avril, 2010

M, Amadou et Mariam, Tiken Jah Fakoly et K’naan réunis

Une news qui sent le réchauffé, mais qui vaut par sa haute teneur en camaraderie. Réunis autour du festival Paris-Bamako de 2006, M, Amadou & Mariam, Tiken Jah Fakoly, K’naan et Lea Bulle se retrouvent pour un morceau qui porte gaillardement bien son titre: “C’est le bonheur”. La chanson est disponible sur la compilation Nova Tunes 1.5, ou en single deux versions à la Fnac… Pour se mettre en apétit, une petite vidéo qui donne un apercu de la rencontre, qui laisse largement poindre la musique.

“C’est le bonheur”:

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Retour sur les meilleurs albums de 2006: que du bon

Chaque année, le Shortlist Music Prize va à un artiste dont le succès commercial n’est pas à la hauteur des qualités artistiques. Pour ce sixième rendez-vous, parmi les juges, ont trouve: Franz Ferdinand, Sufjan Stevens, Wayne Coyne des Flaming Lips, Ronnie des Killers, Panic! At The Disco, KT Tunstall, Gary Lightbody de Snow Patrol…

Les dix finalistes sont:

  • Band Of Horses, Everything All The Time
  • Beirut, Gulag Orkestar
  • Bonnie “Prince” Billy, The Letting Go
  • Cat Power, The Greatest
  • Girl Talk, Night Ripper
  • Hot Chip, The Warning
  • Joanna Newsom, Ys
  • Regina Spektor, Begin To Hope
  • Spank Rock, YoYoYoYoYo
  • Tom Waits, Orphans-Brawlers, Bawlers and Bastards

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film: le festival documentaire Visions du Réel en musique

Magic Radio, film sur les radios libres au Niger, présenté au festival du documentaire Vision du Réel (Nyon, Suisse), est à nouveau projeté au Bourg de Lausanne demain et sera suivi de la performance de deux rappers: ZM et Fan Flex.

S’intéressant à l’explosion des radios libres au Niger, Magic Radio montre leur importance dans un pays où la majeure partie de la population est illettrée. Luc Peters et Stéphanie Barbey, les deux réalisateurs suisses, s’en donnent à cœur joie. Conseils de beauté ou d’hygiène de vie, discussion conjugale hebdomadaire par un groupe d’hommes hilarants, émissions éducatives pour enfants: chaque émission montre à quel point l’approche africaine est radicalement différente de l’occidentale, qu’elle soit touchante, drôle ou tragique.

Conséquence de cette libéralisation des ondes nigériennes, un mouvement de rap (on parle de près de 300 groupes) s’est constitué. Parmi eux Fan Flex et surtout ZM, première femme rappeuse d’Afrique de l’Ouest. Le flow fluide, sereine, ZM a une mission: parler aux femmes et pour les femmes, histoire de faire avancer les mentalités… Son morceau “Femme rurale” justifie à lui seul d’aller voir le film et de l’écouter en concert ce mardi au Bourg à Lausanne.

Autre genre, autre ambiance, le réalisateur Mika Kaurismäki a choisi pour interprète principal de son documentaire Sonic Mirror le batteur de jazz Billy Cobham. Son postulat: démontrer en passant du Brésil à un centre pour autistes en Suisse et concert symphonique en Finlande que la musique est le véhicule d’une puissance supérieure, un outil de communication possible même lorsqu’on est en présence d’un traumatisme psychologique, ou d’une situation sociale sans issue. Un projet ambitieux dans lequel Kaurismäki se perd, mais qui vaut qu’on s’y arrête pour une scène finale d’anthologie. Images et sons d’un défilé de tambourinaires brésiliens alternent avec des extraits d’un concert de Billy Cobham devant un parterre d’autistes. Peu à peu la bande son de l’école de samba devient l’unique fond sonore des deux scènes et les mouvements des autistes dansant sur cette musique qu’ils n’entendent pas bouleversent.

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PROJECTION ET CONCERT

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Documentaire sur l’impact politique des Clash, de Manu Chao…

Un version cinématographique du livre Let Fury Have The Hour est en travail. Son auteur, Antonino d’Ambrosio, est également le réalisateur du film, qui se penche sur l’impacte politique de groupes récents. Dans l’idée d’éviter les démonstration classiques de la force subversive d’artistes comme Woody Guthrie, ou Dylan, le documentaire aborde les conséquences des propos artistiques tenus par les Clash, Manu Chao ou encore Rachid Taha… Sans date de sortie encore, le film, produit par l’acteur Tim Robbins, devrait pourtant être diffusé dans le courant de l’année électorale aux USA. La B.O. contiendra des titres de Chuck D, Mos Def, Moby, Ted Leo ou Ben Gibbard, de Death Cab For Cuttie.

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Kanye West, Pharrell, Bryan Ferry: hommage à Diana

Pour célébrer tout à la fois l’anniversaire des 46 ans de la Princesse Diana et les dix ans de sa mort, famille et amis ont mis sur pied un événement à la hauteur du mythe: le 1er juillet, le stade de Wembley accueillera le Concert for Diana. Sur scène, un gotha bigarré: Kanye West, Pharrell Williams, Bryan Ferry, Lily Allen, Duran Duran, Elton John, Rod Steward… Le bénéfices de l’événement iront à des oeuvres de charité.

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Feist

PHOTO: MARY ROZZI

La Canadienne revient cette semaine avec un deuxième album, The Reminder, qui fait honneur à une patte personnelle autant qu’à des goûts sûrs. Ses dix disques favoris rendent compte d’un univers qui trouve sa cohérence entre douceur soul et envies d’ailleurs


The Cure Kiss Me Kiss Me Kiss Me. Je l’ai volé à la bibliothèque municipale quand j’avais douze ans et je n’ai pas arrêté de l’écouter pendant dix ans. Un torrent de souvenirs d’enfance très importants pour moi en surgit.

Mocky Are And Be. C’est un appel venu de l’underground qui fait du plein avec le vide et pousse à danser et à se réunir.

Marvin Gaye Here, My Dear. C’est l’ultime album sur les relations amoureuses. Aussi doux que la première fois que tu rencontres l’amour, aussi amer que la dernière.

Etta James The Sweetest Peach. Elle débute seule pour déchirer cette ballade, puis invite tout le monde sur les tables. On croit à la moindre de ses syllabes.

The Apostle Of Hustle Gleaning. Mon disque préféré depuis longtemps, sorte de rencontre entre Barcelone et La Havane. Comme quelque chose venant du plus profond de ton corps, suivant le rythme du pouls quand tu dors ou quand tu te bats.

The American Folk Anthology Des photographies sonores… Après une dure journée de travail, des chaises qui grincent et des vieux qui chantent et jouent sur des instruments faits maison.

Pretenders The Best Of. Chrissie Hynde n’a pas besoin d’explication.

The Constantines Shine A Light. Bry Webb est le meilleur chanteur sur terre. J’ai écrit la chanson “Let It Die” en songeant à un duo avec lui qui ne s’est malheureusement pas fait.

Gonzales Solo Piano. C’est le croisement entre les compositeurs français impressionnistes (Ravel), la soul du piano américain (Nina Simone) et le piano désaccordé des films muets.

Juana Molina Segundo. Comment sonne une fille avec un quatre-pistes en Amérique du Sud.

Publié en 2004 dans le magazine Vibrations

A LIRE

ALBUM

  • Feist, The Reminder (Polydor/Universal)

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Plaisirs coupables: l’indie américaine reprend des tubes “honteux”

Engine Room Recordings enjoint certains des plus grands noms de l’indie américaine à déclarer leurs amours secrètes. La compilation Guilt By Association paraît le 7 août, et fait défiler les reprises les plus délectables. A qui choisit de s’associer Jim O’Rourke? Mike Watt? Trois titres, Will Oldham qui reprend “Can’t Take That Away” de Mariah Carey, Devendra Banhard “Don’t Look Back In Anger” d’Oasis et Petra Haden “Don’t Stop Believing” de Journey, sont en écoute sur le myspace du projet.

Les plaisirs coupables:

  • Jim O’Rourke/”Viva Forever” (Spice Girls)
  • Mike Watt/”Burning For You” (Blue Oyster Cult)
  • Money Mark/”Love’s Theme” (Love Unlimited Orchestra)
  • Superchunk/”Say My Name” (Destiny’s Child)
  • Luna/”Straight Up” (Paula Abdul)
  • The Concretes/”Back For Good” (Take That)
  • Porter Block/”Breaking Free” (High School Musical)
  • Casey Shea/”Chop Suey” (System of a Down)
  • Mark Mulcahy/”From This Moment On” (Shania Twain)
  • Mooney Suzuki/”Just Like Jesse James “(Cher)
  • Goat/”Sugar We’re Going Down” (Fall Out Boy)
  • Geoff Farina/”Two Tickets To Paradise” (Eddie Money)

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Retour des Bad Brains, produits par Adam “MCA” Yauch

Le groupe mythique de reggae-dub-rock fait son grand retour le 26 juin, avec un album à paraître sur Megaforce Records. Build A Nation est le fait de la formation originale, et pas moins de dix ans après leur dernière apparition discographique, se paie le luxe d’une production du Beastie Boy Adam “MCA” Yauch. Le disque retranscrirait la veine live des Bad Brains.

TRACKLIST:

  • Give Thanks And Praises
  • Jah People Make The World Go Round
  • Pure Love
  • Natty Dreadlocks ‘pon The Mountaintop
  • Build A Nation
  • Expand Your Soul
  • Jah Love -Let There Be Angels (Just Like You)
  • Universal Peace
  • Roll On
  • Until Kingdom Comes
  • In The Beginning
  • Send You No More Flowers
  • Peace Be Unto Thee

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Reconversion à Broadway pour LL Cool J

Le journal New York Post annonce le nouveau projet du rapper old school: il aurait l’intention de monter sur les planches de Broadway pour jouer Brick, rôle principal de “La chatte sur un toit brûlant”, pièce de Tennessee Williams. La production serait dirigée par Debbie Allen, qui a déjà travaillé avec LL Cool J sur le sitcom “In The House”. Dans l’actualité du rapper, on attend toujours la sortie de son 13ème album solo, Todd Smith Pt. 2: Back To Cool, produit par 50 Cent et son dernier à paraître sur Def Jam, annoncé pour cette année.

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vidéo: les sirènes de Dizzee Rascal

DESSIN: ALEX POINTET

Le prochain album de Dizzee Rascal est d’ores et déjà annoncé dans la presse britannique (sérieuse) comme “le meilleur disque de hip hop anglais de tous les temps”. A écouter ce premier extrait, on salive déjà

Imaginez “Sound Of Da Police” de KRS One version East London. Le champion du grime (cette version anglaise du hip hop gangsta), le jeune et turbulent Dylan Mills alias Dizzee Rascal, n’a que 22 ans. Il joue dans “Sirens”, le premier extrait de l’album, les fuyards paranos dans une mise en scène visuelle sublime. On le voit poursuivi par des chasseurs à cheval, corne de brume en fond sonore, dans les rues mal famées de Londres. Petit détail amusant, le film n’a pas été tourné en Angleterre, mais en Roumanie…

Celui qui a gagné le Mercury Prize pour son premier album Boy In Da Corner est devenu une authentique star du bitume londonien. En 2004, sur l’île chypriote de Ayia Napa (alors le refuge favori de la scène garage), Dylan Mills s’est fait attaquer de quatre coups de couteaux dans la poitrine. Cinq centimètres plus à gauche, et il devenait le premier martyr de la nouvelle scène urbaine anglaise. Le rapper a également défrayé la chronique à travers sa relation amour/haine avec Wiley, l’autre prétendant à la couronne du grime. Ce dernier sort son nouvel album le même jour que celui de Dizzee et débute par une “lettre” dans laquelle il règle ses comptes avec son ex-ami.

Maths & English, le troisième album de Dizzee Rascal, risque bien d’éclipser celui de Wiley. Vibrationsmusic.com ne l’a pas encore écouté, mais on sait qu’il contient des duos avec The Arctic Monkeys, Lily Allen et le producteur de drum’n’bass Shy FX. Il a été réalisé par son mystérieux compère Cage et ne devrait pas décevoir ses fans, tout en en gagnant d’autres par son éclectisme. Le très sérieux Observer Monthly lui a déjà consacré sa couverture en avril. Un long article dans lequel le journaliste annonce “un triomphe artistique”.

ALBUM

  • Dizzee Rascal, Maths & English (XL/Beggars Banquet) Sortie le 4 juin

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CONCERT

VIDEO

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Wanted: votre avis sur le concert de Bob Dylan

Je n’ai pas pu voir Bob Dylan sur sa tournée 2007… Et les critiques qui me sont venues aux oreilles sont tout à fait disparates. Profitez de notre espace de commentaire au bas l’article pour me faire savoir ce que vous en avez pensé!

L’heure est aux 90’s: retour de Dinosaur Jr et Sebadoh

On le sait, et on attend. Dinosaur Jr publie un album qui vient donner suite à Bug, daté de 1988: Beyond sort à la fin du mois. Pour patienter, une vidéo, celle de “Been There All The Time”, titre aux prétentions justifiées… Le trio original y fait ce qu’il sait faire le mieux: jouer en live. Le lieu de tournage du clip dirigé par Matt Dillon n’est pas choisi au hasard, puisqu’il s’agit de la cave de Sonic Youth (Thurston Moore fait une apparition, tout comme Coco Hailey Gordon Moore). Dans l’actualité toujours, le bassiste de Dinosaur Jr, Lou Barlow, est célébré pour son projet à lui tout seul (enfin, au trio dont il est l’âme): le label Domino ressort le premier album du groupe, The Freed Man, le 10 juillet. Avant réservé au platines disques et cassettes, l’album de 1989 compte pas moins de 52 titres. Sebadoh, en bonne forme semble-t-il, s’est reformé pour une tournée américaine qui vient de se terminer

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John Cale et Franz Ferdinand reprennent LCD Soundsystem

Le 21 mai, LCD Soundsystem se paie un coup de frime en publiant un single (DFA/EMI), “All My Friends”, qui porte bien son titre: le morceau tiré de Sound Of Silver paraît en deux versions 45-tours distinctes: l’une voit Franz Ferdinand, produit par Erol Alkan, reprendre le titre, l’autre invite John Cale à faire de même. Sur le premier disque, la face B consiste en un hommage de LCD Soundsytem à Joy Division, qui lui emprunte “No Love Lost”. Sur la version CD du single, l’interprétation de Franz Ferdinand et un titre inédit, “Freak Out/Starry Eyes”.

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Nouvelle Vague en concert ce soir: CD live à chaud

Le Grand Rex, à Paris, accueille ce soir un concert de Nouvelle Vague, et abrite une bien bonne idée (déjà exploitée auparavant par certains acteurs plus confidentiels, dont Joseph Arthur, entre autres): l’enregistrement du concert sera en vente dès la fin de la performance. Le disque, sous forme de CD sérigraphié, sera disponible avec une pochette créée spécialement pour l’événement. Les rappels, et des bonus inédits, seront accessibles aux acheteurs du CD dès le lendemain, par téléchargement.

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rock: Les jeunes Américains de David Bowie réédités

PHOTO: STEVE SCHAPIRO

Suite des rééditions deluxe de la discographie du Thin White Duke avec Young Americans, son album soul, pailleté et luxueux

Entre le glam aux guitares hirsutes et la froide new wave berlinoise d’Eno, David Bowie s’offre un improbable interlude soul. Comme le caméléon est génial, cet épisode symbolisé par Young Americans qui sort en mars 75 est tout sauf un anecdotique caprice de star. Est-ce vraiment un hasard? A 28 ans, la star est toujours au fond d’elle-même le mod d’antan: mod un jour, mod toujours! Mais si la soul music est donc dans ses gênes, c’est avec Young Americans qu’il s’ose enfin noir!

A Philadelphie, le duo Gamble et Huff, qui projette alors soul et funk dans l’ère de la consommation de masse, construit le pont qui les verra basculer vers le disco. Mais David Bowie ne se contentera pas de plagier ce Philly sound. Il s’entoure de dompteurs de groove avec en tête de gondole le sax sucré et écorché comme il faut de David Sanborn et la guitare rythmiquement implacable de Carlos Alomar (Myspace). Produit par le fidèle Tony Visconti, entre les studios Sigma Sound de Philly et Electric Lady de New York, il met en boite une soul sophistiquée, portée par des choristes 5 étoiles.

Langoureux (”Win”), marathon et sexuel (”Fascination”), sale et funk (”Fame” avec John Lennon), il love sa voix faussement fragile dans ces recoins moites mais toujours luxueux. L’album marquera une génération d’Anglais qui tentera de toucher durant les 80’s le rêve de cette blue-eyed soul, cette plastic soul que cette énième métamorphose de Ziggy venait d’inventer. Sur le DVD de cette édition des versions audio remixées par Visconti en 5.1 et deux extraits vidéo du Dick Cavett Show avec un Bowie speed mais impérial.

ALBUM

David Bowie, Young Americans (EMI)

SITES

ACTUALITE

  • Livre: David Bowie et le rock dandy, par Loïc Picaud, 159 pages. Collection: Gilles Verlant présente/Editions: Presses de la Cité

  • Béatrice Ardisson et sa collection obsessionnelle: reprises par Yann Thiersen, My Divine Comedy, Arno, Emilie Simon… Bowiemania (Ardisong/Naïve)

VIDEO

“Young Americans” au Dick Cavett Show en 1974

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Sigur Ros en DVD, livre, B.O et version acoustique

Les Islandais sont en passe de se faire déferlante. Leur actualité se décline en livre, DVD et sorties audio à ne pas manquer. Côté librairie, le 1er juin sort une collection de photographies, interviews et réflections (In a Frozen Sea: A Year With Sigur Rós) collectées lors d’une tournée du groupe par Jeff Anderson, partie prenante de la parution bi-semestrielle Artist in Residence. En juillet sort le DVD du documentaire de Olafur Sweinsson, Hlemmur, qui sera accompagné par la B.O. composée par Sigur Ros. En août, c’est un EP dont on ne connaît pas encore le titre qui prendra sa place dans les magazins de disques. En octobre sort un DVD d’enregistrements live piqués lors de leur tournée de 2006 en Islande, tout comme, mieux encore, un album entier de musiques acoustiques. Finalement, début 2008, on pourra s’offrir un box CD et DVD de Odin’s Raven Magic, une pièce orchestrale qui reprend un poème du Moyen-Age.

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50 Cent fait appel aux producteurs poids lourds

Contrairement à ses habitudes, l’un des plus gros vendeurs de disques au monde a fait appel à des producteurs autres que seulement Dr Dre et Eminem – qui sont tout de même aux manettes du disque à paraître le 25 juin prochain, Curtis. Sur ses deux premiers disques, il avait aussi aidé à faire connaître des nouveaux venus. Cette fois ci, il se tourne vers les grosses machines de l’industrie: il a arpenté les studios avec Kanye West et Pharrell Williams (ce qu’il en ressort: mystère), a obtenu des beats de Swizz Beats et des musiques de will.i.am et Polow Da Don. En plus du allstars de producteurs, des invités de luxe: Mary J Blige, Robin Thicke, Justin Timberlake, Akon et Nicole Scherzinger des Pussycat Dolls.

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Russell Simmons bataille contre les insultes dans le rap

Russell Simmons et le Hip-Hop Summit Action Network ont pris position, hier, sur la censure de mots insultants courant dans le rap. Ils enjoignent les maisons de disques et les distributeurs à censurer les grossièretés misogynes et raciales, telles que “bitch”, “ho” et “nigga”. Est encore préconisée la mise sur pied d’un organe de contrôle, qui consisterait de cadres de l’industrie du disque, et qui édicterait des lignes de conduite à suivre. L’idée de l’organisation de forums de discussion entre artistes et fans et protagonistes de l’industrie est encore soulevée, dans l’idée d’instaurer un dialogue et des changements positifs…

punk: The Slits, une brèche toujours d’actualité

PHOTO: JOEL VACHERON, The Slits, Denmark St., Londres, avril 2007

Figure du proue de la scène punk des années 70, le groupe féminin s’est reformé récemment autour de deux membres originaux, la bassiste Tessa Pollitt et Ari Up. Rencontre avec la chanteuse au dreadlocks, accompagnée par deux nouvelles recrues, avant leur tournée française

Comment avez-vous occupé votre temps depuis la séparation du groupe en 1981?
Ari Up: En ce qui me concerne, je désirais avant tout quitter Londres et l’Europe pour retrouver un style de vie véritablement tribal. Avec les Slits, nous vivions vraiment comme une tribu et je pense, de manière générale, que cet état d’esprit s’est largement perdu tout au long des années 90. Dans un premier temps, je suis partie vivre au Belize, puis dans la jungle de Bornéo. Actuellement, je vis entre la Jamaïque et New York.
Trente ans après le début des Slits, comment parvenez-vous à conserver l’énergie punk des débuts?
Anna Schulte: Même s’il n’est généralement pas présenté comme tel, The Slits a toujours été un groupe à géométrie variable. Du même coup, il ne s’agit pas uniquement d’un comeback, à travers lequel on rejouerait simplement les anciens morceaux, mais il s’agit plutôt de continuer dans le même esprit en produisant de nouvelles compositions.
Ari Up: Les Slits, c’est une révolution qui doit être continuée.
Vous sentez-vous partie prenante du revival punk rock qui secoue l’Angleterre en ce moment?
Nadiya: Je pense que nous n’avons rien à voir avec ce revival qui est, en grande partie, essentiellement esthétique. Loin des codes vestimentaires uniformisés et des clichés en tous genres, on essaie de privilégier une approche véritablement créative.
Ari Up: Notre public est très hétéroclite et recouvre plusieurs générations. Il ne s’agit pas nécessairement d’amateurs de punk rock. De plus, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, l’accueil qu’on nous a réservé en Angleterre est beaucoup moins chaleureux qu’en Australie, aux États-Unis ou au Japon. Ici, du côté de l’industrie et des médias, on ne reconnaît pas vraiment notre contribution. Je pense qu’on devrait directement miser sur Hollywood!

DISQUE

  • The Slits, Revenge Of The Killer Slits (maxi single) (S.A.F.)

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A VOIR

Aujourd’hui: un live donné pour Fox Rox en 2006, “Kill Em With Love”, tiré du maxi single Revenge Of The Killer Slits.

Hier: les Slits se reformaient déjà, pour “Earthbeat”, single paru sur l’album de 1981 Return Of The Giant Slits.

CONCERTS

  • 24/4: Brest, La Carène
  • 25/4: Nantes, L’Olympic
  • 26/4: Paris, La Maroquinerie
  • 27/4: Tourcoing, Le Grand Mixe

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Madlib mixe la soul de Motown: podcast gratuit

Le site du label Stone Throw nous a habitués à des podcasts de qualité supérieure. Mais le label frappe ici un grand coup, en invitant le producteur chouchou Madlib à mixer les grooves de la Motown: un podcast qui enchaîne les bons plans, musiques et répliques, une heure de “radio” comme on en rêve. A télécharger sur iTune à partir du site stonethrow.com.

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La B.O. du film de Ethan Hawke fait fort

L’acteur réalise un film tiré de son propre roman, The Hottest State. Connu pour être un connaisseur, Ethan Hawke donne dans la B.O. prometteuse: le collaborateur de Norah Jones et Bright Eyes Jesse Harris a composé tous les titres, et fait appel à des grands noms pour leur donner la vie: Bright Eyes et Norah Jones évidemment, Cat Power, Feist, M. Ward, The Black Keys, Willie Nelson et Emmylou Harris. Aucne date de parution de la B.O. n’est encore fixée, et le film sortira en salles à New York et Los Angeles fin août.

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Un live de El-P en podcast sur Spinner.com

Le blog américain Spinner.com, branchouille et rigolo, a obtenu un live du producteur génie El-P: version filmée, et audio seulement (téléchargeable). Le producteur de Compagny Flow, et meneur du label Def Jux, y joue les morceaux “Smithereens (Stop Crying)”, “The Overly Dramatic Truth”, et “Poisenville Kids No Wins/reprise”. Le site propose encore une interview qui raconte le nouvel album de El-P: I’ll Sleep When You’re Dead.

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film: Bob Dylan en tournée, ce soir et au printemps ‘65…

En concert ce soir à Bercy et mercredi à Genève, Bob Dylan a encore un pied en 1965. Et ce grâce à la parution aujourd’hui d’un coffret DVD, qui prolonge un documentaire exemplaire de D.A. Pennebaker par un moyen-métrage inédit

C’est encore avant l’ère de l’électricité. Celle des guitares s’entend. Les énergies qui relient Bob Dylan à son audience de la tournée anglaise de 1965 sont elles par contre effectivement sous haute tension. Pour preuves confondantes, les nombreuses scènes, dans Don’t Look Back et 65 Revisited, de rencontre du meneur de la révolution folk de l’époque avec des nuées de fans chevelus, tout jeunes, transis. Que dire à son idole? Que dire qui plus est à une idole qui est le détenteur d’une force rhétorique inouïe, inédite? Le droit de voir le concert depuis les coulisses? On n’y croit pas. Puis on y croit. Alors on est transi.

D.A. Pennebaker, réalisateur du film anthologique Don’t Look Back et d’un moyen-métrage, 65 Revisited, qui le prolonge et complète le DVD box qui sort aujourd’hui, suit Bob Dylan sur les routes de Grande-Bretagne en 1965. D’une parfaite cohérence, les deux films renvoient l’image d’une toute jeune vedette qui se bat, lutte et bataille contre son image de nouveau messie. Les scènes qui portraiturent les moments suspendus de rencontre du héros malgré lui avec une génération adolescente qui se découvre une identité ne sont que ponctuation.

Les deux documentaires regardent Bob Dylan, et plongent aussi dans les regards de gens qui le regardent: Joan Baez, le producteur Tom Wilson, l’artiste protéiforme Bob Neuwirth, l’âme des Animals Alan Price, la jeune révélation Donovan, l’éthérée Nico, un Allen Ginsberg fugace, le manager Albert Gossman et, au loin, les Beatles… Et les pauvres journalistes, charpie en devenir, qui jamais n’ont pu suivre la superbe intransigeance de l’artiste. Des scènes de ce noir-blanc de l’immortalité qui soulignent le mythe d’un homme serait le premier à le contester… Reste les séquences live. Une guitare, un harmonica, une poursuite. Un micro. Et ces chansons aux fulgurances propres à cisailler des plans-séquence, à créer la tension des idées dans le calme des images.

65 Revisited sort aujourd’hui. Des chutes de Don’t Look Back (ce dernier est sous-titré en français, ce que le premier n’est pas). L’ambiance est intacte, l’approche cinématographique forcément identique. Des scènes prises sur le vif, des rencontres improbables… Et le cadeau de séquences live inédites, en plus grand nombre que dans le documentaire d’époque (plus, en bonus dans le coffret, cinq titres en audio pour la première fois dans leur entier). Pour séquence finale, pour pure gourmandise, une version alternative du clip de “Subterranean Homesick Blues”: effeuillage des mots de la chanson dans une ambiance surréaliste qui ne parvient pas, évidemment, à dérider le Bob Dylan pince-sans-rire de 1965.


Questions à D.A. Pennebaker, réalisateur des deux documentaires sur Bob Dylan, et de nombreux autres portraits de musiciens

Vous avez filmé de nombreux artistes. Quel genre d’esthétique cinématographique Bob Dylan appelle-t-il?
Je me suis dit que filmer Dylan nécessitait des gros plans fréquents, comme un montage minimal, avec de longs plans-séquence. Toutes les personnes présentes autour de Dylan devaient être filmées de manière synchronisée, pour saisir leurs réactions face à lui.
Bob Dylan est dur avec la presse. Quel genre de contact aviez-vous avec lui?
On s’entendait très bien, et ma caméra bricolée attisait sa curiosité. A côté de ça, il n’a jamais remis en question ma démarche, mais ne faisait par ailleurs aucune suggestion.
Pourquoi sortir 65 Revisited maintenant, et pas 20 plus tôt?
Il y a 20 ans, il aurait été difficile de distribuer le film, parce qu’il est trop court et inconsistant pour être projeté en salle. Il aurait été trop cher de le rendre diffusable. Maintenant, il y a le DVD.
65 Revisited contient plus d’enregistrements de concert que son prédécesseur.
Quand Don’t Look Back a été tourné, Dylan chantait ces chansons à ses concerts, et ses disques étaient disponibles. Ces interprétations sont entrées dans l’histoire, et rien ne sera plus pareil. Alors il m’a semblé qu’elles accompagneraient bien le film de 65.
Pourquoi suivre Dylan en 65? Pourquoi ce film à cette période?
Je l’ai fait quand je l’ai fait, parce que Dylan et son manager, Albert Grossman, m’ont invité à les suivre en tournée. Je ne connaissais par vraiment Dylan avant. Pourquoi ils me l’ont demandé, je ne l’ai jamais vraiment compris, mais je savais que je devais le faire.
Beaucoup de “personnages” hantent les deux films (Joan Baez, Tom Wilson, Alan Price, Bob Neuwirth, Donovan… les Beatles): pourquoi ne pas les mettre plus en lumière?
Est-ce que le chat qui voit tout peut vous dire ce qu’il voit?
Etes-vous parvenu à dépasser le personnage “fictionnel”, le mythe?
Qui peut le dire? Parfois oui, parfois non.
Qui choisiriez-vous d’immortaliser parmi les artistes contemporains?
Je ne pense pas être capable d’immortaliser qui que ce soit. C’est à eux-mêmes de s’en charger. Mais j’aurais plaisir à filmer quelqu’un comme Tom Waits ou Leo Kotke. Ou même Sting. Simplement parce qu’ils n’ont jamais été bien filmés – ou peut-être que ça m’a échappé. Ou peut-être encore un orchestre de rue de Buenos Aires, qui passent leur temps dans la ville. Ils sont bons et ne font pas semblant.

A VOIR

  • Un extrait de 65 Revisited: “It Takes A Lot To Laugh, It Takes A Train To Cry”, Bob Dylan au piano. (Pour les curieux, Don’t Look Back en pièces détachées sur www.youtube.com…)

DVD

  • D.A. Pennebaker, Bob Dylan, Don’t Look Back 65 Tour Deluxe Edition (Sony BMG)

SITES

CONCERTS

  • 23/4: Paris, Bercy

  • 25/4, Genève, Arena

  • 29/4: Zürich, Hallenstadion

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Cesaria Evora

La “diva aux pieds nus” enfile ses bottes de sept lieues pour une tournée qui passe par la France et la Suisse. Dans ses bagages, une discographie qui fait elle aussi le tour du monde, avec escale à Neverland…

Angelica Maria Box Set. Le coffret regroupant ses quatre meilleurs albums. Nous nous connaissons depuis un petit moment. Nous sommes vraiment devenues amies en 1994 lors d’un concert à Sao Paulo où nous avons chanté ensemble, avec en plus Caetano Veloso. Sa voix est magnifique, et la femme merveilleuse.

Marisa Monte A Great Noise. Je n’ai découvert sa musique que récemment et j’ai tout de suite été emballée. Nous nous sommes rencontrées lors d’une de mes tournées au Brésil: Marisa voulait me voir, elle est venue à un de mes concerts. Nous nous sommes ensuite retrouvées lors de l’Exposition Universelle de Lisbonne où nous avons chanté ensemble.

Caetano Veloso Prenda, Minha. Notre première rencontre, c’était pour la compilation Red Hot & Rio en 1986 où nous chantions en duo sur “E Precisco Perdoar”. Il était temps qu’on se rencontre: chacun était fan de l’autre! J’aime beaucoup ce disque parce que Caetano y chante en espagnol des standards et des boléros.

Edith Piaf Edith Piaf. Quelles sont mes chansons préférées? C’est difficile à dire: je ne retiens aucun titre… Mais je connais bien Edith Piaf. Elle passe souvent à la radio au Cap Vert. Ce qui m’a captivée chez elle, c’est sa voix. Elle arrive à y faire passer des émotions universelles.

Charles Aznavour Autobiographie. Chez lui, c’est l’orchestration des morceaux qui m’éblouit. Il n’est pas étonnant que je connaisse sa musique: Aznavour est populaire à travers le monde entier.

Amalia Rodriguez Fado Portugese. Elle était venue chanter au Cap Vert s’arrêtant juste au port où j’habite. Mais comme c’était au temps du régime colonial, je n’ai pas pu l’approcher: la police ne nous laissait pas passer. Il y a des similitudes entre ma morna et son fado, mais également une différence de taille: la morna se danse!

The Beatles The 20 Greatest Hits. J’aime la pop music, eux ou Elton John. Les Beatles, on n’entendait que ça au Cap Vert à la fin des années 60.

Salif Keita Seydou Bathili. Il y a des similitudes entre sa musique malienne et la mienne dans le sens où les instruments et les rythmes africains sont souvent identiques à ceux du Cap Vert. Ce qui différencie les deux musiques, ce sont les paroles et le chant. Comme autres Africains, j’aime aussi beaucoup Youssou N’Dour, Manu Dibango et Bonga.

Bonga Angola. Nous sommes amis depuis longtemps. Bonga est un chanteur angolais qui est très attiré par la musique cap-verdienne. Et moi, je connais pas mal l’Afrique puisque j’ai déjà fait des tournées là-bas.

Michael Jackson Thriller. Comme Prince, pour son énergie sur scène! En fait, je ne l’ai jamais vu en concert, mais à la télévision. Il faut dire que quand je voyage aux Etats-Unis, je ne rencontre pas vraiment ces gens-là. Par contre, Madonna, que j’aime beaucoup aussi, est venue me voir en concert: elle dit qu’elle est fan de moi!

PROPOS RECUEILLIS PAR BENOIT SABATIER

ALBUM

  • Cesaria Evora, Rogamar (Lusafrica/Sony BMG)

SITE

CONCERTS

  • 21/4: Genève, Victoria Hall

  • 22/4: Zürich, Kongresshaus

  • 24/4: Colombes, L’avant-scène

  • 28/4: Le Port, Halle des manifestations (Réunion)

  • 2/5: Bruxelles, Palais des Beaux-Arts

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La Caution, Lausanne : 25 mai 2007

Les 2 MC de la Caution se sont imposés avec leur premier album Asphalte Hurlante, sorti en 2001. Un flow différent, sec, des beats qui osent le métissage ou le “non-groove”, autant que le retournement de situation, font de la Caution l’un des groupes de hip hop français les plus intéressants du moment.

25/5 Lausanne (Romandie)

Festi’Neuch, Neuchâtel : 1 juin 2007 au 3 juin 2007

Entre la vieille ville et le lac, une grande tente et un terrain aménagé pour recevoir le plus gros festival de la région. Une programmation variée, intéressante. Côté groove: l’énergie indo-anglaise d’Asian Dub Foundation, le gros son des Américains de De La Soul, le flow impressionnant du toaster allemand Gentleman et les virevoltages d’électro-tango du Gotan Project.

1-3/6 Neuchâtel

Le site de Festi’Neuch

Caribana Festival, Crans-sur-Nyon : 7 juin 2007 au 9 juin 2007

Le premier festival totalement en plein air, qui annonce l’été. Trois jours au bord du lac, deux scènes, petits et grands artistes, tous styles confondus. Les vendredi et samedi sont plutôt rock, avec la venue de Piers Faccini ou Patti Smith. Le samedi quant à lui recèle des merveilles avec les douces chansons métissées d’Israel Vibration, la furie festive de la Camérounaise Sally Nyolo, le rap sud-américain de Solo Dos et la soul précieuse de Macy Gray.

7-9/6 Crans-sur-Nyon

Le site du Caribana Festival

Montreux Jazz Festival: le programme

L’été commence à se dessiner: après Paléo, le Montreux Jazz Festival dévoile ses atouts. Et il y en a. Pour tous les goûts. Pêle-mêle: Beastie Boys (deux shows: l’un hip hop, l’autre instrumental), Wu-Tang Clan (avec RZA, GZA, Raekwon, Ghostface Killah, Inspectah Deck, Masta Killa, Method Man, U-God), Sly & The Family Stone, Living Colour, Norah Jones, Les Rita Mitsouko, Motörhead, The Good The Bad & The Queen, Youssou N’Dour, John Legend, Dr John, Beth Carvalho, Chick Corea / Gary Burton, Booker T & The MG’s, Lambchop, Rufus Wainwright, Beenie Man, Horace Andy, Fred Locks, Maria Bethania, Brad Mehldau / Pat Metheny, Medeski Scofield Martin & Wood, Solomon Burke, Seal, Abd Al Malik, Keren Ann, Laurent Garnier, Pet Shop Boys, The B-52’s, Jimmy Cliff, Candy Dulfer, Van Morrisson, Tori Amos, Wilco, M Ward, The Chemical Brothers, Ismael Lo, Moncef Genoud, UNKLE, Herman Düne, Foreigner, Erik Truffaz feat Ed Harcourt, Placebo, Peter Von Poehl, Rocé, Jeff Beck, Rickie Lee Jones, George Benson & Al Jarreau… Programme complet et billets sur www.montreuxjazz.com.

Beirut s’éloigne des Balkans

Le jeune prodige américain a marqué les esprits l’année passée en publiant un premier disque, Gulag Orkestar, qui le voyait revisiter à sa manière les musiques balkaniques. Mais Zach Condon, l’homme derrière Beirut, n’est apparemment pas du genre à épuiser une formule qui marche: son prochain album, à paraître peut-être en septembre, embrasse de nouvelles envies. Encore sans titre, le disque est réhaussé par les arrangements de cordes de Owen Pallet (virtuose au pseudo Final Fantasy et complice de Arcade Fire), la production de Griffin Rodriguez (Man Man), et emprunte entre autres à de “vieilles chansons françaises”. Les titres déjà annoncés, pour avant-goût: “A Sunday Smile”, “Guyamas Sonora”, “Cherbourg” ou “In The Mausoleum”. Beirut jouera peut-être quelques nouveaux titres à l’occasion de son apparition au Primavera Festival espagnol…

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Paco Ibanez, invité d’une journée culturelle sur le net

Ce lundi 23 avril, le chanteur espagnol se fait la figure de proue d’une journée multimédia consacrée aux thèmes défendus en chansons par Paco Ibanez: la mémoire, l’exil, la liberté, la poésie. 900 universités, des associations culturelles et des syndicats débatteront de ces thèmes. La manifestation, “Nos Queda la Palabra”, est retransmise sur le net via le site de l’artiste. Un concert en direct de l’Opéra de Barcelone sera encore diffusé dès 21h30.

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Convention internationale de disques de collection: ce week-end

Samedi 21 avril et dimanche 22 (de 10h à 19h) se tient à l’Espace Champerret, à Paris, la plus grande convention internationale de disques de collection de France. 180 exposants, professionnels ou amateurs, offrent à la vente de vinyles, CD et DVD. Le 60ème CIDISC réunit les passionnés de musique autour de la vente, ou de l’échange, de disques neufs ou d’occasion, du punk au disco, en passant par le R’n'B et le yéyé… Des experts seront présents, et les ventes se feront entre 1 Euro et 5000! Mais encore cartes postales, partitions, posters, et concerts.

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avant-première: Björk, sa tribu personnelle

Volta, le nouvel album de l’Islandaise, approche bien des cimes. A ceux que la voix agace: il y a toujours les musiques, superbes souvent, radicales toujours

Le 7 mai sort le sixième album solo de Björk, qui prend des airs de who’s who de la critique musicale bien-pensante. Timbaland à la production, Antony au micro, Toumani Diabaté à la kora, Konono N°1 aux likembés électriques… Un disque ambitieux qui appelle à un tribalisme nouveau auquel on est prêt à se rallier. Une conquête qui déroule ses arguments au fil des écoutes: aperçu titre par titre.

Earth Intruder La production de Timbaland utilise des parasites qui ne lui sont pas habituels, pour entrer dans les densités électroniques futuristes du passé de Björk. Qui du producteur merveille et du lutin mutin pousse le plus l’autre dans ses derniers retranchements? Ce premier single, qui sample les likembés électriques de Konono N°1, va de tamtams stylisés à une transe de jeu vidéo. Donnant au passage raison à l’imagerie qui accompagne l’album: tribalismes inédits, traditionalisme ultra-personnel.

Wanderlust Une techno trop facile. Un remixe avant l’heure. Le titre, produit par le complice de longue date Mark Bell, engloutit les cuivres – qui n’ont pas l’impudeur ostensible de la voix – dans les limbes d’un travail qui n’a même pas le courage d’être franchement rebutant. Il fallait mettre ce titre en fin d’album – s’il fallait vraiment le mettre.

The Dull Flame Of Desire L’union des voix de Björk et Antony fait à la première écoute des impressions de mariage arrangé. Mais les paroles traduites d’un poème de Fyodor Tyutchev prennent finalement leur envol sur un grand final martelé par les percussions de Brian Chippendale (de Lightning Bolt): sept minutes ascensionnelles, tout en montées vers un envoûtement de magie blanche.

Innocence Timbaland pousse, et pousse encore, un beat qui va chercher dans un souffle humain synthétisé et dans les likembés torturés de Konono N°1 un matériau de propulsion pétaradant, un turbo rare. Une carlingue d’hyperespace qui survole dans un crachat de feu les émotions d’une Björk chantant les délices de la peur. Le titre le plus serré, crissant, de l’album.

I See Who You Are Libre, la voix de Björk ne suit ni ne précède la musique. Son phrasé têtu parcourt les détours d’une poésie qui vit pour elle-même. La pipa de Min Xiao-Fen égoûte pourtant ses belles sonorités mouillées, les percussions aquatiques de Chris Corsano (comparse aussi de Sonic Youth) éclaboussent parfois un silence rendu présent, alors que l’ensemble de cuivres prend finalement le dessus. Un morceau de beauté fragile.

Vertabrae By Vertabrae Les cuivres tombent en grappes, et frappent à grands coups pour faire pénétrer leur dissonance anxiogène. “The beast is back” chante, puis crie, puis hurle, la diva. On prend peur, le sourire aux lèvres. L’intensité monte, toute carton-pâte qu’elle soit, réminiscente des talents de conteuse de Björk, et les boucles à suspens (tirées de la B.O. de Drawing Restraint 9) donnent la chaire de poule jusqu’à Bernard Herrmann.

Pneumonia Le moment en apesanteur de l’album. Les cuivres en dégradé portent dans leur chant la voix qui plus que jamais prend la place qui lui revient: ici rien n’est prêt à s’offrir au combat, tout est magnifiquement pacifique. Un faux a cappella, à plusieurs voix poétiques, humaines ou instrumentales. Le titre le plus simple, le plus beau.

Hope Au-delà des intentions louables, il faudra un peu de temps pour décider de la qualité de l’alliance des beats hélicoïdaux de Timbaland et des notes en arabesques de la kora de Toumani Diabaté. Reste que la musique impose son caractère inédit, sans pour autant avoir le front de prendre le pas sur une voix qui elle-même porte des questions, non plus esthétiques, mais philosophiques.

Declare Independance Le coup de sang de l’album. Des éraflures synthétiques, des démangeaisons saturées… Puis des déflagrations rythmiques aux couleurs organiques qui rappellent pourtant presque les extrêmes de la gabber. Un chamanisme punk… Bravo. Un point d’exclamation.

My Juvenile Inviter Antony pour jouer, dans ce monologue, le rôle de la “conscience”: une idée qui a la force de l’évidence. Sa voix dédoublée endosse à la perfection les échos intérieurs d’une douce ode à la jeunesse qu’on laisse s’en aller. Les élans vocaux sont portés par un clavicorde seul: pure, plein, haut.

ALBUM

  • Björk, Volta (One Little Indian/Universal). Sortie le 7 mai

SITES

A VOIR

  • Björk explique sa démarche sur Volta

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Bad Bonn Kilbi, Düdingen : 7 juin 2007 au 9 juin 2007

Un petit festival perdu au milieu d’un champ, qui accueille d’obscurs groupes expérimentaux, tant rock qu’électro, mais aussi des têtes d’affiche, pointues mais accessibles: CocoRosie, The Young Gods, Heidi Happy, What’s Wrong With Us, Fennesz & Mike Patton…

7-9/6 Düdingen (Bad Bonn)

Le site du Bad Bonn Kilbi

Samuel Hall Band, 2 dates : 6 mai 2007 au 9 mai 2007

Le blues sombre du guitariste lausannois Samuel Hall a des relents langoureux, des effluves planantes. Entre L’amplitude de Buddy Guy et la lenteur assomante de Bohren Und Der Club Of Gore. Son premier album est à paraître ce mois. Noirceur délicieuse.

6/6 Lausanne (le Bourg), 9/6 Monthey (Pont Rouge)

Jonas & le Taxi Brousse Orchestra, tournée : 3 mai 2007 19:00 au 25 mai 2007 19:00

Le voyageur et rapper genevois entretient de forts liens avec le Mali, où il se rend régulièrement, et s’entoure de musiciens de tous horizons. Ses bons mots se posent sur des mélodies aux grooves métissés, particulièrement tonitruants en live.

3/5 Rosemont (Catalyse), 11/5 Zurich (Moods), 12/5 Fully (la Belle Usine), 25/5 Lausanne (EPFL)

Dobet Gnahoré, tournée : 12 mai 2007 au 28 mai 2007

Fougueuse, la Malienne a de ces voix qui ne s’oublient pas, un timbre si particulier, gutural, plongeant, qui fait d’elle une grande dame de la chanson africaine. Elle puise énergie et inspiration dans les préceptes panafricains du Ki Yi Mbock et décline de nombreuses langues sur des chansons enjouées, puissantes.

12/5 Fribourg (la Spirale), 27/5 Winterthur (City Halle), 28/5 Zurich (Rote Fabrik)

Afro-Pfinsten Festival, Winterthur : 24 mai 2007 au 28 mai 2007

L’un des plus gros festival autour des cultures africaines de Suisse ouvre ses portes fin mai avec (hormis ses multiples workshops, boutiques, débats et films) une programmation aussi pointue que prestigieuse. En vrac: les Nigériens de Ghetto Blaster, les Jamaïcains des Congos et Beenie Man, le pianiste cubain Eliades Ochoa, le combos d’Afrique de l’Ouest Africando, la diva Malienne Dobet Gnahoré, Omar Pene du Sénégal, Andy Palacio de Bélize, le Camérounais Manu Dibango…

24-28/5 Winterthur (City Halle)

Le site de l’Afro-Pfinsten Festival

Ya Basta! Sound System, Paris : 4 mai 2007

Le label Ya Basta! vient fêter ses 10 ans au Bus Palladium de Paris. La quasi totalité de son catalogue sera présente. A noter la rencontre intéressante entre la steel guitar de Bucky Baxter et les mix du patron et membre de Gotan Project, Dj Solal.

4/5 Paris (Bus Palladium)

Télérama Dub Festival : 5 mai 2007 au 15 mai 2007

Pour sa cinquième edition, le festival s’invite dans six villes pour une dizaine de jours totalement dub. Sofa Surfers, Dub Trio, Dubmatix, Sir Coxsone Sound et une multitude d’autres artistes sont à écouter et danser dans divers clubs de l’Hexagone.

5-15/5 Marseille, Annecy, Paris, Caen, Nancy, Crozon, Rennes

Le site du Télérama Dub Festival

Nuits Sonores, Lyon : 15 mai 2007 au 20 mai 2007

Six jours et quatre nuits du vieux Lyon vont se parer des perles de la culture synthétique actuelle: guinguettes électro, cartes blanches “Made in New York”, expositions diverses, apéros bruitistes, mais aussi présence d’artistes de renoms tels que Son Of Dave, Violent Femmes, Ellen Allien, Chicks On Speed, Angie Reed…

15-20/5 Lyon, divers lieux

Le site des Nuits Sonores

Marva Whitney, Paris : 4 mai 2007

La “Soul Sister N°1” fut choriste aux côtés de James Brown, et considérée comme la plus funky d’entre toutes. Ses diverses collaborations débouchèrent sur une longue carrière solo, revitalisée ces dernières années par des shows européens mémorables.

4/5 Paris (New Morning)

Mark Murphy, Paris : 21 mai 2007

Le crooner jazz déguingandé qu’Ella Fitzgerald considérait comme son égal masculin chante l’amour avec une voix chaude, sombre, majestueuse. Un talent encore trop méconnu du grand public.

21/5 Paris (New Morning)

Konono N°1, Dijon : 31 mai 2007

Les « punks » de Kinshasa, un groupe-merveille qui passe les traditionnels funèbres au filtre crasseux du système D. Avec son tambourinage proche de la transe, Konono N°1 séduit tant les amateurs de pop que ceux des musiques du monde.

31/5 Dijon (La Vapeur)

Kocani Orkestar, tournée : 2 mai 2007 au 19 mai 2007

A l’origine phanfare de l’Est pour mariages ou enterrements, le « gypsy brass band » macédonien du Kocani Orkestar baigne aux confluents des rythmes turcs, bulgares et orientaux en séduisant un public de plus en plus large.

2/5 Chenôve, 4/5 Montbard, 7-8/5 Montceau-les-Mines, 11/5 Paris, 13/5 Coutances, 15/5 Brest, 17/5 Angoulême, 19/5 Lignières

James Chance & The Contorsions, tournée : 3 mai 2007 au 11 mai 2007

Le saxophoniste, compositeur et chanteur James Chance s’est aussi fait appeler James White et fut l’une des figures marquantes de l’époque No Wave de la fin des années 70 à New York. Un musicien à part dont les racines punk, l’ambiance funk et les échappées free forment la signature incontestable.

3/5 Paris, 4/5 Allaire, 5/5 Brest, 6/5 Langonnet, 11/5 9/5 Marseille

David Rodigan, Paris : 13 mai 2007

Tombé du berceau pour directement s’installer derrière les platines d’un sound system, l’anglais ressemble plus à Mr.Bean qu’à Coxsone Dodd. Il est cependant devenu un mythique animateur radio, et l’un des rois du sound clash actuel.

13/5 Paris (New Morning)

Complet’mandingue Festival, Saint-Brieuc : 4 mai 2007 au 12 mai 2007

Une semaine consacrée à l’Afrique de l’Ouest et à la musique à résonnances maliennes. Touré Kunda, Daratt, Toma Sidibé, le Circus Baobab ou le combo afrobeat Massongo font parties des invités de marque du 10e anniversaire du festival.

4-12/5 Saint-Brieuc

Le site du Complet’mandigue festival

Art Rock Festival, Saint-Brieuc : 25 mai 2007 au 27 mai 2007

Trois jours d’expositions et musiques en Côtes d’Armor suivent de près les folies mandingues du début du mois. Le blues sale de Son Of Dave, les mots d’Abd Al Malik, les chansonnettes de CocoRosie, la furie soul-rock des Bellrays, l’afrobeat d’Antibalas ou encore le bras levé de Patti Smith sont à noter parmis la belle programmation du festival.

25-27/5 Saint-Brieuc

Le site de l’Art Rock Festival

Antibalas, tournée : 17 mai 2007 au 31 mai 2007

La clique de Brooklyn peut être considérée comme l’un des meilleurs groupes parvenant à suivre la lancée afrobeat de feu Fela Kuti. Energie des cuivres, rythmes percutants, chanteur charismatique… Leur dernier album Security ajoute au style la production brute de John McEntire (célèbre grâce au groupe noisy Tortoise) et des envolées free jazz déconcertantes mais jouissives.

17/5 Lille, 26/5 Niort, 27/5 Saint-Brieuc, 29/5 Paris, 30/5 lyon, 31/5 Dijon

The Abyssinians, tournée : 8 mai 2007 au 27 mai 2007

Les Jamaïcains débutèrent aux côtés de Coxsone à Studio One à la fin des années 60, puis s’en allèrent monter leur propre label – Clinch – et diffuser leur tube interplanétaire « Satta Massagana ». Leurs paroles issues du mouvement Rastafari, leur son et leur utilisation des percussions nyabinghi font du groupe l’un des porte drapeaux du reggae roots.

8/5 Lyon, 9/5 Saint-Jean-de-Vedas, 10/5 Ramonville, 11/5 Limoges, 13/5 Paris, 26/5 Bergerac, 27/5 Brasparts

Concours: pourquoi attendre pour gagner? Concerts!

Consultez dans la minute notre page concours! Du côté suisse, il reste des places à gagner pour des soirées du festival de l’AMR, et aux événements de la saison culturelle de Plan-Les-Ouates! Pour les Français, encore des invitations pour le rendez-vous bordelais de Souleymane Diamanka…

CocoRosie, tournée : 27 mai 2007 au 2 juin 2007

Le duo des sœurs américaines dissémine des mélodies grinçantes portées par une voix nasale et des élans lyriques. Une approche de la musique en toute spontanéité, instruments-jouets à l’appui, qui vient se placer sur un pôle plus expérimental qu’il n’y paraît.

27/5 Saint-Brieuc, 28/5 Nantes, 29/5 Bordeaux, 30/5 Toulouse, 31/5 Marseille, 1/6 Lyon, 2/6 Reims

Dick Annegarn, tournée : 11 mai 2007 au 29 mai 2007

Le joueur de mots fait tourner ses musiques dans un esprit folk : sa voix rauque et ronde raconte des personnages et leurs histoires surréalistes et mélancoliques.

11/5 Saint Nazaire (le Fanal), 24/5 Paris (New Morning), 25/5 Lille (Chapiteau Wazemmes), 29/5 Ibos (le Parvis)

De La Soul, Neuchâtel : 2 juin 2007

Parmi les groupes importants de la décennie passée : loin des tourments rap habituels, le trio puise à des sources éclectiques un hip hop doté d’humour et d’intelligence.

2/6 Neuchâtel (Festi’Neuch)

De La Soul, 2 dates : 17 mai 2007 au 19 mai 2007

Parmi les groupes importants de la décennie passée : loin des tourments rap habituels, le trio puise à des sources éclectiques un hip hop doté d’humour et d’intelligence.

17-18/5 Louvain (HET Dépôt), 19/5 Montpellier (Zénith Sud)

Music Maker Revue, Monthey : 4 mai 2007

Un concentré de blues authentique. Des bluesmen et women américains se groupent en collectif, pour maintenir en vie leur musique. Parmi ces vieillards magnifiques et légendaires, le one man band Adolphus Bell et la chanteuse Essi Mae Brooks. Le « Buena Vista Social Club » du blues sudiste.

4/5 Monthey (Théâtre du Crochetan)

Music Maker Revue, Paris : 9 mai 2007

Un concentré de blues authentique. Des bluesmen et women américains se groupent en collectif, pour maintenir en vie leur musique. Parmi ces vieillards magnifiques et légendaires, le one man band Adolphus Bell et la chanteuse Essi Mae Brooks. Le « Buena Vista Social Club » du blues sudiste.

9/5 Paris (New Morning)

Mystic Revelation Of Rastafari, Paris : 8 mai 2007

Les percussions rasta du fameux groupe de Count Ossie ont ouvert la voie au reggae. La modernité de la formation antédiluvienne ne saurait être démentie, elle qui incorpore à la tradition calypso, gospel ou encore jazz.

8/5 Paris (Glaz’Art)

Toumani Diabaté’s Symmetric Orchestra, 2 dates : 24 mai 2007 au 26 mai 2007

La tradition se confond avec l’innovation lorsque ce grand ensemble ouest-africain traverse les chemins mandingues. Mené par le dieu de la kora, l’orchestre fait preuve d’une virtuosité et d’une énergie sans pareil

24/5 Rouen (Hangar), 26/5 Paris (la Cigale)

Balkan Beat Box, Neuchâtel : 2 juin 2007

Tamir Muskat et Ori Kaplan, tous deux activistes de la scène underground new-yorkaise (avec Firewater ou Gogol Bordello), sont rejoints en concert par toute une bande de musiciens du Maroc, de Bulgarie, d’Israel, d’Espagne ou d’Iran. Musique, DJing, vidéo, danse… Une performance extrême.

2/6 Neuchâtel (Festi’Neuch)

Johnny Clegg, 2 dates : 24 mai 2007 au 31 mai 2007

L’illustre opposant à l’apartheid revient, après avoir, dit-on, subit les assauts de groupes nationalistes. Un nouvel album qui ne fait pas oublier le premier choc rock zoulou.

24/5 Winthertur (City Halle), 31/5 Genève (Victoria Hall)

Kamilya Jubran, Genève : 5 mai 2007

La voix diaphane porte un texte en arabe, lui-même soutenu par un oud… Et encadré par les effets électroniques conduits par le Bernois Werner Hasler. Une recherche musicale qui place la capitale suisse au cœur de la Palestine.

5/5 Genève (Usine)

Kid Koala, 2 dates : 10 mai 2007 au 17 mai 2007

Le turntablist bidouilleur fait chanter ses platines de mille éclats de voix soul. Le jeune Chinois Canadien s’approche de l’art du collage plus que du simple DJing hip hop. Il est encore à la tête d’un groupe instrumental, Bullfrog, qui vaut le détour, et, à l’occasion, dessinateur de BD qui valent le coup d’œil.

10/5 Genève (Zoo), 17/5 Zurich (Rote Fabrik)

Ladysmith Black Mambazo, 2 dates : 2 mai 2007 au 3 mai 2007

Le groupe vocal sud-africain est formé de sept basses, un alto, un ténor et un leader : Joseph Shabalala. Découverte par Paul Simon, la formation mêle chants zoulous et gospels, utilisant des sons vocaux traditionnels de façon inédite.

2/5 Genève (BFM), 3/5 Zurich (Kaufleuten)

Larytta & Bauchamp, Lausanne : 18 mai 2007

Ces deux ambassadeurs lausannois continuent à prouver la qualité de la scène électronique suisse. Larytta allie évidence dancefloor et plaisirs cérébraux. Bauchamp apporte la méticulosité de ses productions parfois harmoniques, toujours souples et agissantes.

18/5 Lausanne (Romandie)

Low, Lausanne : 30 mai 2007

L’un des groupes les plus caverneux de l’histoire indé : ses nappes sonores d’obédience acoustico-noisy prennent leur temps, tout leur temps, pour se propager. Une force rampante, une puissance ronflante.

30/5 Lausanne (Romandie)

Magma, Vevey : 17 mai 2007

Mené par Christian Vander, le groupe est, depuis les 70’s, l’épicentre du rock progressif français. Ambiance hypnotique et mystique propre.

17/5 Vevey (RKC)

Woven Hand, Berne et Martigny : 25 mai 2007 au 26 mai 2007

Le projet solo de David Eugene Edwards, meneur de feu 16 Horsepower, le conduit dans une country terreuse, inquiétante, lui qui suit une foi inscrite dans son regard et sur ses avant-bras. Ténébreux.

25/5 Berne (ISC) 26/5 Martigny (Caves du Manoir)

CocoRosie, Düdingen : 9 juin 2007

Le duo des sœurs américaines dissémine des mélodies grinçantes portées par une voix nasale et des élans lyriques. Une approche de la musique en toute spontanéité, instruments-jouets à l’appui, qui vient se placer sur un pôle plus expérimental qu’il n’y paraît.

9/6 Düdingen (Bad Bonn Kilbi)

The Young Gods, tournée : 11 mai 2007 au 7 juin 2007

L’électronique des Suisses est teintée d’indus, leur rock nourri à l’expérimental. 20 ans que le trio parvient à éviter les concessions et les compromis avec l’industrie, tout en maintenant une garde fidèle de fans.

11/5 Lausanne (Romandie), 26/5 La Chaux-de-Fonds (Bikini Test), 7/6 Düdingen (Bad Bonn Kilbi)

Ornette Coleman remporte le Prix Pulitzer

Lundi, le saxophoniste américain s’est vu remettre le Prix Pulitzer pour la musique, honneur fait à son album de 2006, Sound Grammar. Le leader du mouvement free jazz des 50’s et 60’s est couronné à 77 ans pour son premier enregistrement live en 20 ans. Le seul autre artiste jazz à avoir reçu le Pulitzer, qui se concentrait jusqu’ici sur la musique classique, est Wynton Marsalis, qui le remporta en 1997 pour Blood On The Fields. Sound Grammar a été enregistré en 2005 en concert à Ludwigshafen, et voit Ornette Coleman jouer aussi de la trompette et du violon.

Konono N°1 sous les feux de la rampe

Non contents de collaborer avec Björk sur son dernier album Volta, les Congolais sortent un EP de trois titres inédits en live. Live In Tokyo EP, d’une durée de 35 minutes, est disponible au format digital uniquement (en vente chez Virgin Mega, Fnac.com, iTune…). Un preview d’intérêt, puisque Konono N°1 sera, après sa tournée américaine, sur les routes européennes en mai, juin et juillet. Tous les détails sont sur www.myspace.com/konononr1.

Tracks fête ses dix ans: émission spéciale sur Arte

Demain 19 avril, l’émission culte d’Arte célèbre ses dix ans d’existence le temps d’une soirée spéciale. Dès 22h20, les plongées dans les undergrounds, toutes les undergrounds, d’une équipe TV comme pas deux. A ne pas manquer: à 23h20, les internautes auront choisi la rediffusion des sujets qui leur ont le plus plu. Au total pour la soirée, 4 heures d’antenne prise en otage par la culture de la déjante: pour finir en beauté à 00h30, Tracks écrit à sa manière l’histoire de la musique de ces 50 dernières années à travers ses lives et interviews.

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vidéo: Beyoncé et Shakira, faux-semblants

BEYONCE SUR LE TOURNAGE D’UN CLIP

Entre Lesbos et saphisme, le nouveau clip des deux stars jumelles du R’n'B fait une petite incursion en terre orientale. En studio, bien sûr.

Le lesbianisme est depuis l’Antiquité une source d’excitation majeure du mâle. Pas étonnant que les nouveaux jeux du cirque s’en emparent. Le making off de la nouvelle vidéo des deux reines du R’n’B n’en fait pas d’ailleurs mystère. Les types derrière la table de mixage, surjouant le téléspectateur potentiel, hurlent des “Beyoncé !” et des “Shakira !” en sautant en l’air alors que des dizaines de caméras tentent de capturer la félinité au travail.

Le “menteur magnifique” en question dans le titre est absent. C’est ce qui fait l’intérêt de cette vidéo. De moins en moins représenté, le mec en Marcel et aux biscotos luisants est relégué hors champ. On en parle de ce salaud, mais entre copines.

Le scénario évoque de loin Faux-Semblantsde Cronenberg. Mais de loin. Ça traîne en longueur jusqu’à ce que les deux jumelles se réunissent sur un air de musique orientale dans une chambre aux murs tapissés de calligraphie arabe (en style Diwani, nous précise un spécialiste). Pas gênées du tout – on voit qu’elles ne font pas souvent le marché ensemble à Abu Dhabi –, elles se tapent le popotin contre le mur, en rythme décalé. Ben Laden, où qu’il soit, appréciera.

Au final, “Beautiful Liar” instille un petit air rafraîchissant, en attendant que la Lesbos attitude ici à l’œuvre ne devienne un nouveau cliché des vidéos R’n’B et du hip hop. Ça nous change des bagnoles, même si on demeure toujours dans le registre voyeur majeur.

Et la musique ? Pas folichonne, mais dansable.

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Jeff Tweedy chante pour Ian Hunter

L’ancien leader de Mott The Hoople invite le leader de Wilco sur trois titres de son album à venir le 15 mai. Jeff Tweedy a déjà repris des titres de Ian Hunter, et s’est proposé lors d’un concert à Chicago. Jeff Tweedy aurait demandé à Ian Hunter pourquoi il n’a jamais fini la chanson “Henry And The H Bomb”: parce que les paroles n’ont jamais été écrites, s’est-il vu rétorquer. Il a alors proposé ses propres paroles, les faisant passer pour celles de l’auteur original… Shrunken Heads, à paraître sur Yep Roc, invite encore le violoniste du E Street Band, le batteur de Wings, le guitariste de John Cale…

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Jeff Buckley fait ses excuses à Bob Dylan: extrait audio

Comme une bouteille à la mer, la voix de Jeff Buckley, mort en 1997, nous parvient une fois de plus. Hors contextes live, remixes ou démos, un enregistrement d’un texte du regretté songwriter paraît dans le livre The Spoken Word Revolution Redux (édité par Mark Eleveld, publié par Sourcebooks). “A Letter To Bob Dylan” est extrait d’une lecture de poésies de 1993, et consiste en des excuses faites au meneur de la révolution folk des 60’s: Jeff Buckley regrette une imitation du personnage sur scène, et fait son mea culpa. A écouter sur Entertainment Weekly (ew.com), en anglais.

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jazz: Abdullah Ibrahim, après l’orage

Rencontre avec le pianiste libertaire, en concert ce soir à la Cité de la Musique: sous-entendus politiques, allusions philosophiques… Un artiste métaphysique

Son histoire, qui se confond avec celle de l’apartheid en Afrique du Sud, a été écrite dans la douleur et le silence. La libération arrivée, Dollar Brand, devenu entre-temps Abdullah Ibrahim, aurait pu faire résonner son piano à ce son de l’espoir revenu. Cela viendra peut-être. Mais l’homme est sage. Aujourd’hui il expose, sans pudeur, ses sentiments contradictoires auxquels peuvent s’abandonner tous ceux qui n’ont pas peur de s’en approcher.

Quand vous commencez à jouer, on ne sait jamais où vous allez emmener la musique.
Dans les arts martiaux, le professeur vous dit : “Vous pensez trop ! Arrêter de penser !” Si vous réfléchissez trop à telle ou telle chose, elle ne se produira pas. L’intention suffit. Un jeune homme demanda un jour à John Coltrane : “Quels livres dois-je lire ?” Coltrane répondit : “Tous les livres.” Dans quelle langue allez-vous écrire cet article ?
En français.
Quand j’étais au collège, j’étudiais la poésie. Mon professeur me donna ce conseil : “Si vous écrivez en français et que vous pensez produire un monument de la littérature française, alors arrêtez d’écrire.” C’est comme ça qu’on joue notre musique, sans y penser. Je songe ici encore à Coltrane. Une femme à New York transcrivait note pour note tous ses solos et, un jour, elle les lui apporta. Coltrane lui dit : “Je ne peux pas jouer ça, c’est trop difficile.” Il aurait dû utiliser son esprit, car quand il jouait, il ne s’en servait pas. Si un musicien de jazz vous dit qu’il a un “travail”, méfiez-vous. Mon dernier job remonte à mes 14 ans.
Votre musique est devenue presque entièrement instrumentale.
Elle l’est à 99%. Et quand je donne un concert, je me passe généralement de commentaires ou de présentation. J’ai voulu qu’il en soit ainsi pour deux raisons. La première : même pendant les années de lutte, nous avions onze langues différentes en Afrique du sud. Laquelle choisir ? La deuxième raison est politique. J’ai écrit quelques chansons, et elles ont toutes été censurées. Deux ou trois chants de libération, aussi, ont été bannis des ondes.
Comme le morceau “Peace” ?
C’était en 1970, le pays était en guerre. Je pensais qu’une chanson qui prônerait la paix pourrait aider à supporter la pression. Trente ans plus tard, je participais à une conférence sur le commerce des diamants et les conséquences dramatiques de ce business pour l’Afrique. L’ami qui organisait cette conférence me demanda de jouer ce morceau. Je fus étonné, car cela faisait longtemps que je ne l’avais pas inclus dans mon répertoire. Il expliqua ce soir-là à l’assemblée qu’à l’époque, Nelson Mandela avait demandé que “Peace” soit diffusé par haut-parleurs dans toutes les cellules des prisons. Je ne l’avais jamais su.
Parlez-moi de votre expérience européenne, de votre exil en Suisse. Etes-vous d’accord de l’évoquer ?
J’ai rencontré un jour un marin ghanéen – nous étions de grands marins en Afrique – qui m’a dit: “Christophe Colomb a découvert l’Amérique. Nous, nous avons découvert l’Europe et sommes repartis immédiatement.” Quand je suis arrivé à Zürich en 1962, c’était l’hiver le plus froid depuis 1946. Le lac était gelé, les gens marchaient dessus. Je me suis dit : “Quel endroit étrange.” Mais nous étions venus en Suisse comme dans les westerns : “One ticket to El Paso, one way !” Pas de possibilité de retour. Mais il y eut de merveilleux souvenirs. Un jour, quelqu’un frappe à la porte. Et là se tiennent deux hommes avec un piano à queue : “On vient livrer le piano.” Je leur explique qu’il doit y avoir une erreur, que je n’ai pas commandé de piano. Ils me répondent qu’ils ont reçu des instructions pour livrer l’instrument à cette adresse. A ce jour, j’ignore qui m’a offert ce piano.

CONCERT

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La scène indie américaine immortalisée sur Polaroïd

Ashod Simonian, de Panty Lions, s’est baladé dans les coulisses des concerts indie américains, Polaroïd en main: il publie Real Fun: Polaroids From The Independant Music Landscape, un livre qui tire le portrait instantané de Pavement, The Shins, Spoon, Broken Social Scene, Sleater-Kenney, Wilco, Death Cab For Cutie… En plus des images, la parution propose sa bande-son, avec des titres exclusifs de Mt Eerie, Jason Lytle de Grandaddy, Norfolk & Western avec M Ward, Stereo Total, Califone, Preston School Of Industry…

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Pete Rock invite Ghostface, Redman et MF Doom

Le producteur de première classe est en train de peaufiner son troisième album solo, NY’s Finest, à paraître cet été sur Nature Sounds. L’entier du disque est produit par Pete Rock, et voit défiler les guest-stars de premier plan: Ghostface, Raekwon, Masta Killah, Cappadonna, MF Doom, Slum Village, Redman, Jim Jones et Papoose entre autres. Le premier single, en compagnie de Styles P et Sheek Louch, est en écoute sur le Myspace de Nature Sounds.

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slam: Souleymane Diamanka, le griot de la rue

Quand le slam de cette voix grave, posée, s’inspire de la tradition des griots de l’Ouest africain, le genre explose. En tournée en France: des places à gagner à Paris et Bordeaux

« Je ne suis qu’un pauvre griot assis au pied d’un baobab en béton… » Souleymane Diamanka, griot de la rue, slamer de Bordeaux à Paris, apparaît comme un mirage, une fulgurance. Sorti de nulle part, il accouche d’un album mature sous toutes ses coutures. Textes, musiques, état d’esprit, chanteuses invitées (Kayna Samet, les Nubians), tout colle. Au point qu’on se demande ce qui pourra bien être dit ensuite. Mais ça, c’est une autre histoire.

L’Hiver Peul est la photographie d’un homme héritier d’une tradition africaine (les Peuls du Sénégal) et bien ancré dans la vie française actuelle. Cela donne une poésie mystérieuse sur des musiques soul, jazz, chanson française ou africaine. Un album d’émotion pure qui s’écoute d’une traite et laisse des bribes de phrases pêle-mêle dans la tête. Mais derrière l’apparente décontraction se cache un travail de titan pour celui qui écrit son premier texte en 1994 et ne sort son premier disque que treize ans plus tard.

Entre-temps, Souleymane Diamanka a mis sa verve poétique au service des Nubians, participé au Slam Opéra et collaboré à l’écriture du livre J’Ecris en Français Dans Une Langue Etrangère. Pour ce disque, il s’est associé au « concepteur musical » Woodini, posant ses textes a cappella, lui laissant ensuite le soin de les habiller. Un travail auquel son complice s’attelle en gardant toujours à l’esprit de mettre en valeur la voix, les voix … Dont celles du père de Souleymane Diamanka ou du grand griot peul Sana Seydi.

CONCOURS - LE CONCOURS EST FERME

Pour gagner une invitation au concert de Souleymane Diamanka, indiquez la ville et date de votre choix en mentionnant encore vos nom, prénom, adresse postale et email à concours@vibrations.ch. Merci de rappeler “Diamanka” dans l’intitulé du message. - 4 fois 1 invitation pour le 24/5: Paris, Lavoir Moderne
- 2 fois 1 invitation pour le 2/5: Bordeaux, Son’Art

Les gagnants seront avertis par email.

A VOIR

  • des petits clips vidéo de la maison de disques qui donnent à connaître mieux l’artiste selon des angles différents

SITES

ALBUM

  • Souleymane Diamanka, L’hiver Peul (Barclay)

CONCERTS

  • 24/4: Paris, Lavoir Moderne, 25-26/4: Toulouse, 27/4: Aix les Thermes, 28/4: Carcassonne, 2/5: Bordeaux, 3/5: Rennes, 4/5: Laval, 5/5: Cholet, 15/5: Lille, 22/5: Amiens, 23/5: Lyon, 24/5: Marseille, 6/6: St Etienne, 7/6: Clermond Ferrant, 8/6: Lyon, 9/6: Avignon

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dubstep: la thérapie synthétique de Kode9

IMAGEkode9

PHOTO: JOEL VACHERON

La déferlante dubstep londonnienne accessible grâce au mixe d’un connaisseur partie prenante de la vague

“Une thalassothérapie”, écrit Joel Vacheron. Le numéro 90 du magazine Vibrations calcule l’onde de choc des soirées dubstep londoniennes (”Bass Attacks”, Joel Vacheron). Pour se retrouver “littéralement immergé dans un flux et reflux d’ondes soniques, caressantes et enveloppantes”, Kode9, partie prenante de la vague, mixe des morceaux qui massent le bas du dos grâce à ses buses puissantes et bien placées. La basse. La collision des rythmes.

Producteur, directeur de label (Hyperdub) et professeur de philosophie du son, Kode9 est une figure de proue du dubstep anglais, une scène qui n’est encore “que l’expression temporaire de quelque chose d’encore plus énorme”.

Ces trois-quarts d’heure de sonorités synthétiques permettent de franchir le sol vibrant des clubs londoniens sans quitter la moquette sourde de son bureau - ironie. Mais quand même.

DOWNLOAD

SITES

ALBUM

  • Kode9, The Memories Of The Future (Hyperdub)

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Amon Tobin

Le plus brésilien des producteurs londoniens vient de signer un nouvel ovni, qui survole le bruitisme. L’occasion de vérifier quelles influences planent au-dessus de lui: de l’électro, un peu, mais aussi du très bon hip hop, et des ambiances…

Shalimar Bollywood Soundtrack. Pour moi, ce n’est pas du tout kitsch. Je préfère ces musiques de film à pas mal de productions asian-beat, prétendument plus créatives.

Duke Ellington Caravan. Toute la classe du jazz tient dans ce titre et dans ce musicien. Une source de jouvence et l’occasion de voyager dans le temps et dans l’espace en restant chez soi. A la fois terriblement moderne et tellement classique.

Funki Porcini Headphone Sex. J’aime tout de Funki Porcini, mais ce disque-là est pour moi un classique, un truc de dingue que je joue régulièrement, même en fonds sonore. Fantastique.

Scott Walker Scott 4. Tout spécialement pour le thème «Old’s Man Back Again». Juste pour me faire sourire, pour ce côté légèrement déglingué. Mais aussi pour la qualité de la production, massive et subtile à l’image des cordes.

Ennio Morricone The Good, The Bad & The Ugly. J’adore l’univers ouvert des bandes originales et dans le style, celle-ci est un monument. La mélodie entêtante «The Ecstasy Of Gold», la petite musique qui accompagne la formidable scène finale… Un grand moment de cinéma et de musique.

Public Enemy It Takes A Nation Of Millions To Hold Us Back. Leur deuxième album, mon préféré. Il y a une dynamique, un mur du son impressionnant. Chuck D et Flavor Flav, une union incroyable! C’est une galette de ma collection qui a beaucoup tourné quand j’avais 15-20 ans. Mais je prends encore du plaisir à l’écouter aujourd’hui.

EPMD Stricktly Business. Un disque de chevet, qui à mon sens résume tout ce qu’est le hip hop. EPMD, c’est la prééminence du style… La classe.

Al Nafish Hamish. Un titre électro des années 80. Un simple synthé, un rythme basique, un son pas très élaboré, une musique très brute, mais quel résultat!

Batucada Fantastica. J’aurais pu choisir des albums de Jobim. Mais ce vieux disque consacré aux écoles de samba est une leçon de musiques, où chaque titre met l’accent sur un instrument, et par dessus, il y a toujours un son puissant, une lame de fond à laquelle tu ne peux échapper.

Bogdan Rozavski The Wild Bull. Un inconnu, mais un visionnaire des années 70. Toute la musique électronique est là. Mais pour le trouver…

Publié en novembre 2002 dans le numéro 48 de Vibrations.

SITES

ALBUM

  • Amon Tobin, The Foley Room (Ninja Tune)

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concours: AMR Jazz Festival

Au cœur de Genève, une 26e édition qui invite dix groupes et deux solistes de la sphère des musiques improvisées: cinq fois deux invitations à gagner

PHOTO: BOJAN Z PAR JM LUBRANO

Pour la vingt-sixième fois, l’AMR (Association pour l’encouragement de la musique improvisée) réunit les artistes qu’elle aime et s’offre une plus grande salle, l’Alhambra, pour un festival sur quatre soirs, le piano souvent en tête d’affiche. Le gaulois barroudeur de l’improvisation et son MegaOctet Andy Emler, notre Hagrid national fou de transe improvisée Malcolm Braff et son trio africanisant Yele, et le balkanique bidouilleur Bojan Z. Le contrebassiste originaire du Bronx William Parker, au son terrestre et à la grâce impromptue, s’immisce et s’impose dans cette programmation à touches blanches et noires, tout comme le trompettiste multi-collaborationniste américain Dave Douglas et son Keystone.

Les artistes régionaux, eux, sont invités à se produire en premières parties : on y trouvera le Re Bop Quintet de Pavel Pesta, le piansite Michel Bastet en solo, les trio instrumentaux ‘NK ou Afro Garage, et le projet inédit Six, qui réunit cinq musiciens autour du pianiste Jacques Demierre. Une programmation riche, donc, à l’image de son association mère qui ne manque pas, durant le mois d’avril, de proposer jam sessions, ateliers et concerts, parce que la musique ne s’arrête jamais.

19-22/4 : Genève, Alhambra

CONCOURS

Pour gagner deux invitations à l’une des soirées du festival, indiquez la date de votre choix en mentionnant encore vos nom, prénom, adresse postale et email à concours@vibrations.ch. Merci de rappeler “AMR Jazz Festival” dans l’intitulé du message.

Les gagnants seront avertis par email.

- 5 fois 2 invitations pour la soirée du 20 avril à l’Alhambra (Genève): Barytone Time invite Francis Varis, ‘NK, Andy Emler Megaoctet

- 5 fois 2 invitations pour la soirée du 21 avril à l’Alhambra (Genève): Afro Garage, Six, William Parker “Raining On The Moon”

- 5 fois 2 invitations pour la soirée du 22 avril à l’Alhambra (Genève): Pavel Pesta Re Bop Quintet, Dave Douglas & Keystone SITE

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Fatboy Slim revient des Caraïbes avec de la musique

Le gros vendeur d’une électro qui déborde les clubs pour investir les bandes FM populaires revient d’un voyage à Belize avec des bandes sous le bras. Fatboy Slim, à la fin du mois dernier, s’est associé à Andy Palacio & Garifuna Collective, suite à son engouement pour cette musique traditionnelle qui mêle tradition ouest-africaine et culture caraïbe. Les beats de l’Anglais ont été absorbés par les musiciens locaux, et il résulte de cette session trois morceaux qui apparaîtront sur le prochain album de Fatboy Slim, peut-être sous un autre pseudonyme, The Mighty Dub Katz. Le producteur a encore proposé de remixer certains titres de l’album de Andy Palacio, Watina.

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Sonic Youth publie des raretés de 1988

Daydream Nation, un album culte du quatuor est réédité chez Geffen, et paraîtra le 12 juin prochain. L’édition deluxe comprend des titres bonus et des photos inédites, et sera aussi disponible sous forme de quatre LP, distribués par le label du groupe, Goofin’ Records. La réédition du bijou de 1988 comprend l’album original augmenté d’une version démo de “Eric’s Trip”. Le second disque est constitué de versions live de tous les titres de l’album, enregistrements au CBGB de New York et du Paradiso d’Amsterdam. On y trouvera encore des reprises: “Within You Without You” des Beatles, “Computer Age” de Neil Young, “Electricity” de Captain Beefheart et “Touch Me I’m Sick” de Mudhoney. Daydream Nation sera qui plus est porté à la scène lors d’une tournée européenne…

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songwriting: Matt Elliott, les Balkans d’ici et d’ailleurs

PHOTO: ENRIQUE YTURRIAGA

Le songwriter, prodige drum’n'bass dont l’alias est The Third Eye Foundation, a sorti l’année dernière un album qui se révèle magnifiquement sur scène. Au Romandie de Lausanne, le public en fut muet

Il est des claques qu’il est bon de prendre. Parce que c’est mérité. Matt Elliott, en concert au Romandie de Lausanne lundi dernier, m’a imposé un mea culpa. Son album, passé entre mes mains l’année dernière, est passé bien vite. Failing Songs appelait pourtant le passage au stabilo avec lequel on a plaisir à souligner les albums de si belle qualité.

Matt Elliott, seul sur une scène qui étale un suspens de cables, fils, branchements et multiples pédales d’effet, est baigné dans le lisse silence d’une salle étonnement conquise par ce songwriter aux horizons pluriels. Le deuxième set de Matt Elliott le verra jongler avec platines et laptop, dans des recherches électroniques suivies depuis 1996 sous le pseudo The Third Eye Foundation. Mais ici le silence n’est pas dévolu à révérer une transe profonde déjà rencontrées lors des shows de son alias. Matt Elliott s’entoure de deux guitares, classique et électrique, pour en tirer une multitude inhabituelle de sons. Mandoline? Ukulélé? Balalaïka?

Balkans. Klezmer. Flamenco. Folk. Une flûte tout à coup. Un beat aux tonalités si profondes qu’il ne peut être que le fait d’un docteur ès fusions électroniques. Des pickings qui ont la force de la composition, et pas seulement de l’accompagnement souriant. Et la voix, ce timbre à la clarté timide mais brave. Et les boucles de voix, qui en se chevauchant ne comptent plus les douces émotions démultipliées.

L’album est excellent, et s’insinue de Balkans imaginées en océans intérieurs avec la clairvoyance de la subjectivité. Mais Matt Elliott est un performer excellent, qui infiltre les enthousiasme béats avec la grâce d’une vision personnelle. Si des deux excellences, il fallait n’en choisir qu’une, la deuxième prévaudrait sur la première.

EN ECOUTE

  • “The Failing Songs”

  • “Our Weight In Oil”

ALBUM

  • Matt Elliott, Failing Songs (Ici d’ailleurs)

SITES

CONCERTS

  • 3/5: Grenoble, La Bobine (solo)
  • 4/5: Luxembourg, d:qliq (solo et Third Eye Foundation)
  • 5/5: Paris, Le Tryptique (avec son groupe)
  • 6/5: Bruxelles, Les Nuits du Botanique (avec son groupe)
  • 7/5: Le Havre, Le Cabaret Electrique (solo)
  • 11/5: Roverento, Festival Futuro Presente (solo)
  • 2/6: Barcelone, Primavera Festival (avec son groupe)
  • 7/7: Rennes, Théâtre du Vieux Saint Etienne - Festival Les Tombées de la Nuit (avec son groupe)

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Le programme de Paléo filtre sur le net

Le programme du plus populaire des festivals suisses, l’un des événements des étés européens, a filtré sur le net ce matin… A l’affiche, Paléo annonce… roulement de tambour… la reconduction du feu d’artifice traditionnel. Trève de plaisanteries, les 6 jours de festivités verront défiler, dans le désordre et entre autres: Björk, Bitty McLean avec Sly & Robbie, Air, The Young Gods, Rachid Taha, Malouma, Arcade Fire, Ayo, Groundation, Tinariwen, Gogol Bordello, Natacha Atlas, Midlake, Duoud, !!!, Clap Your Hands Say Yeah, Grand Corps Malade, Joey Starr, Oxmo Puccino & The Jazzbastards, Wax Tailor, Tartit, Toumast, Cassius, Robert Plant… Progamme complet et dates de début de location des places sur www.paleo.ch.

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hip hop: Q-Tip compte sur vous

QTip

DESSIN: ALEX POINTET

Une pétition online est lancée pour que sorte le deuxième album solo du meneur de A Tribe Called Quest, Kamaal The Abstract, resté sur les étagères. Vibrations avait écouté en 2002 le disque visionnaire

Le passage au nouveau siècle ne lui a pas souri. Depuis la sortie en 1999 de son premier album solo, Amplified, qu’il avait presque entièrement coproduit avec le regretté J Dilla, Q-Tip s’est vu refuser deux albums par sa maison de disques Arista, Kamaal The Abstract en 2002 et Open en 2005 : pas assez commerciaux. Pas découragé, l’ancien leader de A Tribe Called Quest a annoncé récemment la parution pour 2007 de non pas un, mais deux albums: The Renaissance, son nouvel opus à sortir sur Motown, ainsi que Kamaal The Abstract, augmenté d’inédits. Pas gagné pour ce dernier: vos signatures sont nécessaires pour faire plier Arista!

Du premier, on ne sait pas grand-chose, si ce n’est que Common, Andre 3000 et D’Angelo sont les seuls invités annoncés. Comme ils avaient chacun fait une apparition sur Open, on peut présumer que Q-Tip a pioché dans ses tiroirs pour monter ce nouveau projet qu’il définit ainsi dans une interview à Billboard : « Un son purement hip-hop, avec des batteries live, de l’émotion et des solos. »

Une définition qui, ma foi, s’applique parfaitement au second. Riffs de guitares saturées rentre-dedans et funky, discrets solos aériens de Gary Thomas ou Kenny Garrett, flow toujours très chantant de Q-Tip qui n’hésite d’ailleurs pas à pousser la chansonnette… Lorsqu’ils avaient reçu les copies promos de Kamaal The Abstract, nombre de journalistes avaient été déconcertés par ce disque qui s’aventure sur les terrains du rock, du jazz ou de la pop. Autant de directions que Mos Def, les Roots ou Outkast allaient ensuite explorer avec le succès que l’on sait. Alors, erreur de timing ou injustice de l’histoire ? Ce qui est sûr, c’est que les années ont été plutôt douces avec cet album qui s’écoute tout aussi bien, si ce n’est mieux, aujourd’hui qu’en 2002.

SIGNEZ LA PETITION

DISQUES

  • Q-Tip, Kamaal The Abstract

  • Q-Tip, The Renaissance (Universal Motown) à paraître en 2007

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Les raretés post-punk de Magazine rééditées

Magazine n’est pas le groupe qui vient en premier en tête quand on pense post-punk… La formation est pourtant une sorte de super groupe formé de membres des Buzzcocks, de Siouxsie And The Banshees et Public Image Ltd. Formé en 1977, Magazine a l’audace de reprendre Sly & the Family Stone ou Captain Beefheart, et la chance d’avoir été produit entre autres par Martin Hannett (Joy Division) et John Leckie (The Stone Roses)… Des perles à (re)décourvir, puisque Virgin Records sort le 24 de ce mois les quatre albums studio du groupe: Real Life (1978), Secondhand Daylight (1979), The Correct Use Of Soap (1980) et Magic, Murder And The Weather (1981).

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Common s’associe à Kanye West et… Lily Allen

Pour faire suite à Be, succès de 2005, Common invite des pointures – comme il se doit dans le monde du rap US. Au générique de Finding Forever, à paraître le 10 juillet sur Geffen, on retrouve les productions de feu J Dilla, Kanye West, Will.i.am et Devo Springsteen. Au micro, sont invités encore Bilal et Dwele. Et, plus rare, D’Angelo. Parmi les samples, l’incontournable Nina Simone. Une petite jeunette est aussi de la partie: Lily Allen donne de la voix sur “Driving Me Wild”.

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Le Sgt. Pepper a 40 ans: revu et corrigé…

Le 1er juin, le disque anthologique des Beatles, Sgt. Pepper’s Lonely Heart’s Club Band, aura 40 ans. L’occasion pour la BBC Radio 2 de faire des siennes: 13 artistes d’aujourd’hui revoient le chef-d’oeuvre à leur sauce. Parmi les chanceux qui auront accès au matériel d’enregistrement qui a servi au disque original, secondé par l’ingénieur du son des Beatles Geoff Emerick, on annonce Oasis, The Killers, Kaiser Chiefs, Travis, James Morrison, The Fratellis et Razorlight. Heureusement, aucun dommage ne peut être fait aux bandes originales..

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Les 60 ans de Bob Marley à Addis Abeba: le film

Africa Unite, le documentaire de Stephanie Black, retrace les festivités tenues en 2005 à Addis Abeba: des extraits de concerts voient se succéder sur scène Lauryn Hill, Angelique Kidjo, Bob Andy, Rita Marley et Marcia Griffiths, tout comme certains des enfants de la légende fêtée (Damian, Ziggy, Stephen, Cedella, Julian et Ky-Mani). Mais le film, dont les premières images ont été montrées à New York la semaine passée, traite aussi de toute une jeunesse africaine réunie autour du culte de Bob Marley, et des buts sous-jacents de l’événement: un débat sur le futur de l’Afrique, qui aborde les questions de l’économie et de l’éducation. Le film explore encore un autre angle, celui du voyage des enfants Marley en Ethiopie.

world: Thandiswa, retour vers l’Afrique

Bongo Maffin

Les Sud-Africains Bongo Maffin sont en concert samedi à la Cité de la Musique: l’occasion de découvrir la voix du groupe, qui fait une escapade solo aux élans révolutionnaires

Alors que les productions de Bongo Maffin claquent comme des sirènes urbaines, le premier album solo de leur chanteuse, Thandiswa Mazwai, s’ouvre en version bucolique, un son mate et brut. Cette session est issue d’un voyage aux sources qu’elle a fait avec un musicien Xhosa qui l’a emmenée en stage de chant dans les collines, auprès des grands-mères. Une sorte de “retour vers l’Afrique” pour cette chanteuse qui incarne avec Bongo Maffin depuis 10 ans le succès du kwaito, cette musique urbaine sud-africaine qui célèbre l’hédonisme.

Aujourd’hui le chanteur de kwaito est à la fois un fin analyste des dérives de la société contemporaine, un businessman et un modèle pour la jeunesse. Qui plus est lorsqu’il est une jeune femme coiffée de dreads, vêtue d’une jupe de cuir traditionnelle et chaussées de bottes à talons aiguilles. Le premier album de Thandiswa Mazwai, Zabalaza (Révolution), est sorti au moment où la nation arc-en-ciel fêtait ses dix ans de démocratie. Il parle donc de cette génération qui avait vingt ans à la fin de l’apartheid, et questionne le rôle des Noirs dans la nouvelle Afrique du Sud, autant que sa dense tradition musicale jazz, kwaito, dub ou hip hop, avec quelques interludes xhosas a cappella. “Je cherche une autre expérience plus poétique, interactive, dans une perspective plus futuriste”, explique la jeune chanteuse dont l’album s’est vendu à cinquante mille exemplaires. Quant au public européen, il la découvre aujourd’hui chantant sur Article 3, le récent E.P de Meshell Ndgeocello.

“Le monde change, les révolutionnaires meurent et les enfants oublient”, chante Thandiswa Mazwai. Aujourd’hui, elle est considérée comme la future Miriam Makeba… C’est déjà une promesse de révolution.

CONCERT

  • Bongo Maffin, 14/4, Paris, Cité de la Musique dans le cadre de la soirée Urban Night du cycle “Faubourgs d’Afrique du Sud”.

ALBUM

  • Thandiswa, Zabalaza (Gallo)

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vidéo : Le petit déj’ de The Good The Bad & The Queen

Le collectif anglais emmené par Damon Albarn nous invite dans sa cuisine pour un brunch très anglais: bon appétit!

Pour sa nouvelle vidéo “Kingdom Of Doom” tirée de son premier album éponyme, The Good The Bad & The Queen s’installe dans la cuisine pour un petit déj’ très anglais. Saucisses (vegi?), beans, tomates, bacon, oignons, le tout préparé par trois des membres devant l’œil dubitatif du batteur nigérien Tony Allen qui se prépare au supplice devant un jeu de dominos… Il faut voir Paul Simonon (The Clash) humer la bouteille de lait avant de la juger “awright”. Plus british, tu meurs.

Parallèlement le groupe publie dès aujourd’hui sur i-Tunes uniquement un EP Live From Soho comprenant cinq morceaux capturés en concert au magasin Apple Store de Londres le 12 mars dernier.

The Good The Bad & The Queen sera en concert aux Eurockéennes de Belfort le 1er juillet et au Montreux Jazz Festival le 7 juillet. A vos agendas.

TRACKLISTING: LIVE FROM SOHO

  • Intro/History Song
  • Herculean
  • Behind the Sun
  • Nature Springs
  • Three Changes

VIDEO: KINGDOM OF DOOM

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hommage: le mento pleure Stanley Beckford

PHOTO: BENOIT PEVERELLI

Les véritables origines du reggae ont toujours été le fer de lance du Jamaïcain, qui laisse derrière lui des tubes, des métaphores graveleuses et un enthousiasme incroyable

Le 30 mars, Stanley Beckford a définitivement succombé au cancer de la gorge qui l’accablait depuis plusieurs mois. Il venait d’avoir 65 ans, en février. Tous les habitants de son petit village de Riversdale, un hameau jamaïquain de quelques centaines d’habitants où il demeurait depuis les années 80, porte aujourd’hui le deuil de son héros régional.

En revanche, le reste de l’île semble actuellement trop occupé à organiser la coupe de monde de cricket pour se souvenir de ce grand-père au sourire juvénile. Car sur les terres de Marley, son nom était tristement retombé dans l’anonymat. Seuls d’autres vétérans comme Ken Boothe ou Derrick Morgan se rappellent encore de cette légende d’une époque révolue (ils réglèrent d’ailleurs ses dernières factures d’hôpital). Il faut dire que sa discographie se résume en quelques lignes : dans les années 60 et 70, Beckford signa quelques hits populaires avec son groupe The Starlites, compilé sur l’album Soldering par le producteur Alvin GG Ranglin. Citons aussi Gipsy Woman avec les Revolutionaries de Sly & Robbie en 79.

Dans ses chansons, ce petit homme au caractère rieur et espiègle aimait les métaphores en dessous de la ceinture, tel “Big Bamboo” ou “Banana”… Depuis ces succès éphémères, Stanley Beckford avait surtout œuvré à présenter les racines du reggae à la jeune génération. Via un contrat chez Universal, il était devenu le dernier ambassadeur du mento, ce cousin du quadrille et du calypso, musique champêtre du milieu du 20ème siècle que l’on jouait dans les bals des villages jamaïquains sous le joug colonial. Il publia ainsi deux albums en France, notamment l’excellent Beckford Plays Mento en 2002 avec le Blue Glaze Mento Band, chapeauté par son ami et directeur artistique Sylvain Taillet. Ce dernier monta ensuite le label Calaloo pour soutenir son second disque, Reggaemento. Sylvain Taillet: “Rappeler les véritables origines du reggae était une mission à part entière pour lui. De 2002 à 2005, il a donné près de 250 concerts en Europe avec un enthousiasme incroyable. Je crois que tous les journalistes qui l’ont rencontré et tous les gens qui l’ont vu sur scène ont pu sentir son plaisir de chanter et son extrême gentillesse.”

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Troublemakers

troublemakers

La paire de DJ marseillais sort ces jours sa playlist rêvée sur CD: l’occasion de revenir à celle qui était proposée en 2003 à Vibrations… Une sélection contrastée qui va plus chercher du côté des essentiels que des plaisirs que retracent leur nouvelle apparition discographique

Moondog The Story Of Moondog. Electron libre, extraterrestre et initiateur de mouvements tels que le minimalisme. Et en plus il a croisé Charlie Parker, John Coltrane et Charles Mingus. On a eu la chance d’assister à son dernier concert, à Arles.

Dr John The Night Tripper Gris-Gris. Encore un iconoclaste. Un des rares musiciens blancs de blues qui ressemblent à ses pères noirs. On aime son mysticisme vaudou que l’on retrouve sur un autre album, Babylon.

Gill Scott-Heron/Brian Jackson First Minute In A New Day. Un personnage sulfureux, des textes engagés… Gill Scott-Heron est le père du mouvement hip hop avec les Last Poets. On pourrait aussi saluer son investissement pour le label Flying Dutchman.

James Brown The Payback Presents Mind Power. Même si les textes sont moins engagés, la transe funky qui se dégage de cet album est imparable. Avec George Clinton et Sly Stone, ils forment la pierre angulaire du funk.

Ennio Morricone Una Lucertola Con la Pelle Di Dona. Un savant mélange de musiques atonales et de swing binaire. Morricone est un bourreau de travail… Rien à jeter, avec une préférence pour la période 68/73.

Ultra Magnetic MC’s Critical Beatdown. Un obsédé sexuel prolixe aux commandes. C’est le groupe référent de Public Enemy et autres Gangstarr (ou gangsters).

François de Roubaix Musiques de films Vol 1/2/3. Une étoile filante, sous-estimée, dont les quelques rééditions ne donnent pas la pleine mesure de l’œuvre de ce génie.

Thelonious Monk Straight No Chaser Live In Amsterdam 1966. La folie au service de la création d’un chef-d’œuvre intemporel. Et quel jeu, unique !

The Beatles Abbey Road. La modernité du son, les mélodies: comme pour la nouvelle vague, il y a une idée par plan.

DJ Shadow Entroducing. L’âge d’or de la musique électronique avec le label Mo’wax et la regrettée Funk Mob. Une musicalité rarement égalée, ou comment faire groover un sampleur.

Publié en février 2003 dans le numéro 50 de Vibrations.

ALBUM

  • Troublemakers, My Playlist (Wagram)

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Les batteurs de Battles et Deerhoof donnent des cours online

Le site Pitchfork note qu’un site de cours de batterie online, mydrumlesson.com, offre à ses élèves, pour une inscription dérisoire, les conseils avisé de batteurs de renom appartenant à la scène rock alternative. Parmi eux, John Stanier de Helmet et Battles, Greg Saunier de Deerhoof, Cale Parks de Aloha, Erin Tat de Minus The Bear et Jon Wurster de Superchunk. L’information est à vérifier sur le site, une fois les quelques 6 dollars mensuels versés…

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Chin Chin, Paris : 7 avril 2007

Le groupe de Brooklyn balade des grooves à la fois festifs et onctueusements psychédéliques: une vision du funk tout à la fois classique et joliement biaisée. Le quatuor Chin Chin fait danser autant qu’il caresse les rêveries dans le sens du poil…

7/4: Paris, New Morning

électro: Matthew Herbert en cinémascope

PHOTO: JOEL VACHERON, Brockwell Park, avril 2007

Matthew Herbert sort coup sur coup deux albums “flash-back” aux styles très contrastés. D’un côté, la réédition de l’album visionnaire 100lbs, qui enchantera les amateurs pointus de techno minimale. De l’autre côté, Score, un superbe florilège de musiques de films aux teintes mélancolique, qui dévoile une nouvelle facette du zélig de l’électro.

Une réédition et une compilation… c’est pas un peu tôt pour entamer les hommages?
Pour être honnête, je ne suis pas un fan de ce type de réédition. Mais en ce qui concerne ces deux albums, c’est un peu particulier. En effet, 100lbs constitue un assemblage de singles qui furent initialement pressés en tirage très limité. Quant à Score, il s’agit de morceaux inconnus du public, puisque les films pour lesquels ils furent composés étaient généralement cantonnés à des réseaux de diffusion très restreint. Il semblait donc important de compléter les cases laissées vides dans mon parcours discographique. De toute façon, je préfère être jugé sur le processus de création plutôt que sur le produit fini.
Les morceaux de Score recouvrent toute votre carrière. Cependant, le disque présente un caractère plutôt classique et sobre. Cette homogénéité n’est-elle pas surprenante quand on connaît votre penchant pour l’expérimentation et le mélanges des genres?
En effet, la composition de BO se singularise par le fait qu’on ne peut pas compter exclusivement sur ses propres idées et il s’agit plutôt de pouvoir coller toujours au plus près des exigences du réalisateur. De surcroît, le cinéma est un art qui impose au réalisateur une confrontation perpétuelle avec l’histoire de sa discipline et, il faut bien l’avouer, c’est très souvent la tradition qui l’emporte! Du même coup, une musique trop expérimentale peut facilement nuire à la compréhension du film et une bonne BO ne doit pas créer de tensions avec les intentions initiales du réalisateur ou les canons du genre. Pour utiliser une métaphore, composer une musique de film, c’est un peu comme si le réalisateur avait construit une maison et qu’il vous demandait de l’aider à décorer l’intérieur. Cette situation implique bien évidemment de nombreux compromis.
Quelles sont les conséquences d’un tel processus sur votre manière de travailler?
Tout d’abord, il s’agit de trouver un langage unique qui particularise chacune de mes BO. J’y parviens notamment en m’inspirant des musiques en provenance du pays où se déroule l’intrigue, en fabriquant des instruments, ou encore, de manière systématique, à travers le choix et un usage particulier de nombreux samples. J’ai également appris à comprendre comment la musique peut-être utilisée en tant que “liant”, ou “correcteur”, pour rectifier certaines faiblesses des comédiens, des problèmes d’éclairage ou de sons. Dans ces cas ultimes, l’imagination du compositeur peut aider le réalisateur à combler certaines déficiences.
Vidéos clips et iPod: pensez-vous qu’il existe une relation toujours plus forte entre le son et la vision, que nous sommes toujours plus enclin à percevoir la musicalité de notre environnement?
J’aimerai dire oui, mais en regard des productions actuelles, je ne pense pas que la musique soit à même d’exprimer la complexité de nos existences. Même si on peut éprouver quelquefois le sentiment de saisir le monde à travers la musique, grâce notamment à l’usage de iPod, ce type d’expériences ne traduit à aucun moment une conception philosophique de l’existence. La musique électronique actuelle souffre d’un manque patent d’inspiration et, du coup, j’ai tendance à me retourner vers des compositeurs classiques tels que Bob Marley pour entendre le monde tel que je le vois. Ou alors des courants authentiques comme le grime qui, à mon avis, se manifeste de la même manière musicalement et visuellement. Sombre et violente, c’est une musique qui est destinée à intimider.
Qu’est-ce qui a changé dans votre manière de concevoir la musique depuis le début de votre carrière?
100lbs est intéressant parce qu’il laisse transparaître une naïveté toute juvénile. Maintenant, je suis plutôt un vieil homme amer et passablement fâché contre le monde. Je me suis surtout rendu compte à quel point politique et musique sont incompatibles.
Quels sont vos projets actuels?
Je travaille intensément sur la musique du prochain film d’Etienne Chatilliez, une comédie musicale intitulée Agathe Cléry avec un orchestre de 80 musciciens. Je prépare également un nouvel album avec mon big band, qui sera enregistré dans les locaux du gouvernement, ainsi que mon premier projet rock.

DJ SET

ALBUMS:

  • Matthew Herbert, 100lbs (!K7)

  • Matthew Herbert, Score (!K7)

SITES:

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Le batteur de Wilco compose pour le Kronos Quartet

Glenn Kotche est l’auteur d’une pièce de 23 minutes composée pour le Kronos Quartet. Le batteur de Wilco présentera son oeuvre, faite de sept mouvements, en Octobre, à New York. C’est David Harrington, du Kronos Quartet, qui a approché l’artiste-percussionniste après la parution de Mobile en 2006. Glenn Kotche annonce à Billboard que son travail est “très percussif. Si ma main droite était un violon, et la gauche un violoncelle, comment ça sonnerait?”

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Artistes américains unis contre les grosses compagnies de télécommunication

The Future of Music Coalition, dans sa lutte pour la défense des intérêts des artistes indépendants, lance la campagne Rock The Net. Nombre labels et artistes s’engagent pour contrer les grosses compagnies de télécommunication américaines qui ont l’intention de faire payer cher aux sites internet les bandes passantes nécessaires à la diffusion de la musique sur le net. Une démarche commerciale qui bien sûr permettrait aux grosses machines de la diffusion de gagner du terrain sur les plateformes plus alternatives… Parmi les 256 artistes déjà engagés (et quelques 59 labels), Calexico, REM, Kronos Quartet, Death Cab For Cuttie, Ted Leo, The Locust, Bob Mould… défendent le même accès pour tous sur Internet, afin de prolonger la révolution que la technologie a permi dans la diffusion de la musique. Tous les détails sont, en anglais, sur le site de The Future of Music Coalition.

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Un nouveau super-groupe: Thurston Moore, Jim O’Rourke, Terrie Ex…

L’art de l’improvisation bruitiste s’est trouvé de nouveaux maîtres: le groupe Original Silence est composé de Thurston Moore de Sonic Youth, Jim O’Rourke, le producteur et musicien complice de toutes les audaces underground, Terrie Ex de The Ex, le souffleur suédois Mats Gustafsson, Paal Nilssen-Love de The Thing et Massimo Puppilo de Zu. Leurs deux premières morceaux, “If Light Has No Age, Time Has No Shadow” et “In The Name Of The Law” paraîtront le 23 avril sur Smalltown Superjazzz. The First Original Silence LP, enregistré en septembre 2005 lors d’un concert à Reggio Emilia en Italie, est, comme son nom l’indique, la première sortie d’un série à suivre.

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live: Oxmo Puccino, Black Popeye à livre ouvert

PHOTO: BERTRAND COTTET

Le Cully Jazz Festival s’achève en apothéose avec la prestation d’Oxmo Puccino & The Jazz Bastards

La petite frousse initiale – une énième resucée rap-jazz – est balayée d’entrée à l’heure où les musiciens s’installent, seuls en scène. Energie free assumée, classe à tous points de vue, belle tenue complet-cravate, gueules de tueurs. Jusqu’au feeling un brin rockab’ du guitariste (un Poney Hoax) aux inflexions à la Duane Eddy dandy. On peut le résumer ainsi : ce n’est pas Jazzmatazz, c’est les Jazz Bastards.

Puis entre Oxmo. OX-M-O. Surpris par l’ovation, il n’en revient d’abord pas. Mille personnes au moins, dont trois-quatre premiers rangs agités qui connaissent les chansons de son Lipopette Bar par cœur. Et les autres aussi, quelques anciennes plus old school qu’il balance pour les fans. “Ce soir va rester gravé dans ma mémoire”, lance l’OX. Quand c’est dit par un ex-taulard l’œil humide, on y croit. Et la lipopette histoire de commencer : “Ce soir Billie ne chantera pas… “. Et va pour une heure de show magique aux relents de polar noir franchouillard.

L’OX est en OXmose avec le public. Détendu, mais patron de son lipopette band qui, sous son injonction ferme, s’y reprend à deux fois sur le would be hit “Black Popeye (Fume des épinards)”. Il s’agit d’accélérer le tempo au diapason de la salle bien chaude, alors.

Il y a deux ans, Oxmo Puccino a voulu raccrocher. Marre du hip hop, de ses limites, de ses rivalités, de ses barreaux. Envie de musiques, de joie, d’ailes. Il a bien fait de revenir, le bastard.

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Elton John à nouveau branché?

Après avoir “découvert” le rapper anglais Just Jack que les médias branchés se sont arrachés cet hiver, Elton John a vu sa cote remonter. On l’entend improviser au piano sur le nouvel album de Timbaland, et le label new-yorkais Obliqsound s’apprête à publier Your Songs, The Music Of Elton John, une relecture des thèmes les plus connus de l’Anglais par un quartet de jazz composé de Pietro Tonolo (saxophone), Gil Goldstein (piano et accordéon), Steve Swallow (contrebasse) et Paul Motian (batterie).

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Björk, la pochette de Volta révélée

Entre paganisme, féminisme et vaudou, la pochette du nouvel album de Björk en dit déjà beaucoup sur son contenu.

C’est une Björk différente de celle qu’on a l’habitude de voir représentée sur ses derniers albums. Plus fun, aussi fluo que sur les pochettes de son premier groupe Sugarcubes. La vilaine princesse est de retour, et elle est plus agressive que prévue. “Je voulais m’amuser sur cet album, et la pochette reflète cet état d’esprit”, raconte Björk à Pitchforkmedia, le site américain à qui elle a donné sa toute première interview.

“La photo ne représente pas une femme en particulier, mais toutes les femmes. Je voulais évoquer ces temps païens où la femme était en harmonie avec la nature, mais en même temps rendre ce concept actuel. Il y a un côté vaudou, shaman, dans cette image, qui sera encore plus évident sur les photographies accompagnant le livret.”

UNE DES NOUVELLES PHOTOGRAPHIES PAR INNEZ VAN LAMSWEERDE & VINOODH MATADIN

Volta ne sort que le 7 mai, mais on en sait un peu plus sur son contenu. L’album contient 10 titres et le premier single, “Earth Intruders”, produit par Timbaland, sera disponible sur i-Tunes le 9 avril.

TRACKLISTING

  • Earth Intruders (Feat. Timbaland)
  • Wanderlust
  • Dull Flame of Desire (Feat. Antony)
  • Innocence (feat. Timbaland)
  • I See Who You Are (Feat. Min Xiao-Fen)
  • Vertebrae by Vertebrae
  • Pnuemonia
  • Hope (Feat Timbaland)
  • Declare Independence
  • My Juvenile (Feat Antony)

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Fairport Convention fête ses 40 ans: CD box et tournée

Les revivalistes rock folk anglais célèbrent leurs 40 ans: à l’agenda, sortie le 9 avril chez Universal d’un coffret 4 CD. Live At The BBC comprend des enregistrements radio, dont plusieurs pour John Peel: une collection exaustive de leurs prestations pour la chaîne anglaise. L’anniversaire conduit encore Simon Nichol, Ric Sanders et Chris Leslie sur les routes dans des perspectives acoustiques: dates annoncées sur leur site officiel. Autre rendez-vous encore, la Cropedy Convention, le festival annuel du groupe, qui invite Jools Holland, The Strawbs, the Richard Thompson Band…

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hip hop: la touche Timbaland, de génial à bancal

Le nouvel album solo du producteur tout-puissant, qui sort aujourd’hui, divise les opinions: le magazine Vibrations est déçu, le site vibre d’abord, puis soupire. Aperçu titre par titre

Un enthousiasme débordant, puis fort, et finalement, sur la toute fin de Shock Value, dégressif: disons que Timbaland, sur ce deuxième album solo, confirme sa magie, étend son charme, mais qu’il n’est pas encore à même de transformer des pierres en or. 5.5 titres pénibles sur 18, dont des merveilles, ça reste un très bon ratio.

Oh Timbaland On le soupire de nous-même… La boucle de piano traversante a l’impérativité exaltante des orgues de poche qui ouvrent les parties de basket, alors que le beat, fait de guitares funky et de rythmes en rafale, pousse et pousse… Perdu, un sample de “Sinnerman” de Nina Simone. La force d’appel des trois coups au théâtre, si ces derniers étaient frappés fiévreusement une centaine de fois. Magistral.

Give It To Me On croit, dans les premières secondes, à un beat de Missie. Probablement parce que cette dernière est au moins partiellement redevable à Timbo. Premier single, avec Nelly Furtado et Justin Timberlake, pour de bonnes raisons. Les montées en intensité rythmique, tribalisantes, muselées au moment opportun pour créer le manque, sont doublées d’une mélodie bête - “colle chantée”, comme disait l’autre - qui promet des chiffres de vente insensés. Irrésistible.

Release La mélodie, chantée par un millier de voix synthétiques, masque presque un rythme de base épuré. L’utilisation des sons de cloches agogo, qui jouent d’effets stéréo, entame la massivité des lourds velours musicaux et des vocaux rigolards. Le morceau le plus pâtissier. Comment ne pas “lancer ses bras dans l’air, et les agiter tout autour comme si on s’en fichait”?

The Way I Are Du R’n'B ostensiblement futuriste. Entre pastiche et efficacité absolue. Les sons empruntent aux synthés des années 80, compressés jusqu’à la douleur, une voix robotisée qui leur répond, et la mignonette Keri Hilson est hachée menu par un background de premier plan.

Bounce Salive et postillons. Difficile de rester maître de soi. Dr. Dre, Missy Elliott et Justin Timberlake. Lente, rampante, la musique suit les pales d’un hélicoptère au souffle puissant, aux petits crissements des mécaniques huilées qui se plaisent à s’interdire de ronronner. Une sorte de R’n'B hardcore. Sensuel. Fort. Une leçon. Un ami connaisseur souligne la présence de Dre en tant que seul MC: une révérence parlante.

Come And Get Me Inféodé au flow frimeur de 50 Cent, et à celui, professoral, de Tony Yayo, le morceau s’allonge sur un lit de voix féminines aux clairs chants onomatopéiques, la bouche en coeur. Etrange mélange de noirceur et d’éclats pimpants.

Kill Yourself Le titre le plus mielleux, qui invite Sebastian et Attitude. Les musiques, piano en tête, forment une sorte de mélopée East Coast assez chargée en volutes pastel -vocales et instrumentales- pour tendre vers l’écoeurement, selon la résistance aux musiques sucrées… Les basses diffuses et les flows sombres rachètent ces excès.

Boardmeeting La déflagration de batteries sans fond est secondée par des sonorités tout aussi profondes, textures vocales travaillées en son abstrait. Clappements de main, le vieux complice Magoo, et les citations des classiques “The Breaks” et “Get Down On It”, pour un titre qui oscille entre humour et intensité étrange. Magnifiquement insidieux.

Fantasy Gros plan sur la moue boudeuse de Money, qui chante comme les jolies filles de MTV, Beyoncés pas chères, se doivent de le faire. Du R’n'B pur plastoc, que Timbaland échoue à rendre délectable même pour les réticents, comme par certains passés.

Scream Arabesques forcées, encore, de jolies filles: Keri Hilson et Nicole Scherzinger. Mieux que sur le titre précédent, Timbaland enserre des vocaux doucereux dans une machinerie radicale, à l’intraitabilité de la techno: insertion du bizarre dans le convenu.

Miscommunication Synthétiseurs de soucoupes volantes et clic-claquements buccaux: la production tourne sur deux idées, qui tendent à faire de Timbaland un rigolo qu’on ne soupçonnait pas. Keri Hilson agace une fois de plus, mais Sebastian, en poseur, prolonge l’ironie.

Bombay Jolie fenêtre que ce chant Bollywood encadré par les onomatopées susurrées du maître qui accompagnaient déjà Aaliyah. Amar & Jim Beanz sur un titre à la fois novateur dans la citation mais tellement caractéristique, qui laisse entrevoir les échappées belles potentielles de la touche Timbaland.

Throw It On Me Sujets à controverse, les guitares et les nerfs de The Hives. Un morceau de fusion comme on ne la connaît pas encore: les échardes du rock léchées par l’épaisse laque de la science sonore infaillible du producteur… Le morceau le plus osé. Une proposition pertinente, et plus encore, dans la course au dance rock.

Time Les sons sont là. Mais la performance de She Wants Revenge laisse froid, quand elle n’irrite pas. On entre dans la mauvaise petite moitié de l’album, qui voit la maestria de la production offerte à des artistes qui n’ont pas les épaules pour porter l’honneur qui leur est fait. Simplement plat.

One And Only Le titre dont on ne veut pas. Pas de ces tristes déballages rock, pas de ces pauvres velléités FM, pas de cette démagogie qui appelle au clappements de main dans les airs des stades. Seuls les breaks qui font oublier Fallout Boy sont écoutables. Non.

Apologize Plongée plus avant dans la soupe. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le maître s’essaie à tous les genres. Et si ses chablons restent, les couleurs choisies ne s’accordent pas toute avec un quelconque bon goût. Ici, One Republic pleure sa pop de supermarché. Impossible.

2 Man Show Timbaland retient le piano d’Elton John. Le temps que le beat s’installe. Prennent aussi leur place des choeurs féminins – qui décidemment caractérisent l’album, en tant que matière vague, floue, transfigurée. Cordes, vocaux féminins aux envies de grandeur… Le titre – respiration dans l’apnée de fin d’écoute – le plus emphatique.

Hello Laid back, Attitude et son rappé-chanté sont caressés par les vocalises-bonbonnière de Keri Hilson, sur une musique aux sons tournoyants, et une harpe: appelle au baldaquin… Une chanson un peu longue, bonus international: le cadeau ne se refuse pas, même s’il est juste une taille au-dessous de nos enthousiasmes.

SITES

ALBUM

  • Timbaland presents Shock Value (Mosley Music Group/Interscope)

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Festival de Cinéma pour L’Oreille, Lausanne : 13 avril 2007 au 15 avril 2007

Quelle drôle d’idée… L’équipe du théâtre de l’Arsenic ne cesse d’exploiter les terrains fertiles aux expérimentations, débats, étonnements. Au programme, la « musique anecdotique » sensuelle et sensible de Luc Ferrari, le « cinéma » sombre et tendu de Michel Chion, les chansons déconcertantes de liberté de Ghedalia Tazartès, l’écoute précise et généreuse de Yann Paranthoën, les « visages sonores » aussi familiers qu’inquiétants de Dominique Petitgand.

13-15/4 Lausanne, Arsenic

The Foundation, Plan-les-Ouates : 24 avril 2007

Danse de hip hop compulsif, pas très éloignée de sa cousine vaudoue, le krump de l’équipe des ghettos de Los Angeles The Foundation promet un beau spectacle urbain. Premier spectacle d’une belle série dédiée aux cultures et musiques du monde par le service culturel de Plan-les-Ouates.

24/4 Plan-les-Ouates, Espace Vélodrome

Electron Festival, Genève : 5 avril 2007 au 8 avril 2007

Quelle différence d’avec l’année dernière ! Une bien belle programmation pour ce petit festival genevois, sur le point de devenir grand. En vrac : Ellen Allien, El-P, Reverse Engineering, Scratch Massive, Alex Attias, The Eternals, Amon Tobin, Para One, etc, etc…

5-8/4, Genève, divers lieux

Plus d’infos sur le site de l’Electron Festival

Festival AMR, Genève : 19 avril 2007 au 22 avril 2007

La 26ème édition du festival de l’AMR, Association pour l’encouragement de la musique improvisée, basée à Genève, propose grosses pointures du jazz et diverses personnalités de la scène locale:

19/4 Michel Bastet Solo, Malcolm Braff Trio « Yele »

20/4 Barytone Time & Francis Varis, ‘NK, Andy Emler MegaOctet

21/4 Afro Garage, Six, William Parker « Raining On The Moon »

22/4 Venitucci-Delez-Massy-Papaux, Bojan Z Solo, Pavel Pesta Re Bop Quintet, Dave Douglas & Keystone

19-22/4, Genève, Alambra + Sud Des Alpes

Plus d’infos sur le site de l’AMR

Tony Allen, tournée : 5 avril 2007 au 13 avril 2007

Revenu sur le devant de la scène avec son rutilant Lagos No Shaking en 2006, qui retourne à la tradition et aux sons roots, ainsi que par ses moult participations pop (Air, Charlotte Gainsbourg, The Good The Bad And The Queen…) l’ex-batteur de Fela Kuti Tony Allen, sur scène, est une force tranquille au groove délié, au calme sourire.

5/4 Paris, La Cigale, 6/4 Bordeaux, Rock School Barbey, 13/4 St-Nazaire, Le Vip

Malcolm Braff, Paris : 14 avril 2007

Le pianiste suisse et sacrément barbu Malcolm Braff aime à ressentir la musique, l’amener près de la transe, vers des lieux impromptus, que se soit en solo, avec son trio africanisant Yele ou lors de ses multiples collaborations. Un grand monsieur du jazz.

14/4 Paris, Sunside

Jehro, tournée : 2 avril 2007 au 29 avril 2007

Autour d’influences soul, reggae, calypso, folk ou flamenco, et de textes chantés en anglais, le Marseillais Jehro bâtit un univers attachant, où le soleil semble toujours être au rendez-vous. Il revient d’une tournée mondiale, particulièrement prospère au Etats-Unis.

2/4 Paris, 14/4 Le Port, 20/4 Brest, 24/4 Herouville-St-Clair, 27/4 Vichy, 29/4 Nantes

Gnawa Diffusion : 6 avril 2007 au 12 avril 2007

Fusion des genres… Raï, hip hop, chanson trouvent tous une place au creux de Gnawa Diffusion. Le groupe parcours le monde depuis quinze ans, et a sorti quelques 8 albums, haut portés par la verve d’Amazigh Kateb, chanteur-poète impressionnant, qui a de qui tenir puisqu’il est le fils de Kateb Yacine, l’un des tout grands écrivains algériens.

6/4 Montagne-sur-Sèvre, salle polyvalente, 12/4 Rouen, Hangar

El-P, 2 dates : 6 avril 2007 au 10 avril 2007

Producteur hip hop et artiste avant-gardiste, El-p s’est associé, pour son dernier album I’ll Sleep When You’re Dead, avec des sommités appartenant plutôt à la scène rock : Trent Reznor de Nine Inch Nails, Mars Volta, ou Chan Marchall (Cat Power).

6/4 Paris, Bus Palladium, 10/4 Nantes, Le Lieu Unique,

Dirty Dozen Brass Band, 2 dates : 3 avril 2007 au 4 avril 2007

De la Nouvelle Orléans, Dirty Dozen Brass Band vient de sortir What’s Going On, un album hommage à Marvin Gaye sur lequel on trouve, pêle-mêle, des invités de marque comme Betty Lavette, Guru ou G Love. Cuivres tonitruants et folle énergie.

3/4 Paris, La Cigale, 4/4 Eysines, Salle du Vigean

Cinematic Orchestra, 2 dates : 19 avril 2007 au 21 avril 2007

Jason Swinscoe est l’initiateur de Cinematic Orchestra, et le petit protégé du fameux label Ninja Tune depuis 1999. Entre electro, jazz et down tempo, le groupe en est déjà à son quatrième album à sortir en avril. Il s’appelle Ma Fleur.

19/4 Bourges, Festival Printemps de Bourges, 21/4 Paris, Trabendo

Blessing’s Breakbeat & MC’s, Genève : 7 avril 2007

Vibraphoniste hyperactif et tambourineur d’Urban Drum’n’Bass, Bertrand Blessing ne cesse de multiplier les projets, comme ici, où il s’accompagne de la fine fleur des MC genevois et s’entoure de machines, insufflant à sa créativité une énergie underground toujours impressionnante.

7/4 Genève, Usine

Bojan Z : 22 avril 2007

Le pianiste Bojan Z, figure des plus prometteuses, a été remarqué par les plus grands du jazz français grâce à son habilité à saupoudrer un format jazz de touches de folklore balkanique.

22/4 Genève, Alhambra

Bonnie « Prince » Billy : 22 avril 2007

Appelez-le Will Oldham, Palace ou Bonnie « Prince » Billy. L’homme aux nombreux pseudos dissémine son folk avec une mimique tristounette et une voix caverneuse. Sachez que le monsieur annule souvent ses dates de concerts…

22/4 Düdingen, Bad Bonn Kilbi

Shannon Wright, 2 dates : 25 avril 2007 au 26 avril 2007

Les chansons de Shannon Wright peignent le sombre tableau d’un paysage émotionnel foisonnant. Des compositions inspirées, une voix puissante et tendre, et une présence scénique qui marque.

25/4 Lucerne, Schüür, 26/4 Genève, Usine

Cesaria Evora, Genève : 21 avril 2007

Nommée « Officier de l’ordre des Arts et des Lettres» en France, Cesaria Evora, la plus grande chanteuse du Cap-Vert fait une escale helvétique en compagnie de son septet où se croisent cavaquinho, violon, percussions et piano.

21/4 Genève, Victoria Hall

Archive, Lausanne : 9 avril 2007

Constamment comparé à Pink Floyd, le trio anglais d’Archive a pourtant plus d’une référence à son actif : trip hop, pop, trip-pop… Ses musiques baroques jouent aussi bien de samplers, orgue hammond, guitare saturée ou harmonica

9/4 Lausanne, Les Docks

Format A’3, Lausanne : 7 avril 2007

Batterie, boîtes à rythmes, contrebasse, piano et claviers divers, tous passés aux cribles des effets, créent cassures et déséquilibres tout en gardant un grand sens de la composition. Format A’3 présente son nouveau disque, Pirate.

7/4 Lausanne, Le Bourg

Dub Incorporation, Lausanne : 27 avril 2007

Reggae français ? L’appellation est quelque peu réductrice, tant on peut flairer dans les prestations du groupe des relents hip hop ou orientaux. Au final, la musique de Dub Incorporation se pare de roots, de ragga et de raï pour faire passer un message engagé qui prend toute son ampleur en live.

27/4 Lausanne, les Docks

ANNULATION de Konono N°1, Martigny : 19 avril 2007

Les « punks » de Kinshasa, un groupe-merveille qui passe les traditionnels funèbres au filtre crasseux du système D. Avec son tambourinage proche de la transe, Konono N°1 séduit tant les amateurs de pop que ceux des musiques du monde.

19/4 Matigny, Caves du Manoir ANNULE

John Parish + Raphelson, Düdingen : 18 avril 2007

Maître de l’instrumentation sobre et sophistiquée, l’auteur et compositeur John Parish traverse un univers folk et blues, tout teinté d’un baroque qui n’est que le sien. Un exemple de musique intimiste, par celui qui a lié sa vie artistique à celle de PJ Harvey. En première partie, Raphelson et ses guitares, pianos, bidouilles. Une merveille sur disque comme en live.

18/4 Düdingen, Bad Bonn Kilbi

Ladysmith Black Mambazo, 2 dates : 2 avril 2007 au 3 avril 2007

Le groupe vocal sud-africain Ladysmith Black Mambaso est formé de sept basses, un alto, un ténor et un leader : Joseph Shabalala. Découverte par Paul Simon, la formation mêle chants zoulous et gospels, utilisant des sons vocaux traditionnels de façon inédite.

2/5 Genève, BFM, 3/5 Zürich, Kaufleuten

The Melvins, Genève : 14 avril 2007

Melvins, groupe légendaire, inspiration majeure pour une génération post-punk / pré-grunge, est l’auteur de morceaux plombés et sans compromis, dont le radicalisme a hypothéqué l’adhésion du grand public.

14/4 Genève, Usine

Motion Trio, Wädenswil : 4 avril 2007 au 5 avril 2007

Les trois accordéonistes de Motion Trio savent faire parler leurs instruments : loin du folklore, la musique contemporaine des Polonais construit une expressivité à la fois violente et romantique.

4-5/4 Wädenswil, Theater Ticino

Puppetmastaz, Lausanne : 28 avril 2007

Le groupe de 20 marionnettes berlinois Puppetmastaz est souvent rattaché au mouvement hip hop, alors qu’il s’attaque à tout ce qui tient un micro. Un show qui dépasse le grand-guignol pour en devenir simplement impressionnant.

28/4 Lausanne, Romandie

Sophia, Genève : 24 avril 2007

Tourmenté, le rock de Sophia se partage entre sonorités de velours et éclats quasi-noisy. Un songwriting de facture plutôt classique, qui enrôle guitares mais aussi cordes, et va chercher du côté sombre de la force.

24/4 Genève, Usine

TTC + Orgasmic, Para One, Surkin : 8 avril 2007

Le groupe français TTC, signé sur Big Dada, propose un hip hop à la fois massif et finaud, propice à l’excitation des foules, qui va chercher du côté de l’électronique pour déstabiliser des beats alors ex-centrés. Les flows particuliers des MC parfont l’originalité d’un groupe à forte personnalité.

8/4 Lausanne, D !Club

Stade Vs Infinite Livez, La Chaux-de-Fonds : 21 avril 2007

Stade Vs Infinite Livez viennent de sortir Art Brut Fe De Yoot chez Big Dada. Pierre Audétat et Christophe Calpini, deux ex-Silent Majority, explorent dans cet autre projet le jazz expérimental, l’électronique et le hip hop en compagnie du rappeur marginal londonien Inifinite Livez

21/4 La Chaux-de-Fonds, Bikini Test

Aloan + Sumo, Lausanne : 21 avril 2007

Trip-hop, soul, spoken word, hip hop, voire carrément pop, une chanteuse à la voix rétro, au vibrato soul et un rappeur donnent toute leur identité aux mélodies électriques et électroniques à tendance spleen urbain d’Aloan. Les deux frangins du groupe SUMO, sont quant à eux plutôt dans la house et la nu-soul sur galette, et totalement groovy voire funky sur scène, puisqu’ils s’accompagnent d’un batteur. Un vrai power trio.

21/4 Lausanne, les Docks

Eric Bibb, 2 dates : 2 avril 2007 au 3 avril 2007

Il est de cette jeune génération qui donne un souffle nouveau au blues acoustique. L’Américain puise ses influences sur sa terre natale, susurrant soul et gospel dans ses compositions, mais déborde encore les frontières. Si Eric Bibb joue le plus souvent seul, il se fait parfois accompagner d’une mandoline, d’un accordéon ou d’un sax.

2/4 Paris, 3/4 Courbevoie

Le Sacre Du Tympan, Massy : 27 avril 2007

Big band au swing aussi rétro que rigolo, la fine équipe française du Sacre du Tympan manie des mélodies aux élans parfois caricaturaux, souvent cinématographiques.

27/4 Massy, Centre Culturel Paul Balliart

Reverse Engineering, Nice : 11 avril 2007

Mélange de SF old school, scratches, human beat box, avec un grain sombre et lancinant qui traverse leur hip hop. Voyageant de plus en plus hors des frontières hélvètes, les DJ talentueux de Reverse Engineering poursuivent leur chemin de collaborations (Mike Ladd, Cinematic Orchestra…) et d’abstractions diverses.

11/4 Nice, Sesamo

Shannon Wright, tournée : 12 avril 2007 au 23 avril 2007

Les chansons de Shannon Wright peignent le sombre tableau d’un paysage émotionnel foisonnant. Des compositions inspirées, une voix puissante et tendre, et une présence scénique qui marque.

12/4 Orléans, 13/4 Grenoble, 14/4 Hyères, 15/4 Feyzin, 16/4 Paris, 17/4 Rennes, 18/4 Nantes, 19/4 Bègles, 20/4 Bourges, 21/4 Evreux, 23/4 Tourcoing

The Skatalites, tournée : 4 avril 2007 au 18 avril 2007

Les pionniers du ska sont réputés pour leurs instrumentaux qui ont défini le son jamaïcain des 60’s. Inventeurs de la fusion reggae, R&B, jazz, mento, calypso et rythmes africains, les Skatalites n’en finissent pas de faire des émules.

4/4 Ris Orangis, 5/4 Vaureal, 6/4 Monmartin-sur-Mer, 7/4 La Ferrière, 11/4 Istres, 13/4 Ancenis, 14/4 Quimper, 15/4 Rennes, 16/4 Paris, 17/4 Nancy, 18/4 Caen

Method Man, tournée : 1 avril 2007 au 14 avril 2007

Membre du Wu Tan Clan fasciné de BD autant que de gros beats, mi-Pakistanais, mi-Burundais, Method Man touche à tout : cinéma, BO, collaborations prospères (RZA, Mary J.Blige, Redman) ou boulettes commerciales (Busta Rhymes). Le rappeur reste néanmoins l’un des personnages majeurs issu du hip hop des années 90, et continue de donner la ritournelle avec son 4e album solo, 4 :21 : The Day After.

1/4 Lille, 3/4 Bordeaux, 4/4 Ramonville, 6/4 Angers, 7/4 Lyon, 8/4 Paris, 10/4 Brest, 14/4 Bagneux

Nouvelle Vague, tournée : 7 avril 2007 au 25 avril 2007

Nouvelle Vague, ou comment rendre « tropical » un titre des Sisters of Mercy et avoir plus d’une chanteuse à petite voix dans sa manche. Des reprises eighties décalées et gentillettes des meilleurs morceaux des années crépues.

7/4 Limoges, 19/4 Caen, 21/4 Mulhouse, 25/4 Paris

Oxmo Puccino & The Jazzbastards, tournée : 1 avril 2007 au 25 avril 2007

Le rappeur Oxmo Puccino se rapproche des intemporels du jazz cinématographique avec la sortie de Lipopette Bar, un album qui raconte une histoire dans les bas-fonds de la musique, avec un groove et un flow totalement maîtrisés.

1/4 Sin-le-Noble, 6/4 Lyon, 7/4 Paris, 13/4 Dijon, 20/4 Bourges, 25/4 Tourcoing

Madeleine Peyroux, 2 dates : 19 avril 2007 au 20 avril 2007

Son timbre délicat, la jeune Madeleine Peyroux le pose sur les nappes de swing d’une guitare acoustique et des touches discrètes d’orgue. Un jazz mélodieux, rétro.

19/4 Amnéville, 20/4 Paris

Fauve, Reims : 11 avril 2007

Chaleureux, sûr, émouvant : le songwriting du Lausannois envoûte par la simple beauté de chansons sophistiquées qui détournent parfois la bossa nova ou le boléro de Ravel. Fauve, un garçon capable d’une belle préciosité sur album et qui sait la transformer en belle honnêteté en live.

11/4 Reims, MJC Le Ludoval

Interzone, tournée : 31 mars 2007 au 7 avril 2007

Serge Teyssot Gay rencontre Khaled Al Jaramani à Damas lors d’une tournée en 2002 avec son groupe, Noir Désir. Les deux hommes ne parlent pas la même langue, mais ont su, quelques années plus tard, rapprocher leurs instruments, la guitare et l’oud, dans leur projet commun Interzone.

31/3 Agen, 2/4 Paris, 4/4 Lyon, 5/4 Reims, 6/4 Tourcoing, 7/4 Le Havre

Dee Dee Bridgewater’s Malian Project, tournée : 30 mars 2007 au 4 avril 2007

La diva jazz Dee Dee Bridgewater s’est rendue au Mali, a rencontré Cheikh Tidiane Seck, et a monté et enregistré son Malian Project. Une rencontre entre le jazz et la musique mandingue.

30-31/4 Paris, 6/4 Combs-la-Ville

Erik Truffaz, tournée : 13 avril 2007 au 28 avril 2007

Le trompettiste Erik Truffaz, Helvète de chez Blue Note, appartient à la famille-dite “française” du jazz, qu’il porte vers des ailleurs électroniques.

13/4 Ancenis, 17/4 Rennes, 18/4 Brest, 19/4 Bourges, 20/4 Paris, 24/4 Lyon, 25/4 Montpellier, 26/4 Marseille, 27/4 Ramonville, 28/4 Eysines

Bojan Z, tournée : 5 avril 2007 au 4 mai 2007

Le pianiste Bojan Z, figure des plus prometteuses, a été remarqué par les plus grands du jazz français grâce à son habilité à saupoudrer un format jazz de touches de folklore balkanique.

5/4 Draguignan, 6/4 Peyruis, 13/4 Paris, 21/4 Dompierre, 3/5 Château Gontier, 4/5 Le Lude

Alain Bashung, tournée : 5 avril 2007 au 14 avril 2007

Le punk romantique traverse la chanson française de long en marge. Personnalité atypique, à la fois introvertie et exhibitionniste, Bashung incarne des textes poétiques, amers et sensuels, qui entreraient peut-être dans les livres d’école s’ils n’étaient pas doucement subversifs.

5/4 Grenoble, 6/4 Béziers, 7/4 Six Fours, 13-14/4 Paris

Cesaria Evora, Colombes : 24 avril 2007

Nommée « Officier de l’ordre des Arts et des Lettres» en France, Césaria Evora, la plus grande chanteuse du Cap-Vert se produit en compagnie de son septet où se croisent cavaquinho, violon, percussions et piano.

24/4 Colombes, L’Avant Seine

Tinariwen, tournée : 4 avril 2007 au 29 avril 2007

Née dans la lutte, la formation touareg Tinariwen arme ses guitares électriques qui percutent un blues d’une profondeur rare. Le rock du désert s’est trouvé un étendard.

4/4 Tourcoing, 6/4 Marmande, 7/4 Paris, 8/4 Nancy, 9/4 Grenoble, 13/4 Nice, 14/4 Lyon, 18/4 Bourges, 19/4 Evreux, 20/4 Nantes, 21/4 Brest, 24/4 Nantes, 25/4 Angers, 26/4 Annemasse, 27/4 Strasbourg, 28/4 Saint-Jean-de-Vedas, 29/4 Perpignan

Exploding Star Orchestra, Saint-Ouen : 4 avril 2007

Le cornettiste Rob Mazurek a réuni la crème de la nouvelle scène jazz de Chicago dans Exploding Star Orchestra, un orchestre qui rappelle parfois les liens qu’il entretient avec le post-rock, les sons souterrains.

4/4: Saint-Ouen, Espace 1789 (dans le cadre du festival Banlieues Bleues)

Roy Nathanson, Pantin : 2 avril 2007

Sur le terrain jazz, rap et spoken word depuis une vingtaine d’année, le New-yorkais Roy Nathanson est devenu l’un des personnages les plus respectés de l’underground de la Grosse Pomme.

2/4: Pantin, Salle Jacques Brel(dans le cadre du festival Banlieues Bleues)

Magic Malik Orchestra, tournée : 6 mars 2007 au 28 avril 2007

En sortant son premier album en 2000, 69 96, Magic Malik prouve que la flûte traversière a encore de beaux jours à vivre dans le jazz contemporain. Il lui offre une nouvelle place, dynamique, et un son hors du commun, plutôt exubérant. Tout comme l’étrangeté d’un jeu à la bouteille de bière, qu’il lui arrive de sortir lors de certains concerts.

6/3 : Grenoble, 14/3 : Rennes, 15/3 : Nantes, 16/3 : Mont-Saint-Aignan, 28/3 : Tremblay, 23/4: Caen, 24/4: Allonnes, 28/4: Créteil




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