur des paroles. Willie Nelson, du haut de ses 74 ans, l’admet: “C’est pas vraiment de la country… C’est du Mariah”.

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download: l’art brut sonore d’Infinite Livez vs Stade

PHOTO: ELLEN DOHERTY

Une créativité débridée pour ce trio électro-néo-dada à l’univers sonore drolatique

« De l’art brut pour la jeunesse » sur le label Le Grand Dada, c’est Jean Dubuffet et Tristan Tzara chez les Cockneys. Soit d’un côté un rappeur et cartooniste anglais à l’humour scatologique doublé d’un déconstructiviste du beat et de la rime ; de l’autre deux musiciens qui font grincer leurs samplers et leurs claviers loin des convenances établies. Ensemble ils repoussent les limites du bon goût, explorant un univers sonore drolatique et plein de surprises pour les oreilles, un genre de Captain Beefheart de l’époque digitale.

Stade et Infinite Livez n’y vont pas avec le dos du sampler sur la table à disséquer, improvisant des pièces faussement bancales qu’on met un certain temps à apprivoiser. Mais une fois qu’on a adopté ces adorables petits monstres, on ne peut plus s’en passer. Une créativité débridée, bien loin des sages et convenues tentations électro-jazz.

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  • Unbiased Reductionism In 21st Century Music Practices

CONCERT

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photographie: Thomas Dorn, tambours et visages

TINARIWEN, vers Kidal, Mali, 2006

Le photographe allemand expose, à l’occasion du 25ème Cully Jazz Festival, des balades qui vont de musiques en pays, de portraits d’artistes en atmosphères

« Houn-Noukoun » en langue fon (Sud du Bénin) se traduit par « Tambours et Visages ». C’est le titre que le photographe allemand Thomas Dorn a donné à son beau livre de photographies – aujourd’hui épuisé –, fruit de dix années de reportages musicaux en Afrique, de 1987 à 1996.

C’est au Bénin, avec la rencontre d’une Angélique Kidjo encore inconnue en dehors de ses frontières, que débute son histoire d’amour avec le continent, qui va l’amener à traîner son objectif du côté du Congo, du Ghana, de Guinée, du Mali ou de la Tanzanie. Voilà pour les tambours. Quant aux visages, on retrouve ses gros plans aux couleurs saturées dans nombre de pochettes de disques de jazz. Aujourd’hui, le photographe se tourne vers d’autres régions du monde. Son projet en cours l’a amené jusqu’au nord de l’Inde, à Allahabad, où il a suivi les bains sacrés du Maha Khumb Mela.

CHIUTUNGWEA, TANZANIE

RABIH ABOU-KHALIL, Paris, 2001

EXPOSITION

  • Thomas Dorn, Covers & Stories, Cully (Suisse), Galerie Davel 14, Du 23 au 31 mars

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Le premier album de Sa-Ra sort enfin

Annoncé depuis deux ans, le premier album du trio de rappers futuristes Sa-Ra Creative Partners (MySpace) est confirmé pour le 24 avril, annonce le site Okayplayer. The Hollywood Recordings comprendra des collaborations avec Erykah Badu, Talib Kweli, Bilal, J.Dilla, Capone-N-Noreaga, Pharoahe Monch, Kurupt, Georgia Anne Muldrow et Lord Nez.

Le groupe californien avait été signé en 2003 sur le nouveau label du producteur Kanye West G.O.O.D Music. Quand le label fut absorbé par Sony, des tensions apparurent avec la Major, ce qui amena les deux parties à se séparer. Hollywood Recordings sortira finalement sur l’indépendant Baby Grande.

Pour patienter, on peut écouter “Feel the Bass”, un titre exclusif de Sa-Ra sorti en mixtape uniquement avec Talib Kweli en cliquant ici (real player).

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Suzanne Vega, second life?

Après avoir fait sensation (?) en étant la première artiste connue à donner un concert sous forme d’avatar sur Second Life, l’interprète des tubes immortels “Tom’s Dinner” et “Luka” annonce son retour – dans la vraie vie cette fois-ci. Le nouvel album de Suzanne Vega Beauty & Crime produit par l’Anglais Jimmy Hogarth (Corinne Bailey Rae, James Blunt, James Morrison) sortira sur le label Blue Note le 4 juin prochain avec, comme thème central, la ville de New York. On y croise une pléthore de musiciens, dont le guitariste de Sonic Youth Lee Ranaldo.

TRACKLISTING

  • Angel’s Doorway
  • Anniversary
  • As You Are Now
  • Bound
  • Edith Wharton’s Figurine
  • Frank and Ava
  • Ludlow Street
  • New York Is A Woman
  • Pornographer’s Dream
  • Unbound
  • Zephir And I

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Le hip hop est vivant, clame KRS-One sur son nouvel album

“Le hip hop est mort” affirmait le titre du dernier album de Nas. Son aîné KRS-One (Boogie Down Production) lui réplique “Le hip hop est vivant” dans Hip Hop Lives à paraître le 22 mai. Pour ce nouveau disque, KRS-One a retrouvé le producteur Marley Marl, producteur new-yorkais pionnier des années 80.

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world: Rachid Taha, l’ultime rocker de France

Hier soir, premier concert de la tournée de Rachid Taha. Vibrations y était.

“Voilà, voilà que ça recommence… Je croyais que c’était fini, mais non, non, ce n’était qu’un répit”. Tout a débuté pied au plancher. Pas de retard ni de première partie. “Ecoute-moi Camarade” sonne rauque, tout d’un bloc. Suivi de tous les autres classiques de son répertoire, de “Barbès” à “Douce France”, où le chanteur s’étonne encore de voir le public français ne pas connaître ses classiques. “Rock El Casbah” survolté comme un bon vieux pogo et “Ya Rayah” font chalouper les pieds et chavirer les têtes ; Tékitoi ?” est expédié en duo, et “Agatha” rend un hommage appuyé au signataire Francis Bebey.

Un bon tour de chauffe avant de faire tourner du Nord au Sud sa douce transe, deux heures de show bouillant devant un Bataclan qui affiche complet. Entouré de ses fidèles acolytes, tous de noir vêtus, Rachid Taha bombe le torse, tombe la veste et mouille la chemise, motivé ça va sans dire, non sans rire. Vanne entre deux titres sur Faudel, saillie sur les sanglantes infos, quelques non dits aussi entre les lignes.

Il peut sourire. Le public est à l’image de ses rêves créolisés: de toutes les couleurs et origines sociales. Des filles délurées et des dames de bonne famille, des bientôt retraités et des futurs jeunes premiers, tous unis autour d’un son qui un jour fera masse. Classe intégrale et respect total pour l’ultime rocker de France. A l’heure du rappel, un virage relevé de beats technoïdes sur fond de senteurs épicées. Avant qu’un ami dans la confidence ne me glisse : “En ce moment, Rachid bosse sur du rockabilly version Françarabe.”

VIDEO

  • “Ecoute-moi Camarade”, version scopitone

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Les robots roses géants des Flaming Lips à Broadway

Wayne Coyne, leader des anthologiques Flaming Lips, a annoncé dans une interview à EW.com que leur album de 2002, Yoshimi Battles The Pink Robots, sera porté à la scène. La comédie musicale de Broadway verra Yoshimi combattre les robots géants roses, métaphores de sa maladie… Des titres des Flaming Lips issus d’autres albums pourraient aussi être intégrés. Bien qu’aucune date de première ne soit encore annoncée, les robots sont en route…

Neil Young, l’actualité de son passé

L’une des figures cultes du rock américain se voit consacrée par une biographie musicale extensive: à la rentrée sortira Archives Vol.1, un box en travail depuis une décennie, qui couvre la carrière de Neil Young de 1963 à 1972. Les huit CD, deux DVD et livret de 200 pages comprendra les oeuvres de The Squires, premier groupe de Young, enregistrements rares, inédits et live. Live At Massey Hall, paru récemment chez Reprise, fera partie des bonus: loin d’être de la récupération, l’enregistrement est entré cette semaine en sixième position dans les charts américains.

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T.I. fait appel au gotha: Timbaland, Wyclef, Eminem, Timberlake, R. Kelly…

A l’heure de la surenchère dans les featurings des albums, le rappeur T.I. fait fort. T.I. Vs. T.I.P., à paraître sur Grand Hustle/Atlantic le 3 juillet, fait défiler Eminem, Justin Timberlake, R. Kelly, Nelly, Akon et Lil’ Wayne sur des productions de Timbaland, Wyclef Jean, Just Blaze, Scott Storch et Mannie Fresh. 60 titres auraient été enregistrés, pour n’en retenir que 14… Wyclef, dont 3 chansons seront sur le disque, aurait d’ailleur composé pas moins de huit morceaux en trois jours de collaboration. Le premier single sera sur les ondes début avril.

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jazz hip hop: Soweto Kinch, les contes urbains

SowetoKinch

A Birmingham, Soweto Kinch a grandi entre deux mondes, entre le Handsworth étriqué, mal famé et mal aimé, et la culture léguée par des parents anglo-caribéens fans de jazz. Après un premier album renversant (Conversation With The Unseen), il présente au festival Banlieues Bleues un récit poétique entre jazz, grime, spoken word et hip hop

Vous dites que votre premier album voulait “amener un public jazz vers le hip hop”, et que celui-ci fait le chemin inverse…
Je ne crois pas aux barrières érigées entre les genres. J’ai baigné dans une culture jazz profonde tout autant que dans le hip hop. Cet album raconte une histoire, celle d’une réalité urbaine à travers l’expérience de trois individus, un chauffeur de bus, un collégien et un musicien de jazz. Il veut définitivement sortir des clichés sur la banlieue, lieu de violence et de crimes, et plutôt décrire l’ordinaire, la palette des émotions qu’on peut y ressentir, et pour moi ca va d’une ballade jazz à des tonalités hip hop. Mon inspiration vient du quotidien, d’expériences banales, comme monter dans un train ou dans un bus.
L’album se déroule comme une histoire, rythmée par la voix d’une narratrice de la BBC: c’est du hip hop narratif ?
Oui, le titre “Everybody Raps” par exemple, c’est juste un scénario comique traduit en musique. L’album est en deux parties : la première, A Life In The Day Of B19, parle de gens d’un quartier qui veulent toucher le ciel, devenir célèbres, avoir une meilleure vie, et la seconde, Basement Fables, à paraître, parlera de leur retour à des valeurs plus fondamentales. Les trois personnages (Marcus, Adrian et S.) n’existent pas, mais reflètent d’autres histoires vécues par des gens que je connais. Je ne voulais pas écrire une chanson sur le culte de la célébrité, je préfère raconter l’histoire de Marcus qui se laisse dépasser par la notoriété et le bling bling.
Un des personnages est prêt à tout pour donner sa démo à des producteurs… Vous programmez aujourd’hui des soirées Live Box à Birmingham qui laissent place à de jeunes talents: vous êtes de l’autre côté de la barrière?
Oui ! D’un côté je suis enthousiasmé par toute l’énergie des jeunes, comme les MC grime -un style très dépouillé aux rythmiques proches du speed garage que l’on entend beaucoup en Angleterre. Et d’un autre je suis découragé de voir que certains MC n’ont souvent pour modèle que les Etats Unis, les chaînes de tv musicales et qu’ils ne font pas le lien entre Busta Rymes, James Brown, Miles Davis ou le reggae militant qui fait partie de notre culture anglaise. J’ai toujours eu la chance d’être des deux côté de la barrière dans ma vie, j’ai grandi dans des quartiers défavorisés comme Handsworth ou Hockley, connus pour leur taux de chômage ou de criminalité, mais j’ai étudié à l’école privée et à Oxford. Le système voudrait que le quartier dans lequel on grandit détermine la musique qu’on écoute ou les études qu’on ne fera pas… Je suis contre ces étiquettes faciles “musiques urbaines = rap, r’n’b ou violence”.
C’est pour ça que vous prôniez, dans votre premier album, un monde gouverné par le jazz, musique urbaine par essence ?
C’est un concept qui résume mon approche de la vie et de la musique, l’idée que la joie et l’énergie que l’on transmet en concert n’est pas qu’une approche physique, mais que l’on transmet quelque chose qui pourrrait être politique ou social, même si l’on aime faire danser le public. Ca m’inquiète de voir que ma musique, ou celle d’autres MC, a été définie comme étant du hip hop intellectuel. Personne n’aurait utilisé ce terme pour définir du rock ou du folk “intellectuel”. Pour moi, tout le monde a une dimension intellectuelle.

EN ECOUTE: “Love Gamble”, extrait de A Life In The Day Of B19: Tales Of The Tower Block

CONCERT

DISQUE

  • Soweto Kinch, A Life In The Day Of B19: Tales Of The Tower Block (Dune) non distribué en France

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Le R&B en berne: Luther Ingram est décédé

Le chanteur et compositeur, connu pour son titre “(If Loving You Is Wrong) I Don’t Want To Be Wrong”, est décédé lundi 19 mars, à St Louis. Si son interprétation du hit de 1972 est le point culminant de sa carrière, Luther Ingram est connu aussi pour avoir composé, avec Sir Mack Rice, “Respect Yourself” des Staple Singers. Une carrière marquée par des hits, lancée à New York en 1966 en compagnie des producteurs Jerry Leiber et Mike Stoller, et poursuivie à Memphis où il compose pour le label Koko, partenaire de Stax, pour qui il travaille ensuite. La dernière apparition de Luther Ingram dans les charts américains date de 1986, avec “Baby Don’t Go Too Far”.

La plume érudite de Jeff Chang continue d’explorer le hip hop

L’auteur de Can’t Stop Won’t Stop, somme déjà indispensable sur le mouvement hip hop dans ses contours socio-historiques, poursuit ses recherches en publiant Total Chaos. Le livre - en anglais - anaylse le mouvement à travers les visions de ses pionniers, de ses innovateurs, de ses originaux. Un travail de type académique, mené par le spécialiste (auteur de l’introduction), mêle essais et interviews. Nombreux thèmes sont abordés: de l’histoire de la danse hip hop à l’homophobie récurrente, jusqu’au influences du genre sur la littérature et le théâtre. Les 384 pages sont publiées par Basic Civitas Book.

El-P

el-p

Le producteur liste ses besoins audio: surprenant. Voilà qui explique, peut-être, la complexité de I’ll Sleep When You’re Dead, sorti ce mois. L’album prolonge le Who’s who hétéroclite du membre de Compagny Flow et Cannibal Ox: y apparaissent Trent Reznor, The Mars Volta, Aesop Rock et Cat Power

PHOTO: TIM SACCENTI

Prince Under The Cherry Moon. Sur une île déserte, je serais seul et Prince me fait penser au sexe. J’ai tellement baisé sur ce disque. C’est pas son meilleur album, mais je l’écoute toujours car je suis impressionné par la production. Il n’y a aucune boîte à rythmes par exemple. Du coup, c’est assez différent de ce qu’il fait habituellement.

Fat Boys Fat Boys. Quand je les écoute, j’ai l’impression de redevenir un gamin qui découvre le hip hop et c’est un sentiment assez agréable. «Jailhouse Rap» est sûrement l’une des meilleures chansons rap jamais écrites.

EPMD Business As Usual. Ce qui me manque quelque part, c’est cet esprit hardcore B-Boy. Avec EPMD, je m’y frotte un peu. J’aimerais bien être plus sur la brèche, partager ce danger du hip hop, le sentir venir vers moi.

Nine Inch Nails The Fragile. C’est un très beau disque, très bien produit et aussi incroyablement triste. Je me sentirais tellement mal sur mon île déserte que j’aurais envie de m’apitoyer sans arrêt sur mon sort. C’est, je crois, l’album parfait pour extérioriser sa souffrance.

Talking Heads Stop Making Sense. Là par contre, c’est un disque plutôt joyeux qui dégage une certaine bonne humeur. Un album que j’écoutais souvent quand j’étais petit.

Funkadelic Maggot Brain. C’est le disque qui accompagne toutes les émotions et j’espère bien en avoir sur cette île. Ce serait l’album qui me ferait apprendre des choses sur moi-même, sur cette expérience de la solitude complète.

Public Enemy Yo! Bum Rush The Show. Je l’amènerais avec moi simplement parce que c’est un classique absolu et que je ne pourrais pas m’en passer pendant une trop longue période.

The Beatles Sergent’s Pepper. Je pense vraiment qu’il s’agit d’un album parfait. Il est tellement incroyable, tellement riche. Il figure en bonne place dans ma discothèque personnelle.

Jimi Hendrix Voodoo Child. Je suis fan. Hendrix c’est le côté sombre de l’âme. Quelque chose qui apparaît parfois dans ma personnalité et qui apparaîtrait encore plus souvent sur une île déserte.

DEVO Q: Are We Not Men ? Encore un album que j’adorais étant gamin. Rien que le titre, c’était déjà tout un programme, on sent d’avance qu’il s’agira d’un truc plutôt amusant.

Propos recueillis par Abdessamed Sahali

Publié en juin 2002 dans le numéro 45 de Vibrations.

ALBUM

  • I’ll Sleep When You’re Dead (Definite Jux)

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Du juice dans la muse! PIMPlemousse est en ligne

Un petit nouveau dans le paysage des sites dévolus à la musique sous toutes ses coutures… PIMPlemousse, magazine digital online, égraine de nombreux sujets, dont beaucoup plairont aux adeptes de Vibrations: au sommaire, Amy Winehouse, Damon Albarn, Talib Kweli et Madlib, RZA, Clipse… Des rédacteurs qui marchent au coup de coeur. News, critiques, portraits, un forum… A suivre!

Festival de Cinéma pour L’Oreille, Lausanne : 13 avril 2007 au 15 avril 2007

Quelle drôle d’idée… L’équipe du théâtre de l’Arsenic ne cesse d’exploiter les terrains fertiles aux expérimentations, débats, étonnements. Au programme, la « musique anecdotique » sensuelle et sensible de Luc Ferrari, le « cinéma » sombre et tendu de Michel Chion, les chansons déconcertantes de liberté de Ghedalia Tazartès, l’écoute précise et généreuse de Yann Paranthoën, les « visages sonores » aussi familiers qu’inquiétants de Dominique Petitgand.

13-15/4 Lausanne, Arsenic

The Foundation, Plan-les-Ouates : 24 avril 2007

Danse de hip hop compulsif, pas très éloignée de sa cousine vaudoue, le krump de l’équipe des ghettos de Los Angeles The Foundation promet un beau spectacle urbain. Premier spectacle d’une belle série dédiée aux cultures et musiques du monde par le service culturel de Plan-les-Ouates.

24/4 Plan-les-Ouates, Espace Vélodrome

Electron Festival, Genève : 5 avril 2007 au 8 avril 2007

Quelle différence d’avec l’année dernière ! Une bien belle programmation pour ce petit festival genevois, sur le point de devenir grand. En vrac : Ellen Allien, El-P, Reverse Engineering, Scratch Massive, Alex Attias, The Eternals, Amon Tobin, Para One, etc, etc…

5-8/4, Genève, divers lieux

Plus d’infos sur le site de l’Electron Festival

Festival AMR, Genève : 19 avril 2007 au 22 avril 2007

La 26ème édition du festival de l’AMR, Association pour l’encouragement de la musique improvisée, basée à Genève, propose grosses pointures du jazz et diverses personnalités de la scène locale:

19/4 Michel Bastet Solo, Malcolm Braff Trio « Yele »

20/4 Barytone Time & Francis Varis, ‘NK, Andy Emler MegaOctet

21/4 Afro Garage, Six, William Parker « Raining On The Moon »

22/4 Venitucci-Delez-Massy-Papaux, Bojan Z Solo, Pavel Pesta Re Bop Quintet, Dave Douglas & Keystone

19-22/4, Genève, Alambra + Sud Des Alpes

Plus d’infos sur le site de l’AMR

Tony Allen, tournée : 5 avril 2007 au 13 avril 2007

Revenu sur le devant de la scène avec son rutilant Lagos No Shaking en 2006, qui retourne à la tradition et aux sons roots, ainsi que par ses moult participations pop (Air, Charlotte Gainsbourg, The Good The Bad And The Queen…) l’ex-batteur de Fela Kuti Tony Allen, sur scène, est une force tranquille au groove délié, au calme sourire.

5/4 Paris, La Cigale, 6/4 Bordeaux, Rock School Barbey, 13/4 St-Nazaire, Le Vip

Malcolm Braff, Paris : 14 avril 2007

Le pianiste suisse et sacrément barbu Malcolm Braff aime à ressentir la musique, l’amener près de la transe, vers des lieux impromptus, que se soit en solo, avec son trio africanisant Yele ou lors de ses multiples collaborations. Un grand monsieur du jazz.

14/4 Paris, Sunside

Jehro, tournée : 2 avril 2007 au 29 avril 2007

Autour d’influences soul, reggae, calypso, folk ou flamenco, et de textes chantés en anglais, le Marseillais Jehro bâtit un univers attachant, où le soleil semble toujours être au rendez-vous. Il revient d’une tournée mondiale, particulièrement prospère au Etats-Unis.

2/4 Paris, 14/4 Le Port, 20/4 Brest, 24/4 Herouville-St-Clair, 27/4 Vichy, 29/4 Nantes

Gnawa Diffusion : 6 avril 2007 au 12 avril 2007

Fusion des genres… Raï, hip hop, chanson trouvent tous une place au creux de Gnawa Diffusion. Le groupe parcours le monde depuis quinze ans, et a sorti quelques 8 albums, haut portés par la verve d’Amazigh Kateb, chanteur-poète impressionnant, qui a de qui tenir puisqu’il est le fils de Kateb Yacine, l’un des tout grands écrivains algériens.

6/4 Montagne-sur-Sèvre, salle polyvalente, 12/4 Rouen, Hangar

El-P, 2 dates : 6 avril 2007 au 10 avril 2007

Producteur hip hop et artiste avant-gardiste, El-p s’est associé, pour son dernier album I’ll Sleep When You’re Dead, avec des sommités appartenant plutôt à la scène rock : Trent Reznor de Nine Inch Nails, Mars Volta, ou Chan Marchall (Cat Power).

6/4 Paris, Bus Palladium, 10/4 Nantes, Le Lieu Unique,

Dirty Dozen Brass Band, 2 dates : 3 avril 2007 au 4 avril 2007

De la Nouvelle Orléans, Dirty Dozen Brass Band vient de sortir What’s Going On, un album hommage à Marvin Gaye sur lequel on trouve, pêle-mêle, des invités de marque comme Betty Lavette, Guru ou G Love. Cuivres tonitruants et folle énergie.

3/4 Paris, La Cigale, 4/4 Eysines, Salle du Vigean

Cinematic Orchestra, 2 dates : 19 avril 2007 au 21 avril 2007

Jason Swinscoe est l’initiateur de Cinematic Orchestra, et le petit protégé du fameux label Ninja Tune depuis 1999. Entre electro, jazz et down tempo, le groupe en est déjà à son quatrième album à sortir en avril. Il s’appelle Ma Fleur.

19/4 Bourges, Festival Printemps de Bourges, 21/4 Paris, Trabendo

Amy Winehouse, Paris (annulé) : 30 mars 2007

L’anglaise défraie la chronique. Proche du genre Motown sans être revivaliste, c’est tout chignon-choucroute dehors et sensualité éméchée assumée qu’Amy Winehouse impose sa voix, profonde, particulière, sur des titres résolument modernes, qui trottent facilement en tête.

30/3 Paris, Tabendo

concert annulé

Camille fait ses prières en chanson: concert événement

La plus originale des interprètes françaises donne une fois encore dans l’inhabituel: Camille s’appropriera des chants médiévaux et des poèmes du 16ème siècle, les “Ceremony of Carols” du compositeur Benjamin Britten. Au programme encore, douze chants religieux issus de douze traditions différentes… Un rendez-vous événementiel, les 25, 26, 28 et 29 juin à l’Eglise St Eustache de Paris: Camille sera accompagnée par Sébastien Martel à la guitare, la Sénégalaise Julia Sarr au chant, ainsi que l’Indienne Indi Kaur, avec Majiker en chef d’orchestre. Détails sur www.madamelune.com.

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La nouvelle mixtape de Little Brother à télécharger

Sur www.rappersiknow.com, www.hallofjustus.com, ou www.mickboogie.com, la nouvelle mixtape de Little Brother rz Mike Boogie, And Justus For All, est disponible gratuitement. Détail de taille, 9th Wonder a quitté le groupe… Mais les productions invitent Khrysis, Focus, the Kickdrums, Nottz, Oddisee, Babu et RJD2. Font encore leur apparition Talib Kweli, Ray Cash, Kardinal Offishall, Rhymefest, Skillz et le membre d’Aftermath Bishop Lamont.

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Michael Jackson pourrait vendre le catalogue des Beatles

En proie à ses dettes, le King of Pop pourrait se voir contraint de vendre le backcatalogue des Beatles, qu’il a aquis en 1985, au grand dam de Paul McCartney, pour 48 millions de dollars. Les titres des Fab Four, au nombre de 4000, vaudraient maintenant 500 millions de dollars, et Sony BMG serait parmi les potientiels acquéreurs. La multinationale détient déjà une partie des droits, et pourrait les rafler tous d’ici au 31 mai 2008. Meilleure nouvelle pour Michael Jackson, et pour ses finances en particulier, les Jackson Five seraient sur le point de se reformer pour une tournée mondiale, un best of et des titres inédits, et pas moins de trois ans de show à Las Vegas.

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concours: des places pour le Festival Blue Note

EN PHOTO: TERRY CALLIER

36 places à gagner pour assister aux concerts du Festival Blue Note à Paris. Une sélection de vibrationsmusic.com

Le Festival Blue Note a de plus en plus d’amis. Comprenez que le festival dédié chaque année à Paris au label fondé par Alfred Lion en 1939 ne se focalise plus sur les seuls artistes-maison. Et c’est tant mieux. L’écurie Blue Note est tout de même bien représentée, mais les invités extérieurs font le gros de l’événement.

Parmi les découvertes, on ira jeter une oreille attentive au poète anglo-trinidadien Anthony Joseph acoquiné de son Spasm Band aux accents free-funk, à l’afrobeat mâtinée d’électro de Chico Mann, ou au bal sur fond de B.O. cultes de L’orchestre de la Boule Noire. Pour ce qui est des immanquables, ils sont légion : de la fanfare néo-orléanaise funky Dirty Brass Band à la soul de Terry Callier ou d’Omar. Que du bleu, que du bon.

  • 10 places pour le concert de Chico Mann et Kindred Spirits Sound System, le 29 mars à Paris (Bus Palladium)

  • 6 places pour le concert de Terry Callier Group et Anthony Joseph le 29 mars à Paris (New Morning)

  • 10 places pour le concert de Dirty Dozen Brass Band le 3 avril à Paris (La Cigale)

  • 10 places pour le concert d’Omar et Ursula Rucker, le 4 avril à Paris (La Cigale)

LE CONCOURS EST FERME. LISTE DES GAGNANTS LUNDI 26 MARS

Question: En quelle année a été fondé le label Blue Note?

Envoyez votre réponse avec vos nom, prénom, adresse postale et email en mentionnant le concert de votre choix à:

concours@vibrations.ch

La liste des gagnants sera affichée sur le site.

INFORMATIONS

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Blessing’s Breakbeat & MC’s, Genève : 7 avril 2007

Vibraphoniste hyperactif et tambourineur d’Urban Drum’n’Bass, Bertrand Blessing ne cesse de multiplier les projets, comme ici, où il s’accompagne de la fine fleur des MC genevois et s’entoure de machines, insufflant à sa créativité une énergie underground toujours impressionnante.

7/4 Genève, Usine

Bojan Z : 22 avril 2007

Le pianiste Bojan Z, figure des plus prometteuses, a été remarqué par les plus grands du jazz français grâce à son habilité à saupoudrer un format jazz de touches de folklore balkanique.

22/4 Genève, Alhambra

Bonnie « Prince » Billy : 22 avril 2007

Appelez-le Will Oldham, Palace ou Bonnie « Prince » Billy. L’homme aux nombreux pseudos dissémine son folk avec une mimique tristounette et une voix caverneuse. Sachez que le monsieur annule souvent ses dates de concerts…

22/4 Düdingen, Bad Bonn Kilbi

Shannon Wright, 2 dates : 25 avril 2007 au 26 avril 2007

Les chansons de Shannon Wright peignent le sombre tableau d’un paysage émotionnel foisonnant. Des compositions inspirées, une voix puissante et tendre, et une présence scénique qui marque.

25/4 Lucerne, Schüür, 26/4 Genève, Usine

Cesaria Evora, Genève : 21 avril 2007

Nommée « Officier de l’ordre des Arts et des Lettres» en France, Cesaria Evora, la plus grande chanteuse du Cap-Vert fait une escale helvétique en compagnie de son septet où se croisent cavaquinho, violon, percussions et piano.

21/4 Genève, Victoria Hall

Archive, Lausanne : 9 avril 2007

Constamment comparé à Pink Floyd, le trio anglais d’Archive a pourtant plus d’une référence à son actif : trip hop, pop, trip-pop… Ses musiques baroques jouent aussi bien de samplers, orgue hammond, guitare saturée ou harmonica

9/4 Lausanne, Les Docks

Format A’3, Lausanne : 7 avril 2007

Batterie, boîtes à rythmes, contrebasse, piano et claviers divers, tous passés aux cribles des effets, créent cassures et déséquilibres tout en gardant un grand sens de la composition. Format A’3 présente son nouveau disque, Pirate.

7/4 Lausanne, Le Bourg

Dub Incorporation, Lausanne : 27 avril 2007

Reggae français ? L’appellation est quelque peu réductrice, tant on peut flairer dans les prestations du groupe des relents hip hop ou orientaux. Au final, la musique de Dub Incorporation se pare de roots, de ragga et de raï pour faire passer un message engagé qui prend toute son ampleur en live.

27/4 Lausanne, les Docks

ANNULATION de Konono N°1, Martigny : 19 avril 2007

Les « punks » de Kinshasa, un groupe-merveille qui passe les traditionnels funèbres au filtre crasseux du système D. Avec son tambourinage proche de la transe, Konono N°1 séduit tant les amateurs de pop que ceux des musiques du monde.

19/4 Matigny, Caves du Manoir ANNULE

John Parish + Raphelson, Düdingen : 18 avril 2007

Maître de l’instrumentation sobre et sophistiquée, l’auteur et compositeur John Parish traverse un univers folk et blues, tout teinté d’un baroque qui n’est que le sien. Un exemple de musique intimiste, par celui qui a lié sa vie artistique à celle de PJ Harvey. En première partie, Raphelson et ses guitares, pianos, bidouilles. Une merveille sur disque comme en live.

18/4 Düdingen, Bad Bonn Kilbi

Ladysmith Black Mambazo, 2 dates : 2 avril 2007 au 3 avril 2007

Le groupe vocal sud-africain Ladysmith Black Mambaso est formé de sept basses, un alto, un ténor et un leader : Joseph Shabalala. Découverte par Paul Simon, la formation mêle chants zoulous et gospels, utilisant des sons vocaux traditionnels de façon inédite.

2/5 Genève, BFM, 3/5 Zürich, Kaufleuten

The Melvins, Genève : 14 avril 2007

Melvins, groupe légendaire, inspiration majeure pour une génération post-punk / pré-grunge, est l’auteur de morceaux plombés et sans compromis, dont le radicalisme a hypothéqué l’adhésion du grand public.

14/4 Genève, Usine

Motion Trio, Wädenswil : 4 avril 2007 au 5 avril 2007

Les trois accordéonistes de Motion Trio savent faire parler leurs instruments : loin du folklore, la musique contemporaine des Polonais construit une expressivité à la fois violente et romantique.

4-5/4 Wädenswil, Theater Ticino

Puppetmastaz, Lausanne : 28 avril 2007

Le groupe de 20 marionnettes berlinois Puppetmastaz est souvent rattaché au mouvement hip hop, alors qu’il s’attaque à tout ce qui tient un micro. Un show qui dépasse le grand-guignol pour en devenir simplement impressionnant.

28/4 Lausanne, Romandie

Sophia, Genève : 24 avril 2007

Tourmenté, le rock de Sophia se partage entre sonorités de velours et éclats quasi-noisy. Un songwriting de facture plutôt classique, qui enrôle guitares mais aussi cordes, et va chercher du côté sombre de la force.

24/4 Genève, Usine

TTC + Orgasmic, Para One, Surkin : 8 avril 2007

Le groupe français TTC, signé sur Big Dada, propose un hip hop à la fois massif et finaud, propice à l’excitation des foules, qui va chercher du côté de l’électronique pour déstabiliser des beats alors ex-centrés. Les flows particuliers des MC parfont l’originalité d’un groupe à forte personnalité.

8/4 Lausanne, D !Club

Stade Vs Infinite Livez, La Chaux-de-Fonds : 21 avril 2007

Stade Vs Infinite Livez viennent de sortir Art Brut Fe De Yoot chez Big Dada. Pierre Audétat et Christophe Calpini, deux ex-Silent Majority, explorent dans cet autre projet le jazz expérimental, l’électronique et le hip hop en compagnie du rappeur marginal londonien Inifinite Livez

21/4 La Chaux-de-Fonds, Bikini Test

E.S.T. Esbjörn Svensson Trio, Bâle : 1 mai 2007

Le trio suédois E.S.T. est en passe de devenir la référence du jazz défricheur de nouveaux territoires : au piano du leader s’accordent une basse, batterie et percussions, et de l’électronique.

1/5 Bâle, Pianissimo

Aloan + Sumo, Lausanne : 21 avril 2007

Trip-hop, soul, spoken word, hip hop, voire carrément pop, une chanteuse à la voix rétro, au vibrato soul et un rappeur donnent toute leur identité aux mélodies électriques et électroniques à tendance spleen urbain d’Aloan. Les deux frangins du groupe SUMO, sont quant à eux plutôt dans la house et la nu-soul sur galette, et totalement groovy voire funky sur scène, puisqu’ils s’accompagnent d’un batteur. Un vrai power trio.

21/4 Lausanne, les Docks

L’homme derrière Prefuse 73 au devant de nombreux projets

2007 ne peut être que l’année que Guillermo Scott Herren. Non content de sortir un double album sous son premier pseudo, Prefuse 73, il est encore l’auteur du nouvel album de Savath & Savalas, et produit un MC japonais. Le double album, encore sans titre ni date de sortie, paraîtra sur Warp: le premier volet contient de nouvelles folies de beat, l’autre met en question le principe même du beat justement, en l’étirant jusqu’au “classique moderne”, influencé par les BO de film de type italiennes. Le prochain Savath & Savalas sortira sur Anti probablement en juin, et invite la femme de Herren, un membre de A Cloud Mireya, Claudia Dehez de School Of Seven Bells, le batteur de Triosk Laurence Pike, le crooner argentin José Gonzalez, et le génial Tyondai Braxton. Golden Pollen est en outre produit en partie par John McEntire de Tortoise, et le master est le fait de Dave Cooley. Du name-dropping élevé au rang d’art, que Herren prolonge encore en produisant les beats du MC japonais Twigy: Akasatana, qui sort au printemps chez Rush Japan (et qui comprend des invités dont Aloe Blacc), est selon l’un des producteurs les plus audacieux son travail le plus dingue…

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David Byrne expose sa conception de l’industrie du disque

Lors de la conférence sur l’industrie de la musique South By Southwest, à Austin, l’ex-meneur des Talking Heads faisait part, le 15 mars, de ses prévisions concernant la vente de disques. Selon David Byrne, les droits de reproduction mécanique, lors de la diffusion digitale des morceaux, devraient être abandonnés par les maisons de disques. Ces dernières devraient d’ailleurs embrasser le marketing plutôt que la manufacture et la distribution. Selon l’artiste, 2012 sera l’année clé qui verra les chiffres de vente de musique au format digital dépasser celle des CD. Il note encore que jusqu’ici, les royalties touchées par les artistes sur chaque CD sont proportionnellement égales à celles qui leur viennent de la vente sans support en dur, alors qu’aucun coût de manufacture ou de distribution n’est en jeu…

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Eric Bibb, 2 dates : 2 avril 2007 au 3 avril 2007

Il est de cette jeune génération qui donne un souffle nouveau au blues acoustique. L’Américain puise ses influences sur sa terre natale, susurrant soul et gospel dans ses compositions, mais déborde encore les frontières. Si Eric Bibb joue le plus souvent seul, il se fait parfois accompagner d’une mandoline, d’un accordéon ou d’un sax.

2/4 Paris, 3/4 Courbevoie

Sonic Youth revient à sa jeunesse

Le groupe phare de l’indie américaine annonce quelques concerts qui devraient faire date: 1988, pour être exact. Sonic Youth reprendra en effet sur scène l’un des albums qui a fait sa réputation, Daydream Nation. Les dates sont annoncées au compte-gouttes, et l’Europe n’est pas en reste: trois concerts prévus à Londres durant les beaux jours (détails à venir…), et le 2 juin, le quatuor sera au Primavera Festival, en Espagne. Ces événements – d’autres rendez-vous devraient être encore précisés - feront sa fête à une sortie discographique qui célèbre les 20 ans de l’album. L’édition anniversaire de Daydream Nation sera incrustées de joyaux rares, morceaux datés de la période du disque original.

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Le Sacre Du Tympan, Massy : 27 avril 2007

Big band au swing aussi rétro que rigolo, la fine équipe française du Sacre du Tympan manie des mélodies aux élans parfois caricaturaux, souvent cinématographiques.

27/4 Massy, Centre Culturel Paul Balliart

Reverse Engineering, Nice : 11 avril 2007

Mélange de SF old school, scratches, human beat box, avec un grain sombre et lancinant qui traverse leur hip hop. Voyageant de plus en plus hors des frontières hélvètes, les DJ talentueux de Reverse Engineering poursuivent leur chemin de collaborations (Mike Ladd, Cinematic Orchestra…) et d’abstractions diverses.

11/4 Nice, Sesamo

Shannon Wright, tournée : 12 avril 2007 au 23 avril 2007

Les chansons de Shannon Wright peignent le sombre tableau d’un paysage émotionnel foisonnant. Des compositions inspirées, une voix puissante et tendre, et une présence scénique qui marque.

12/4 Orléans, 13/4 Grenoble, 14/4 Hyères, 15/4 Feyzin, 16/4 Paris, 17/4 Rennes, 18/4 Nantes, 19/4 Bègles, 20/4 Bourges, 21/4 Evreux, 23/4 Tourcoing

The Skatalites, tournée : 4 avril 2007 au 18 avril 2007

Les pionniers du ska sont réputés pour leurs instrumentaux qui ont défini le son jamaïcain des 60’s. Inventeurs de la fusion reggae, R&B, jazz, mento, calypso et rythmes africains, les Skatalites n’en finissent pas de faire des émules.

4/4 Ris Orangis, 5/4 Vaureal, 6/4 Monmartin-sur-Mer, 7/4 La Ferrière, 11/4 Istres, 13/4 Ancenis, 14/4 Quimper, 15/4 Rennes, 16/4 Paris, 17/4 Nancy, 18/4 Caen

Method Man, tournée : 1 avril 2007 au 14 avril 2007

Membre du Wu Tan Clan fasciné de BD autant que de gros beats, mi-Pakistanais, mi-Burundais, Method Man touche à tout : cinéma, BO, collaborations prospères (RZA, Mary J.Blige, Redman) ou boulettes commerciales (Busta Rhymes). Le rappeur reste néanmoins l’un des personnages majeurs issu du hip hop des années 90, et continue de donner la ritournelle avec son 4e album solo, 4 :21 : The Day After.

1/4 Lille, 3/4 Bordeaux, 4/4 Ramonville, 6/4 Angers, 7/4 Lyon, 8/4 Paris, 10/4 Brest, 14/4 Bagneux

Nouvelle Vague, tournée : 7 avril 2007 au 25 avril 2007

Nouvelle Vague, ou comment rendre « tropical » un titre des Sisters of Mercy et avoir plus d’une chanteuse à petite voix dans sa manche. Des reprises eighties décalées et gentillettes des meilleurs morceaux des années crépues.

7/4 Limoges, 19/4 Caen, 21/4 Mulhouse, 25/4 Paris

Oxmo Puccino & The Jazzbastards, tournée : 1 avril 2007 au 25 avril 2007

Le rappeur Oxmo Puccino se rapproche des intemporels du jazz cinématographique avec la sortie de Lipopette Bar, un album qui raconte une histoire dans les bas-fonds de la musique, avec un groove et un flow totalement maîtrisés.

1/4 Sin-le-Noble, 6/4 Lyon, 7/4 Paris, 13/4 Dijon, 20/4 Bourges, 25/4 Tourcoing

Madeleine Peyroux, 2 dates : 19 avril 2007 au 20 avril 2007

Son timbre délicat, la jeune Madeleine Peyroux le pose sur les nappes de swing d’une guitare acoustique et des touches discrètes d’orgue. Un jazz mélodieux, rétro.

19/4 Amnéville, 20/4 Paris

Fauve, Reims : 11 avril 2007

Chaleureux, sûr, émouvant : le songwriting du Lausannois envoûte par la simple beauté de chansons sophistiquées qui détournent parfois la bossa nova ou le boléro de Ravel. Fauve, un garçon capable d’une belle préciosité sur album et qui sait la transformer en belle honnêteté en live.

11/4 Reims, MJC Le Ludoval

Interzone, tournée : 31 mars 2007 au 7 avril 2007

Serge Teyssot Gay rencontre Khaled Al Jaramani à Damas lors d’une tournée en 2002 avec son groupe, Noir Désir. Les deux hommes ne parlent pas la même langue, mais ont su, quelques années plus tard, rapprocher leurs instruments, la guitare et l’oud, dans leur projet commun Interzone.

31/3 Agen, 2/4 Paris, 4/4 Lyon, 5/4 Reims, 6/4 Tourcoing, 7/4 Le Havre

Dee Dee Bridgewater’s Malian Project, tournée : 30 mars 2007 au 4 avril 2007

La diva jazz Dee Dee Bridgewater s’est rendue au Mali, a rencontré Cheikh Tidiane Seck, et a monté et enregistré son Malian Project. Une rencontre entre le jazz et la musique mandingue.

30-31/4 Paris, 6/4 Combs-la-Ville

Erik Truffaz, tournée : 13 avril 2007 au 28 avril 2007

Le trompettiste Erik Truffaz, Helvète de chez Blue Note, appartient à la famille-dite “française” du jazz, qu’il porte vers des ailleurs électroniques.

13/4 Ancenis, 17/4 Rennes, 18/4 Brest, 19/4 Bourges, 20/4 Paris, 24/4 Lyon, 25/4 Montpellier, 26/4 Marseille, 27/4 Ramonville, 28/4 Eysines

Bojan Z, tournée : 5 avril 2007 au 4 mai 2007

Le pianiste Bojan Z, figure des plus prometteuses, a été remarqué par les plus grands du jazz français grâce à son habilité à saupoudrer un format jazz de touches de folklore balkanique.

5/4 Draguignan, 6/4 Peyruis, 13/4 Paris, 21/4 Dompierre, 3/5 Château Gontier, 4/5 Le Lude

Alain Bashung, tournée : 5 avril 2007 au 14 avril 2007

Le punk romantique traverse la chanson française de long en marge. Personnalité atypique, à la fois introvertie et exhibitionniste, Bashung incarne des textes poétiques, amers et sensuels, qui entreraient peut-être dans les livres d’école s’ils n’étaient pas doucement subversifs.

5/4 Grenoble, 6/4 Béziers, 7/4 Six Fours, 13-14/4 Paris

Cesaria Evora, Colombes : 24 avril 2007

Nommée « Officier de l’ordre des Arts et des Lettres» en France, Césaria Evora, la plus grande chanteuse du Cap-Vert se produit en compagnie de son septet où se croisent cavaquinho, violon, percussions et piano.

24/4 Colombes, L’Avant Seine

Tinariwen, tournée : 4 avril 2007 au 29 avril 2007

Née dans la lutte, la formation touareg Tinariwen arme ses guitares électriques qui percutent un blues d’une profondeur rare. Le rock du désert s’est trouvé un étendard.

4/4 Tourcoing, 6/4 Marmande, 7/4 Paris, 8/4 Nancy, 9/4 Grenoble, 13/4 Nice, 14/4 Lyon, 18/4 Bourges, 19/4 Evreux, 20/4 Nantes, 21/4 Brest, 24/4 Nantes, 25/4 Angers, 26/4 Annemasse, 27/4 Strasbourg, 28/4 Saint-Jean-de-Vedas, 29/4 Perpignan

the office: Talvin Singh en visite à Vibrations

TALVIN SINGH DANS LES BUREAUX DE VIBRATIONS LE 17 MARS 2007

PHOTO: ALEX POINTET

Le joueur de tabla indien basé à Londres est passé dans les bureaux de Vibrations nous donner de ses nouvelles

Lausanne, 17 mars 2007. Talvin Singh est de passage en Suisse. Son manager Vinod Gadher s’est installé dans la capitale vaudoise il y a trois ans où il vient de créer son propre label, Chilly Records, avec Singh. J’ai rencontré Talvin Singh pour la première fois à Londres, il y a plus de dix ans, alors que le jeune joueur de tabla était en passe de devenir un véritable phénomène. Élevé à la musique classique de son continent, mais passionné de musiques expérimentales, de techno et de drum’n'bass, Talvin Singh était l’icône d’une nouvelle génération, celle des enfants des immigrés Indiens de Londres qui revendiquaient le droit d’être branchés. Il enregistrait alors avec Björk, Massive Attack, Bill Laswell ou Zakir Hussain, et il frimait sur des mobylettes sixties aux couleurs de l’Union Jack.

Lorsque Talvin Singh franchit la porte de la rédaction de Vibrations, la dégaine est toujours la même, mais la démarche est plus assurée et l’attitude moins posée. L’homme a mûri. “Je me suis réveillé un beau matin à Londres il y a trois ans et je me suis dit: il faut que je retourne voir mon maître en Inde. Je sentais que je n’étais plus en accord avec moi-même que je commençais à faire n’importe quoi. Un artiste doit toujours avancer, nourrir son âme”, explique-t-il en jetant des coups d’œil aux couvertures du magazine qui ornent les murs du bureau. “J’ignorais que la rédaction du magazine Vibrations était en Suisse. C’est cool, les bureaux de mon label sont à 100 mètres !” s’exclame-t-il plusieurs fois.

Vinod Ghaner a trouvé un charmant hôtel dans la vieille ville où Talvin Singh pourra s’installer durant un mois cet été pour recevoir les journalistes du monde entier en prévision de la sortie de son nouvel album. Lausanne peut être fière d’être la nouvelle terre d’accueil de ce musicien nomade armé de ses tablas et ordinateurs. Pour patienter, vous pouvez écouter quelques titres sur myspace. Un lieu que Talvin affectionne tout particulièrement: “Je passe beaucoup de temps à écouter la musique que font les jeunes musiciens sur myspace. En fait, je n’écoute que ça et de la musique classique indienne.”

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groove: l’autre son d’Antibalas

Antibalas

La formation new-yorkaise fait produire son nouvel album par John McEntire: du neuf dans le bon vieux afro-beat…

Certains feront une moue qui plisse les yeux et pince les lèvres. Certains passeront à côté. Il suffit parfois de dire “afro-beat-latino-jazz-funk-soul” pour que l’accumulation qui émoustille les uns débecte immanquablement les autres. Au jeu des collision référentielles, il suffit alors de coller “Antibalas” à “John McEntire” pour que les groovo-réticents plissent les yeux d’une toute autre façon. Le dernier album du groupe de Brooklyn voit bel et bien ses cuivres agencés par le producteur chéri du rock intello.

Membre des poly-révérés Tortoise, John McEntire impose sa marque sur le nouvel album d’Antibalas qui sort ces jours sur Anti-. Security oscille entre vibration régulière du groove, et soubresauts occasionnels d’une production atypique. Mieux que tous les autres, le titre “I.C.E” développe les gammes successives d’une composition en escaliers: on reconnaît les rimes enchâssées, saccadées ou étirées, des longues tirades de Tortoise.

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dvd: Chuck Berry est un sale type

Ce documentaire de 1986 ressort en DVD: plus que les coulisses d’un concert anniversaire, les bonus offrent un véritable coup d’oeil sur la part d’ombre de l’inventeur du rock’n'roll.

Keith Richards est un sacré mec. Fallait-il un documentaire sur Chuck Berry pour s’en rendre compte? Hail! Hail! Rock’n'roll, de Taylor Hackford, tourné en 1986, sort en DVD. Le documentaire retrace les répétitions du concert anniversaire qui célèbre les 60 ans de l’inventeur du rock: Keith Richards, directeur artistique de l’évènement qui invite Eric Clapton, Etta James, Linda Ronstadt, Robert Cray et Julian Lennon, est au coeur des meilleurs scènes du film.

Le guitare de Chuck Berry cherche celle du guitariste des Rolling Stones: saisissant, cet épisode où la légende reprend l’autre. Encore et encore, Chuck Berry fait rejouer l’une de ses intros à l’élève. Rapports de force. Orthodoxie rock’n'roll. Douce ironie. Mais c’est affalé sur un canapé, la diction pâteuse comme à son habitude, que Keith Richards fait le plus fort.

Alors que tous les intervenants du film – Bruce Springsteen, Bo Diddley, Little Richard, Eric Clapton, Roy Orbison… – s’adonnent au jeu de la lèche immodérée, Keith Richards laisse d’abord entendre que Chuck Berry n’est pas forcément, sur scène, ce que l’on pourrait attendre de lui. En transparence déjà, les concerts médiocres que le pionnier donne à tout va, accompagné par qui voudra bien, et pour autant que le cash suive. Mais Keith persiste et signe, démontrant par a+b que le pianiste de Chuck Berry, Johnnie Johnson, personnage discret s’il en est, est largement responsable de nombre des riffs que la guitare a piqué au piano… Le petit homme placide est ainsi enfin mis en lumière, lui qui, chauffeur de bus à Saint Louis, a été réquisitionné par Keith Richards pour le concert anniversaire.

Hail! Hail! Rock’n'roll aligne les moments forts, les anecdotes, même s’il se perd un peu dans la retransmission en longueurs du concert évènement donné au Fox Theater. Mais le plaisir de la musique est là. Jusqu’aux bonus du DVD. Là, l’équipe de tournage raconte longuement l’envers du décors. Et c’est pas rien. Dans le détail, on passe en revue les mauvais coups du mauvais garçon: l’ancien repris de justice fait subir, quotidiennement, son chantage. Tout pour le cash. Mais vraiment. Tout pour le cash. Et l’on accuse les bad boys du rap de leur obsession du dollar. Voilà qui donne à réfléchir, comme cette scène où Bo Diddley, Little Richards et Chuck Berry parlent gros sous: en transparence, les rapports de force inter-raciaux. Edifiant.

Chuck Berry est un sale type. Dont on aimerait pourtant être le meilleur ami. Keith Richards: “C’est le seul mec qui m’ait frappé sans que je rende les coups.”

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REFERENCE

  • Hail! Hail! Rock’n'Roll, Taylor Hackford (Warner Music Vision)

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film: Lee Perry, un génie enfin sur pellicule

PHOTO: ADRIAN BOOTH

Le Salvador Dali du reggae fait l’objet d’un film, The Upsetter, bientôt sur nos écrans

Il y a eu le livre (People Funny Boy par notre collaborateur David Katz), voilà le film. Avec The Upsetter, les réalisateurs américains Ethan Higbee et Adam Bhala Lough peuvent se targuer d’offrir le premier documentaire long-métrage sur le chanteur et producteur jamaïcain Lee Scratch Perry, que son compatriote, le poète Linton Kwesi Johnson, appelait “le Salvador Dali du reggae”.

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Carl Craig, Lausanne : 17 mars 2007

Le DJ et producteur de Detroit est un visisteur régulier mais rare du Loft. Entre soul, techno futuriste et incartades jazzy, sa venue est un must.

17/3: Lausanne, Loft

Antony & The Johnson, entre “fantômes et nature”

Le label Secretly Canadian nous donne des nouvelles de son poulain Antony (Antony & The Johnson). Le chanteur new-yorkais a commencé le montage du film Turning, qui documentera la vie du groupe sur scène et sur la route. Plus de soixante heures de bandes ont été tournées. Aucune date de sortie n’est pour le moment annoncée. En janvier, Antony a été l’invité de Lou Reed pour le concert dédié entièrement à l’album Berlin. En Australie, il a interprété le morceau du Velvet Underground “Candy Says” en duo avec Lou Reed. Le 9 mars, le chanteur s’est produit à la Brooklyn Academy Of Music de New York avec le Brooklyn Philarmonic Orchestra. Des images de ce concert peuvent être vues sur le site Pitchforkmedia. Enfin, Secretly Canadian nous annonce que le prochain album d’Antony & The Johnson est “en chantier” et devrait sortir “dans les prochains mois”. Son thème? “Les fantômes et la nature”…

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Lou Rhodes sur Morning Becomes Eclectic

A 11h15, heure locale californienne, le show radio de Nik Harcourt Morning Becomes Eclectic, dont nous parlions ici, propose un concert filmé de Lou Rhodes (son MySpace), la chanteuse de Lamb interprétera en direct les titres acoustiques de son album Beloved One de 2006. A écouter en direct ou en différé.

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festival: Banlieues Bleues par Noyau

Pour le premier week-end du Festival Banlieues Bleues en Seine Saint-Denis, nous avions un envoyé très spécial: le dessinateur Noyau. Il en revenu enthousiasmé.

Samedi 10 mars

Tumi & the Volume ouvre la soirée à Epinay-sur-Seine dans une salle qui ressemble à une forteresse en plastique.

Les propos tranchants de Tumi contrastent avec sa voix chaleureuse, presque mélancolique. Le public est pendu à ses lèvres.

Suivent Roy Hargrove & The RH Factor. Jason Thomas (caché sur le dessin par les amplis) livre un long solo de batterie construit sur une économie, voire une absence de coups, qui pousse l’audience aux limites de la crise de nerf.

Conversation avec Lafayette Gilchrist dans le lobby fermé de l’hôtel à notre retour d’Epinay. Il soupire à la pensée qu’il a le privilège d’appuyer sur des touches de piano à Paris alors que des copains appuient sur la gachette à Bagdad. Il s’est produit la veille à Saint Ouen.

Dimanche 11 mars

Journée « portes ouvertes » à la Dynamo à Pantin. Le collectif Slang joue, les manomètres poussés à coin. Ils se feront passer un savon par le directeur du festival. J’ai enfoncé des bouts de gomme dans mes oreilles pour dessiner.

Xavier Lemettre, le directeur du festival, veut me montrer quelques bars autour d’ Oberkampf. C’est plutôt mort, deux ou trois étudiants piquent du nez dans leur Mojito alors qu’en banlieues, on dansait sur les tables!

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Eurockéennes, premiers noms

Dans un communiqué de presse hier, le Festival des Eurockéennes (Belfort, du 29 juin au 1er juillet 2007) a dévoilé une partie des artistes qui seront présents lors de sa 19ème édition.

L’intégralité de la programmation sera annoncée officiellement le 18 avril.

29 juin

  • Wu-Tang Clan
  • The Young Gods vs Dalek
  • The Good The Bad & the Queen
  • Abd El Malik

30 juin

  • Tryo
  • Klaxons
  • Gogol Bordello

1er juillet

  • Arcade Fire
  • Marilyn Manson
  • The Hives
  • Joey Starr
  • Justice
  • Sick Of It All
  • Converge

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Björk, Prince, Veloso rendent hommage à Joni Mitchell

Le 24 avril prochain paraîtra un hommage à Joni Mitchell sur le label Nonesuch, sobrement intitulé A Tribute To Joni Mitchell. La chanteuse folk-jazz canadienne avait décidé il y a quelques années de se retirer de la scène musicale. Depuis, son influence n’a cessé de croître au sein de la jeune génération américaine d’auteurs-compositeurs. En témoigne cet album dans lequel des artistes confirmés croisent une ou deux jeunes pousses.

TRACKLISTING

  • Sufjan Stevens, Free Man in Paris
  • Björk, The Boho Dance
  • Caetano Veloso, Dreamland
  • Brad Mehldau, Don’t Interrupt the Sorrow
  • Cassandra Wilson, For the Roses
  • Prince, A Case of U
  • Sarah McLachlan, Blue
  • Annie Lennox, Ladies of the Canyon
  • Emmylou Harris, Magdalena Laundries
  • Elvis Costello, Edith and the Kingpin
  • K.D. Lang, Help Me
  • James Taylor, River

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funk: Also Sprach Eumir Deodato

Le maître du jazz funky brésilien débarque à Paris ce soir. Orgue Hammond, Fender Rhodes et violon : Deodato soudoie le jazz et la bossa

Sans le savoir, tout le monde possède un album de Deodato. Avec près de 500 disques à son actif, celui qu’on réduit trop souvent à la version funky du “Also Sprach Zarathustra” de Strauss fut un acteur majeur de la scène bossa de Rio au milieu des années 60 et un stakhanoviste des studios.

Quand il décolle pour New York en 1967 à seulement 25 ans, le précoce Deodato est déjà un nom qui circule dans le milieu de la bossa nova. En solo ou avec son groupe Os Catedraticos, il compose, interprète, arrange, produit, maîtrise tous les aspects de son art. Derrière son orgue Hammond ou un simple piano acoustique, il est à la croisée des genres et son phrasé bossa intègre jazz et prémices d’un funk light.

A New York, il s’active derrière quelques autres compatriotes installés dans la Grosse Pomme. Le label CTI de Creed Taylor est alors au cœur de cette révolution fusion qui donna tant la nausée aux puristes jazz. En 1972, Deodato intègre le All-Stars du label et publie l’année suivante l’album Prelude renfermant la fameuse reprise de Strauss. Une dizaine d’albums suivra dans un registre tout aussi funky.

Dans les années 80, son nom ne fait plus recette jusqu’à ce qu’une certaine Björk fasse appel à ses cordes sur son album Post. Un piano, un Hammond ou un Fender Rhodes : Deodato plante un décor rythmique en deux accords.

SITE

CONCERT

  • 15/3: Paris, New Morning

VIDEO

  • Björk, Isobel feat. Eumir Deodato, un film de Michel Gondry

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Bitty McLean, Bagnolet : 24 mars 2007

Bien que d’origine caribéenne, Bitty McLean est ancré dans l’univers urban spleen de Londres, où il est né. Son dub à tendances rocksteady s’en ressent, et s’envole sous son timbre aérien.

24/3: Bagnolet, Gymnase Maurice Baquet (dans le cadre du festival Banlieues Bleues)

Frode Haltli, Stains : 22 mars 2007

Accordéoniste de la jeune garde scandinave, le Norvégien Frode Haltli crée un univers doux-amer, qui prend sa source dans le folklore nordique, d’une épurée mélancolie.

22/3: Stains, Espace Paul Eluard (dans le cadre du festival Banlieues Bleues)

Exploding Star Orchestra, Saint-Ouen : 4 avril 2007

Le cornettiste Rob Mazurek a réuni la crème de la nouvelle scène jazz de Chicago dans Exploding Star Orchestra, un orchestre qui rappelle parfois les liens qu’il entretient avec le post-rock, les sons souterrains.

4/4: Saint-Ouen, Espace 1789 (dans le cadre du festival Banlieues Bleues)

Le Sacre du Tympan, Tremblay-En-France : 27 mars 2007

Big band au swing aussi rétro que rigolo, la fine équipe française du Sacre du Tympan manie des mélodies aux élans parfois caricaturaux, souvent cinématographiques.

27/3: Tremblay-En-France, Théâtre Louis Aragon (dans le cadre du festival Banlieues Bleues)

Spunk, Bobigny : 30 mars 2007

Spunk est un quartet féminin aussi timbré qu’inventif. Les Norvégiennes passent leurs « nerfs » en composant des poésies bruitistes, mélodiques, et inclassables.

30/3: Bobigny, Salle Pablo Neruda (dans le cadre du festival Banlieues Bleues)

Malouma, La Courneuve : 18 mars 2007

L’insoumise Mauritanienne Malouma insère du blues dans son répertoire traditionnel, des jazzmen de Nouakchott dans son groupe, et du groove dans sa poésie chantée.

18/3: La Courneuve, CC JEan Houdremont (dans le cadre du festival Banlieues Bleues)

Soweto Kinch, Aubervilliers : 23 mars 2007

Fortement influencé par le hip hop « old school », le jeune saxophoniste anglais Soweto Kinch pose un jazz classieux sous un spoken word romanesque et intense.

23/3: Aubervilliers, Espace fraternité (dans le cadre du Festival Banlieues Bleues)

Roy Nathanson, Pantin : 2 avril 2007

Sur le terrain jazz, rap et spoken word depuis une vingtaine d’année, le New-yorkais Roy Nathanson est devenu l’un des personnages les plus respectés de l’underground de la Grosse Pomme.

2/4: Pantin, Salle Jacques Brel(dans le cadre du festival Banlieues Bleues)

hip hop: Braza, la morsure brésilienne

Trois MC brésiliens et un producteur américain font le lien entre hip hop et beats dancefloor d’ici et là-bas

Premier à paraître sur le label de Disco D, Gingo Louco, le EP « Welcome To Brazil » fait le pont entre les stratégies hip hop et dancefloor brésiliennes et nord-américaines. Portugais et anglais se mêlent dans un rap bouffé par d’occasionnelles morsures ragga. Aux commandes, le MC et producteur Mr. Bomba, issu des fers de lance brésiliens de SP Funk, Cabal, révélation solo avec le tube « Senhorita », et Preto Rima, petit jeune porté par les ailes des deux aînés.

La veine gettotech de Disco D (complice de 50 Cents sur « Ski Mask Way ») s’exprime à travers des sonorités synthétiques espacées par des basses haletantes, proches des claques sonores qui exaltent les jeux vidéo (un titre de Braza accompagne la dernière version du jeu NBA Live 07). La force de frappe latino tient dans les alarmes sensuelles portées par les mélodies aussi rondes que têtues. Représentant parfait de ces métissages cosmopolites, « Son Do Braza » invite, en direct de Rio, le meneur de la vague baile funk Mr. Shock, et Aori, rapper fidèle au hip-hop-maison.

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vidéo: Beyoncé veut “améliorer” Jay-Z

Luxe, calme et volupté? Rien de ça dans le nouveau clip de la chanteuse, désolant de bout en bout

Rien de nouveau sous les sunlights. Le nouveau vidéo-clip de Beyoncé fatigue. Mal habillée tout au long de l’affaire, la chanteuse y est désolante de bout en bout. Gros plans louches sur la Rolls Royce et les Rolex ; petite trempette nocturne habituelle (en rivière? l’ambiance est vaguement swampy). Même le caïman qui passe (le chanceux), semble ne pas s’intéresser à ce qui se passe. Le cure-dent, le glaçon – rien n’y fait, la sensualité est absente. Le luxe, la volupté, on veut bien, mais pas comme ça.

Il se passe enfin quelque chose, à la troisième minutes. Il était temps. Jay Z prend soudainement la place de Beyoncé qui avait commencé 25 secondes plus tôt à se muer – vocalement et plastiquement – en homme. Et voilà le rapper « amélioré » – upgraded –, smoking blanc et rolex au poignet. Amélioré ? Pas vraiment. Le look immaculé, vaguement 70’s, est assez nase.

La chanson ? Tirée d’un prochain best-of, elle ne casse pas trois pattes à un canard. Au lieu de penser à améliorer le look de ses partenaires, Beyoncé devrait songer à soigner sa propre présentation.

Les « Fleurs » de Cinematic Orchestra

Le quatrième album de Cinematic Orchestra paraitra le 7 mai sur Ninjatune. Intitué «Ma Fleur », il explore une nouvelle veine, la plupart des titres se cantonnant dans un format chanson, évoquant parfois Antony & The Johnson. La nouvelle incarnation de Cinematic Orchestra comprend, outre les fondateurs J Swinscoe et Phil France, le saxophoniste Tom Chant, le batteur Luke Powers, le pianiste Nick Ramm (Matthew Herbert) et le guitariste Stuart McCalumm. A noter que le groupe sera en concert le 21 avril à Paris au Trabendo.

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techno: Jeff Mills, seul dans l’espace

Depuis combien de temps n’aviez-vous été séduit par un album techno en entier? Le pionnier Jeff Mills propose sur One Man Spaceship des mantras sonores fascinants

The Wizard est de retour avec un album. Un grand, un vrai. Qui démontre que le style au départ instinctif de Jeff Mills s’est étoffé au fil des expériences menées dans le cadre de ses collaborations avec le philharmonique de Montpellier et les milieux du cinéma et de l’art contemporain.

Moins de saturations, une vitesse de croisière tempérée, des choix de mixage et de sons inédits. Mais toujours autant d’ambition dans le traitement visionnaire de la musique techno. Les répétitions de “Cloak et Life-Timed Device” sont comme des mantras sonores à déchiffrer. Plusieurs fois, on est happés par des nappes dont l’étalement et la tension semblent infinis. L’utilisation dramatique des violons est saisissante.

Le mysticisme, l’étrangeté et la beauté exigeante de One Man Spaceship s’inscrivent dans la brèche afro-futuriste ouverte par Sun Ra il y a un demi-siècle, mais sur un versant quasi tragique. La thématique qui interroge les rapports entre l’espace et le temps, la place instable de l’homme dans l’univers et sa relation complexe à l’environnement sensible et aux autres, tout cela hisse le propos de ce disque vers des sommets.

Le texte ésotérique de Mills, qui fait office de notes de pochette, est ainsi un appel à la communication entre les êtres et à l’accomplissement collectif d’un progrès humain en pleine déconfiture. Un disque sombre, grave, mais dont les trouées de lumière et le rythme ressaisissent à jets réguliers le corps et l’esprit.

ALBUM

  • Jeff Mills, One Man Spaceship (Axis, disponible sur le net uniquement)

SITE

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Réédition de “Young Americans” de Bowie

L’album le plus soul de David Bowie, Young Americans (1975), ressort le 19 mars dans une édtion collector CD-DVD. L’occasion de réévaluer cet album “funky but chic” auquel avaient participé le saxophoniste David Sanborn et le chanteur Luther Vandross.

TRACKLISTING CD ET DVD

  • Young Americans
  • Win
  • Fascination
  • Right
  • Somebody Up There Likes Me
  • Across The Universe
  • Can You Hear Me
  • Fame

Bonus Tracks:

  • John, I’m Only Dancing (Again)
  • Who Can I Be Now?
  • It’s Gonna Be Me (version inédite avec des cordes)

Bonus Tracks (seulement sur le DVD):

  • Young Americans (Dick Cavett TV Show)
  • 1984 (Dick Cavett TV Show)

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Lou Reed joue “Berlin” à Paris et Lyon

Après avoir entousiasmé New York avec la recréation live de son album Berlin de 1973, Lou Reed sera en Europe cet été avec ce même projet. Deux dates sont confirmées en France: Le samedi 23 juin au Palais des Congrès de Paris et le mardi 3 juillet au Festival “Les Nuits de Fourvière” de Lyon. Le chanteur sera accompagné de son groupe, d’un ensemble de cordes, d’une section de cuivres et du New London Children’s choir. La direction musicale du spectacle a été confiée aux producteurs Bob Ezrin et Hal Willner. La mise en scène est signée Julian Schnabel. La location est ouverte à partir du 12 mars pour la date de Paris et à partir du 28 mars pour la date de Lyon.

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musique africaine : le retour de Ray Lema

Le pianiste d’origine congolaise sort «Paradox». Un flux spontané de 11 morceaux chaleureux à l’image de ce jeune homme de 60 ans.

Vous dédiez ce disque à Ali Farka Touré et à Claude Nougaro. Quelles étaient vos rapports avec eux ?
C’étaient mes amis. Tous les deux étaient tellement trempés dans leur culture. Claude, c’est la langue française, il m’a appris à l’aimer. Je suis allé chez Ali Farka Touré et il m’a beaucoup appris sur sa culture, sa région. Qu’ils partent les deux à si peu de temps d’intervalle a fait que je devais leur rendre hommage.
Pourquoi ce titre Paradox ?
On vit dans une époque paradoxale. Par exemple, j’adore lire. Je peux passer des heures dans les petites librairies à fouiller dans les rayonnages. Il n’y pas ça en Afrique et je pense que c’est une des choses qui me garde en Occident. Quand je vais dans ces librairies, je vois qu’il y a des livres sur chaque sujet. Chacun fait ses prévisions sur l’avenir, sur ce qu’il faudrait faire pour améliorer la situation. Et en même temps, on a tout le temps l’impression d’être dans un train lancé à toute vitesse. Actuellement, c’est l’écologie qui est à la mode: tout le monde en parle, tout le monde est écolo. Mais on continue de polluer plus qu’on a jamais pollué. Idem pour les OGM, pour le tabac. On n’arrête pas de parler des dangers du tabac, mais tout le monde continue de fumer. Notre société est un paradoxe. Dès qu’on essaie de toucher à quelque chose, on est freiné par les gens en place, en position de pouvoir. Si on avait un minimum de sages a notre tête, on pourrait faire tellement de choses.
Selon vous, la société occidentale est en perdition ?
Je me mets dans mes souliers de vieil Africain. Chez nous quand il y a un mec qui fait quelque chose de mal, la première réaction est de demander: c’est l’enfant de qui ? D’où vient ce comportement ? En Europe, on perçoit chaque personne comme quelqu’un de mature et de développé. Si tel était le cas, il n’y aurait pas autant de gens en prison. C’est une société ultra-intelligente, mais exaltée et infantile. Son individualisation acharnée a fait qu’elle a perdu le contrôle. On n’arrive plus à arrêter personne. En Afrique, n’importe qui peut entrer chez toi, il n’y a pas d’intimité, c’est une forme d’auto-contrôle. Ça permet à la communauté d’être plus en lien.
Vous remerciez le Dalaï-Lama dans les notes de pochettes. Pourquoi ?
Le morceau «Paradox» m’est venu après avoir lu le Dalaï-Lama. Il voit et décrit avec simplicité des choses évidentes dans notre société mais que nous ne parvenons plus à voir. Il est d’une telle justesse qu’il me rappelle les prophètes.
Vous avez fait 19 disques en 25 ans de carrière. Vous avez touché au jazz, à la musique classique, à la chanson française et à beaucoup d’autres gens musicaux. Comment expliquez-vous cette prolixité?
Mon travail n’est pas si énorme. Je suis croyant mais je n’ai pas de religion. Toute ma religiosité, je la mets dans la musique. Dieu est le grand compositeur. Et quand je pense à Dieu, je pense “amour”. Ou que j’aille, dans chaque domaine musical où je me plonge, j’y vais avec un regard amoureux. Ça me fait penser à cette phrase d’un compositeur russe : “La musique est comme une montagne. Plus vous montez, plus vous avez une vision claire sur ce qui vous reste à faire.”
Cela fait quatre ans que vous travaillez à ce projet d’Université Musicale Africaine (UMA). De quoi s’agit-il exactement ?
Quand on demande aux gens de citer des musiciens africains, ils citent immanquablement des chanteurs. Ce n’est pas normal. En France, on fait très clairement la distinction entre chanteur-interprète et musicien. Il est clair que Johnny est un chanteur et qu’il demande à des musiciens de faire sa musique. Lorsqu’il s’agit de musique africaine, on ne sait pas qui fait la musique. Le musicien africain n’a pas de statut. Il est donc de moins en moins motivé et ne fait plus beaucoup d’efforts. L’arrivée des synthétiseurs n’a pas amélioré la chose. L’autre constat part de l’opposé. Les musiciens africains qui ont atteint un très bon niveau musical en Europe ont tendance à s’éloigner des bases traditionnelles. Je pense à des gens comme Manu Dibango, Etienne Mbappé, Richard Bona… Moi-même j’ai plus de faciliter à jouer du jazz qu’à collaborer avec un musicien de n’goni. Ça m’a troublé. Il faut garder le rapport à notre base. C’est pourquoi j’ai voulu ramener au pays des artistes de préférence africains et vivant en Europe.

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DISQUE

  • Ray Lema, Paradox (Laborie/Naïve)

CONCERTS

  • Montpellier. Au Jam. Ve 23 mars

  • Rouen.Theatre Duchamp Villon. Ma 15 mai.

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concours: Jamika, son premier album à gagner

Jamika

Les dix premiers visiteurs de Vibrationsmusic.com à envoyer un mail à bonus@jamika.net (avec Vibrations en objet) gagnent le téléchargement gratuit du premier album solo de la poétesse, réalisatrice et voix de Zenzile.

« Le public me perçoit comme une fille en colère à cause du personnage que je suis sur scène. Mais je n’ai pas envie d’être sérieuse tout le temps, il y a beaucoup d’humour cynique et sarcastique dans mes textes. » Jamika Ajalon, de sa belle voix grave, plus enveloppante en effet de ce qu’on a entendu d’elle en compagnie du groupe dub Zenzile, se dévoile sans ambages. Et elle en a des choses à dire, elle qui se réclame autant de Benjamin Zephaniah que de Jim Morrisson, pour leurs capacités à captiver les auditoires par leurs déclamations.

La jeune Américaine, poétesse, réalisatrice et chanteuse, vient de sauter le pas pour un premier album compact, mordant, foncièrement urbain, mais laissant le champ libre aux escapades de l’esprit. « J’ai d’abord commencé à m’exprimer en écrivant, raconte-t-elle, gamine, j’ai essayé d’écrire de la musique en composant sur la flûte quand je jouais dans la fanfare d’une banlieue blanche de Saint-Louis. » Elevée par une mère chanteuse dans une chorale baptiste, et parmi la collection familiale de vinyles d’Isaac Hayes et des Last Poets, elle a graduellement ouvert ses oreilles. Au reggae d’abord, sur les radios étudiantes de Chicago, puis à toutes les musiques dites alternatives que l’on peut trouver à Londres, où elle habite aujourd’hui. « Je suis partie à Londres parce que j’avais besoin de rencontrer des gens un peu bizarres, comme moi. Enfin, plutôt des gens normaux qui n’essayent pas de rentrer dans des cases. » D’où son désir de briser les stéréotypes, de jouer avec les genres, comme lorsqu’elle parle tel un homme en érection dans une chanson. Cette fille-là, elle est terrible !

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the office: Vibrations Magazine célèbre les 50 ans de Stax

LES STUDIOS STAX RECONSTRUITS DANS UN NOUVEAU BATIMENT A MEMPHIS

Dans notre prochain numéro (avril), le label de soul music Stax est à l’honneur. Avec un reportage à Memphis et un CD-sampler offert aux abonnés

Stax a 50 ans. Enfin, pas officiellement (le label a été fondé à Memphis en 1959), mais les festivités ont déjà commençé. Les 25 et 26 février dernier, John Lewis, notre correspondant aux US, a fait le voyage de Baltimore, sa ville de résidence, à Memphis pour participer à deux journées dédiées à Stax, le plus célèbre des labels de soul sudiste.

“Le lundi était fantastique, nous raconte John. Il y eut une conférence de presse avec Isaac Hayes, David Porter, Steve Cropper, Eddie Floyd, William Bell, Al Bell et plein d’autres gens de Stax. Cette nuit-là, j’ai assisté à un concert privé avec un house band incluant des membres du groupe de Isaac Hayes, des Mar-Keys et plein d’autres musiciens. C’était très émouvant d’entendre “Knock On Wood” dans une petite salle de 100 personne. Le lendemain, j’ai interviewé longuement Scott Bomar, qui a dirigé les films Hustle and Flow et Black Snake Moan. Je me suis aussi baladé à Soulsville, le quartier de Memphis où ont vécu Aretha Franklin et Booker T. Je suis rentré avec plein d’histoires à raconter.”

Ces histoires, vous pourrez les lire dans le prochain numéro de Vibrations, en kiosque le 26 mars. Une bonne nouvelle n’arrivant pas seule, les abonnés recevront à domicile un CD-sampler de 12 titres puisés dans le catalogue Stax. Alors, les autres (les non-abonnés), vous savez ce qu’il vous reste à faire…

TRACKLISTING CD STAX-VIBRATIONS

  • The Mar-Keys, Last Night
  • Otis Redding & Carla Thomas, Tramp
  • Eddie Floyd, Knock On Wood
  • Linda Lyndell, What A Man
  • Johnnie Taylor, Who’s Making Love
  • Booker T. & The MG’s, Time Is Tight
  • Jean Knight, Mr. Big Stuff
  • Isaac Hayes, Never Can Say Goodbye
  • Rufus Thomas, Walking The Dog
  • Sam & Dave, Hold On I’m Comin’
  • The Bar-Kays, Son Of Shaft
  • William Bell, You Don’t Miss Your Water

VIDEO

  • Otis Redding chante “Try A Little Tenderness”

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Jimi Tenor

jimi tenor

Pour son prochain album Joystone, dont la sortie est prévue le 16 avril, le musicien finlandais s’est entouré de plusieurs sidemen de Fela Kuti. Voici une sélection de ses disques favoris, réalisée il y a quelques années

Sun Ra Space is the Place. Je suis tombé dessus il y a cinq ans. Un choc, quelle pureté! Il date du début des années 70. J’en ai d’autres presque aussi beau, comme «Cosmic Equation». Je les aborde comme des B.O, je peux les écouter partout et ne m’en cache pas. Leur influence sur mon nouvel album est évidente.

Neil Young Live Rust. Je l’avais acheté à sa sortie en 1979. Neil Young était relativement populaire en Finlande. Le son de ce live et de ses guitares distordues me plaisait beaucoup… J’adorais la chanson «My, My, Hey, Hey», je l’ai réécoutée la semaine dernière, c’est toujours aussi bon.

Sweet Exorcist CCCD. Ce n’est qu’un EP mais il possède la consistance d’un album. Le nom abrite l’ex-Cabaret Voltaire Richard H. Kirk, c’est une des premières productions Warp, en 1990. A cette époque, je m’étais mis à écouter énormément de techno et de musique électronique. Ce disque reste ce qu’il y a de mieux dans ce domaine.

Rick James Street Songs. Il m’a marqué pour sa super pochette: on le voit dans la rue, avec sa basse clinquante, ses grosses chaussures rouges et, derrière lui, des prostituées. En tournant la pochette, on voit des flics embarquer les dames… Mais c’est secondaire car la musique est phénoménale. Du funk pur jus, idéal pour danser. Rick est sorti de prison l’année dernière, un copain qui l’a vu sur scène m’a assuré que c’était encore mieux qu’à l’époque de Street Songs… Je doute…

Pharoah Sanders Tauhid. Sur Impulse. C’est rigolo car il y a dessus un passage qui sonne comme de la musique finlandaise. Ce disque doit avoir presque trente ans mais il reste son meilleur. Je n’ai même pas écouté son dernier. Je sais que Bill Laswell l’a produit mais même si je suis censé dire que Laswell est un visionnaire, son travail m’ennuie!

Iggy Pop Kill City. Avec James Williamson. Sans Bowie alors qu’il date d’à-peu-près la même période que les albums berlinois d’Iggy Pop – on a dit à ce propos que mon disque «Intervision» sonnait comme «The Passengers»… Kill City suit la dissolution des Stooges. Ce disque a mauvaise réputation, ça doit être pour ça que je l’aime.

Gummo Bande originale du film. C’est bien d’avoir une compilation sur une île déserte. Sur cette B.O du film de Harmony Korine, il y a un peu de tout, avec une nette proéminence black-métal. Des groupes comme Mortician, Burzum… Autrement, j’écoute peu de B.O. Juste «La guerre des étoiles» de John Williams.

Menchoir Screamers. Un disque de 1996. Ce groupe est formé de cinquante Finlandais qui ne font que crier. Ils sont très stricts à ce sujet: pas d’instrument, ne pas chanter, juste crier. Des hymnes nationaux, par exemple.

Johnny Cash Greatest Hits. «Ring of Fire» m’a marqué de façon indélébile quand j’étais gamin. «The Ballad of Ira Hayes» aussi. Je n’aime pas vraiment la country & western, je préfère quand Johnny Cash était davantage rockabilly. Mon copain Mika, de Pansonic, adore l’hillbilly, c’est peut être pour ça que j’y suis allergique.

Aquarius First dub album. Un groupe jamaïcain du début des années 70 auquel participait Augusto Pablo. Sur une île, un album de ce style sera super. Il l’est déjà à Barcelone.

Propos recueillis par Benoît Sabatier

Publié en mars 1999 dans le numéro 12 de Vibrations.

ALBUM

  • Jimi Tenor, Joystone (Sähko/Differ-ant)

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Manu Dibango: 50 ans de carrière

Pour fêter ce demi-centenaire de musiques, le saxophoniste camerounais s’offre un grand concert au Casino de Paris le 20 mars en compagnie de son big band de 14 musiciens. Manu Dibango vient également de publier un nouvel album «Manu Dibango joue Sidney Bechet» (Cristal Records).

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Erykah Badu: un concert ébouriffant

Ce samedi, le Caprices Festival s’est offert Erykah Badu, dont on n’avait plus de nouvelles depuis près de quatre ans

Je la savais gracieuse et féline, mais la redoutait un peu “trop” diva. Et puis, lorsqu’un artiste n’a pas d’actualité, il est souvent fréquent d’assister à un show “beurre dans les épinards”, peu préparé, un peu décousu. Mais ici, que nenni.

Sa troupe se met en place (batteur, clavier, DJ, flûtiste) et entonne une longue intro groovy. La foule hurle lorsqu’une petite choriste boulotte à afro déboule sur scène. Raté. Ce n’est que bien plus tard qu’elle arrive, nonchalante et fagotée à sa manière: un manteau rouge sur un sweat bariolé orange, des plateform boots de 20 cm au moins, une jupe à froufrous carrolée, une banane argentée, des guêtres violettes et son énorme afro de travers. Futile description s’il en est, Badu c’est aussi ça, ce chic dépareillé qui, sur toute autre donzelle, aurait des relents jeunistes.

Jeux de lumières, chorégraphies, arrêts et reprises, le groupe est à l’affût des désirs de Badu. Le set qui commence fort: “On & On” est dans les premières chansons, passionnant malgré son absence de nouveauté. La belle est joueuse, a le sourire jusqu’aux oreilles, bidouille sur son pad, d’où elle lance quelques bruitages ou donne la réplique à son batteur, un monstre de groove au son gigantesque. Le concert flirte avec la house, et frôle souvent la jam session. Les ordres de Badu fusent et l’effet est renversant. Précision, complicité, surprise. Il fait une chaleur insoutenable, et elle tombe la veste (et la jupe) pour ne garder qu’un short en nylon brillant violet (communément appelé un “cycliste”) et une liquette jaune à vache rose au sous-titre “Pink Floyd”. Les très rares longueurs musicales sont comblées par son charisme époustouflant. Elle entame une danse à renvoyer tous les déhanchements de midinettes r’n’b actuelles au tapis. D’une beauté à se damner, sensuelle, elle a cette grâce qui déclenche les commentaires : “Elle est incroyable” se hurlent à tour de rôle les gens dans le public.

Sa voix, alternant murmures feutrés et cris soul, a gardé toute sa pureté. Elle se lance parfois dans des passages spoken word ou rappés. Elle entonne aussi des vocalises a capella où, le poing en l’air, les “Just believe in yourself” et “Peace and Love” fusent, sans jamais tomber dans la guimauve.

Une grosse heure et demie de show, un rappel organisé par deux rappeurs venus scander “Ba-du! Ba-du!”, un petit bain de foule, quelques pirouettes, et puis s’en va. Une reine pour un concert ébouriffant.

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festival de films: A World Of Music

Du 11 mars au 5 avril se tient le Le Festival itinérant de films musicaux A World of Music. Cap sur New York pour cette première édition

Quoi de mieux qu’un “film pirate autorisé” pour traduire la fièvre d’un groupe de rap mythique en live ? Les fans en rêvaient, les Beastie Boys l’ont fait en confiant 50 caméras à des fans recrutés par petite annonce le soin de filer leur concert. Et quoi de mieux qu’une plongée dans le turbulent show de ce groupe-phare de Brooklyn pour initier un festival de films placé sous le double signe de New York et de la musique ?

La première édition de A World of Music aura lieu dans une douzaine de villes en France. “L’idée de ce festival est née face au constat du manque de visibilité des films et documentaires dédiés à la musique. Après le succès de quelques projections dans des gros festivals comme les Transmusicales ou Marsatac, nous avons voulu tenter l’expérience”, explique Arnaud Frisch, patron du label UW (Uncivilised World), producteur de DVD et organisateur du festival électronique Astropolis.

Les trois films sélectionnés se tournent donc vers New York : le hip hop des Beastie Boys dans Awesome ; I Fuckin’ Shot That !, un documentaire sur les New York Dolls, groupe mythique reformé pour un concert spécial en 2004. Et enfin Block Party de Michel Gondry, l’histoire du concert mémorable organisé par l’humoriste Dave Chapelle avec Erykah Badu, Dead Prez, les Fugees, The Roots, Cody Chesnutt, Jill Scott. Ces films valent d’être vus non seulement pour le sujet, mais surtout pour leurs esthétiques originales. “Votre participation est cruciale.” Les dernières recommandations faites à l’équipe de 50 fans cadreurs d’un soir avant le concert des Beastie Boys valent aussi pour ce festival ciné.

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BANDE-ANNONCE

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hommage: The Notorious B.I.G., dix ans déjà

Le 9 mars 1997 The Notorious B.I.G. était assassiné. La nation hip hop était en deuil. Petit hommage

Ce week-end marque le dixième anniversaire de la mort de Christopher George Latore Wallace, plus connu dans le monde entier sous le patronyme de The Notorious B.I.G. Le rapper américain était âgé de 25 ans seulement lorsqu’il a été assassiné au volant de sa voiture le 9 mars 1997. Jusqu’à ce jour, malgré de nombreuses théories sur sa mort (lire l’article très complet que lui consacre en anglais Wikipedia), le meurtrier n’a pas été arrêté. Le procès intenté contre X par sa famille en 2005 sera rouvert prochainement, à l’été 2007.

Durant sa très courte carrière, celui qu’on appelait indifféremment Biggie Smalls ou Big Poppa à cause de sa taille a marqué le monde du hip hop et de la culture populaire américaine. Certes, le rapper a plus souvent fait l’actualité sous la rubrique faits-divers des magazines que dans les pages culture. Mais son flow limpide et original (par l’emploi des onomatopées par exemple) ainsi que ses histoires autobiographiques empreintes de sincérité et de vérité crue en ont fait un des plus grands rappers de tous les temps, salué comme tel par ses pairs.

Né à Brooklyn le 21 mai 1972 de parents d’origine jamaïcaine, George Wallace commence à rapper très jeune dans des groupes locaux comme The Old Gold Brothers et The Techniques. Il enregistre une démo sous le nom de Biggie Smalls qui circule alors dans le milieu. En 1992, il publie son premier single « Cruisin » qui ne fait guère d’étincelles. Il faut attendre la sortie de Ready To Die en 1994 pour que le monde entier découvre les talents de The Notorious Big. Après sa mort, de nombreux enregistrements posthumes paraissent à l’initiative de sa mère Voletta Wallace. Mais ni Life After Death (sorti quinze jours après sa mort !), Born Again ou Duets ne font oublier Ready To Die, l’un des albums essentiels de l’histoire du hip hop.

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The Notorious B.I.G improvise un freestyle dans la rue à l’âge de 17 ans

film: Supremes Dreamgirls!

Nouveau biopic soul après Ray, Dreamgirls s’inspire librement de l’histoire des Supremes et de la Tamla Motown.

Spectacle donné à l’origine à Broadway, Dreamgirls concilie curieusement le mode du récit d’un long-métrage classique et des incursions ponctuelles dans le registre de la comédie musicale. Beyoncé y campe une Diana Ross moins responsable des déboires de ses consoeurs que ne l’ont dit certains témoignages recueillis dans la vraie vie. Jamie Foxx incarne un Berry Gordy débordant d’ambition, donc raccord avec la réalité. Pure entreprise de divertissement, le film est surtout le prétexte à une succession de temps forts musicaux.

La surprise vient de la performance de Jennifer Hudson, ex-candidate à la version américaine de la Star’ac. Une voix old school profonde, une interprétation souvent poignante : la jeune femme inconnue du grand public vient de recevoir un oscar mérité pour sa prestation. Son côté soulful lui vaut de voler littéralement la vedette à une Beyoncé bellissime, mais presque effacée en regard.

Les puristes noteront les libertés prises par le film avec la grande histoire de la Motown, mais Dreamgirls est surtout intéressant sous deux aspects. Pour une grande production avant tout inquiète de son efficacité, le film n’oublie d’abord pas de souligner le contexte culturel de l’épopée Motown, la volonté de Berry Gordy de vendre la musique noire au plus grand nombre. Dreamgirls souligne avec force combien celle-ci touche tout le monde lorsqu’elle reste fidèle à ses racines. Le personnage d’Eddie Murphy campant un soulman un peu rustre, mais pur jus, mange ainsi la vedette au lisse Jamie Foxx.

REFERENCE

  • Dreamgirls, Music From The Motion Picture (Columbia)

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festivals: Banlieues Bleues et Amiens démarrent

L’AFFICHE DE LA 24e EDITION DE BANLIEUES BLEUES DESSINEE PAR NOYAU

Les deux festivals défricheurs partagent un même esprit. Ils démarrent ce week-end

Banlieues Bleues est riche en découvertes cette année. Le festival commence ce soir par les performances du pianiste de Baltimore Lafayette Gilchrist et son jazz stride à tendance funky. A la même affiche, le pianiste de la Nouvelle-Orléans Allen Toussaint présentera son projet jazz. Le week-end en Seine-Saint-Denis se prolongera samedi soir avec la venue, pour la première fois en France, du groupe hip hop Tumi and The Volume, dont Vibrations vous a déjà dit tout le bien qu’il en pensait. La prestation des Sud-Africains sera suivie de celle du trompettiste Roy Hargrove avec sa formation soul-funk RH Factor. Après une petite pause, les festivités reprennent de plus belle le mardi 13 mars avec le guitariste Marc Ribot à la tête d’un tout nouveau groupe, Ceramic Dog. Nous reviendrons sur la suite du programme dans les semaines qui viennent.

De son côté, Amiens fait une large place au blues pour une 26e édition haute en couleurs. Les racines vivantes de la musique du Sud des Etats-Unis s’exportent et s’installent à Amiens : Macavine Hayes, Alabama Slim, Sol et Pura Fé, les derniers pionniers du Blues américain, en forment un brochette de choix. Ils s’égraineront aux côtés des nouvelles tendances du genre, tels Son Of Dave ou le Norvégien Bjorn Berge. Blues encore, du désert cette fois, avec la venue des hommes bleus de Toumast, les Touaregs au son dense et aux mélodies tant nostalgiques qu’entraînantes. Une vague d’expérimentations électroniques prend place, et souffle ses triturations métissées, dont Socalled et son accordéon, ou les frasques de Nicolas Repac sur les mélodies maliennes de Mamani Keita. Ateliers créatifs, expos photos, master-class, programme cinématographique et festival off complètent le programme.

REFERENCES - Banlieues Bleues, Jazz en Seine-Saint-Denis, du 9 mars au 7 avril - Festival d’Amiens, Musiques de jazz et d’ailleurs, du 9 mars au 1er avril SITES - http://www.banlieuesbleues.fr - http://www.amiensjazzfestival.com

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Timbaland présente “Shock Value”

Des détails émergent à propos du très attendu premier album solo du producteur de hip hop Timbaland (Missy Elliott, Nelly Furtado, Justin Timberlake). Shock Value, entièrement produit par Tim “Timbaland” Mosley comprend 17 titres et des featurings à foison: Dr Dre, Missy Elliott, The Hives, 50 cent, Nelly Furtado et même… Elton John. L’album sortira le 2 avril sur son propre label Mosley Music Group. La scène est également au rendez-vous pour Timbaland. Actuellement en tournée avec Justin Timberlake aux Etats-Unis, les deux artistes seront en Europe à partir de mi-avril: les 22 et 23 mai à Paris (Bercy) et le 12 juin à Lyon. Comme indiqué ici, Timbaland a produit trois morceaux sur Volta, le prochain album de Björk.

TRACKLISTING

  • Oh Timbaland
  • Give It To Me Feat. Nelly Furtado & Justin Timberlake
  • Release feat. Justin Timberlake
  • The Way I Are feat. Keri Hilson & D.O.E.
  • Bounce Feat. Dr. Dre, Missy Elliott & Justin Timberlake
  • Come and Get Me Feat. 50 Cent & Tony Yayo
  • Kill Yourself Feat. Sebastian AttitudeE
  • Boardmeeting feat. Magoo
  • Fantasy Feat. Money
  • Scream Fet. Keri Hilson & Nicole Scherzinger
  • Miscommunication Feat. Keri Hilson & Sebastian
  • Bombay Feat. Amar & Jim Beanz
  • Throw It On Me Feat. The Hives
  • Time Feat. She Wants Revenge
  • One and Only Feat. Fall Out Boy
  • Apologize Feat. One Republic
  • 2 Man Show Feat. Elton John
  • Hello featuring Keri Hilson & Attitude (Titre bonus)

L’autobiographie de Miles Davis bientôt disponible

Miles, l’autobiographie de Miles Davis co-écrite avec Quincy Troupe publiée aux Etats-Unis en 1989, était depuis de nombreuses annnées indisponible dans son édition française. Grâce à Pascal Nuoffer et aux excellentes éditions suisses In Folio, ce livre essentiel de l’histoire du jazz sera bientôt de retour sur les rayons de nos libraires. La traduction originale de Christian Gauffre sera revue pour l’occasion. Une parution pour le dernier trimestre de 2007 est prévue.

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funk: Sly Stone en concert en France

Incroyable: le pape du funk débarquerait en Europe cet été avec deux escales dans l’hexagone, à l’Olympia de Paris et à Six-Fours

Evidemment, tant que Sly Stone ne foulera pas le sol de la scène de l’Olympia, personne n’y croira réellement… A 64 ans, le funkster le plus mythique et le plus fou de ce monde vit depuis une vingtaine d’années dans un no man’s land tant physique que musical.

Le 12 janvier 1993, à Hollywood, Sly est intronisé au prestigieux Rock’n’Roll Hall of Fame pour l’ensemble de son œuvre. Dans une combinaison bleu ciel, apparemment apaisé, il vient remercier l’assistance, repartant aussi vite qu’il est arrivé. Mais sa dernière apparition publique remonte au 8 février 2006, lors de la cérémonie des Grammy Awards, au cours de laquelle Sly débarque sur scène, vêtu d’un costard argenté, arborant un iroquois vénitien et la main gauche plâtrée en raison d’un accident de moto. Il susurra un “I Want To Take You Higher” à peine audible avant de saluer la foule et de quitter les lieux sur son cheval de fer! La rumeur veut que le 14 janvier dernier, il ait également fait une apparition éclair lors d’un concert de la New Family Stone au House of Blues de Los Angeles.

Pour l’instant, la date du 12 juillet23 juillet à Paris à l’Olympia est avancéeconfirmée. Les producteurs Groove Production, déjà responsables de la venue de légendes de la soul et du funk comme Isaac Hayes ou George Clinton prévoient déjà un deuxième concert un peu plus tard en juillet à Six-Fours en Provence. Rien de définitif, tant au niveau du line-up que de l’ouverture de la location de ces concerts. Une seule chose est sûre, il faudra casser sa tirelire et violenter son plan d’épargne logement pour s’offrir une place pour l’Olympia. On parle en effet de billets allant de 60 à 150 euros, voire plus.

D’ici là, pour patienter et attendre la confirmation de ce scoop, Epic/Legacy sortira en avril les sept premiers albums studios de Sly & The Family Stone remasterisés, avec de nombreux bonus tracks et de nouvelles notes de pochettes: A Whole New Thing, Dance To The Music, Life, Stand!, There’s A Riot Goin’ On, Fresh et Small Talk. Une vague de rééditions sur lesquels nous reviendrons en détail sur vibrationsmusic.com

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Will Oldham, metteur en page du magazine Zoetrope

Francis Ford Coppola édite depuis dix ans un magazine où il invite des artistes à s’exprimer dans ses pages. Nommé Zoetrope All-Story, du nom de de ses fameux studios défunts, le magazine en est à son 11ème numéro. David Bowie, Tom Waits, David Byrne ou Laurie Anderson ont collaboré aux précédents numéros. Pour sa nouvelle édition, le cinéaste a invité Will Oldham, alias Bonnie Prince Billy, à mettre en page le magazine, révèle le site Pitchforkmedia. La couverture de Zoetrope All-Story affiche une photographie de singe signée Oldham. Il contient des nouvelles de Woody Allen, Elizabeth McCracken, Rachel Cusk et Helen Simpson. On peut le voir et le commander ici.

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Iggy & The Stooges, Crans Montana : 8 mars 2007

Trente-quatre ans après «Raw Power», Iggy & The Stooges sont à nouveau réunis et annoncent pour mars 2007 la sortie de leur nouvel album «The Weirdness». En attendant ces retrouvailles explosives, les pères fondateurs d’un punk-rock abrasif et séminal promettent ce soir un concert à la cadence infernale, mené par le frontman les plus charismatique du genre.

8/3 : Crans Montana, Caprices Festival

les projets de Martin Scorcese et Mick Jagger

Mick Jagger va faire équipe avec Martin Scorcese sur un film qui se déroulera dans l’univers du rock, révèle le magazine du show-business américain Variety. The Long Play, c’est le titre du film, s’attache à suivre deux amis dans le monde de l’industrie musicale sur une quarantaine d’année. The Long Play bénéficiera d’un scénario de Bill Monahan, qui a écrit celui des Infiltrés, le dernier long-métrage de l’auteur de Taxi Driver.

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Inrocks spécial James Brown

Sortie en kiosque d’un excellent hors-série des Inrockuptibles consacré à James Brown. 100 pages denses où l’on passe en revue le parcours du Godfather Of Soul, son héritage et sa discographie. Un CD de 10 titres composé de remixes, de morceaux live et de reprises de l’artiste, accompagnent cette livraison. Le tout pour 9, 90 € (19 CHF).

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vidéo: Kanye West joue au pervers pépère

Une petite comédie hip hop rigolote, dans laquelle Kanye West pratique l’autodérision et la satire de MTV

A l’origine, le morceau “Throw Some D’s” est une ode aux implants mammaires, dans laquelle un André 3000 vient poser son couplet. Dans la vidéo du remix (non officiel), Kanye West s’amuse avec des images en 2D et brocarde du même coup brillament les tendances hyper-mammaires des filles du r’n'b. Le rapper joue avec les codes des clips – y compris les siens –, révélant un sens de l’autodérision insoupçonné. Un homme y prend l’apparence du moustachu Colonel Sanders, le fameux “créateur” des chaînes Kentucky Fried Chicken. Assis dans un fauteuil de style au coin du feu (faux), pipe à la bouche, le pervers pépère s’improvise Geppetto de service avec pantins désarticulés à sa disposition.

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Macy Gray la joue “Big”

Le 26 mars paraîtra Big, le quatrième album de Macy Gray, qui fait suite à The Trouble With Being Myself qui date de 2003. Produit par will.i.am, Macy Gray et Ron Fair, il contient douze titres “entre soul, pop et quelquefois rock”, précise le communiqué de sa maison de disque.

TRACKLISTING

  • Finally made Me Happy feat. Natalie Cole

  • Shoo Be Doo

  • What I Gotta Do

  • Okay

  • Glad You’re Here featuring Fergie

  • Ghetto Love

  • One For Me

  • Strange Behavior

  • Slowly

  • Get Out

  • Treat Me Like Your Money featuring will.i.am

  • Everybody

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hip hop: Lady Sovereign dans la cour des grands

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“La plus grande naine dans le jeu” entame une tournée de plusieurs mois et continue imperturbablement son ascension

Avec sa garde-robe composée de training aux couleurs vives, sa panoplie de bijoux de tocs clinquants et sa moue boudeuse, à force de cumuler les archétypes Lady Sovereign aurait pu rester cantonnée à son rôle de parfaite petite chav. Cette sous-culture de jeunes adolescents, issus généralement des classes populaires blanches anglaises, qui se distinguent au quotidien par leur flot réthorique exeptionnel et leur usage systématique de formulations pas très élégantes.

A la différence de pas mal de ses contemporains, Lady Sovereign a rapidement opté pour utiliser son débit oratoire à d’autres fins que pour insulter les chauffeurs de bus ou les rivales de sa classe. Très tôt biberonnée aux sons de la scène grime, elle fît un coup d’éclat l’an dernier en signant avec Island, alors qu’elle était à peine âgée de 19 ans, un contrat rondouillet de 1 million de livres. Dans la foulée, Lady Sov réussissait être la première artiste non-américaine à être produite par Def Jam. Elle devenait du même coup la petite protégée de Jay-Z.

Toute la hype liée à cette exportation habile a porté ses fruits. L’album tant attendu Public Warning, sorti en fin 2006, est d’une très bonne facture et le style brut et teigneux de Lady Sov semble répondre aux attentes du public américain. Il lui reste désormais à confirmer tout cela sur scène et lorsqu’on voit la tournée massive qu’elle s’apprête à entamer, il ne fait aucun doute que les mois à venir marqueront un tournant décisif dans la carrière de la rappeuse espiègle. En s’infiltrant dans la brêche ouverte par M.I.A, Lady Sov a de forte chance pour s’imposer comme la première First Lady issue de la scène grime.

A ECOUTER:

  • Lady Sovereign feat. Missy Elliott, Love Me Or hate Me (Uncesored Remix)


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radio: le meilleur show du monde

nic harcourt

La meilleure émission de radio live au monde émet depuis Santa Monica.

Les Américains ont bien de la chance (bis). Chaque matin, à neuf heures, à l’heure où les ménagères françaises de moins de 40 ans se farcissent un éternel débat électoral Nicolas vs Ségolène, les habitants de Santa Monica (Californie) ont droit au meilleur show radio live du monde, le bien nommé Morning Becomes Eclectic. C’est autrement plus stimulant pour les neurones.

“Le matin devient éclectique”. Le show de Nick Harcourt (en photo) sur KCRW tient les promesses de son titre. OK, Harcourt se doit d’inviter les grosses pointures rock du moment, mais la plupart du temps le choix est surprenant et reflète ses goûts pointus et éclectiques. Reggae, musique africaine, soul, folk, musiques classiques ou improvisées se fraient un chemin dans sa programmation. Les groupes se produisent en live dans les studios de la radio dans d’excellentes conditions et sont filmés. Pour ne rien gâcher, Harcourt est un intervieweur chevronné et passionné.

Difficile de ne pas trouver son bonheur dans ces petits matins musicaux. Ces derniers mois se sont produit à Morning Becomes Eclectic Tom Verlaine, Corinne Bailey Rae, Van Hunt, Sharon Jones and The Dap-Kings, Cat Power, Ray Lamontagne ou Rufus Wainwright. la liste sonne comme un best-of de Vibrations. Il arrive aussi à Harcourt de confier toute une émision à une personnalité en marge de la musique. Ainsi, récemment, le cinéaste de Babel, Alejandro Gonzalez Inarritu, était invité pour un passionnant voyage dans les arcanes musicales de son film.

Les shows sont en ligne presque imédiatement. On peut choisir de les écouter seulement ou de visionner la session.

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Concours Amy Winehouse: Les gagnants

À la question du concours ” Quel est le titre du premier album d’Amy Winehouse?”
Il fallait répondre: “Frank”

Voici la liste des gagnants:

  • Bert Cristophe
  • Boulic Olivier
  • Breysse Arnault
  • Cailleau Nathalie
  • Coffre Antoine
  • Coura Fofana
  • de Stoppani Xavier
  • Gavel Olivier
  • Hillau Nicolas
  • Legouez Guillaume
  • Mister Winter
  • Rufo Carole
  • Turki Julien
  • Vaucher Sylvain
  • Venet Alexandre

Les gagnants sont avertis par email et reçoivent le nouvel album de Amy Winehouse “Back To Black”

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world: le folklore imaginaire de Hradcãny & Bijan Chemirani

Hradcany

PHOTO BRICE PELLESCHI

Trois chercheurs de sons invitent l’un des grands héritiers de la tradition iranienne. Un grand disque.

Créé il y a quatre ans, Hradcãny est constitué du trompettiste Serge Adam, fondateur du Label Quoi de Neuf Docteur connecté aux nouvelles technologies, du saxophoniste Philippe Botta, dont le travail et la carrière sont à la croisée des musiques improvisées européennes et des traditions plus au sud, et David Venitucci, surdoué de l’accordéon qu’il pratique en tout type de contextes.

A ce trio viennent désormais s’ajouter les percussions de Bijan Chemirani, porteur d’un legs séculaire mais toujours prompt à mener des expériences et rencontres. C’est tous ces patrimoines qu’ils mêlent et projettent dans un ensemble de mélodies qui cheminent du côté des danses et musiques d’Europe de l’Est et de Turquie. Pour concocter un folklore imaginaire aussi inventif que festif, avec quelques pointes de mélancolie et beaucoup de notes d’humour entre les lignes virtuoses.

DOWNLOAD

  • “Trifonov Markets Place”

REFERENCE

  • Hradcãny & Bijan Chemirani, Balkanic Jazz (Buda Musique)

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Jimi Tenor afrobeat

Nouvelle direction pour le nouvel album de Jimi Tenor. Sur Joystone, dont la sortie est prévue le 16 avril, le musicien finlandais s’est entouré du trio d’Afrique de l’ouest Kabu Kabu et de plusieurs sidemen de Fela Kuti dirigés par le percussionniste Nicholas Addo Nettey. Malgré sa forte coloration rythmique afrobeat, Joystone a été enregistré dans le petit garage-studio de Tenor dans la petite ville de Lahti en Finlande. Cet album marque également le retour du musicien sur son label d’origine, Sähkö Recordings.

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Le nouveau Björk s’appelle Volta

Un seul mot, comme d’habitude. Après Debut, Post, Vespertine, Medulla, ce sera donc Volta. Le nom du nouvel album de la chanteuse islandaise a été révélé hier sur son site. “Entièrement écrit et produit par Björk”, Volta comprend dix nouvelles chansons et sortira le 7 mai prochain. Plusieurs musiciens ont été invités à collaborer. Antony Hegarty (de Antony & The Johnson) chante sur deux morceaux tandis que le producteur de hip hop Timbaland a créé des beats pour trois autres titres. Parmi les autres invités, on retrouve le compagnon de longue date Mark Bell du groupe électronique LFO, les batteurs Chris Corsano et Brian Chippendale (Lightning Bolt). Björk a invité deux artistes africains sur Volta: le joueur malien de kora Toumani Diabate et les Congolais de Konono N1. La joueuse chinoise de pipa Min Xiao-Fen joue également sur un morceau.

Bjork.com annonce que le premier interview de la chanteuse sera donné aujourd’hui 5 mars au site pitchforkmedia.com.

Des concerts auront lieu cet été dans les festivals. Plusieurs dates ont été déjà rendues officielles, dont celle du Paleo Festival le 7 juillet 25 juillet. Aucune date en France n’est pour le moment annoncée.

électro: Amon Tobin chez les bruiteurs

Sortie aujourd’hui du nouvel album du génial bricoleur brésilien. Dans lequel il délaisse ses milliers de vinyles pour le bruit des usines, des insectes et du Kronos Quartet.

Salle d’enregistrement destinée aux bruiteurs, la “foley room” est au cœur du nouvel album d’Amon Tobin. Explications sur cette nouvelle quête sonore, plus musicale que jamais.

Quelle était l’idée de départ de The Foley Room ?
Arriver à quelque chose qui fonctionne comme un tout. Ça fait old school de dire ça, alors que nous sommes dans l’ère d’iTunes avec le téléchargement au titre par titre. Mais je suis old school (sourire) et je voulais faire un album au sens propre du terme. Avec la limite de durée du CD. Avec un début, un milieu et une fin. Avec des contrastes et des dynamiques. Je voulais qu’on l’écoute comme un tout. Pas comme un collage de titres. J’ai également utilisé des sources identiques pour différents titres. Un bout de percus servait pour plusieurs morceaux mais était traité différemment. J’ai répété ce processus car la manipulation est aussi à la base de ce projet.
Cette technique influence votre approche de la composition?
Complètement. Sur mes albums passés, presque tout venait d’emprunts de vinyles. C’était la pierre angulaire de mon travail. Ça l’est toujours: créer à partir de musiques existantes et en changer leurs significations et leurs contextes…
Créer à partir de musiques existantes, Elvis, les Stones ou Public Enemy faisaient la même chose, non?
Absolument! Je suis content que vous me disiez ça car c’est ce que je me tue à répéter à tout le monde et notamment à ceux qui voient dans le sampling quelque chose de révolutionnaire ou de nouveau. La musique a toujours été faite d’emprunts et de vols. C’est une réinterprétation permanente. Les styles musicaux ne naissent pas comme ça, ce sont des mutations de genres passés.
Pour The Foley Room, vous vous êtres transformé en chasseur de sons, enregistrant des bruits d’animaux, de machines industrielles…
Mon point de départ était la recherche de sons ayant un point commun mais venant de sources différentes. Comme un son de guitare surf mixé à celui du bruit des abeilles. Des origines opposées pour une sonorité similaire finalement. J’avais donc des idées de types de sonorités que je recherchais plutôt que des compositions précises.
D’où est venue l’idée de la “foley room”?
Lorsque j’ai travaillé sur le projet Splinter Cell 3, j’étais dans ce studio au bout du couloir duquel il y avait ce type qui travaillait dans une pièce remplie de casseroles, de noix de coco et d’objets plus invraisemblables les uns que les autres. Et j’ai appris ce qu’était une “foley room”. On m’a autorisé à l’utiliser. C’était parfait car neutre en terme d’ambiance.
Avant les vinyles, aujourd’hui ces bruits d’origines diverses: cette matière sonore est différente?
C’est ce que je cherchais à découvrir: est-ce que je me limitais en n’utilisant que des vinyles? Au final, c’est la même chose, ça reste du matériau sonore. Cette matière sonore est sans fin avec les vinyles et je pourrais aisément refaire un nouveau disque uniquement avec des vinyles. Tout est davantage dans les idées que vous avez, plutôt que dans l’origine et la source de votre matière sonore.
D’où est venue l’idée d’inviter le Kronos Quartet?
Je ne travaille jamais avec des musiciens. Là, je voulais savoir si je pouvais demander à des musiciens d’extraire de leurs instruments des sons qu’ils ne sortiraient pas habituellement… Au début j’étais intimidé car c’est le Kronos Quartet, des musiciens chevronnés. J’étais anxieux de leur demander de jouer des choses peu musicales. Ça pouvait ressembler à du gâchis. Mais même lorsqu’ils jouaient des trucs mineurs, ça restait merveilleux grâce à leur incroyable sensibilité musicale. Je leur demandais des conneries comme jouer tous les quatre ensembles simultanément sur le même violon. Ou avec le dos de leur archet.
Evitons la question de vos origines et des influences de la musique locale sur la votre, savoir si Orlann Divo a eu plus d’importance pour vous qu’Os Mutantes, blablabla…
Merci! (rire)
Mais, de façon plus large, comment votre nationalité brésilienne se reflète dans votre musique?
Disons que ce pourrait être facile de voir des connections entre elle et ma musique mais ça ne serait pas honnête car j’ai énormément voyagé dès mon enfance. J’ai passé ma vie à déménager. Et pour ma santé mentale je me suis créé une continuité personnelle sans attaches géographiques. Je ne me suis ainsi jamais senti attaché au lieu où je me trouvais. Il y a sans doute un côté négatif à ça, mais aussi un côté positif…
Le voyage, le nomadisme serait la source de votre musique?
Sans doute. Je n’essaye pas trop d’y penser mais il y a une certaine logique à cela… Je ne me sens rattaché à aucun genre musical, à aucune scène, et ça vient peut-être de ne pas me sentir attaché à une ville en particulier.

VIDEO

  • Amon Tobin au travail avec le Kronos Quartet

SITES

REFERENCE

  • Amon Tobin, The Foley Room (Ninja Tune)

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vidéo: un all-star hip hop réuni pour un “Classic”

Un casting de rêve avec rien de moins que les trois meilleurs MC’s du monde

Aux micros, Nas, Rakim, KRS-One, Kanye West. A la production et aux beats, DJ Premier. Ce n’est pas un fantasme, mais un morceau réalisé pour les 25 ans de la Nike modèle Air Force. Le panard, en quelque sorte.

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concours: des albums d’Amy Winehouse à gagner

15 copies de Back To Black d’Amy Winehouse à gagner

LE CONCOURS EST FERME. LISTE DES GAGNANTS MARDI 6 MARS

Il suffit de répondre à la question suivante:

Quel est le titre du premier album d’Amy Winehouse?

envoyer votre réponse par mail à: concours@vibrations.ch

La liste des gagnants sera affichée sur le site.

Comme certains ont pu se faire une fausse idée de la chanteuse en regardant la vidéo de “Beat It” sur notre site, voici une version en acoustique de “Rehab” qui rend davantage justice à ses talents d’interprète.

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Les nuits sonores, le programme

La 5ème édition du festival Nuits sonores se déroulera à Lyon du 15 au 20 mai. Petit à petit, le festival affirme son identité, au début fortement marqué par la culture électronique, débordant aujourd’hui très largement sur d’autres domaines musicaux. Cette année, par exemple, le festival présente les instruments-jouets de Pierre Bastien, le folk-roots des Violent Femmes, la one-man performance de Son of Dave, les virtuosités du platiniste Mixmaster Mike, les révenantes post-punk Raincoats ou encore un concert spécial dans une chapelle de l’artiste Christian Marclay accompagné de JG Thirlwell (ex-Foetus) et du trompettiste Marc Cunningham (ex-Mars).

PROGRAMME COMPLET

Mort du photographe Philippe Gras

Le photographe français Philippe Gras est décédé la semaine dernière d’une rupture d’anévrisme, nous a annoncé le journaliste et homme de radio Daniel Caux hier. Philippe Gras avait des archives photos de jazz très rares et précieuses. Il avait entre autres photographié Albert Ayler, Sun Ra, Terry Riley et La Monte Young. Ses photos de Sun Ra accompagnaient l’article de Daniel Caux paru dans Vibrations de mars 2004 (numéro 61).

La scène islandaise en DVD

1000 ans de musique islandaise, depuis les premiers chants de marins jusqu’à l’explosion des années 90 et 2000 avec Björk, Sigur Ros ou Mum, tel est le sujet du documentaire de Ari Alexender Ergis Magnusson, Screaming Masterpiece, un film datant de 2005 disponible aujourd’hui en DVD.

SITE OFFICIEL

BANDE-ANNONCE

DVD (en anglais)

Oxmo Puccino & The Jazzbastards, tournée : 2 mars 2007 au 28 mars 2007

Le rappeur Oxmo Puccino se rapproche des intemporels du jazz cinématographique avec la sortie de Lipopette Bar, un album qui raconte une histoire dans les bas-fonds de la musique, avec un groove et un flow totalement maîtrisés.

2/3 : Sannois, 7/3 : Nantes, 8/3 : Poutiers, 9/3 : Bordeaux,, 10/3 : Biaritz, 15/3 : Montpellier, 16/3 : Marseille, 28/3 : Caen

photographie: les ghettos urbains de Bruce Davidson

© BRUCE DAVIDSON/MAGNUM PHOTOS

Parcours romanesque à travers les USA. Exposés, ces clichés dépeignent, à travers le détail, des moments politiques forts.

Un père tient son fils par la main à l’intersection d’une rue new-yorkaise. Protégés par une capuche, ils sont presque vêtus de la même manière alors qu’autour d’eux la pluie tombe, drue. Le regard du père accuse une tristesse indicible mais pourtant la fierté bien réelle d’être d’être là, dehors et libre, avec son fils. En arrière-fond, l’enseigne de boutique de vêtements proclame « men & boys ». Cette photo en noir et blanc, prise dans les années 1960, dépasse le seul cadre documentaire, par l’intensité de ce regard dérobé.

Héritier du grand Henri Cartier-Bresson, Bruce Davidson atteint ici l’« instant décisif » cher à son mentor qui le fit rentrer à l’Agence Magnum en 1958. Sur les cimaises de la Fondation Henri Cartier-Bresson, un ancien atelier d’artiste des années 1920 transformé en musée, l’œuvre de Davidson prend une proportion romanesque. Le parcours n’est malheureusement pas long, mais on s’attarde longtemps sur les détails souvent troublants de ces tirages en noir et blanc.

© BRUCE DAVIDSON/MAGNUM PHOTOS

Touchantes et toujours humbles, les photos exposées dépeignent deux moments forts de l’Amérique des années 1960: la lutte difficile pour les Droits Civiques dans le Sud sous le nom de Time Of Change et la misère désolante des ghettos urbains sous le nom d’East 100th Street. Présentées pour la première fois en France, ces deux séries fascinent immédiatement par leur cohérence de ton, illustrant une réalité implacable mais résignée. On a l’impression d’entendre “A Change Is Gonna Come” à chaque image, sans que jamais cette chanson n’arrive à ses fins.

Dommage que Subway, un autre travail remarquable sur le métro new-yorkais de la fin des années 1970, n’ait pas été présenté. Il aurait complété ce cycle admirable d’une Amérique en plein bouleversement social, racial et géographique, des petites villes du Sud aux métropoles du Nord.

EXPOSITION

Dans le cadre du 60ème anniversaire de Magnum Photos

  • Jusqu’au 22 avril, Paris, Fondation Henri Cartier-Bresson (2, Impasse Lebouis / Tél: 01 56 80 27 00)

SITE

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Jazz En Ville, Lausanne : 18 mars 2007

Signée le contrebassiste Léon Francioli et le pianiste François Lindemann, deux figures emblématiques du jazz lausannois, Jazz En Ville réunit quelques uns des meilleurs musiciens de la région et les fait partager leurs esthétiques jazz, électro, ou acoustique, dans diverses collaborations et créations.

18/3: Création « Very Little Band », Lausanne, Collection de l’Art Brut, 17h

François Lindemann (musique) Léon Francioli (musique) Nunus Bourquin (dessin/musique) Moreno Antognini (manipulateur sonore) Antoine Petroff (mise en espace-son)

Jazz En Ville, Lausanne : 17 mars 2007

Signée le contrebassiste Léon Francioli et le pianiste François Lindemann, deux figures emblématiques du jazz lausannois, Jazz En Ville réunit quelques uns des meilleurs musiciens de la région et les fait partager leurs esthétiques jazz, électro, ou acoustique, dans diverses collaborations et créations.

17/3: Lausanne

Quartet Peiry/Bosshart/Weber/Jordan : Chorus, 21h
Trio Schneider/Blaser/Micolis : Bourg, 23h (jam dès minuit)
Création Perrin/Bourquin/Lamas/Guhl/Di Vita : Théâtre 2.21, 21h
Quartet Audétat/Régamey/Menoud/Barman : Théâtre du Lapin Vert, 23h

Jazz En Ville, Lausanne : 16 mars 2007

Signée le contrebassiste Léon Francioli et le pianiste François Lindemann, deux figures emblématiques du jazz lausannois, Jazz En Ville réunit quelques uns des meilleurs musiciens de la région et les fait partager leurs esthétiques jazz, électro, ou acoustique, dans diverses collaborations et créations.

16/3: Lausanne

Duo Massy/Francioli : Chorus, 21h
Création Audétat/Calpini/Joy : Bourg, 23h (jam dès minuit)
Quartet Clerc/Schneider/Weber/Tara : Théâtre 2.21, 21h
Création Régamey/Blaser/Bourquin/Micolis : Théâtre du Lapin Vert, 23h

Jazz En Ville, Lausanne : 15 mars 2007

Signée le contrebassiste Léon Francioli et le pianiste François Lindemann, deux figures emblématiques du jazz lausannois, Jazz En Ville réunit quelques uns des meilleurs musiciens de la région et les fait partager leurs esthétiques jazz, électro, ou acoustique, dans diverses collaborations et créations.

15/3: Lausanne

  • Création Blaser/Francioli/Lindemann/Papaux : Chorus, 21h
  • Création Massy/Massy/Ehinger/Bruttin : Bourg, 23h (jam dès minuit)
  • Création Peiry/Lévy/Jordan/Dereux/Scrufari : Théâtre 2.21, 21h
  • Création Barman/Weber/Mento : Théâtre du Lapin Vert, 23h

Jazz En Ville, Lausanne : 14 mars 2007

Signée le contrebassiste Léon Francioli et le pianiste François Lindemann, deux figures emblématiques du jazz lausannois, Jazz En Ville réunit quelques uns des meilleurs musiciens de la région et les fait partager leurs esthétiques jazz, électro, ou acoustique, dans diverses collaborations et créations.

14/3: Lausanne

  • Création Schneider/Lindemann/Francioli : Chorus, 21h
  • Duo Audétat/Blaser : Bourg, 23h (jam dès minuit)
  • Création Bruttin/Bosshard/Menoud/Tara/Moreau : Théâtre 2.21, 21h
  • Trio Massy/Papaux/Mento : Théâtre du Lapin-Vert, 23h

Chris Hooson collabore avec David Darling

Le leader et chanteur de Dakota Suite, auteur du magnifique Waiting For The Dawn To Crawl Through And Take Away Your Life (Glitterhouse/Talitres), disque du mois dans Vibrations de mars, annonce sur son site qu’il a entamé une collaboration instrumentale avec le violonceliste David Darling, auteur de plusieurs albums pour le label ECM. On ne peut attendre.

Amy Winehouse en concert à Paris

Notre cover star de mars donnera son premier concert parisien dans la petite salle du Trabendo le 30 mars. L’occasion de la voir dans un cadre intimiste avant l’emballement. Rappelons que son album Back To Black ne sera dans les bacs français et suisses que le 19 mars prochain.

Avant-première: les très hauts et les bas de Feist

Feist

PHOTO: MARY ROZZI

The Reminder, à paraître en avril, rappelle la prouesse de femme à notre bon souvenir: aperçu titre par titre. Produits par Feist, Gonzales et Renaud Letang (avec Mocky sur quatre titres), certains sont suffisamment moches pour mettre en évidence la grande beauté des autres.

So Sorry La voix tranchante qui s’emporte toujours aux entournures, sans avoir l’air de rien. Elle nous avait manqué. Une guitare sèche enveloppante. L’écho lointain d’un clavier. Maracasses. Un mea culpa tendre dans les affaires d’une femme, d’un homme. Un titre qui va à la rencontre du premier album. Ça nous va bien. Et puis des chœurs – ceux, pourtant, de Jamie Lidell. Des soufflés de nez qui enroulent la tendresse dans une mièvrerie dommage.

I Feel It All Un registre rock rêche qu’on ne lui connaissait pas s’ouvre sur les fenêtres de comptines tintinabulantes. Prometteur. Mais les gling-glings de la guitare sèche s’arrêtent parfois, pour mieux relancer bêtement le refrain : un sale petit goût de Meredith Brooks. C’est moche.

My Moon My Man La basse acoustique de Mocky groove alors que la production joue de la profondeur de champs, de dissonances éparses et lointaines. Premiers clin d’œil des bidouilleurs de première, qui se devaient de finauder. Les voix s’élèvent en volutes vers la boule à facette. Le titre le plus chouette.

The Park La mise à nu, voix et guitare, se passerait bien des petits bruits d’oiseaux qui filtrent, mais ne vaudrait pas tant sans les cordes qui soulèvent ci et là la mélodie, sans les cuivres qui la tirent vers sa fin.

The Water Prouesse d’interprétation, le morceau ne tient sur presque rien, mais tient bien. Feist nue dans une épure trompeuse, sereine quant à son talent, parvient si facilement à partager ses conviction. Ce titre, qui englobe une mélodie de Brendan Canning, de Broken Social Scene, est le plus sûr.

Sea Lion Woman Clappements de mains, chœurs onomatopéiques, tempo enlevé. Le “See Line Woman” popularisé par Nina Simone, sauvagement épidermique, revu et corrigé en gospel de pub télévisée. Embarrassant. Heureusement, le bizarre conquiert l’improbable, et des guitares à la « Crosstown Traffic » (par Afie Jurvanen) détournent un instant l’attention de cette chansonnette qui vaudra peut-être mieux en live.

Past In Present Les envies punkisantes de la voix sont contrecarrées par les ondulations d’une guitare hawaïenne. La main de l’auditeur est prise avec la poigne des tubes. Ici on n’hésite donc entre beau biais et formule pop un peu lisse : étonnant étonnement…

Limit To Your Love Eminemment Feist. Le timbre et le chant exploités jusque dans leurs plus beaux contours : éclats, voix dédoublées. Le piano et les cordes servent au ravissement d’une ballade aux intensités en escaliers. Le plus beau titre de l’album.

1.2.3.4 Décidément ces chœurs, discrètement insidieux, détonnent. Dans le fond, un banjo, une trompette occasionnelle, puis le piano groovy de Gonzales emportent finalement cette fanfare délicate mais aux bonnes joues roses.

Brandy Alexander Quels que soient les apparats qui un à un habillent cette chanson d’amour – claquements de doigts, puis piano, guitare, cordes enfin et voix plurielles finalement –, la pureté de la composition prime, seule celle de la voix compte. Le titre le plus chic.

Intuition Une mélodie qui lézarde. Tout repose sur la guitare baladeuse et l’émotion directe : subtilement décharné, « Intuition » porte son nom avec une fierté bien placée.

Honey Honey Ce que les live de Feist pouvaient générer de plus prenant : les boucles vocales et celles de la Gretsch hypnotisent à force d’élans balancés. Et quand la harpe coupe court au flux avant de le prolonger, le souffle est court aussi.

How My Heart Behaves Ce grand déballage, redevable en partie à Andrew Whiteman de Broken Social Scene et Apostle Of Hustle, rappelle les dernières mélopées de Joanna Newsom. Développements linéaires, touches de harpe, et dépliages instrumentaux. La production intéresse – ses flous, ses contrastes soudains –, mais ces chœurs, mince, ces chœurs (dont ceux de Eirik Glambek Boe de King Of Convience). Quand on met du moche dans du beau, le beau devient moche.

ALBUM

  • Feist, The Reminder (Polydor/Universal) sortie le 23 avril

SITES

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Daedelus, Martigny et Berne : 1 mars 2007 au 2 mars 2007

Venu du hip hop, le jeune bidouilleur californien est hébergé par le label Ninja Tune: tout un programme, agrémenté par liste de ses collaborations (MF Doom, Prefuse 73, Mike Ladd, Busdriver…). Eclats de jazz sur lit de rythmiques concassées prennent toute leur envergure en live.

1/3: Martigny, Caves du Manoir 2/3: Berne, Reitschule

Kalachnikov Guca Festival, Paris : 23 mars 2007 au 25 mars 2007

Sueur des cuivres, trépignement des percussions: la Fanfare Ciocarlia importe de son village originaire de Zece Prajini, près de la frontière moldave en Roumanie, les fièvres gitanes qui font trembler depuis l’Europe entière à force de virtuosité. Le Kalachnikov Guca Festival invite encore O’Djila, Tzi Slav Orkestar, Hervé Pouliquen Quartet, La Caravane Passe et Valentina Casula Trio.

23-25/3: Paris, La Bellevilloise

Sarah Tavarès, Paris : 27 mars 2007 au 28 mars 2007

La jeune Portugaise d’origine capverdienne Sarah Tavarès s’est fait connaître, encore ado, sur des plateaux télés en interprétant des gospels. Elle vient de sortir Balancé, un premier album déjà sacré disque d’or dans son pays, qui allie mélodies légères et swing enchanté, sans tomber dans la variété.

27-28/3 : Paris, Satellit Café

Marianne Faithfull, Cully : 29 mars 2007

La muse rock’n’roll Marianne Faithfull entonne d’une voix rauque, profonde et émouvante les chansons mélancoliques que lui ont inspirées les vicissitudes d’une vie à cheval entre trash et romantisme.

29/3 : Cully Jazz Festival, Chapiteau

Gianmaria Testa, Cully : 30 mars 2007 au 31 mars 2007

Avec son cinquième album Da Questa Parte Del Mare, le chanteur piémontais Gianmaria Testa offre une réflexion poétique sur le thème des « migrations modernes », un concept aussi nostalgique que puissant, qui s’en ressent tant dans son jeu que dans ses paroles, limpides et généreuses.

30/3 : Cully Jazz Festival, Next Step

Nik Bärtsch, Uri Caine, Malcolm Braff, Cully : 30 mars 2007

Les trois hommes font partie de ce qui se fait de plus intéressant dans le piano jazz d’aujourd’hui. Dans le groupe Ronin, le Suisse Nik Bärtsch fait sonner ses claviers analogiques dans ce qu’il nomme un « funk zen ». Malcolm Braff, célèbre barbu à l’improvisation presque mystique, rend ici hommage à Ligeti, compositeur classique, avec les cordes, percussions et cuivres de l’Ensemble Contretemps. Enfin le grand Uri Caine, qui vient de sortir un magnifique album où il reprend Mozart comme il l’avait fait avec Wagner et Mahler autrefois, viendra dévoiler ses étranges et splendides sonates revisitées.

30/3 : Cully Jazz Festival, Chapiteau

Jonas, Rocé, Oxmo Puccino, Cully : 31 mars 2007

Une soirée totalement dévouée au groove et aux bons mots avec le jeune rappeur genevois Jonas et son Taxi Brousse, qui tisse des liens entre la Suisse et l’Afrique, Rocé, le Français qui monte, avec son hip hop teinté de jazz et de poésie, et Oxmo Puccino & The Jazzbastards, qui présentera son dernier album à tendance cinématographique Lipopette Bar.

31/3 : Cully Jazz Festival, Chapiteau

Piers Faccini, tournée : 22 mars 2007 au 30 mars 2007

Le songwriter londonien Piers Faccini, en pleine ascension, explore les langueurs du blues du delta, s’inspire des mélodies lancinantes du blues africain, et suit les traces de la poésie désabusée de Nick Drake.

22/3 : Toulouse, 23/3 : Nantes, 24/3 : Trebry, 28/3 : Paris, La Cigale, 29/3 : Strasbourg, 30/3 : Amiens

Jacky Terrasson, tournée : 20 mars 2007 au 27 mars 2007

Le prestigieux pianiste de jazz Jacky Terrasson, signé sur le tout aussi prestigieux label Blue Note, est un des seuls Français à avoir séduit l’Amérique, en plus de son propre pays, où il est reconnu comme l’un des plus grands.

20-22 /3 : Schtiligheim, 24/3 : La Riche, 26/3 : Paris, Théâtre de l’Athénée Louis Jouvet, 27/3 : La Riche

Susana Baca, Fribourg : 31 mars 2007

« L’ange noir de la musique afro-péruvienne » va chercher dans les rythmes africains des accents caraïbes, qui font d’elle une presque anthologie du genre. Susana Baca et ses chansons, anciennes et traditionnelles, retracent et annoncent l’histoire de tout un peuple.

31/3 : Fribourg, La Spirale

Taraf de Haïdouks, tournée : 23 mars 2007 au 31 mars 2007

Entre 25 et 78 ans, les douze chanteurs et musiciens originaires de Roumanie sont connus pour être l’étendard d’une formidable exportation de la musique tsigane. Ballades acérées ou danses déchaînées, Taraf de Haïdouks fait la démonstration des superbes effusions balkaniques.

23/3 : Saint Chamond, 24/3 : Lons-Le-Saunier, 27/3 : Grasse, 30/3 : Reims, 31/3 : Beauvais

Elliott Murphy, tournée : 16 mars 2007 au 24 mars 2007

Il sortait son premier album il y a plus de 30 ans. Entré dans le palmarès des légendes du rock’n'roll, au même titre que Lou Reed ou Bob Dylan qui lui sont proches, Elliott Murphy n’est pas en reste, et sort cette année Coming Home Again, dans lequel sa guitare garde ses relents bluesy et mélodieux.

16/3, Paris, New Morning, 24/3 : Beauvais

Mayra Andrade, tournée : 9 mars 2007 au 23 mars 2007

Avec une musique aux consonances proches des tempos brésiliens, le premier album de jeune cap-verdienne Mayra Andrade la hisse d’ors et déjà au rang des plus grandes dames de la chanson du moment.

9/3 : Lyon, 11/3 : Carhaix Plouguer, 17/3 : Paris, La Cigale, 20/3 : Bordeaux, 23/3 : Reze

Terry Callier, Cully : 27 mars 2007

Terry Callier, soulman américain, a été redécouvert dans les années 90, grâce notamment à Gilles Peterson qui le signa sur son label Talkin’Loud. Massive Attack comprit aussi la valeur du monsieur en l’invitant sur son dernier album pour la magnifique chanson « Live With Me ». Sa voix de velours est sans pareille, ses chansons d’une composition d’orfèvre à la douce mélancolie.

27/3: Cully Jazz Festival, Next Step

Terry Callier, tournée : 29 mars 2007 au 31 mars 2007

Terry Callier, soulman américain, a été redécouvert dans les années 90, grâce notamment à Gilles Peterson qui le signa sur son label Talkin’Loud. Massive Attack comprit aussi la valeur du monsieur en l’invitant sur son dernier album pour la magnifique chanson « Live With Me ». Sa voix de velours est sans pareille, ses chansons d’une composition d’orfèvre à la douce mélancolie.

29/3 : Paris, New Morning, 30/3 : Feyzin, 31/3 : Arles

Sophie Hunger, Lausanne : 2 mars 2007

Sophie Hunger est une jeune Zürichoise qui commence à séduire son petit monde, même romand, tant avec ses chansonnettes folk en anglais qu’avec ses petites balades en Switzertütch. Arpèges de guitare, douceur incontestable, elle joue aussi le jeu du mystère en se dévoilant le moins possible…

2/3 : Lausanne, le Bourg

Method Man, Lausanne : 17 mars 2007

Membre du Wu Tan Clan fasciné de BD autant que de gros beats, mi-Pakistanais, mi-Burundais, Method Man touche à tout : cinéma, BO, collaborations prospères (RZA, Mary J.Blige, Redman) ou boulettes commerciales (Busta Rhymes). Le rappeur reste néanmoins l’un des personnages majeurs issu du hip hop des années 90, et continue de donner la ritournelle avec son 4e album solo, 4 :21 : The Day After.

17/3 : Lausanne, Les Docks

Eleni Mandell, tournée : 14 mars 2007 au 15 mars 2007

Sorti cette année, Miracle Of Five est déjà le 9e album d’Eleni Mandell, Californienne à la voix tendre, aux paroles parfois acides et au folk teinté tantôt de country, tantôt de pop simple, voire de mélodies klezmer. Armée de son inséparable guitare, la belle sait se faire suave, s’immiscer dans les bas-fonds et, gentiment, se faire un nom.

14/3 : Lausanne, Bleu Lézard, 15/3 : Berne, ISC

Gangbé Brass Band, Cully : 24 mars 2007

La formation haute en couleur réunit jazz et tradition béninoise. Gangbé Brass Band diffuse une énergie hors du commun, au son de ses cuivres, et rend, notamment, hommage à Fela Kuti dans la reprise « Remember Fela », toute fanfare dehors.

24/3 : Cully Jazz Festival, Chapiteau

Infinite Livez vs Stade : 30 mars 2007

Stade explore le jazz expérimental, l’électronique et le hip hop en compagnie d’invités de marque : Inifinite Livez, Foreign Beggars Crew et Schlomo. Ils tournent leur dernier album Art Brut Fe De Yoot, enregistré sur le coup, sans aucune postproduction, qui laisse la part totale à l’improvisation, sorti chez Big Dada.

30/3: Paris, New Morning

Dee Dee Bridgewater’s Malian Project, tournée : 10 mars 2007 au 31 mars 2007

La diva jazz Dee Dee Bridgewater s’est rendue au Mali, a rencontré Cheikh Tidiane Seck, et a monté et enregistré son Malian Project. Une rencontre entre le jazz et la musique mandingue.

10/3: Lyon, 21/3: Albi, 30-31/3: Paris, Bataclan

Dee Dee Bridgewater’s Malian Project, Cully : 26 mars 2007

La célèbre diva jazz Dee Dee Bridgewater s’est rendue au Mali, a rencontré la crème de la scène locale et internationale, et a monté, avec Cheikh Tidiane Seck ou Oumou Sangaré. son Malian Project. Une rencontre entre le jazz et la musique mandingue.

26/3 : Cully Jazz Festival, Chapiteau

Erika Stucky, Cully : 24 mars 2007

La Suissesse transporte le folklore national vers un au-delà encore indéfinissable parce qu’inédit. Erika Stucky travaille la tradition helvète comme d’autres celles américaines ou africaines… Sans oublier encore de saluer la pop mondiale. Sur scène, l’expérimentatrice accompagne son chant à l’accordéon ou aux percussions, entourée encore d’un trombone et d’un tuba.

24/3 : Cully Jazz Festival, Next Step

Jacques Schwarz-Bart, Cully : 24 mars 2007

Le saxophoniste marie rythmes gwoka et jazz, touchant au passage soul et afrobeat. Dangelo, Roy Hargrove, Meshell Ndegeocello ou Erykah Badu appellent Jacques Schwarz-Bart « Brother Jacques » lorsqu’ils le contactent pour une collaboration…

24/3 : Cully Jazz Festival, Chapiteau

Gaïa, Cully : 23 mars 2007

Retour de l’enfant prodige : l’harmoniciste Grégoire Maret, Genevois exilé à New York, revient en terres romandes avec son trio formé lors d’une rencontre de musiciens, autour de Meshell Ndegeocello, aux mêmes envies jazz funky.

23/3 : Cully Jazz Festival, Chapiteau

Stade feat. Infinite Livez & Joy Frempong, Fribourg : 9 mars 2007

Pierre Audétat et Christophe Calpini explorent dans leur projet Stade le jazz expérimental, l’électronique et le hip hop en compagnie d’invités de marque : Inifinite Livez, Foreign Beggars Crew et Schlomo. Soirée vernissage de Art Brut Fe De Yoot, album enregistré sur le coup, sans aucune postproduction, qui laisse la part totale à l’improvisation.

9/3 : Fribourg, Fri-son (vernissage) 10/3: Vevey, Guinguette

Format A’3, Genève : 10 mars 2007

Batterie, boîtes à rythmes, contrebasse, piano et claviers divers, tous passés aux cribles des effets, créent cassures et déséquilibres tout en gardant un grand sens de la composition. Format A’3 présente joue son nouveau disque, Pirate, une petite merveille à relents rock’n’roll.

10/3 : Genève, AMR

Biréli Lagrène, Cully : 25 mars 2007

Le guitariste gitan n’a de cesse de se renouveler, restant toujours fidèle au jazz. Et lorsque Biréli Lagrène revisite les standards du maître Django, c’est toujours avec sa patte personnelle, qu’il impose au travers d’improvisations.

25/3 : Cully Jazz Festival, Chapiteau

Colin Vallon trio, Grenoble : 28 mars 2007

Le jeune pianiste Colin Vallon peut prétendre au statut d’étendard d’une scène suisse trop peu exposée. Son album, Les Ombres, sorti en 2005 sur Unit Records, fait état de ses talents techniques, ainsi que d’un point de vue artistique déjà très personnel.

28/3 : Grenoble, Jazz Festival

Colin Vallon trio, Cully : 23 mars 2007

Le jeune pianiste Colin Vallon peut prétendre au statut d’étendard d’une scène locale trop peu exposée. Son album, Les Ombres, sorti en 2005 sur Unit Records, fait état de ses talents techniques, ainsi que d’un point de vue artistique déjà très personnel.

23/3 : Cully Jazz Festival, Chapiteau

Omar Sosa, Lausanne : 18 mars 2007

Au confluent des courants latino et jazz, Omar Sosa poursuit son travail de synthèse des musiques afro, entre hip hop, gnawa et culte yoruba… Et jazz bien sûr. Le pianiste peut être tenu pour un grand rénovateur de la musique cubaine.

18/3 : Lausanne, les Docks

Dominique A & Fauve, Lausanne : 22 mars 2007

Chanteur à l’indolence intelligente, Dominique A divulgue ses chansons au spleen caustique. La première partie de la soirée va au songwriting du Lausannois Fauve, et la simple beauté de ses chansons sophistiquées, qui détournent parfois la bossa nova ou le boléro de Ravel.

22/3 : Lausanne, le Romandie

Cibelle, tournée : 14 mars 2007 au 18 mars 2007

La paolista réhausse ses tactiques mélodiques pop, empruntées à la bossa nova, de stratégies électroniques. Cibelle a su devenir une figure incontournable de la musique brésilienne populaire contemporaine grâce à sa fine écriture et à sa voix polyvalente.

14/3 : La Chaux-de-Fonds, l’Heure Bleue, 16/3 : Lausanne, les Docks, 18/3 : Berne, PZK

Rokia Traoré, tournée : 14 mars 2007 au 24 mars 2007

Détentrice de la tradition de son Mali natal, la jeune Rokia Traoré lui rend hommage au gré d’un songwriting intelligemment cosmopolite, porté par le chant de caractère de celle qui n’en manque pas.

14/3 : Arles, 16/3 : Agen, 17/3 : Merignac, 20/3 : Orléans, 21/3 : Angers, 23/3 : Herouvilles-Saint-Clair, 24/3 : Lille

The Books, Paris : 17 mars 2007

Proche d’une esthétique concrète, le duo fait sien l’art du collage sonore. Les New-Yorkais de The Books font se chevaucher de fins maillages musicaux qui titillent aussi bien l’émotion que l’intellect. Leurs recyclages sont atmosphériques sans oublier d’être mélodiques.

17/3: Paris, INA