hip hop: la touche Timbaland, de génial à bancal

Le nouvel album solo du producteur tout-puissant, qui sort aujourd’hui, divise les opinions: le magazine Vibrations est déçu, le site vibre d’abord, puis soupire. Aperçu titre par titre

Un enthousiasme débordant, puis fort, et finalement, sur la toute fin de Shock Value, dégressif: disons que Timbaland, sur ce deuxième album solo, confirme sa magie, étend son charme, mais qu’il n’est pas encore à même de transformer des pierres en or. 5.5 titres pénibles sur 18, dont des merveilles, ça reste un très bon ratio.

Oh Timbaland On le soupire de nous-même… La boucle de piano traversante a l’impérativité exaltante des orgues de poche qui ouvrent les parties de basket, alors que le beat, fait de guitares funky et de rythmes en rafale, pousse et pousse… Perdu, un sample de “Sinnerman” de Nina Simone. La force d’appel des trois coups au théâtre, si ces derniers étaient frappés fiévreusement une centaine de fois. Magistral.

Give It To Me On croit, dans les premières secondes, à un beat de Missie. Probablement parce que cette dernière est au moins partiellement redevable à Timbo. Premier single, avec Nelly Furtado et Justin Timberlake, pour de bonnes raisons. Les montées en intensité rythmique, tribalisantes, muselées au moment opportun pour créer le manque, sont doublées d’une mélodie bête - “colle chantée”, comme disait l’autre - qui promet des chiffres de vente insensés. Irrésistible.

Release La mélodie, chantée par un millier de voix synthétiques, masque presque un rythme de base épuré. L’utilisation des sons de cloches agogo, qui jouent d’effets stéréo, entame la massivité des lourds velours musicaux et des vocaux rigolards. Le morceau le plus pâtissier. Comment ne pas “lancer ses bras dans l’air, et les agiter tout autour comme si on s’en fichait”?

The Way I Are Du R’n'B ostensiblement futuriste. Entre pastiche et efficacité absolue. Les sons empruntent aux synthés des années 80, compressés jusqu’à la douleur, une voix robotisée qui leur répond, et la mignonette Keri Hilson est hachée menu par un background de premier plan.

Bounce Salive et postillons. Difficile de rester maître de soi. Dr. Dre, Missy Elliott et Justin Timberlake. Lente, rampante, la musique suit les pales d’un hélicoptère au souffle puissant, aux petits crissements des mécaniques huilées qui se plaisent à s’interdire de ronronner. Une sorte de R’n'B hardcore. Sensuel. Fort. Une leçon. Un ami connaisseur souligne la présence de Dre en tant que seul MC: une révérence parlante.

Come And Get Me Inféodé au flow frimeur de 50 Cent, et à celui, professoral, de Tony Yayo, le morceau s’allonge sur un lit de voix féminines aux clairs chants onomatopéiques, la bouche en coeur. Etrange mélange de noirceur et d’éclats pimpants.

Kill Yourself Le titre le plus mielleux, qui invite Sebastian et Attitude. Les musiques, piano en tête, forment une sorte de mélopée East Coast assez chargée en volutes pastel -vocales et instrumentales- pour tendre vers l’écoeurement, selon la résistance aux musiques sucrées… Les basses diffuses et les flows sombres rachètent ces excès.

Boardmeeting La déflagration de batteries sans fond est secondée par des sonorités tout aussi profondes, textures vocales travaillées en son abstrait. Clappements de main, le vieux complice Magoo, et les citations des classiques “The Breaks” et “Get Down On It”, pour un titre qui oscille entre humour et intensité étrange. Magnifiquement insidieux.

Fantasy Gros plan sur la moue boudeuse de Money, qui chante comme les jolies filles de MTV, Beyoncés pas chères, se doivent de le faire. Du R’n'B pur plastoc, que Timbaland échoue à rendre délectable même pour les réticents, comme par certains passés.

Scream Arabesques forcées, encore, de jolies filles: Keri Hilson et Nicole Scherzinger. Mieux que sur le titre précédent, Timbaland enserre des vocaux doucereux dans une machinerie radicale, à l’intraitabilité de la techno: insertion du bizarre dans le convenu.

Miscommunication Synthétiseurs de soucoupes volantes et clic-claquements buccaux: la production tourne sur deux idées, qui tendent à faire de Timbaland un rigolo qu’on ne soupçonnait pas. Keri Hilson agace une fois de plus, mais Sebastian, en poseur, prolonge l’ironie.

Bombay Jolie fenêtre que ce chant Bollywood encadré par les onomatopées susurrées du maître qui accompagnaient déjà Aaliyah. Amar & Jim Beanz sur un titre à la fois novateur dans la citation mais tellement caractéristique, qui laisse entrevoir les échappées belles potentielles de la touche Timbaland.

Throw It On Me Sujets à controverse, les guitares et les nerfs de The Hives. Un morceau de fusion comme on ne la connaît pas encore: les échardes du rock léchées par l’épaisse laque de la science sonore infaillible du producteur… Le morceau le plus osé. Une proposition pertinente, et plus encore, dans la course au dance rock.

Time Les sons sont là. Mais la performance de She Wants Revenge laisse froid, quand elle n’irrite pas. On entre dans la mauvaise petite moitié de l’album, qui voit la maestria de la production offerte à des artistes qui n’ont pas les épaules pour porter l’honneur qui leur est fait. Simplement plat.

One And Only Le titre dont on ne veut pas. Pas de ces tristes déballages rock, pas de ces pauvres velléités FM, pas de cette démagogie qui appelle au clappements de main dans les airs des stades. Seuls les breaks qui font oublier Fallout Boy sont écoutables. Non.

Apologize Plongée plus avant dans la soupe. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le maître s’essaie à tous les genres. Et si ses chablons restent, les couleurs choisies ne s’accordent pas toute avec un quelconque bon goût. Ici, One Republic pleure sa pop de supermarché. Impossible.

2 Man Show Timbaland retient le piano d’Elton John. Le temps que le beat s’installe. Prennent aussi leur place des choeurs féminins – qui décidemment caractérisent l’album, en tant que matière vague, floue, transfigurée. Cordes, vocaux féminins aux envies de grandeur… Le titre – respiration dans l’apnée de fin d’écoute – le plus emphatique.

Hello Laid back, Attitude et son rappé-chanté sont caressés par les vocalises-bonbonnière de Keri Hilson, sur une musique aux sons tournoyants, et une harpe: appelle au baldaquin… Une chanson un peu longue, bonus international: le cadeau ne se refuse pas, même s’il est juste une taille au-dessous de nos enthousiasmes.

SITES

ALBUM

  • Timbaland presents Shock Value (Mosley Music Group/Interscope)

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13 Réponses à “hip hop: la touche Timbaland, de génial à bancal”


  1. 1 Marco avr 10th, 2007 à 12:53

    Je n’arrive pas à croire ce que je lis sur la couverture du nouveau vibrations?

    “Timbaland est-il le nouveau Quincy Jones?”

    Et ce n’est pas tout! On tourne la page et on lit : “Timbaland, ou Dieu, […] ne passe qu’une fois sur la tête de ses ouailles” C’est quoi ce délire?

    Malgré tout le respect que j’ai pour le hiphop, même sur Skyrock ils auraient jamais osé faire la comparaison, cet album est tout au plus correct, à tendance mauvaise!!!

    Je suis déçu de vibrations sur ce coup. C’est pas très crédible tout ça, en plus en gros titre…

  2. 2 mamdame c avr 10th, 2007 à 13:32

    Quincy Jones a aussi fait pas mal de daube, hormis des hits. Et Timbaland est un des producteurs les plus importants du moment… La comparaison ne me choque donc pas, moi… J’ai bien aimé l’article, sarcastique, et la position du journaliste, un peu rentre dedans mais pas méchant. J’ai bien rigolé. Quel ego!!!

  3. 3 jean stöpfer avr 11th, 2007 à 14:08

    Bonjour,

    après avoir jeté une oreille curieuse sur les opus du sieur Timbaland, mon siège est fait. Le talent musical du bonhomme est à l’inverse de son ego boursoufflé, c’est un peu la Betty Bossi de la musique actuelle. La différence est que grâce à Betty, la pondeuse moyenne est capable de servir un truc à peu près mangeable, même si elle est peu douée. Par contre, les petits faiseurs avides de fric facile (Furtado n’entre pas dans cette catégorie, es findet sogar manchmal ein blindes Hun ein Korn) produisent avec l’”aide” de Timbaland un brouet insipide, cousin du birchermüesli, calibré pour les ipodistes. Mon avis: poubelles de l’histoire et vite!

    jean

  4. 4 mamdame c avr 11th, 2007 à 14:10

    Et le premier titre de l’album alors? Avec le sample de Nina Simone! Il est juste énooorme!!!

  5. 5 Legi avr 11th, 2007 à 14:20

    Hi, En relisant votre article, je pense que la comparaison avec Quincy est surtout faites grâce aux tubes qu’ils ont pondu pour leur artistes respectif. Mais Qunicy reste un jazzman de folie, et Timbaland tout au plus un manipulateur de clavier, un génial arrangeur ingé du son basta. C pas un zikos de métier un point c tout. Pour rappel, écoutez l’album Mellow Madness de Quincy pour les personnes qui considèrent son travail d’artiste comme moi bon que ces travaux de producteur arrangeur. Ce mec est génial presque aussi visionnaire que Miles. Cependant, pour moi il n’y a pas de comparaison a faire entre ces deux artistes qui ne viennent pas du même background, ni de la même génération (sampling vs arrangements musicaux). Et Pharell dans tout ça ?? Il est où notre petit Pharell ?

    Longue vie à Vibration, the only good music Magazine in Europe !!

  6. 6 franck avr 11th, 2007 à 16:05

    JE suis un peu consterné et surpris, qu’un magazine aussi bon et sérieux que vibrations ose faire une comparaison douteuse entre timbaland et Le Maitre Quincy Jones. Le dernier album de Timbaland parlons en tiens, boursoufler de featuring et pas des plus bon pour ne citer que ceux de Nelly Furtado et Justin Timberlake… ne me semble pas être un album indispensable au contraire d’un certain album de Mf Doom: Madvillain? Cet homme ne produit pas de la musique, il produit des hits cela me semble être une différence des plus grande si l’on ose faire une comparaison avec Quincy Jones. Le son Timbaland comme je le répète est bien sûr reconnaissable à mon sens, non pas pour un travail iconoclaste, mais plutôt au fait qu’il n’innove pas des masses. C’est répétitif, il a le don par contre de choisir et de mettre en avant des artistes qu’un public bien particulier désire, Skyrock en fait son écho depuis des années. Dela a osé faire une comparaison avec un Quincy Jones cela me semble être des plus douteux, il y a une pléthore de producteur Hip-Hop plus talentueux et créatif que Timbaland, et qui n’hésite pas a prendre des risques musicaux: Jdilla, Madlib, Aesop Rock, Ahmir Khalib Thompson alias Questlove… pour ne citer qu’eux. Avis a tous ceux qui aiment vraiment le bon Hip-Hop et non pas les hits radio: Madvillain de Mf Doom et Madlib Inner City Griots par Freestyle Fellowship

    À bon entendeur salut et merci à Vibrations c est énorme comme magazine.

  7. 7 DJ Green Giant avr 11th, 2007 à 19:22

    Pourquoi est-ce que les hits réalisés par Quincy Jones pour Michael Jackson sont considérés comme des pierres de l’histoire musicale alors que ceux du maître Timbo sont contestés? Dire que Timbo est une machine à hits est simplement faux. Plongez-vous un instant dans sa discographie et vous verrez qu’il a participé à pas mal d’album qui n’ont connu qu’un maigre succès: Ms Jade, Tweet ou même Bubba Sparxxx. A tel point qu’il envisageait même d’arrêter la musique. L’album que vous critiquez ici est le résultat d’un long travail qui a commencé il y a bien longtemps. Jamais dans l’histoire du Hip Hop, un producteur n’avait à ce point maitrisé son art. (Je sais déjà que les adeptes de “vrais” Hip Hop vont hurler, n’est ce pas Franck? D’ailleurs, dis-moi, c’est quoi du “vrai” Hip Hop?). Chaque caisse claire est millimétrée, les batteries sont d’un complexité extrême et le mix est un exemple du genre. De plus, il prend des risques. Est-ce qu’un morceau comme “Way I Are” est évident? Pour ma part je n’ai jamais rien entendu de semblable si ce n’est “My Love” de Justin Timberlake produit par Mr Mosley. D’ailleurs les producteurs Hip Hop ne s’y trompent pas, Kanye West, Lil Jon et Pharrell le considère comme le plus grand. Et la présence de Docteur Dre sur l’album est une autre preuve de respect.

    Je crois pour ma part que nous sommes entrés dans une nouvelle ère: le retour de la musique pop de qualité. Ca risque de déplaire à tous ceux qui pensent qu’un morceau doit être conceptuel pour être bon et que dès qu’un album entre dans les charts, il perd son intérêt. Timbaland est réunificateur. Pour la première fois, on voit des DJs House, Electro ou Hip Hop jouer les mêmes morceaux. Qui d’autre que lui peut prétendre briser les barrières musicales?

    Pour ce qui concerne la comparaison à Quincy Jones, je crois simplement qu’ils ont tous les 2 une vision musicale très précise et l’incroyable capacité à mener un projet de A à Z en dirigeant les artistes participants. On ne le compare pas à Quincy Jones le musicien, mais à Quincy Jones le producteur.

    Green Giant

  8. 8 Mr Q avr 15th, 2007 à 23:24

    … à propos de Timbaland et de son génie créatif : il aurait pompé des instrus à un artiste finlandais , et pas que 2-3 idées : la totale ! Tout ça pour des sonneries de portables marketées Timbo ! Votre interview n’a fait que confirmer ce que je pensais de lui : tout pour le fric… C’est ça le ” real hiphop ” ?!?!?!

  9. 9 franck avr 16th, 2007 à 1:43

    DJ Green Giant, bonjour je tiens a te signaler que j ai pas parlé de vrai ou faux hip-hop, mais de ce qui me semblait être pour moi être un mauvais album, celui de Mister Timbaland. Je viens encore de le réécouter hier, cet album reste un album de Hip Hop bien produit en sachant utiliser des featuring a la mode comme Nelly Furtado et Timberlake qui sont en plein bourre. Mais je persiste et signe c’est album n’a rien d’inoubliable et d’indispensable, il va juste aller trouver sa place auprès d’autres albums surproduits, mais ou la créativité semble avoir disparu. On l’écoute comme si on écouta un album rock d’un énième groupe de rock soi-disant au top, sans plus ni moins. C’est sur que l’on reconnait le son Timba, mais cela manque un peu d’innovation tout ca? Tout cela passe, mais sans grande surprise et émotion ça passe sans casser la baraque. Pour un producteur que l’on compare au Maître quincy, je commence à transpirer un peu.

    Par contre, arrêtons de parler de Quincy Jones seulement comme un faiseur de Hits pour Jackson, c est carrément autre chose, c’est un musicien un arrangeur et un producteur de génie, je pense à l’album magique ”Big Band Bossa Nova” avec phil woods et le sax Roland Kirk par exemple.

    il est aux arrangements sur l’album de Count Basie et Ella Fitzgerald, elle pose sa voix, Count joue du piano, et lui place le son, c’est tout simplement magique.

    Et il y a le live de Montreux Miles Davis et Quincy, donc je suis désolé d’insister, mais qu’on se permet le luxe de toucher du doigt Miles Davis on joue pas dans la même cour qu’un certain Timbaland c’est 2 mondes différents qui sont pas opposes, mais ça reste quand pas situes dans la même région.

    alors bonne ecoute a tous et pensez a mettre en boucle du King geddorah alias Mf doom, ou l’incontournable Madvillain de Madlib et Mfdoom, ou le Nas et Common sense pour ne citer que ses albums de genie.

    Merci a tous.

    PS desoler pour les fautes et les accents qui manque je vais tacher de faire des efforts, le francais je pratique plus trop depuis un certains temps. Aucune excuse, et en plus mais etranger

  10. 10 franck avr 16th, 2007 à 1:58

    Le morceau ”Way I are” avec un beat électro douteux limite techno de boîte espagnole, avec des voix filtrer et des paroles nullisimes est a la limite de l’inaudible? le morceau se fini façon coupure d’électricité… c’est bon quand ça s’arrête.

    Le 1er morceau de l’album le sample de Nina est archi griller, et depuis longtemps surexploiter.

    Bref, cet album est pour moi mauvais, j’arrête de polluer le forum.

    merci à tous.

  11. 11 Charles avr 16th, 2007 à 15:55

    En mars, je m’étais dit, si y’a un bon truc en couverture de Vibrations, je me réabonne. Si y’a encore un truc de R’N'B j’arrête…Tant pis pour Vibrations, un abonné de moins. Evidemment, y’a toujours de bons articles dans le mag ( Stax, les chroniques…). Mais vraiment, j’en ai ma claque de ce raccollage ( pour un album bancal en plus, de l’aveux même de Vibrations et un interview d’un intérêt nullissime…c’étais la même chose le mois dernier). Alors que vous pouviez faire une superbe couverture avec Stax . Bon désormais, je lirais ce qu’il y a d’intéressant à lire dans les bibliothèques ou les maisons de la presse.

  12. 12 franck avr 16th, 2007 à 17:46

    je pense pas que la couverture fait un magazine, le cas Timbaland a fait couler beaucoup d’encre mais le magazine se doit de rendre compte de l’actu et Timbaland album Bancal ou pas reste une grosse actu. Apres personne ne peut nier pour ceux qui suivent ce magazine depuis longtemps, qu’il reste parmi les tous meilleur magazine de musique sur le marcher, et je me permet de dire ca car j’ai vecu a letranger dans diverses villes notamnent NY, Dublin, et j ai grandi a Paris, je suis sur Copenhague maintenant. J’en voit passer des mag en Anglais, Francais. Pour mon compte vibrations reste l’un des magazines les plus passionnant et pointu que je connaisse, et tout cela dans la langue de moliere.

    donc longue vie a Vibrations.

  13. 13 Gyles avr 17th, 2007 à 1:46

    J’ai été vraiment décu aussi de cette album de Timbaland. Rien de nouveau à l’horizon et même du repompage grossier: le claquement de langue sur (”drop it like it’s hot” des Neptunes), le sample de Nina Simone déjà samplé maintes fois, les morceaux “Release” et “the way i are” quasi réplique de morceaux qu’il a fait sur l’album de Timberlake. Et je parle pas des perles de mauvais goût pour appater la masse sur la fin du disque. C’est claire qu’il a un son reconnaissable énorme. Mais cette album n’a rien à voir avec les tueries qu’il a produit, alors qu’il avait encore tout à prouver, pour Missy Elliott, Aaliyah…etc Il n’y a encore pas si longtemps, on avait dans le r’n'b et le hip-hop une course des producteurs à aller toujours plus loin dans la recherche de nouveau son, de nouvelle façon de faire tourner les beats (tout en essayant de conserver un produit abordable de tous, c’est ca qui est le plus dur) et j’ai vraiment l’impression que depuis quelques temps cette concurrence créative s’essouffle…

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