avril, 2007

M, Amadou et Mariam, Tiken Jah Fakoly et K’naan réunis

Une news qui sent le réchauffé, mais qui vaut par sa haute teneur en camaraderie. Réunis autour du festival Paris-Bamako de 2006, M, Amadou & Mariam, Tiken Jah Fakoly, K’naan et Lea Bulle se retrouvent pour un morceau qui porte gaillardement bien son titre: “C’est le bonheur”. La chanson est disponible sur la compilation Nova Tunes 1.5, ou en single deux versions à la Fnac… Pour se mettre en apétit, une petite vidéo qui donne un apercu de la rencontre, qui laisse largement poindre la musique.

“C’est le bonheur”:

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Retour sur les meilleurs albums de 2006: que du bon

Chaque année, le Shortlist Music Prize va à un artiste dont le succès commercial n’est pas à la hauteur des qualités artistiques. Pour ce sixième rendez-vous, parmi les juges, ont trouve: Franz Ferdinand, Sufjan Stevens, Wayne Coyne des Flaming Lips, Ronnie des Killers, Panic! At The Disco, KT Tunstall, Gary Lightbody de Snow Patrol…

Les dix finalistes sont:

  • Band Of Horses, Everything All The Time
  • Beirut, Gulag Orkestar
  • Bonnie “Prince” Billy, The Letting Go
  • Cat Power, The Greatest
  • Girl Talk, Night Ripper
  • Hot Chip, The Warning
  • Joanna Newsom, Ys
  • Regina Spektor, Begin To Hope
  • Spank Rock, YoYoYoYoYo
  • Tom Waits, Orphans-Brawlers, Bawlers and Bastards

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film: le festival documentaire Visions du Réel en musique

Magic Radio, film sur les radios libres au Niger, présenté au festival du documentaire Vision du Réel (Nyon, Suisse), est à nouveau projeté au Bourg de Lausanne demain et sera suivi de la performance de deux rappers: ZM et Fan Flex.

S’intéressant à l’explosion des radios libres au Niger, Magic Radio montre leur importance dans un pays où la majeure partie de la population est illettrée. Luc Peters et Stéphanie Barbey, les deux réalisateurs suisses, s’en donnent à cœur joie. Conseils de beauté ou d’hygiène de vie, discussion conjugale hebdomadaire par un groupe d’hommes hilarants, émissions éducatives pour enfants: chaque émission montre à quel point l’approche africaine est radicalement différente de l’occidentale, qu’elle soit touchante, drôle ou tragique.

Conséquence de cette libéralisation des ondes nigériennes, un mouvement de rap (on parle de près de 300 groupes) s’est constitué. Parmi eux Fan Flex et surtout ZM, première femme rappeuse d’Afrique de l’Ouest. Le flow fluide, sereine, ZM a une mission: parler aux femmes et pour les femmes, histoire de faire avancer les mentalités… Son morceau “Femme rurale” justifie à lui seul d’aller voir le film et de l’écouter en concert ce mardi au Bourg à Lausanne.

Autre genre, autre ambiance, le réalisateur Mika Kaurismäki a choisi pour interprète principal de son documentaire Sonic Mirror le batteur de jazz Billy Cobham. Son postulat: démontrer en passant du Brésil à un centre pour autistes en Suisse et concert symphonique en Finlande que la musique est le véhicule d’une puissance supérieure, un outil de communication possible même lorsqu’on est en présence d’un traumatisme psychologique, ou d’une situation sociale sans issue. Un projet ambitieux dans lequel Kaurismäki se perd, mais qui vaut qu’on s’y arrête pour une scène finale d’anthologie. Images et sons d’un défilé de tambourinaires brésiliens alternent avec des extraits d’un concert de Billy Cobham devant un parterre d’autistes. Peu à peu la bande son de l’école de samba devient l’unique fond sonore des deux scènes et les mouvements des autistes dansant sur cette musique qu’ils n’entendent pas bouleversent.

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PROJECTION ET CONCERT

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Documentaire sur l’impact politique des Clash, de Manu Chao…

Un version cinématographique du livre Let Fury Have The Hour est en travail. Son auteur, Antonino d’Ambrosio, est également le réalisateur du film, qui se penche sur l’impacte politique de groupes récents. Dans l’idée d’éviter les démonstration classiques de la force subversive d’artistes comme Woody Guthrie, ou Dylan, le documentaire aborde les conséquences des propos artistiques tenus par les Clash, Manu Chao ou encore Rachid Taha… Sans date de sortie encore, le film, produit par l’acteur Tim Robbins, devrait pourtant être diffusé dans le courant de l’année électorale aux USA. La B.O. contiendra des titres de Chuck D, Mos Def, Moby, Ted Leo ou Ben Gibbard, de Death Cab For Cuttie.

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Kanye West, Pharrell, Bryan Ferry: hommage à Diana

Pour célébrer tout à la fois l’anniversaire des 46 ans de la Princesse Diana et les dix ans de sa mort, famille et amis ont mis sur pied un événement à la hauteur du mythe: le 1er juillet, le stade de Wembley accueillera le Concert for Diana. Sur scène, un gotha bigarré: Kanye West, Pharrell Williams, Bryan Ferry, Lily Allen, Duran Duran, Elton John, Rod Steward… Le bénéfices de l’événement iront à des oeuvres de charité.

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Feist

PHOTO: MARY ROZZI

La Canadienne revient cette semaine avec un deuxième album, The Reminder, qui fait honneur à une patte personnelle autant qu’à des goûts sûrs. Ses dix disques favoris rendent compte d’un univers qui trouve sa cohérence entre douceur soul et envies d’ailleurs


The Cure Kiss Me Kiss Me Kiss Me. Je l’ai volé à la bibliothèque municipale quand j’avais douze ans et je n’ai pas arrêté de l’écouter pendant dix ans. Un torrent de souvenirs d’enfance très importants pour moi en surgit.

Mocky Are And Be. C’est un appel venu de l’underground qui fait du plein avec le vide et pousse à danser et à se réunir.

Marvin Gaye Here, My Dear. C’est l’ultime album sur les relations amoureuses. Aussi doux que la première fois que tu rencontres l’amour, aussi amer que la dernière.

Etta James The Sweetest Peach. Elle débute seule pour déchirer cette ballade, puis invite tout le monde sur les tables. On croit à la moindre de ses syllabes.

The Apostle Of Hustle Gleaning. Mon disque préféré depuis longtemps, sorte de rencontre entre Barcelone et La Havane. Comme quelque chose venant du plus profond de ton corps, suivant le rythme du pouls quand tu dors ou quand tu te bats.

The American Folk Anthology Des photographies sonores… Après une dure journée de travail, des chaises qui grincent et des vieux qui chantent et jouent sur des instruments faits maison.

Pretenders The Best Of. Chrissie Hynde n’a pas besoin d’explication.

The Constantines Shine A Light. Bry Webb est le meilleur chanteur sur terre. J’ai écrit la chanson “Let It Die” en songeant à un duo avec lui qui ne s’est malheureusement pas fait.

Gonzales Solo Piano. C’est le croisement entre les compositeurs français impressionnistes (Ravel), la soul du piano américain (Nina Simone) et le piano désaccordé des films muets.

Juana Molina Segundo. Comment sonne une fille avec un quatre-pistes en Amérique du Sud.

Publié en 2004 dans le magazine Vibrations

A LIRE

ALBUM

  • Feist, The Reminder (Polydor/Universal)

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Plaisirs coupables: l’indie américaine reprend des tubes “honteux”

Engine Room Recordings enjoint certains des plus grands noms de l’indie américaine à déclarer leurs amours secrètes. La compilation Guilt By Association paraît le 7 août, et fait défiler les reprises les plus délectables. A qui choisit de s’associer Jim O’Rourke? Mike Watt? Trois titres, Will Oldham qui reprend “Can’t Take That Away” de Mariah Carey, Devendra Banhard “Don’t Look Back In Anger” d’Oasis et Petra Haden “Don’t Stop Believing” de Journey, sont en écoute sur le myspace du projet.

Les plaisirs coupables:

  • Jim O’Rourke/”Viva Forever” (Spice Girls)
  • Mike Watt/”Burning For You” (Blue Oyster Cult)
  • Money Mark/”Love’s Theme” (Love Unlimited Orchestra)
  • Superchunk/”Say My Name” (Destiny’s Child)
  • Luna/”Straight Up” (Paula Abdul)
  • The Concretes/”Back For Good” (Take That)
  • Porter Block/”Breaking Free” (High School Musical)
  • Casey Shea/”Chop Suey” (System of a Down)
  • Mark Mulcahy/”From This Moment On” (Shania Twain)
  • Mooney Suzuki/”Just Like Jesse James “(Cher)
  • Goat/”Sugar We’re Going Down” (Fall Out Boy)
  • Geoff Farina/”Two Tickets To Paradise” (Eddie Money)

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Retour des Bad Brains, produits par Adam “MCA” Yauch

Le groupe mythique de reggae-dub-rock fait son grand retour le 26 juin, avec un album à paraître sur Megaforce Records. Build A Nation est le fait de la formation originale, et pas moins de dix ans après leur dernière apparition discographique, se paie le luxe d’une production du Beastie Boy Adam “MCA” Yauch. Le disque retranscrirait la veine live des Bad Brains.

TRACKLIST:

  • Give Thanks And Praises
  • Jah People Make The World Go Round
  • Pure Love
  • Natty Dreadlocks ‘pon The Mountaintop
  • Build A Nation
  • Expand Your Soul
  • Jah Love -Let There Be Angels (Just Like You)
  • Universal Peace
  • Roll On
  • Until Kingdom Comes
  • In The Beginning
  • Send You No More Flowers
  • Peace Be Unto Thee

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Reconversion à Broadway pour LL Cool J

Le journal New York Post annonce le nouveau projet du rapper old school: il aurait l’intention de monter sur les planches de Broadway pour jouer Brick, rôle principal de “La chatte sur un toit brûlant”, pièce de Tennessee Williams. La production serait dirigée par Debbie Allen, qui a déjà travaillé avec LL Cool J sur le sitcom “In The House”. Dans l’actualité du rapper, on attend toujours la sortie de son 13ème album solo, Todd Smith Pt. 2: Back To Cool, produit par 50 Cent et son dernier à paraître sur Def Jam, annoncé pour cette année.

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vidéo: les sirènes de Dizzee Rascal

DESSIN: ALEX POINTET

Le prochain album de Dizzee Rascal est d’ores et déjà annoncé dans la presse britannique (sérieuse) comme “le meilleur disque de hip hop anglais de tous les temps”. A écouter ce premier extrait, on salive déjà

Imaginez “Sound Of Da Police” de KRS One version East London. Le champion du grime (cette version anglaise du hip hop gangsta), le jeune et turbulent Dylan Mills alias Dizzee Rascal, n’a que 22 ans. Il joue dans “Sirens”, le premier extrait de l’album, les fuyards paranos dans une mise en scène visuelle sublime. On le voit poursuivi par des chasseurs à cheval, corne de brume en fond sonore, dans les rues mal famées de Londres. Petit détail amusant, le film n’a pas été tourné en Angleterre, mais en Roumanie…

Celui qui a gagné le Mercury Prize pour son premier album Boy In Da Corner est devenu une authentique star du bitume londonien. En 2004, sur l’île chypriote de Ayia Napa (alors le refuge favori de la scène garage), Dylan Mills s’est fait attaquer de quatre coups de couteaux dans la poitrine. Cinq centimètres plus à gauche, et il devenait le premier martyr de la nouvelle scène urbaine anglaise. Le rapper a également défrayé la chronique à travers sa relation amour/haine avec Wiley, l’autre prétendant à la couronne du grime. Ce dernier sort son nouvel album le même jour que celui de Dizzee et débute par une “lettre” dans laquelle il règle ses comptes avec son ex-ami.

Maths & English, le troisième album de Dizzee Rascal, risque bien d’éclipser celui de Wiley. Vibrationsmusic.com ne l’a pas encore écouté, mais on sait qu’il contient des duos avec The Arctic Monkeys, Lily Allen et le producteur de drum’n’bass Shy FX. Il a été réalisé par son mystérieux compère Cage et ne devrait pas décevoir ses fans, tout en en gagnant d’autres par son éclectisme. Le très sérieux Observer Monthly lui a déjà consacré sa couverture en avril. Un long article dans lequel le journaliste annonce “un triomphe artistique”.

ALBUM

  • Dizzee Rascal, Maths & English (XL/Beggars Banquet) Sortie le 4 juin

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CONCERT

VIDEO

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Wanted: votre avis sur le concert de Bob Dylan

Je n’ai pas pu voir Bob Dylan sur sa tournée 2007… Et les critiques qui me sont venues aux oreilles sont tout à fait disparates. Profitez de notre espace de commentaire au bas l’article pour me faire savoir ce que vous en avez pensé!

L’heure est aux 90’s: retour de Dinosaur Jr et Sebadoh

On le sait, et on attend. Dinosaur Jr publie un album qui vient donner suite à Bug, daté de 1988: Beyond sort à la fin du mois. Pour patienter, une vidéo, celle de “Been There All The Time”, titre aux prétentions justifiées… Le trio original y fait ce qu’il sait faire le mieux: jouer en live. Le lieu de tournage du clip dirigé par Matt Dillon n’est pas choisi au hasard, puisqu’il s’agit de la cave de Sonic Youth (Thurston Moore fait une apparition, tout comme Coco Hailey Gordon Moore). Dans l’actualité toujours, le bassiste de Dinosaur Jr, Lou Barlow, est célébré pour son projet à lui tout seul (enfin, au trio dont il est l’âme): le label Domino ressort le premier album du groupe, The Freed Man, le 10 juillet. Avant réservé au platines disques et cassettes, l’album de 1989 compte pas moins de 52 titres. Sebadoh, en bonne forme semble-t-il, s’est reformé pour une tournée américaine qui vient de se terminer

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John Cale et Franz Ferdinand reprennent LCD Soundsystem

Le 21 mai, LCD Soundsystem se paie un coup de frime en publiant un single (DFA/EMI), “All My Friends”, qui porte bien son titre: le morceau tiré de Sound Of Silver paraît en deux versions 45-tours distinctes: l’une voit Franz Ferdinand, produit par Erol Alkan, reprendre le titre, l’autre invite John Cale à faire de même. Sur le premier disque, la face B consiste en un hommage de LCD Soundsytem à Joy Division, qui lui emprunte “No Love Lost”. Sur la version CD du single, l’interprétation de Franz Ferdinand et un titre inédit, “Freak Out/Starry Eyes”.

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Nouvelle Vague en concert ce soir: CD live à chaud

Le Grand Rex, à Paris, accueille ce soir un concert de Nouvelle Vague, et abrite une bien bonne idée (déjà exploitée auparavant par certains acteurs plus confidentiels, dont Joseph Arthur, entre autres): l’enregistrement du concert sera en vente dès la fin de la performance. Le disque, sous forme de CD sérigraphié, sera disponible avec une pochette créée spécialement pour l’événement. Les rappels, et des bonus inédits, seront accessibles aux acheteurs du CD dès le lendemain, par téléchargement.

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rock: Les jeunes Américains de David Bowie réédités

PHOTO: STEVE SCHAPIRO

Suite des rééditions deluxe de la discographie du Thin White Duke avec Young Americans, son album soul, pailleté et luxueux

Entre le glam aux guitares hirsutes et la froide new wave berlinoise d’Eno, David Bowie s’offre un improbable interlude soul. Comme le caméléon est génial, cet épisode symbolisé par Young Americans qui sort en mars 75 est tout sauf un anecdotique caprice de star. Est-ce vraiment un hasard? A 28 ans, la star est toujours au fond d’elle-même le mod d’antan: mod un jour, mod toujours! Mais si la soul music est donc dans ses gênes, c’est avec Young Americans qu’il s’ose enfin noir!

A Philadelphie, le duo Gamble et Huff, qui projette alors soul et funk dans l’ère de la consommation de masse, construit le pont qui les verra basculer vers le disco. Mais David Bowie ne se contentera pas de plagier ce Philly sound. Il s’entoure de dompteurs de groove avec en tête de gondole le sax sucré et écorché comme il faut de David Sanborn et la guitare rythmiquement implacable de Carlos Alomar (Myspace). Produit par le fidèle Tony Visconti, entre les studios Sigma Sound de Philly et Electric Lady de New York, il met en boite une soul sophistiquée, portée par des choristes 5 étoiles.

Langoureux (”Win”), marathon et sexuel (”Fascination”), sale et funk (”Fame” avec John Lennon), il love sa voix faussement fragile dans ces recoins moites mais toujours luxueux. L’album marquera une génération d’Anglais qui tentera de toucher durant les 80’s le rêve de cette blue-eyed soul, cette plastic soul que cette énième métamorphose de Ziggy venait d’inventer. Sur le DVD de cette édition des versions audio remixées par Visconti en 5.1 et deux extraits vidéo du Dick Cavett Show avec un Bowie speed mais impérial.

ALBUM

David Bowie, Young Americans (EMI)

SITES

ACTUALITE

  • Livre: David Bowie et le rock dandy, par Loïc Picaud, 159 pages. Collection: Gilles Verlant présente/Editions: Presses de la Cité

  • Béatrice Ardisson et sa collection obsessionnelle: reprises par Yann Thiersen, My Divine Comedy, Arno, Emilie Simon… Bowiemania (Ardisong/Naïve)

VIDEO

“Young Americans” au Dick Cavett Show en 1974

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Sigur Ros en DVD, livre, B.O et version acoustique

Les Islandais sont en passe de se faire déferlante. Leur actualité se décline en livre, DVD et sorties audio à ne pas manquer. Côté librairie, le 1er juin sort une collection de photographies, interviews et réflections (In a Frozen Sea: A Year With Sigur Rós) collectées lors d’une tournée du groupe par Jeff Anderson, partie prenante de la parution bi-semestrielle Artist in Residence. En juillet sort le DVD du documentaire de Olafur Sweinsson, Hlemmur, qui sera accompagné par la B.O. composée par Sigur Ros. En août, c’est un EP dont on ne connaît pas encore le titre qui prendra sa place dans les magazins de disques. En octobre sort un DVD d’enregistrements live piqués lors de leur tournée de 2006 en Islande, tout comme, mieux encore, un album entier de musiques acoustiques. Finalement, début 2008, on pourra s’offrir un box CD et DVD de Odin’s Raven Magic, une pièce orchestrale qui reprend un poème du Moyen-Age.

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50 Cent fait appel aux producteurs poids lourds

Contrairement à ses habitudes, l’un des plus gros vendeurs de disques au monde a fait appel à des producteurs autres que seulement Dr Dre et Eminem – qui sont tout de même aux manettes du disque à paraître le 25 juin prochain, Curtis. Sur ses deux premiers disques, il avait aussi aidé à faire connaître des nouveaux venus. Cette fois ci, il se tourne vers les grosses machines de l’industrie: il a arpenté les studios avec Kanye West et Pharrell Williams (ce qu’il en ressort: mystère), a obtenu des beats de Swizz Beats et des musiques de will.i.am et Polow Da Don. En plus du allstars de producteurs, des invités de luxe: Mary J Blige, Robin Thicke, Justin Timberlake, Akon et Nicole Scherzinger des Pussycat Dolls.

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Russell Simmons bataille contre les insultes dans le rap

Russell Simmons et le Hip-Hop Summit Action Network ont pris position, hier, sur la censure de mots insultants courant dans le rap. Ils enjoignent les maisons de disques et les distributeurs à censurer les grossièretés misogynes et raciales, telles que “bitch”, “ho” et “nigga”. Est encore préconisée la mise sur pied d’un organe de contrôle, qui consisterait de cadres de l’industrie du disque, et qui édicterait des lignes de conduite à suivre. L’idée de l’organisation de forums de discussion entre artistes et fans et protagonistes de l’industrie est encore soulevée, dans l’idée d’instaurer un dialogue et des changements positifs…

punk: The Slits, une brèche toujours d’actualité

PHOTO: JOEL VACHERON, The Slits, Denmark St., Londres, avril 2007

Figure du proue de la scène punk des années 70, le groupe féminin s’est reformé récemment autour de deux membres originaux, la bassiste Tessa Pollitt et Ari Up. Rencontre avec la chanteuse au dreadlocks, accompagnée par deux nouvelles recrues, avant leur tournée française

Comment avez-vous occupé votre temps depuis la séparation du groupe en 1981?
Ari Up: En ce qui me concerne, je désirais avant tout quitter Londres et l’Europe pour retrouver un style de vie véritablement tribal. Avec les Slits, nous vivions vraiment comme une tribu et je pense, de manière générale, que cet état d’esprit s’est largement perdu tout au long des années 90. Dans un premier temps, je suis partie vivre au Belize, puis dans la jungle de Bornéo. Actuellement, je vis entre la Jamaïque et New York.
Trente ans après le début des Slits, comment parvenez-vous à conserver l’énergie punk des débuts?
Anna Schulte: Même s’il n’est généralement pas présenté comme tel, The Slits a toujours été un groupe à géométrie variable. Du même coup, il ne s’agit pas uniquement d’un comeback, à travers lequel on rejouerait simplement les anciens morceaux, mais il s’agit plutôt de continuer dans le même esprit en produisant de nouvelles compositions.
Ari Up: Les Slits, c’est une révolution qui doit être continuée.
Vous sentez-vous partie prenante du revival punk rock qui secoue l’Angleterre en ce moment?
Nadiya: Je pense que nous n’avons rien à voir avec ce revival qui est, en grande partie, essentiellement esthétique. Loin des codes vestimentaires uniformisés et des clichés en tous genres, on essaie de privilégier une approche véritablement créative.
Ari Up: Notre public est très hétéroclite et recouvre plusieurs générations. Il ne s’agit pas nécessairement d’amateurs de punk rock. De plus, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, l’accueil qu’on nous a réservé en Angleterre est beaucoup moins chaleureux qu’en Australie, aux États-Unis ou au Japon. Ici, du côté de l’industrie et des médias, on ne reconnaît pas vraiment notre contribution. Je pense qu’on devrait directement miser sur Hollywood!

DISQUE

  • The Slits, Revenge Of The Killer Slits (maxi single) (S.A.F.)

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A VOIR

Aujourd’hui: un live donné pour Fox Rox en 2006, “Kill Em With Love”, tiré du maxi single Revenge Of The Killer Slits.

Hier: les Slits se reformaient déjà, pour “Earthbeat”, single paru sur l’album de 1981 Return Of The Giant Slits.

CONCERTS

  • 24/4: Brest, La Carène
  • 25/4: Nantes, L’Olympic
  • 26/4: Paris, La Maroquinerie
  • 27/4: Tourcoing, Le Grand Mixe

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Madlib mixe la soul de Motown: podcast gratuit

Le site du label Stone Throw nous a habitués à des podcasts de qualité supérieure. Mais le label frappe ici un grand coup, en invitant le producteur chouchou Madlib à mixer les grooves de la Motown: un podcast qui enchaîne les bons plans, musiques et répliques, une heure de “radio” comme on en rêve. A télécharger sur iTune à partir du site stonethrow.com.

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La B.O. du film de Ethan Hawke fait fort

L’acteur réalise un film tiré de son propre roman, The Hottest State. Connu pour être un connaisseur, Ethan Hawke donne dans la B.O. prometteuse: le collaborateur de Norah Jones et Bright Eyes Jesse Harris a composé tous les titres, et fait appel à des grands noms pour leur donner la vie: Bright Eyes et Norah Jones évidemment, Cat Power, Feist, M. Ward, The Black Keys, Willie Nelson et Emmylou Harris. Aucne date de parution de la B.O. n’est encore fixée, et le film sortira en salles à New York et Los Angeles fin août.

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Un live de El-P en podcast sur Spinner.com

Le blog américain Spinner.com, branchouille et rigolo, a obtenu un live du producteur génie El-P: version filmée, et audio seulement (téléchargeable). Le producteur de Compagny Flow, et meneur du label Def Jux, y joue les morceaux “Smithereens (Stop Crying)”, “The Overly Dramatic Truth”, et “Poisenville Kids No Wins/reprise”. Le site propose encore une interview qui raconte le nouvel album de El-P: I’ll Sleep When You’re Dead.

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film: Bob Dylan en tournée, ce soir et au printemps ‘65…

En concert ce soir à Bercy et mercredi à Genève, Bob Dylan a encore un pied en 1965. Et ce grâce à la parution aujourd’hui d’un coffret DVD, qui prolonge un documentaire exemplaire de D.A. Pennebaker par un moyen-métrage inédit

C’est encore avant l’ère de l’électricité. Celle des guitares s’entend. Les énergies qui relient Bob Dylan à son audience de la tournée anglaise de 1965 sont elles par contre effectivement sous haute tension. Pour preuves confondantes, les nombreuses scènes, dans Don’t Look Back et 65 Revisited, de rencontre du meneur de la révolution folk de l’époque avec des nuées de fans chevelus, tout jeunes, transis. Que dire à son idole? Que dire qui plus est à une idole qui est le détenteur d’une force rhétorique inouïe, inédite? Le droit de voir le concert depuis les coulisses? On n’y croit pas. Puis on y croit. Alors on est transi.

D.A. Pennebaker, réalisateur du film anthologique Don’t Look Back et d’un moyen-métrage, 65 Revisited, qui le prolonge et complète le DVD box qui sort aujourd’hui, suit Bob Dylan sur les routes de Grande-Bretagne en 1965. D’une parfaite cohérence, les deux films renvoient l’image d’une toute jeune vedette qui se bat, lutte et bataille contre son image de nouveau messie. Les scènes qui portraiturent les moments suspendus de rencontre du héros malgré lui avec une génération adolescente qui se découvre une identité ne sont que ponctuation.

Les deux documentaires regardent Bob Dylan, et plongent aussi dans les regards de gens qui le regardent: Joan Baez, le producteur Tom Wilson, l’artiste protéiforme Bob Neuwirth, l’âme des Animals Alan Price, la jeune révélation Donovan, l’éthérée Nico, un Allen Ginsberg fugace, le manager Albert Gossman et, au loin, les Beatles… Et les pauvres journalistes, charpie en devenir, qui jamais n’ont pu suivre la superbe intransigeance de l’artiste. Des scènes de ce noir-blanc de l’immortalité qui soulignent le mythe d’un homme serait le premier à le contester… Reste les séquences live. Une guitare, un harmonica, une poursuite. Un micro. Et ces chansons aux fulgurances propres à cisailler des plans-séquence, à créer la tension des idées dans le calme des images.

65 Revisited sort aujourd’hui. Des chutes de Don’t Look Back (ce dernier est sous-titré en français, ce que le premier n’est pas). L’ambiance est intacte, l’approche cinématographique forcément identique. Des scènes prises sur le vif, des rencontres improbables… Et le cadeau de séquences live inédites, en plus grand nombre que dans le documentaire d’époque (plus, en bonus dans le coffret, cinq titres en audio pour la première fois dans leur entier). Pour séquence finale, pour pure gourmandise, une version alternative du clip de “Subterranean Homesick Blues”: effeuillage des mots de la chanson dans une ambiance surréaliste qui ne parvient pas, évidemment, à dérider le Bob Dylan pince-sans-rire de 1965.


Questions à D.A. Pennebaker, réalisateur des deux documentaires sur Bob Dylan, et de nombreux autres portraits de musiciens

Vous avez filmé de nombreux artistes. Quel genre d’esthétique cinématographique Bob Dylan appelle-t-il?
Je me suis dit que filmer Dylan nécessitait des gros plans fréquents, comme un montage minimal, avec de longs plans-séquence. Toutes les personnes présentes autour de Dylan devaient être filmées de manière synchronisée, pour saisir leurs réactions face à lui.
Bob Dylan est dur avec la presse. Quel genre de contact aviez-vous avec lui?
On s’entendait très bien, et ma caméra bricolée attisait sa curiosité. A côté de ça, il n’a jamais remis en question ma démarche, mais ne faisait par ailleurs aucune suggestion.
Pourquoi sortir 65 Revisited maintenant, et pas 20 plus tôt?
Il y a 20 ans, il aurait été difficile de distribuer le film, parce qu’il est trop court et inconsistant pour être projeté en salle. Il aurait été trop cher de le rendre diffusable. Maintenant, il y a le DVD.
65 Revisited contient plus d’enregistrements de concert que son prédécesseur.
Quand Don’t Look Back a été tourné, Dylan chantait ces chansons à ses concerts, et ses disques étaient disponibles. Ces interprétations sont entrées dans l’histoire, et rien ne sera plus pareil. Alors il m’a semblé qu’elles accompagneraient bien le film de 65.
Pourquoi suivre Dylan en 65? Pourquoi ce film à cette période?
Je l’ai fait quand je l’ai fait, parce que Dylan et son manager, Albert Grossman, m’ont invité à les suivre en tournée. Je ne connaissais par vraiment Dylan avant. Pourquoi ils me l’ont demandé, je ne l’ai jamais vraiment compris, mais je savais que je devais le faire.
Beaucoup de “personnages” hantent les deux films (Joan Baez, Tom Wilson, Alan Price, Bob Neuwirth, Donovan… les Beatles): pourquoi ne pas les mettre plus en lumière?
Est-ce que le chat qui voit tout peut vous dire ce qu’il voit?
Etes-vous parvenu à dépasser le personnage “fictionnel”, le mythe?
Qui peut le dire? Parfois oui, parfois non.
Qui choisiriez-vous d’immortaliser parmi les artistes contemporains?
Je ne pense pas être capable d’immortaliser qui que ce soit. C’est à eux-mêmes de s’en charger. Mais j’aurais plaisir à filmer quelqu’un comme Tom Waits ou Leo Kotke. Ou même Sting. Simplement parce qu’ils n’ont jamais été bien filmés – ou peut-être que ça m’a échappé. Ou peut-être encore un orchestre de rue de Buenos Aires, qui passent leur temps dans la ville. Ils sont bons et ne font pas semblant.

A VOIR

  • Un extrait de 65 Revisited: “It Takes A Lot To Laugh, It Takes A Train To Cry”, Bob Dylan au piano. (Pour les curieux, Don’t Look Back en pièces détachées sur www.youtube.com…)

DVD

  • D.A. Pennebaker, Bob Dylan, Don’t Look Back 65 Tour Deluxe Edition (Sony BMG)

SITES

CONCERTS

  • 23/4: Paris, Bercy

  • 25/4, Genève, Arena

  • 29/4: Zürich, Hallenstadion

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Cesaria Evora

La “diva aux pieds nus” enfile ses bottes de sept lieues pour une tournée qui passe par la France et la Suisse. Dans ses bagages, une discographie qui fait elle aussi le tour du monde, avec escale à Neverland…

Angelica Maria Box Set. Le coffret regroupant ses quatre meilleurs albums. Nous nous connaissons depuis un petit moment. Nous sommes vraiment devenues amies en 1994 lors d’un concert à Sao Paulo où nous avons chanté ensemble, avec en plus Caetano Veloso. Sa voix est magnifique, et la femme merveilleuse.

Marisa Monte A Great Noise. Je n’ai découvert sa musique que récemment et j’ai tout de suite été emballée. Nous nous sommes rencontrées lors d’une de mes tournées au Brésil: Marisa voulait me voir, elle est venue à un de mes concerts. Nous nous sommes ensuite retrouvées lors de l’Exposition Universelle de Lisbonne où nous avons chanté ensemble.

Caetano Veloso Prenda, Minha. Notre première rencontre, c’était pour la compilation Red Hot & Rio en 1986 où nous chantions en duo sur “E Precisco Perdoar”. Il était temps qu’on se rencontre: chacun était fan de l’autre! J’aime beaucoup ce disque parce que Caetano y chante en espagnol des standards et des boléros.

Edith Piaf Edith Piaf. Quelles sont mes chansons préférées? C’est difficile à dire: je ne retiens aucun titre… Mais je connais bien Edith Piaf. Elle passe souvent à la radio au Cap Vert. Ce qui m’a captivée chez elle, c’est sa voix. Elle arrive à y faire passer des émotions universelles.

Charles Aznavour Autobiographie. Chez lui, c’est l’orchestration des morceaux qui m’éblouit. Il n’est pas étonnant que je connaisse sa musique: Aznavour est populaire à travers le monde entier.

Amalia Rodriguez Fado Portugese. Elle était venue chanter au Cap Vert s’arrêtant juste au port où j’habite. Mais comme c’était au temps du régime colonial, je n’ai pas pu l’approcher: la police ne nous laissait pas passer. Il y a des similitudes entre ma morna et son fado, mais également une différence de taille: la morna se danse!

The Beatles The 20 Greatest Hits. J’aime la pop music, eux ou Elton John. Les Beatles, on n’entendait que ça au Cap Vert à la fin des années 60.

Salif Keita Seydou Bathili. Il y a des similitudes entre sa musique malienne et la mienne dans le sens où les instruments et les rythmes africains sont souvent identiques à ceux du Cap Vert. Ce qui différencie les deux musiques, ce sont les paroles et le chant. Comme autres Africains, j’aime aussi beaucoup Youssou N’Dour, Manu Dibango et Bonga.

Bonga Angola. Nous sommes amis depuis longtemps. Bonga est un chanteur angolais qui est très attiré par la musique cap-verdienne. Et moi, je connais pas mal l’Afrique puisque j’ai déjà fait des tournées là-bas.

Michael Jackson Thriller. Comme Prince, pour son énergie sur scène! En fait, je ne l’ai jamais vu en concert, mais à la télévision. Il faut dire que quand je voyage aux Etats-Unis, je ne rencontre pas vraiment ces gens-là. Par contre, Madonna, que j’aime beaucoup aussi, est venue me voir en concert: elle dit qu’elle est fan de moi!

PROPOS RECUEILLIS PAR BENOIT SABATIER

ALBUM

  • Cesaria Evora, Rogamar (Lusafrica/Sony BMG)

SITE

CONCERTS

  • 21/4: Genève, Victoria Hall

  • 22/4: Zürich, Kongresshaus

  • 24/4: Colombes, L’avant-scène

  • 28/4: Le Port, Halle des manifestations (Réunion)

  • 2/5: Bruxelles, Palais des Beaux-Arts

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La Caution, Lausanne : 25 mai 2007

Les 2 MC de la Caution se sont imposés avec leur premier album Asphalte Hurlante, sorti en 2001. Un flow différent, sec, des beats qui osent le métissage ou le “non-groove”, autant que le retournement de situation, font de la Caution l’un des groupes de hip hop français les plus intéressants du moment.

25/5 Lausanne (Romandie)

Festi’Neuch, Neuchâtel : 1 juin 2007 au 3 juin 2007

Entre la vieille ville et le lac, une grande tente et un terrain aménagé pour recevoir le plus gros festival de la région. Une programmation variée, intéressante. Côté groove: l’énergie indo-anglaise d’Asian Dub Foundation, le gros son des Américains de De La Soul, le flow impressionnant du toaster allemand Gentleman et les virevoltages d’électro-tango du Gotan Project.

1-3/6 Neuchâtel

Le site de Festi’Neuch

Caribana Festival, Crans-sur-Nyon : 7 juin 2007 au 9 juin 2007

Le premier festival totalement en plein air, qui annonce l’été. Trois jours au bord du lac, deux scènes, petits et grands artistes, tous styles confondus. Les vendredi et samedi sont plutôt rock, avec la venue de Piers Faccini ou Patti Smith. Le samedi quant à lui recèle des merveilles avec les douces chansons métissées d’Israel Vibration, la furie festive de la Camérounaise Sally Nyolo, le rap sud-américain de Solo Dos et la soul précieuse de Macy Gray.

7-9/6 Crans-sur-Nyon

Le site du Caribana Festival

Montreux Jazz Festival: le programme

L’été commence à se dessiner: après Paléo, le Montreux Jazz Festival dévoile ses atouts. Et il y en a. Pour tous les goûts. Pêle-mêle: Beastie Boys (deux shows: l’un hip hop, l’autre instrumental), Wu-Tang Clan (avec RZA, GZA, Raekwon, Ghostface Killah, Inspectah Deck, Masta Killa, Method Man, U-God), Sly & The Family Stone, Living Colour, Norah Jones, Les Rita Mitsouko, Motörhead, The Good The Bad & The Queen, Youssou N’Dour, John Legend, Dr John, Beth Carvalho, Chick Corea / Gary Burton, Booker T & The MG’s, Lambchop, Rufus Wainwright, Beenie Man, Horace Andy, Fred Locks, Maria Bethania, Brad Mehldau / Pat Metheny, Medeski Scofield Martin & Wood, Solomon Burke, Seal, Abd Al Malik, Keren Ann, Laurent Garnier, Pet Shop Boys, The B-52’s, Jimmy Cliff, Candy Dulfer, Van Morrisson, Tori Amos, Wilco, M Ward, The Chemical Brothers, Ismael Lo, Moncef Genoud, UNKLE, Herman Düne, Foreigner, Erik Truffaz feat Ed Harcourt, Placebo, Peter Von Poehl, Rocé, Jeff Beck, Rickie Lee Jones, George Benson & Al Jarreau… Programme complet et billets sur www.montreuxjazz.com.

Beirut s’éloigne des Balkans

Le jeune prodige américain a marqué les esprits l’année passée en publiant un premier disque, Gulag Orkestar, qui le voyait revisiter à sa manière les musiques balkaniques. Mais Zach Condon, l’homme derrière Beirut, n’est apparemment pas du genre à épuiser une formule qui marche: son prochain album, à paraître peut-être en septembre, embrasse de nouvelles envies. Encore sans titre, le disque est réhaussé par les arrangements de cordes de Owen Pallet (virtuose au pseudo Final Fantasy et complice de Arcade Fire), la production de Griffin Rodriguez (Man Man), et emprunte entre autres à de “vieilles chansons françaises”. Les titres déjà annoncés, pour avant-goût: “A Sunday Smile”, “Guyamas Sonora”, “Cherbourg” ou “In The Mausoleum”. Beirut jouera peut-être quelques nouveaux titres à l’occasion de son apparition au Primavera Festival espagnol…

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Paco Ibanez, invité d’une journée culturelle sur le net

Ce lundi 23 avril, le chanteur espagnol se fait la figure de proue d’une journée multimédia consacrée aux thèmes défendus en chansons par Paco Ibanez: la mémoire, l’exil, la liberté, la poésie. 900 universités, des associations culturelles et des syndicats débatteront de ces thèmes. La manifestation, “Nos Queda la Palabra”, est retransmise sur le net via le site de l’artiste. Un concert en direct de l’Opéra de Barcelone sera encore diffusé dès 21h30.

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Convention internationale de disques de collection: ce week-end

Samedi 21 avril et dimanche 22 (de 10h à 19h) se tient à l’Espace Champerret, à Paris, la plus grande convention internationale de disques de collection de France. 180 exposants, professionnels ou amateurs, offrent à la vente de vinyles, CD et DVD. Le 60ème CIDISC réunit les passionnés de musique autour de la vente, ou de l’échange, de disques neufs ou d’occasion, du punk au disco, en passant par le R’n'B et le yéyé… Des experts seront présents, et les ventes se feront entre 1 Euro et 5000! Mais encore cartes postales, partitions, posters, et concerts.

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avant-première: Björk, sa tribu personnelle

Volta, le nouvel album de l’Islandaise, approche bien des cimes. A ceux que la voix agace: il y a toujours les musiques, superbes souvent, radicales toujours

Le 7 mai sort le sixième album solo de Björk, qui prend des airs de who’s who de la critique musicale bien-pensante. Timbaland à la production, Antony au micro, Toumani Diabaté à la kora, Konono N°1 aux likembés électriques… Un disque ambitieux qui appelle à un tribalisme nouveau auquel on est prêt à se rallier. Une conquête qui déroule ses arguments au fil des écoutes: aperçu titre par titre.

Earth Intruder La production de Timbaland utilise des parasites qui ne lui sont pas habituels, pour entrer dans les densités électroniques futuristes du passé de Björk. Qui du producteur merveille et du lutin mutin pousse le plus l’autre dans ses derniers retranchements? Ce premier single, qui sample les likembés électriques de Konono N°1, va de tamtams stylisés à une transe de jeu vidéo. Donnant au passage raison à l’imagerie qui accompagne l’album: tribalismes inédits, traditionalisme ultra-personnel.

Wanderlust Une techno trop facile. Un remixe avant l’heure. Le titre, produit par le complice de longue date Mark Bell, engloutit les cuivres – qui n’ont pas l’impudeur ostensible de la voix – dans les limbes d’un travail qui n’a même pas le courage d’être franchement rebutant. Il fallait mettre ce titre en fin d’album – s’il fallait vraiment le mettre.

The Dull Flame Of Desire L’union des voix de Björk et Antony fait à la première écoute des impressions de mariage arrangé. Mais les paroles traduites d’un poème de Fyodor Tyutchev prennent finalement leur envol sur un grand final martelé par les percussions de Brian Chippendale (de Lightning Bolt): sept minutes ascensionnelles, tout en montées vers un envoûtement de magie blanche.

Innocence Timbaland pousse, et pousse encore, un beat qui va chercher dans un souffle humain synthétisé et dans les likembés torturés de Konono N°1 un matériau de propulsion pétaradant, un turbo rare. Une carlingue d’hyperespace qui survole dans un crachat de feu les émotions d’une Björk chantant les délices de la peur. Le titre le plus serré, crissant, de l’album.

I See Who You Are Libre, la voix de Björk ne suit ni ne précède la musique. Son phrasé têtu parcourt les détours d’une poésie qui vit pour elle-même. La pipa de Min Xiao-Fen égoûte pourtant ses belles sonorités mouillées, les percussions aquatiques de Chris Corsano (comparse aussi de Sonic Youth) éclaboussent parfois un silence rendu présent, alors que l’ensemble de cuivres prend finalement le dessus. Un morceau de beauté fragile.

Vertabrae By Vertabrae Les cuivres tombent en grappes, et frappent à grands coups pour faire pénétrer leur dissonance anxiogène. “The beast is back” chante, puis crie, puis hurle, la diva. On prend peur, le sourire aux lèvres. L’intensité monte, toute carton-pâte qu’elle soit, réminiscente des talents de conteuse de Björk, et les boucles à suspens (tirées de la B.O. de Drawing Restraint 9) donnent la chaire de poule jusqu’à Bernard Herrmann.

Pneumonia Le moment en apesanteur de l’album. Les cuivres en dégradé portent dans leur chant la voix qui plus que jamais prend la place qui lui revient: ici rien n’est prêt à s’offrir au combat, tout est magnifiquement pacifique. Un faux a cappella, à plusieurs voix poétiques, humaines ou instrumentales. Le titre le plus simple, le plus beau.

Hope Au-delà des intentions louables, il faudra un peu de temps pour décider de la qualité de l’alliance des beats hélicoïdaux de Timbaland et des notes en arabesques de la kora de Toumani Diabaté. Reste que la musique impose son caractère inédit, sans pour autant avoir le front de prendre le pas sur une voix qui elle-même porte des questions, non plus esthétiques, mais philosophiques.

Declare Independance Le coup de sang de l’album. Des éraflures synthétiques, des démangeaisons saturées… Puis des déflagrations rythmiques aux couleurs organiques qui rappellent pourtant presque les extrêmes de la gabber. Un chamanisme punk… Bravo. Un point d’exclamation.

My Juvenile Inviter Antony pour jouer, dans ce monologue, le rôle de la “conscience”: une idée qui a la force de l’évidence. Sa voix dédoublée endosse à la perfection les échos intérieurs d’une douce ode à la jeunesse qu’on laisse s’en aller. Les élans vocaux sont portés par un clavicorde seul: pure, plein, haut.

ALBUM

  • Björk, Volta (One Little Indian/Universal). Sortie le 7 mai

SITES

A VOIR

  • Björk explique sa démarche sur Volta

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Bad Bonn Kilbi, Düdingen : 7 juin 2007 au 9 juin 2007

Un petit festival perdu au milieu d’un champ, qui accueille d’obscurs groupes expérimentaux, tant rock qu’électro, mais aussi des têtes d’affiche, pointues mais accessibles: CocoRosie, The Young Gods, Heidi Happy, What’s Wrong With Us, Fennesz & Mike Patton…

7-9/6 Düdingen (Bad Bonn)

Le site du Bad Bonn Kilbi

Samuel Hall Band, 2 dates : 6 mai 2007 au 9 mai 2007

Le blues sombre du guitariste lausannois Samuel Hall a des relents langoureux, des effluves planantes. Entre L’amplitude de Buddy Guy et la lenteur assomante de Bohren Und Der Club Of Gore. Son premier album est à paraître ce mois. Noirceur délicieuse.

6/6 Lausanne (le Bourg), 9/6 Monthey (Pont Rouge)

Jonas & le Taxi Brousse Orchestra, tournée : 3 mai 2007 19:00 au 25 mai 2007 19:00

Le voyageur et rapper genevois entretient de forts liens avec le Mali, où il se rend régulièrement, et s’entoure de musiciens de tous horizons. Ses bons mots se posent sur des mélodies aux grooves métissés, particulièrement tonitruants en live.

3/5 Rosemont (Catalyse), 11/5 Zurich (Moods), 12/5 Fully (la Belle Usine), 25/5 Lausanne (EPFL)

Dobet Gnahoré, tournée : 12 mai 2007 au 28 mai 2007

Fougueuse, la Malienne a de ces voix qui ne s’oublient pas, un timbre si particulier, gutural, plongeant, qui fait d’elle une grande dame de la chanson africaine. Elle puise énergie et inspiration dans les préceptes panafricains du Ki Yi Mbock et décline de nombreuses langues sur des chansons enjouées, puissantes.

12/5 Fribourg (la Spirale), 27/5 Winterthur (City Halle), 28/5 Zurich (Rote Fabrik)