octobre, 2009

Le penseur Cornel West enrôle Prince et KRS-One

Intellectuel, professeur d’université, auteur d’essais, Cornel West fait un retour dans le monde de la musique, après Sketches Of My Culture, paru en 2001. Ses pensées sur la société d’aujourd’hui se marient, sur Never Forget: A Journey Of Revelations, avec des beats et des raps. A paraître le 19 juin sur Hidden Beach Forum, l’album invite Prince, Andre 3000 de Outkast, Talib Kweli, Black Thought des Roots, KRS-One, M-1 des Dead Prez, Rhymefest, Killer Mike et Rah Digga.

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Foxy Brown prépare son retour discographique

La bombe du rap revient après six ans de silence discographique: elle annonce la parution d’une mixtape en juin, et la sortie le 6 septembre d’un nouvel album. Black Roses sera promu par le label du même nom, mené par Foxy Brown en personne. Peu de détails sont dévoilés, mais la poupée prévoit des collaborations avec Jay-Z, Spragga Benz, Baby Cham. Elle se dit encore fan de Amy Winehouse, et Björk… Le titre “Black Roses” est un hommage à une chanson de Barrington Levy, qui colle avec le passé parfois trouble, ou troublé, de Foxy Brown.

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Beirut chante Jacques Brel

La jeune merveille américaine poursuit son voyage européen: après les Balkans revisitées, il fait un petit tour par la France. Sur la B-side du single de “Elephant Gun”, qui promeut le Lon Gisland EP (disponible en Angleterre dès le 25 juin sur 4AD), Beirut reprend “Le Moribond” de Jacques Brel. De quoi patienter en attendant la sortie de son prochain album The Flying Club Cup, annoncé pour septembre…

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rock: The White Stripes, l’anti-évolution continue. 2ème partie

Meg et Jack White encadrent un de leurs fans, notre rédacteur Florent Mazzoleni

Ils n’ont beau être que deux, les Américains n’en finissent de démultiplier leur rock pluriel. Icky Thump sort le 16 juin: Jack White nous explique d’où il vient, où il en est, où il va

Comment voyez-vous votre parcours, comme une évolution?

Je ne sais pas. Il y a quelque chose de définitif sur les White Stripes, comme une sorte d’idée d’anti-évolution. Nous restons toujours dans notre boîte. J’utilise toujours la même guitare Airline que celle du premier album. Beaucoup de choses nous retiennent, nous n’évoluons donc pas. Parfois, nous sortons de notre boîte et nous faisons un morceau comme “Conquest” ou “Icky Thump”, puis nous y revenons. Nous ne sommes que deux. Il me semble que les gens oublient cela. Ils s’attendent à ce que nous faisions des choses grandioses. Nous ne sommes que deux!

D’une manière générale, le succès des White Stripes est comme un rêve d’enfant qui devient réalité…

Nous disons toujours entre musiciens que la manière dont les White Stripes ont percé illustre la manière dont beaucoup de groupes aimeraient percer. Ecrire des chansons, sortir des 45-tours, enregistrer dans son salon. Et ensuite, un label vous signe pour faire un album. Vous commencez à faire des concerts. Vous progressez, le groupe commence à se faire un nom et ensuite vous triomphez avec un morceau. Il s’agit d’une sorte de conte de fée rock’n’roll. On ne voit plus trop cela aujourd’hui. Les groupes sont signés à l’issue de leur premier concert et ont déjà un avocat. Nous sommes chanceux d’avoir pu commencer ainsi. Nous fêtons nos dix ans d’existence cette année. Nous avons bâti notre histoire sur des bases solides, en commençant par les soirées open mic au Gold Dollar, avant de faire des premières parties pour des groupes de Détroit, signer sur Italy Records, puis sur Sympathy For The Record Industry.

Avez-vous des projets solo?

Un jour effectivement, j’aimerai faire un album solo, mais cela risque de prendre un peu de temps. Cette année il y a le disque des White Stripes, l’an prochain celui des Raconteurs. Ensuite, je ferai une grande pause. J’essaye de beaucoup travailler en ce moment pour me permettre de faire une grosse pause. Peut-être que l’album solo arrivera à ce moment-là. J’en suis même sûr. J’enregistre toujours des démos sur mon quatre-pistes avec une guitare acoustique.

ALBUM

  • The White Stripes, Icky Thump (XL Recordings). Sortie le 18 juin

SITES

VIDEO

  • “Icky Thump”

LIVRE

  • Par Florent Mazzoleni, The White Stripes, présenté par Gilles Verlant aux Editions Hors Collection, 71 pages.

CONCERT

  • 11/7: Paris, Zenith

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Les photographies de Benoît Péverelli chez Colette

Le photographe Benoît Péverelli, collaborateur de longue date du magazine Vibrations et habitué des revues de haut standing, expose des clichés dans le cadre du concept store Colette, à Paris. Jusqu’au 30 juin, les paysages de l’artiste se marient aux mots de Thomas Erber: “Until The End” retrace des voyages communs aux deux baroudeurs… Un petit livre accompagne l’exposition: tiré à 98 exemplaires, il comprend les textes de Thomas Erber, et une photo de Benoît Péverelli. A commander sur le shop de Colette.

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Le nouveau The Streets: que des instruments live

Mike Skinner, l’homme derrière le hip hop so british de The Streets, travaille actuellement à l’album qui fera suite à The Hardest Way To Make An Easy Living de l’an passé. Ce quatrième disque ne comprend pas de samples, mais que des parties instrumentales jouées. Un morceau n’est même pas basé sur un beat, puisque Mike Skinner rappe sur la musique d’une harpe… L’album, dont le titre n’est pas encore révélé, devrait sortir pour Noël.

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Tom Waits et Philip Glass live pour la cause tibétaine

Tom Waits, Philip Glass et Anoushka Shankar apparaissent sur un CD/DVD voué à lever des fonds pour soutenir la cause tibétaine. A paraître le 10 juillet sur Anti, Healing The Divide: A Concert For Peace And Reconciliation comprend des performances live enregistrée le 21 septembre 2003 à New York lors d’un show caritatif. Tom Waits y jouait avec le Kronos Quartet et Greg Cohen, et quatre chansons de cette session se retrouvent ici.

TRACKLISTING

  • Discours du Dalai Lama
  • Gyoto Tantric Choir “Invocation”
  • Anoushka Shankar “Nivedan”
  • Nawang Khechong et R. Carlos Nakai “Peace Chants
  • Philip Glass et Foday Musa Suso “The Gambia”
  • Tom Waits avec le Kronos Quartet et Greg Cohen: “Way Down In The Hole”, “God’s Away Business”, “Lost In The Harbor”, “Diamond In Your Mind”

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rock: The White Stripes, le blues rouge, noir et blanc. 1ère partie

PHOTO: AUTUMN DE WILDE

Trois semaines avant la sortie du très attendu, incisif et puissant Icky Thump, Vibrationsmusic.com a rencontré Jack et Meg White à Nashville, où a été enregistré le disque et où habite désormais celui qui répond à nos questions

D’où viennent les chansons de Icky Thump, à la fois crues et énergiques?

A l’issue de notre tournée mondiale avec les Raconteurs, je me suis mis à répéter avec Meg. Les chansons ne sont pas venues aussi rapidement que d’habitude. Nous avons ainsi dû lutter avec des riffs et des idées pour qu’elles viennent comme à l’accoutumée. Nous sommes entrés en studio avec quelques idées. Nous avons terminé la plupart des morceaux en studio. Ce qui s’avère parfois une bonne méthode, assez créative. Ce processus nous a permis d’enregistrer des morceaux plutôt solides.

L’influence blues est encore plus importante sur cet album.

Bien sûr. Nous sommes avant toute chose un groupe de blues. Toutes ces chansons sont des morceaux de blues à mon avis. C’est comme si l’on procédait à l’envers. On part d’influences rock’n’roll pour arriver au blues, à Muddy Waters, Howlin’ Wolf, Charley Patton, Son House ou Robert Johnson. Si on aime vraiment la musique, on est obligé de remonter à ces racines. Rien ne me parle plus que ces artistes de blues que je viens de citer. Ce sont encore eux que j’écoute le plus aujourd’hui. J’adore Blind Willie Johnson. Mais je pense qu’il faut avoir vécu cette époque et peser deux cents kilos pour chanter comme lui! Lorsque nous avons joué “Death Letter” de Son House aux Grammy Awards, ce fut un grand moment de notre carrière. Nous essayons de garder à l’esprit cette idée du blues qui est encore joué avec passion devant un public conséquent, le fait que les chansons qui ont tout fait commencer soient gardées vivantes et soient encore jouées aujourd’hui.

Comment arrivez-vous à renouveler votre esthétique?

Nous avons commencé par nous imposer un grand système à nos débuts. Tout vient d’une boîte rouge, noire et blanche dans laquelle nous nous sommes enfermés. En même temps, nous pouvons toujours expérimenter à partir de ces trois couleurs. Sur Get Behind Me Satan, le rouge et le noir étaient très vifs. Il n’y a donc pas de limites. Sur scène, nous pouvons aussi expérimenter avec ces trois couleurs. Cette année, cela sera très minimaliste sur scène, avec juste un rectangle rouge derrière nous, sans tympani, ni marimba. Nous pouvons donc être à la fois réduits et larges dans cette esthétique. Beaucoup de groupes aujourd’hui sont habillés en rouge, noir et blanc. Ils ne l’étaient il y a encore quelques années. Cette combinaison de couleurs est très significative pour nous, elle demeure très forte et efficace.

SUITE DE L’INTERVIEW DEMAIN

ALBUM

  • The White Stripes, Icky Thump (XL Recordings). Sortie le 18 juin

SITES

CONCERT

  • 11/7: Paris, Zenith

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avant-première: Manu Chao au son de la Radiolina

La Radiolina, le nouvel album du troubadour latino ne sort que début septembre. Mais Vibrationsmusic.com a écouté sa version actuelle (amenée à évoluer encore dans le choix des titres, des finitions audio…): premières impressions

Tous les trois ans, Manu Chao publie le carnet de ses musiques composées sur la route et chantées dans les bars de son quartier de Barcelone. Bricolées à la maison, ces nouvelles esquisses sont emportées sur son ordinateur pour se transformer au fil des mois. Entre-temps, des musiciens seront passés chez lui jouer leurs parties devant son vieux micro. Enfin, départ à Los Angeles chez le producteur des Beastie Boys, Mario Caldato Jr, pour finaliser le mix. Le résultat? Un disque dense, beaucoup plus varié que ses deux précédents, empruntant autant au rock’n’roll qu’à la rumba catalane. La Radiolina contient aussi parmi ses plus belles ballades sud-américaines.

13 Dias Radiolina commence par une surprise: un country-rock façon J.J. Cale (dont il est un fan), cow-boy rumba manière Ned Sublette. Le ton est donné: différent.

Bleedin Clown L’histoire du “clown qui saigne”, une ancienne chanson de l’époque de La Mano Negra, jamais enregistrée. Tempo endiablé, et thématique inédite. Manu Chao: “Le clown qui a perdu sa réputation, c’est toi, c’est moi, un des prochains jours…” Première chanson en anglais du disque.

Infinita On se retrouve enfin en terrain connu, Manu Chao époque Clandestino. Un petit air de déjà entendu, comme une madeleine de Chao.

Politik Kills Guitare Dick Dale surf de basses-cours et trompettes mariachi. C’est le nouveau mix gagnant, le gimmick de Radiolina. Si, par ailleurs, Manu Chao doute beaucoup, le constat ici est clairement affirmé: “La politique pue, la politique tue. La politique a besoin des gens pour la faire.”

Rainin In Paradize Le premier single, offert en téléchargement sur le nouveau site du chanteur. Mélodie entêtante, gros son. Pas forcément le morceau le plus emblématique de l’album, mais un hit en puissance.

Cosa Cosa Première d’une série de très belles ballades. Manu Chao a grandi comme musicien, et cela s’entend. Il est désormais passé maître dans le genre “Dylan-au-sud-du-Texas”.

El Kitapena Même gros son heavy que “Rainin In Paradize”. Mmmh… Pas le meilleur titre. Manu Chao est tout aussi perplexe. Il n’est pas certain que ce morceau soit présent au final. En tout cas pas sous cette mouture.

Calle Guitare acoustique, belle rumba catalane: une chanson d’amour craquante. Et déjà un hit dans les bars de Barcelone, où il est repris depuis une année.

Siberia Hard Sibérie m’était contée, version hard, avec un bon vieux beat à la Bo Diddley. Mano Chao?

Otro Mundo La plus belle ballade. La question du disque est là: on a parlé d’un autre monde possible. Et maintenant quoi?

Tombola Composée pour le prochain film d’Emir Kusturica sur la vie de Diego Maradona, une ode au footballeur déchu: la vie est comme une tombola.

Mala Fama La plus belle chanson du disque. Un mariachi funèbre sur lequel plane la petite guitare mexicaine très et la trompette du Sicilien Roy Paci.

Fast Hoyo Titre uptempo, avec sirènes de police et intermède dub, très Clash. “C’est la panique en Amérique, trop de trafic écologique”.

DOWNLOAD

ALBUM

  • Manu Chao, Radiolina (Because) Sortie le 4 septembre

SITE

VIDEO

  • “Rainin In Paradize”

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Quatre albums du leader de Mars Volta à venir

Le guitariste de Mars Volta Omar Rodriguez-Lopez a passé une année à Amsterdam: il en revient avec pas moins de quatre albums. L’un d’entre eux, Se Dice Bisonte, No Bufalo, paraît aujourd’hui sur Gold Standard Laboratories. Principalement instrumental, l’album invite certains membres de Mars Volta, et le clavier des Beastie Boys Money Mark.

En écoute, “If Gravity Lulls”:

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Justin Timberlake lance sa maison de disque

Le chanteur-danseur vient de faire part de son projet de label, lancé conjointement avec Interscope Records. La maison de disques, basée à Los Angeles, sera menée par Justin Timberlake, et Interscope Geffen A&M s’occupera de la distribution. On ne sait rien encore des artistes qui seront soutenus par Tennman Records, mais ils devraient être annoncés dans les semaines qui viennent.

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hip hop: Supervielle, le tango des bas-fonds

Cure de hip hop en terres uruguayenne par le membre fondateur du collectif Bajofondo: un titre gratuit

“La figure du tanguero des années 30 avec son sens de l’honneur, c’est quelque chose qui m’attire, mais de nos jours je me sens beaucoup plus proche de la figure d’un rappeur. Les deux personnages ont en commun de venir des bas-fonds.” Gardel et Piazzolla d’un côté, les Beastie Boys de l’autre.

Bajofondo Tango Club, premier disque du collectif du même nom est un laboratoire qui réunit des musiciens des deux côtés du Rio de la Plata, le fleuve qui sépare les pays voisins. En 2004, Luciano Supervielle enregistre son premier album en tant que soliste. Supervielle réunit certains des membres de Bajofondo dans une ambiance plus feutrée. Un quartet acoustique servi sur son lit de samples sépia s’ouvre vers d’autres pans du folklore local: la milonga, tango plus rapide et léger, le candomblé, plus africain, mais aussi le délire footballistique à travers un présentateur-vedette déjanté. La tchatche des rappeurs rebondit sur la voix burinée d’un milonguero, le violon et le bandonéon tressent leurs lignes, caressent leurs accents.

Supervielle est né à Paris, l’écrivain était le grand-oncle de son père. Il a vécu au Mexique et en France, mais ce sont les disquaires de Montevideo qui subissent aujourd’hui ses recherches archéologiques. Quand il ne nourrit pas ses platines, Luciano Supervielle consacre son piano à des arrangements, entre autres pour le cinéma. Le nouvel album de Bajofondo, sur le point de sortir, s’intitulera Mar Dulce, mer douce, petit nom donné par les conquistadores au Rio de la Plata. Si le collectif a perdu son Tango Club depuis sa première expérience, c’est avant tout pour se distancier de l’étiquette de tango électronique, mais aussi pour souligner l’intégration d’autres univers musicaux, en particulier le rock. “Ce serait très prétentieux de notre part de penser que nous nous faisons le “nouveau tango”. Celui-ci doit être fait par une personne qui dédie sa vie au tango. Ce que nous essayons de faire, nous, c’est de donner une photographie de choses qui se passent ici et maintenant.”

DOWNLOAD

VIDEO

ALBUM

  • Bajofondo Tango Club Presenta: Supervielle (Verve)
  • Bajofondo Remixed (Univision Music Group)

SITES

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Les White Stripes: première vidéo dévoilée

Le très attendu sixième album des White Stripes, Icky Thump, sort le 18 juin. Le single du même nom est déjà disponible sur iTune, et les version en dur seront disponible le 11 juin. Spinner.com donne pourtant dès aujourd’hui à voir le nouveau clip du duo: ambiance western, et musique plus que prometteuse. A voir absolument. A lire absolument aussi, notre interview de Jack White, à paraître sur Vibrationsmusic.com la semaine prochaine…

The Black Keys offrent quatre titres live en download gratuit

Les jeunes rénovateurs d’un blues cradingue efficace offrent un EP live en download gratuit sur leur site Myspace. The Live EP comprend des titres enregistrés lors de concerts de 2006. De quoi patienter avant la sortie du projet des Black Keys avec Danger Mouse, qui devraient orchestrer le come-back de Ike Turner… Une révélation alléchante faite par Patrick Carney à Pitchfork en mars…

TRACKLISTING

  • No Trust
  • Girl Is On My Mind
  • 10 AM Automatic
  • Elevator

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Pras affirme que les Fugees, c’est fini

L’un des membres du trio The Fugees, le discret Pras, annonce dans une interview à sohh.com que lui, Wyclef Jean et Lauryn Hill ne se réuniront plus, malgrés le succès insolent d’un album phare des 90’s, The Score. L’année dernière, pourtant, il était question d’un album pour célébrer les dix ans du groupe: un single, “Take It Easy”, est même sorti. Mais, selon Pras, les suites sont inenvisageables. “C’est mort. Malheureusement, Miss Hill a des choses à régler. Je lui souhaite le meilleur, mais la vie continue.” Pras va donc de l’avant, et travaille à son troisième album solo, à paraître cet automne sur Sony BMG. Il est encore impliqué dans deux productions cinématographiques, l’une avec Josh Lucas et Tim Roth, l’autre avec Warren Beatty.

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Kanye West invite Daft Punk sur un titre, et pour une vidéo

Graduation, le nouvel album du producteur révéré, doit paraître à l’automne. On apprend que ce troisième album en son nom comportera un titre qui invite Daft Punk: “Stronger” est basé sur un sample de “Harder, Better, Faster, Stronger” tiré de l’album Discovery. Dans le clip, réalisé par Hype Williams, les robots de Daft Punk font leur apparition… Mais on ne sait pas encore quand l’oeuvre sera visible. Graduation fait encore intervenir Chris Martin, de Coldplay, sur “Homecoming”, et, tout comme Late Registration, est co-produit par Jon Brion. “Can’t Tell Me Nothing”, quant à lui, invite DJ Toomp aux manettes.

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Rachid Taha

Il aimerait ajouter à une liste aux couleurs de plaisirs parlants Joe Turner et T-Bone Walker, Arkology de Lee Perry et ce bon vieux James Brown… L’ancien porte-parole de Carte de Séjour est en live demain sur Taratata (France 2), et plus live encore, au Domaine d’O à Montpellier…

T-Rex Electric Warrior. Le côté glamour et une vraie poésie toute en retenue. Une invitation au délire. Du pur rock’n’roll, avec l’élégance british. Et quelle voix !

Johnny Cash Unearthed. Il trace le tableau de l’Amérique comme un vrai mec du peuple… Il prend sa voiture, veut partir très loin, oublie de faire le plein, s’arrête au milieu du désert et écrit une chanson au bord de la route.

Burt Bacharach Best Of. Que dire ? Quand il fait chaud, on a envie de se rafraîchir.

Dahmane Elharrachi Anthologie. Mon préféré dans le chââbi. Le Jack Kerouac de l’immigration, qui jouait de bar en bar. Un bluesman, un vrai.

Kraftwerk Computer World. Le groupe le plus moderne et le plus traditionnel à la fois. Ce côté transe, très sorcier. Quand j’étais DJ, un de mes disques préférés.

Léo Ferré La Compile. Je l’écoute de plus en plus. Il a une écriture d’une modernité inégalée. Dans le genre chanson française, c’est le maître.

Georges Brassens L’intégrale. Le plus punk de tous. Ses textes sont d’une méchanceté et d’une justesse… Affolant!

Marvin Gaye What’s Goin’ On. Pour la classe. Comment veux-tu habiller un mec qui est déjà si bien costumé? Pas besoin de nœud pap’, ce type, c’est un smoking!

The Clash L’Essentiel. Mes premières vacances? Les Clash, c’est tout ça et bien plus. Joe Strummer est resté un type avec la rage et sans concession, malgré les dangers du métier.

Jimi Hendrix Are You Experienced? L’équivalent de Shakespeare! Il est même au-dessus de Mozart. Hendrix, c’est la terre, le feu et l’eau… Et s’il y en a un pas loin, c’est Django.

Paru en 2004 dans Vibrations

ALBUM

Rachid Taha, Diwan 2 (Barclay/Universal)

SITES

CONCERTS

  • 25/5: Montpellier
  • 26/5: Villenave d’Oron
  • 9/6: Grenoble
  • 15/6: Port de Bouc
  • 30/6: Bruxelles
  • 24/7: Nyon (Suisse)
  • 25/7: Lure
  • 3/8: Port Leucate
  • 1/9: Charleville Mezière
  • 2/11: Saint Lo
  • 9/11: Strasbourg
  • 14/11: Paris, Olympia
  • 20/11: Rennes

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world: Abida Parveen reine des Femmes d’Orient

La grande chanteuse pakistanaise donne un unique concert parisien. Un événement, qui donne envie de découvrir les talents féminins du cylcle “Femmes d’Orient”, à la Cité de la Musique ce week-end

Régulièrement comparée au défunt Nusrat Fateh Ali Khan, Abida Parveen partage avec le maestro la puissance d’un chant incantatoire, une virtuosité qui lui permet de sauter allègrement les octaves et un répertoire vertigineux. Celui de la tradition soufie d’Orient, des poèmes mystiques.

Issue d’une famille de qawwal, Abida Parveen fut aidée et soutenue dans sa carrière – généralement réservée aux hommes – par son père Ghulam Haider, lui-même chanteur émérite. De nombreux enregistrements d’Abida Parveen sont disponibles sur le marché, mais de qualité fort inégale. On recommande vivement ces deux derniers disques : Ishq, l’amour absolu, et Chants au Bien-Aimé parus sur l’excellent label Accords Croisés. Et surtout d’aller la voir sur scène, car ses prestations sont universellement reconnues comme des moments de communion totale avec le public.

CONCERTS

Festival Voix de Femmes, Paris, Cité de la Musique

  • 26/5: Da San Studio Musicalet et Shin-shin Nanguan Ensemble -Taïwan (15h), Munadjat Yulchieva -Ouzbékistan (16h30), Les Fqiret d’Annaba- Algérie (18h, gratuit), Cherifa -Moyen-Atlas, Maroc (20h)

  • 27/5: Mahsa et Marjan Vahdat -Iran (15h), Les Fqiret d’Annaba -Algérie (16h30, gratuit), Abida Parveen -Pakistan (18h)

SITE

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Sondage: les fans de rap sont déçus par la musique actuelle

Le site sohh.com a mené un sondage auprès des fans de hip hop américains entre 12 et 35 ans pour tenter d’éclairer la récente perte de 32% de vente de CD, qui plombe l’industrie du disque. Il en ressort que 82% d’entre eux n’achètent plus autant de CD que par le passé, et 70% avouent être déçus par la qualités des sorties discographiques. 76% des sondés disent que le facteur décisif pour l’achat d’un album est le nombre de bons titres contenus, et 18% affirment que c’est une connection avec l’artiste qui prime, même si elle n’est pas directement musicale. 67% des gens interrogés avouent qu’ils downloaderaient gratuitement un album au lieu de l’acheter, mais 68% affirment qu’ils acheteraient l’album après download gratuit si l’album leur plaît.

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Prince annonce encore des concerts événements

Le blog latimesblog croit savoir que Prince pourrait donner sept shows exceptionnels à Los Angeles: selon ses sources, le site dévoile le projet de la star d’investir, sept vendredi soirs consécutifs, le Roosevelt Hotel. A partir du 15 juin, Prince, rejoint par des invités encore inconnus, pourrait donner des concerts de deux heures, suivis par un repas concocté par son chef personnel agrémenté de la musique d’un ensemble de jazz conduit par le multi-instrumentiste. Une annonce, qui si elle est confirmée, souligne la boulimie de musique que Prince traverse ces temps: il est d’ores et déjà programmé pour 21 dates cet été à Londres.

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songwriting: Little Annie, le cabaret du vrai

PHOTO: NICK BOHN

Cordes, piano et cuivres : Little Annie s’est enfin trouvée. Un disque magnifique de plongées en eaux troubles, d’insubmersibilité profonde. Un titre vous est offert en download

“J’ai toujours voulu être nonne – pour l’uniforme –, ou actrice, comme Zsa Zsa Gabor : un vrai conflit.” Au téléphone, Little Annie commence une phrase, termine celle qui précède. Beaucoup de choses à dire. Beaucoup de choses tues aussi, mais dans une pudeur qui touche à l’optimisme.

Little Annie, connue aussi comme Annie Anxiety plus tôt dans une carrière aux innombrables angles, aspérités et relief – enfin –, publie Songs From The Coal Mine Canary, composé avec le complice Paul Wallfisch et Antony, producteur aussi. Attribuées au canari en cage qui accompagnait les mineurs pour servir d’indicateur, au prix de son existence, de la viabilité des souterrains, ces chansons sont sombres. Mais les beautés troubles d’un album jazz bluesy paré de piano, cordes et cuivres, semblent soudain presque drôles, parées de sourires, quand la personnalité apparaît, d’un coup de fil, riante.

Peintre, actrice, poète, musicienne et chanteuse d’une avidité rare (elle a collaboré avec Adrien Sherwood, Coil, The ON-U Sound, Bim Sherman, Crass entre de nombreux autres), la New-Yorkaise, en plus des bars et clubs, a écumé les rues de la mégapole aux côtés des sans-abri et prostitués, en tant que pasteur. Même le plus new-yorkais des habitants de la Grosse Pomme, Lou Reed, ne peut pas en dire autant. New York est partout dans ses chansons. Le New York des cabarets qui ne sont ni à Paris ni à Berlin. “Faire du “cabaret”, c’est comme être journaliste. Kurt Weill, Jacques Brel : c’est tranchant, c’est dangereux, c’est la vérité. Je suis fière de cette étiquette.”

DOWNLOAD

  • Strange Love, extrait de Songs From The Coal Mine Canary

ALBUM

  • Little Annie, Songs From The Coal Mine Canary (Durtro Jnana/Differ-Ant)

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Jacques Schwartz-Bart : 14 juin 2007 au 16 juin 2007

Le saxophoniste marie rythmes gwoka et jazz, touchant au passage soul et afrobeat. Dangelo, Roy Hargrove, Meshell Ndegeocello ou Erykah Badu l’appellent « Brother Jacques » lorsqu’ils le contactent pour une collaboration…

14-16/6: Paris, Sunset

Israël Vibration : 11 juin 2007 au 5 juillet 2007

Leurs racines sont dans le reggae roots, lui-même ancré dans une vie de misère. L’un des plus grands groupe de reggae jamaïcain, en trio devenu duo, s’est formé dans un centre médical par trois pauvres diables atteints de poliomyélite. Mais leur talent allait les tirer vers le haut, eux qui visitent l’Europe presque annuellement pour des concerts qui ouvrent le reggae sur le dub.

11/6: Le Petit Quevilly, 12/6: Murs Erigne, 13/6: Toulouse, 14/6: Mérignac, 15/6: Cergy, 18/6: Lille, 19/6: Nancy, 20/6: Strasbourg, 29/6: Quimper, 30/6: Hyères, 5/7: Istres

Gnawa Diffusion : 1 juin 2007 au 28 juillet 2007

Une Afrique du Nord très relevées: épices chaabi, gnawa, rock et reggae. Une fusion musicale qui mêle dans ses musiques plurielles des paroles de Amazigh Kateb, fils de l’écrivain algérien Kateb Yacine. Le groupe de Grenoble est atypique sans jamais perdre en légitimité.

1/6: Amiens, 2/6: Brainians, 21/6: Bretigny, 22/6: Calais, 29/6: Ramatuel, 30/6: Reignier, 1/7: Aix-en-Provence, 12/7: Châlons-en-Champagne, 15/7: Montmartin, 19/7: Thouars, 21/7: Riberac, 24/7: Vienne, 28/7: Grenoble.

Francofolies : 11 juillet 2007 au 16 juillet 2007

La Rochelle invite chaque année les pointures de la scène musicale francophone, dans un beau déballage de genres et styles. Parmi les préférés de Vibrationsmusic.com, on compte Abd Al Malik, Katerine, Oxmo Puccino & The Jazz Bastards, Arno, Jamait, Ridan, Java vs Winston McAnuff, Bratsch, Jacques Higelin, Cassius, Seb Martel…

11-16/7: La Rochelle

Bebel Gilberto : 1 juin 2007

Dans la famille bossa nova, je demande… La fille de Joao et de la chanteuse Miúcha, et la nièce de Chico Buarque. Dans une veine contemporaine, la belle peut se targuer encore de collaborations avec des noms qui suffisent à assoir sa réputation: Chico Buarque bien sûr, Caetano Veloso, David Byrne… Celle qui a de beaux atouts familiaux se permet pourtant une personnalité propre, en faisant appel à l’électronique pour encadré sa voix de fée.

1/6: Paris, Bataclan

Balkan Beat Box : 1 juin 2007 au 11 juillet 2007

Tamir Muskat et Ori Kaplan, tous deux activistes de la scène underground new-yorkaise (avec Firewater ou Gogol Bordello), sont rejoints en concert par toute une bande de musiciens du Maroc, de Bulgarie, d’Israel, d’Espagne ou d’Iran. Musique, DJing, vidéo, danse… Une performance extrême.

1/6: Pantin, 4/7: Paris (Point Ephémère), 5/7: Rennes, 11/7: Nice

Andy Palacio & The Garifuna Collective : 20 juin 2007

Plongée tout en émotion au Belize, ou l’on frappe des carapaces de tortues, des coquillages et des peaux. Le blues de cette Amérique du Sud peu connue contourne les clichés exotiques pour donner voix à des minorités qui sont en train de disparaître, leur culture avec eux. Un groove bouleversant.

20/6: Paris, New Morning

Al Green : 7 juillet 2007 au 9 juillet 2007

Avant de présenter son projet avec Questlove, batteur de The Roots, à paraître à l’automne, le mythe soul fait sa réapparition sur les scènes françaises. Comment présenter celui qui est le parrain d’un genre qu’il a vu naître, et qu’il a participé à faire évoluer? Al Green, c’est le crooner du gospel, l’émotion du R’n'B… Attention légende vivante.

7/7: Vienne, 9/7: Paris

Africando : 1 juin 2007 au 2 juin 2007

La musique afro-cubaine pour lien entre toutes les diasporas africaines: depuis plus d’une décennie, le groupe réinvente la salsa, mené par une paire hors pair. Le Sénégalais Ibrahim Sylla, producteur majeur des musiques ouest-africaines, et le Malien Boncana Maïga, flûtiste qui a participé à la tournée de Fania All Stars, conduisent la formation sur le chemin tortueux des dancefloors qui touchent à l’histoire de la musique.

1/6: Rouen, 2/6: Paris

Abd Al Malik, tournée : 1 juillet 2007 au 17 juillet 2007

Le slammer français n’est plus à présenter. Mais pour se livrer tout de même à l’exercice, disons qu’il est parmis la jeune génération d’artistes francophones à faire chanter la langue l’un de ceux qui peuvent se targuer d’une classe or du commun. De la classe. Des textes engagés, sensibles, des mots légers, insubmersibles, pour une poésie qui laisse soupçonner une culture rare.

1/7: Melun, 6/7: Valence, 7/7: Cannet-les-Maures, 11/7: La Rochelle, 12/7: Arles, 14/7: Venissieux, 1577: Aix-les-Bains, 17/7: Boulogne-sur-Mer

TV On The Radio, Liars, The Good… Queen et Fennesz en download gratuit

La chaîne de dessins animés américaine Adult Swim s’acoquine de plus en plus avec l’indie musicale: après une collaboration avec Danger Doom, un clip de El-P (avec Trent Reznor), voilà que les cartoons pour adultes proposent tout un album en download gratuit. Warm & Scratchy comprend des titres exclusifs, inédits ou rares de TV On The Radio, The Rapture, Broken Social Scene, The Good, The Bad & The Queen, Fennesz, Jesu, Liars, The Raveonettes…

TRACKLISTING

  • TV on the Radio - Me-I
  • The Raveonettes - Dead Sound
  • Les Savy Fav - The Equestrian
  • The Rapture - Crimson Red
  • 120 Days - Justine
  • Broken Social Scene - Canada Vs. America
  • SOUND Team - Color of the Love You Have
  • The Good, The Bad and The Queen - The Bunting Song (acoustic)
  • The Brother Kite - Half Century
  • Jesu - Silver (original beats)
  • Amusement Parks on Fire - Back to Flash
  • Asobi Seksu - Stay Awake
  • Fennesz - Winter
  • Liars - Sunset Rodeo

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Bo Diddley se remet d’une attaque

La légende du rock quittait hier les soins intensifs d’un hôpital du Nebraska: une semaine plus tôt, il a été victime d’une attaque à la suite d’un concert à Council Bluffs dans l’Iowa. On ne sait pas encore quand il sera en mesure de retrouver son chez soi de Floride, mais s’il lui est encore difficile de parler, il ne devrait pas souffrir de séquelles sur le long terme. Son manager Faith Fusillo raconte une discussion qu’il a eue avec Bo Diddley: “Il voulait savoir où étaient ses affaires: sa guitare et l’argent du concert. J’étais heureux, parce que c’est là le Bo Diddley que je connais et que j’aime, et une preuve qu’il est de retour.”

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Tinariwen en première partie des Rolling Stones

Le groupe de musique touareg le pus en vogue du moment a été choisi pour faire la première partie des Rolling Stones à Slane Castle à Dublin, le 18 août. Un concert où sont attendus 65′000 personnes. Cette réunion au somment a été rendu possible par les promoteurs du concert qui sont des admirateurs de longue date des rockers tamashek. Feeling blues garanti.

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festival: Musiques Métisses, le retour des doyens

DEBASHISH BHATTASHARYA

Sur son nouveau site moins convivial, Musiques Métisses confirme avec une programmation impeccable qu’il est l’un des meilleurs festivals de musiques d’ailleurs

Jeudi 19 mai, 15 h: une pluie fine tombe sur l’immense bâtisse rouge et grise de l’Espace Carat, la nouvelle grande salle du festival Musiques Métisses, en banlieues d’Angoulême. L’espace du festival se déploie autour des deux autres scènes gratuites et du pavillon consacré aux Littératures Métisses. Au ciel des statues éphémères attachées à des perches suscitent les commentaires les plus variés. On fait ce qu’on peut pour remplacer l’ambiance de l’ancien site sur l’Ile de Bourgine, au bord de l’eau… Au bistrot des Rives de la Charente, on se plaint et l’on s’interroge sur la météo. Un spectateur s’arrête et demande où se trouve le marché africain. “Il n’existe plus”, lui répond-on, la nouvelle commune n’ayant pas voulu s’en occuper. Heureusement le vin rouge, délicieux, remonte le moral des plus déçus. Et quand les premières notes de musique africaine s’échappent d’un chapiteau, impossible de continuer à maugréer. Musiques Métisses reste le rendez-vous incontournable des musiciens authentiques et inspirés des quatre coins du monde.

Cette année, les représentants les plus intéressants de la nouvelle génération auront été Motion Trio, Mayra Andrade, l’enfant prodige du Cap Vert et Debashish Bhattacharya. Ce musicien indien, sacré maître à 40 ans, s’est créé son propre instrument entre cithare et slide guitar, soit 20 cordes et un boîtier finement ciselé. En un mot: une œuvre d’art. Trois doigts de sa main droite coiffés de dés argentés s’agitent à tout allure sur ces cordes et en tirent des arpèges hypnotiques. Saisissant. Du côté des vétérans – des doyens – la reformation de l’Orchestre des Bantous de la Capitale était sans conteste l’événement de cette édition. Véritable institution de la musique congolaise, les Bantous, dont les premiers pas musicaux remontent à 1959, ont connu moult bouleversements, pauses et reprises. La guerre semblait avoir mis un point définitif à leur carrière. Mais 48 ans plus tard, quatre des membres historiques ont à nouveau fait appel à de jeunes musiciens pour recréer un big band. Sur scène, les inventeurs du cha cha cha “made in Africa” font chalouper le public avec leurs vieux tubes surannés, improvisent un titre “Festival d’Angoulême” et philosophent. Les Congolais de l’audience, jeunes et moins jeunes, sont émus à l’écoute de ces classiques de leur enfance alors que les autres s’amusent du charme de ces cabotins professionnels.

Pendant ce temps, dans la salle Carat, ce sont les concerts les plus émotionnels qui ont fait l’unanimité. Abd Al Malik et ses histoires humaines, Les Congos dont les voix n’ont rien perdu de leur pouvoir de séduction, Lo’Jo et ses chansons du monde, Rachid Taha en pleine forme galvanisant le public de ses harangues ou Terakaft, nouvelle formation touarègue prometteuse.

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Les membres de feu Jurassic 5 ne chôment pas

Le groupe de hip hop aussi festif que malin n’est plus d’actualité. Mais ses deux membres principaux ne sont pas pour autant absents des news. Chali 2na, MC à la voix hors du commun, se rend en studio pour cococter un album solo, Fish Outta Water. Il fera aussi une apparition au festival américain Bonnaroo, où il sera l’invité du groupe de funk de la Nouvelle Orléans Galactic, formation qui a déjà fait appel au rapper pour son prochain album. La merveille de DJ Cut Chemist poursuit lui aussi sa carrière solo: il a fait les premières parties des shows européens de Shakira. Il sera aussi du festival de Los Angeles “Pravda: Shadow of Stalin”, qui le verra explorer les expressions musicales de l’Union Soviétique, et de l’événement de Hollywood “Brain Placement”, où, aux côtés de DJ Shadow, il mixera des 45-tours. Il est aussi en plein travail sur son prochain album solo, qui fait suite à The Audience’s Listening.

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Pour le survivant KRS One, le hip hop vit toujours

Comme en réponse au dernier album de Nas, Hip Hop Is Dead, les vétérans KRS One et Marley Marl sortent un album commun qui a pour titre Hip Hop Lives. Les beats du producteur et les lyrics du MC seront disponibles dès le 22 mai via KOCH Records, et invitent encore Blaq Poet, Magic Juan et Chief Rocker Bee.

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reggae: Manjul, un long fleuve tranquille

C’est au cœur de Bamako que l’enfant de Barbès et du dub a installé son studio. Le reggaeman est en concert en France: cinq fois deux places à gagner pour sa prestation à Paris

“Il y a un tas de signes biologiques qui devaient m’emmener au Mali, de Marcus Garvey à ma femme.” Avec ses enfants, Manjul s’est installé dans l’ocre capitale en 2001. “Si l’on considère la culture musicale africaine comme un long fleuve, le reggae est un bras qui s’est écarté. Moi, je représente un cours d’eau qui retrouve plus loin le lit du fleuve. Je suis désormais à la confluence.”

Aux murs de sa maison qui abrite son studio bibliquement baptisé Humble Ark trônent les psaumes et icônes rastafari. Lui avoue un culte au Dub To Africa de Prince Far I. Voilà pourquoi il a dénommé ses disques enregistrés ici Dub To Mali. “Le premier témoignait de la rencontre avec l’empire des sons mandingues. Le second navigue dans des eaux plus profondes. Je ne veux ni faire de la musique malienne ni du reggae roots, juste créer une nouvelle forme.” Sur ses riddims, il invite quelques belles voix du coin, dont Adama Yalomba, pour valoriser des textes “conscients”: “Jahtiguiya, le titre de l’album, évoque la grande tradition de l’hospitalité malienne, de la vie sociale et de la responsabilité collective.”

Manjul a développé son propre label, peuplé des nombreux artistes du giron reggae qui viennent de toute l’Afrique de l’Ouest pour vivre plus à la coule dans la rurale Bamako. Deux de ses protégés, Bishop et Takana Zion, présents sur son disque, sont d’ores et déjà annoncés pour ce printemps sur Makasound.

ALBUM

  • Manjul, Jahtiguiya (Humble Arc)

CONCERTS

SITE

CONCOURS

Pour gagner une fois deux invitations pour le concert de Manjul le 30 mai au Glaz’art de Paris, envoyez-nous un mail avec vos nom, prénom et adresse postale à concours@vibrations.ch. Merci de rappeler “Manjul” dans l’intitulé du message.

Les gagnants seront avertis par email.

Le concours est fermé

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Mouse On Mars

On ne sait pas trop où caser le duo allemand: électronique c’est sûr, pop parfois, rock au fond. La paire tend d’ailleurs maintenant le micro à Mark E. Smith, de The Fall, pour un album démoniaque, paru sous le nom de groupe Von Südenfed. L’occasion de passer en revue les disques favoris de Andi Toma. Une liste qui n’aide pas à ranger Mouse On Mars dans une case bien définie

PHOTO: DIANGO HERNANZEZ

Van Dyke Parks Discover America. J’étais avec des amis dans une voiture. On roulait à travers la Vallée de la Mort, aux Etats-Unis. Dans l’auto-cassette, cet album. Pour une découverte, c’en était une: un vrai choc. Cette cassette m’a littéralement ouvert les oreilles. D’au moins dix centimètres de plus. Je n’ai jamais écouté des arrangements aussi splendides.

Stock, Hausen & Walkman Oh My Bag! La première fois que j’ai écouté ce groupe, c’était en 1996 à Cologne, dans un magasin de disques. J’ai vraiment été impressionné. Là, le slogan, c’est la musique pour la musique. Je les ai depuis rencontrés puisqu’on a été à la même affiche à un concert à Londres. J’ai ainsi pu les apprécier sur scène. Ils avaient trois tables avec des petites boîtes, chaque boîte possédant un son particulier.

Neil Young Harvest. Je me suis un jour approprié le vieux magnétophone de la petite amie de ma sœur. J’avais douze ans. Dedans, il y avait Harvest. Je me suis passé la cassette en boucle pendant un an.

King Crimson Red. Un disque tout simplement sublime. Pas la peine de le cacher: cet album est une de nos grandes influences. Le son de guitare y est sidérant.

Magma Inédits. J’avais remarqué un poster à Paris. J’ai demandé à un ami ce que c’était. Il m’a raconté que c’étaient des gars qui avaient inventé leur propre langage, chantant dans cette langue inédite… J’ai pensé: quel effort de créer, d’apprendre et de communiquer à travers ce langage! J’ai finalement acheté ce disque, mais je n’ai pas pu dégoter un dictionnaire.

Orfeu Negro Bande Originale. Après avoir vu ce film, je me suis dit: vraiment, je ne suis qu’un petit Européen imbu de lui-même. Ça m’a ouvert de nouveaux horizons. Pour remédier à ma culpabilité, je fais de la musique.

F.X. Randomix Goflex. Un collègue de Cologne. C’est de la musique inqualifiable. Je ne connais pas d’album comparable, pas de disque aussi complexe.

White Noise “Love Without Sound”. Plutôt que tout l’album An Electric Storm, c’est juste ce morceau que je retiens, car il est complètement intemporel. Quand je l’ai écouté pour la première fois, j’étais persuadé que ça venait d’un équipement contemporain, du style sampler. Comment ce titre a pu être enregistré en 1969?

Curtis Mayfield Sweet Exorcist. C’est celui-là qui me vient à l’esprit, mais ça aurait pu être un autre de Curtis Mayfield. Je l’ai vu en concert et je ne m’en suis pas remis. C’est le seul artiste qui peut user d’un terme comme “Peace and Love” sans paraître ridicule.

The Flying Lizards Fourth Wall. Toutes les reprises qui sont dans cet album de 1981 sont très fluctuantes, elles mettent immédiatement de bonne humeur. Au niveau du son, des loops, ce disque est passionnant. Encore un album qui était en avance sur son époque.

PROPOS RECUEILLIS PAR BENOIT SABATIER, parus en 2000 dans Vibrations

ALBUMS

  • Mouse On Mars, Varscharz (Ipecac)
  • Von Südenfed, Tromatic Reflexxions (Domino)

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hip hop: Tumi & The Volume à Sakifo Paname

Les métissages des Sud-Africains font sensation, et devraient faire plus fort encore sur scène: à gagner, dix fois deux invitations pour leur prestation lors du lancement du festival

Ce disque fut peut-être bien le miracle hip hop de 2006. La pochette, très belle, annonce les merveilles que recèle ce disque. Où l’Afrique du sud et le continent noir tout entier sont mis en mots, en musique et en questions sans pour autant qu’on puisse relier le son de Tumi And The Volume à une scène africaine particulière. Tumi rappe en Anglais, comme Fela avait choisi cette langue pour faire entendre de tous sa voix et celle des siens.

Le degré de sophistication des arrangements, l’alternance de poussées de fièvre et de lenteurs, des textes mêlant l’absurde au concret, l’autorité charmeuse de Tumi: il y a tout dans cet album dont l’ivresse syncrétique est destinée à conquérir ensemble les publics du jazz, de la world et du rap. On exagère ? Ecoutez “The Story Behind The Pain” puis “Signs”, et vous saisirez tout de suite de quel ravissement est capable cette formation. Et dire que c’est en concert qu’elle donnerait sa pleine mesure…

SITES

CONCERT

  • 23/5: Paris, New Morning, Soirée Sakifo Paname. Avec Tumi & The Volume, Nathalie Natiembé, Jim Fortune et 340ML (lancement du festival de La Réunion, du 1er au 5 août).

CONCOURS

Pour gagner une fois deux invitations à la soirée Sakifo Paname du 23 mai au New Morning, envoyez-nous un mail avec vos nom, prénom et adresse postale à concours@vibrations.ch. Merci de rappeler “Sakifo” dans l’intitulé du message.

Les gagnants seront avertis par email.

LE CONCOURS EST FERME

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Des raretés de Love inédites et rééditées: Hendrix en invité

Le 26 juin, sur Hip-O Select/Geffen, paraît The Blue Thumb Recordings, un coffret qui comprend deux rééditions d’albums, et un disque de live inédit. Le premier album à réapparaître est Out Here, daté de 1969, qui donne à écouter des titres issus des sessions de l’album Four Sail, de la même année. Les 17 morceaux de l’album comptent parmi les plus audacieux du groupes, et deux d’entre-eux sont des aventures de pas moins de 12 minutes. L’autre album réédité est False Start (1970), qui englobe un titre, “The Everlasting First”, qui voit Jimi Hendrix faire une apparition à la guitare, enregistré six mois avant sa mort. Le dernier disque consiste en un enregistrement live d’un concert donné en 1970 en Angleterre, qui reprend, entre autres, les classiques de Love.

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reggae: rééditions à foison, le choix du spécialiste

Sous la poussière accumulée peuvent se cacher des sillons peu fréquentés. Entre rééditions récentes et autres compilations qui le sont un peu moins, aperçu choisi parmi une discographie reggae pléthorique

Delroy Wilson Better Must Come - The Anthology (2CD, Trojan, 2004). Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il ne s’agit pas de la réédition de l’abum Better Must Come augmenté de quelques bonus, mais d’une excellente compilation d’enregistrements pour la plupart peu disponibles, éparpillés sur la période 1968-1978, et enregistrés pour de nombreux producteurs (même si celles de Bunny “Striker” Lee y abondent).

Keith Hudson and Friends The Hudson Affair (2CD, Trojan, 2004). Un gars sacrément culotté, ce Keith Hudson. En organisant une session avec U Roy, il le propulse sur orbite. Peu après, en rachetant des rythmes rocksteady enregistrés en 1968 par Karl Bryan (l’histoire est peu documentée, mais un passionné a retrouvé les disques originaux ici), il persiste dans la production. Malgré une voix peu gratifiante, quand il s’agit d’évoquer les grands sentiments, il ne laisse pas indifférent.

Joe Mansano and Friends Joe The Boss (2CD, Trojan, 2006). Trinidadien débarqué à Londres en 1963, Joel Mansano commença à organiser des sessions d’enregistrements qui devinrent en bonne partie des références en matière de reggae skinhead anglais. Cette compilation reprend nombre de titres parus en singles entre 1968 et 1970, certains devenus vraiment rares, comme “Bad Day At Black Rock”, résumé sonore saisissant du western du même nom, avec quelques répliques directement tirées du film.

Rebel Music Vol. 2 (Trojan, 2007). 27 ans après la collection “Rebel Music”, un double vinyle d’anthologie, voici donc une suite par le même compilateur, Dave Hendley. Certes, l’impact sera moins sensationnel, mais la sélection impeccable comprend quelques vraies raretés.

Big Youth Screaming Target (Trojan, 2006). Cette réédition propose en supplément de découvrir la plupart des versions vocales (ou instrumentales) des titres utilisés par Big Youth sur ce premier et classique album de 1972. Avec comme producteur Augustus “Gussie” Clarke, âgé alors d’à peine 20 ans, c’est toute une génération de jeunes talents qui venait bousculer un peu plus les vétérans.

Toots and The Maytals Roots Reggae : The Classic Jamaican Albums (Trojan, 2005). Une réédition qui pourrait passer inaperçue. Pourtant on a là 6 albums dans leur forme originale (sans bonus), avec une excellente qualité de son. De “The Sensational Maytals” (la période ska, 1965, en pure mono non trafiquée) à “Roots Reggae” (1974), peut-être le meilleur de Toots, jusqu’à la reconnaissance internationale avec des titres comme “Pressure Drop” ou “54 46 That’s My Number”.

pull up selecta

Haul And Pull Up Selecta Heavy Weight Dancehall 1979-1982 (2CD, Trojan, 2003). Une excellente introduction à l’ambiance lourde et menaçante des sound systems au tournant de la décennie 1980. Le dub est largement présent puisqu’il s’agit surtout de discomixes, avec souvent Prince Jammy aux manettes. Ou comment le son, sous-tendu par une basse puissante, à la fois effraie et réjouit.

Head Shot (Heartbeat, 2002). Cette compilation montre à quel point Winston “Niney the Observer” peut être comparé aux plus grands magiciens du reggae, à savoir Lee Perry et King Tubby. L’imagination et l’excentricité sont ici de mise, comme en témoigne une reprise du générique du feuilleton télé Zorro (”Zorro”), ainsi qu’une kyrielle de versions dub ou instrumentales des plus grands classiques du producteur.

Jackie Opel & Ferdie Nelson Réédité en 1997 par le label Westside qui généralement se contente de compilations à partir des catalogues Trojan ou autres, ce disque inclut un album original de Jackie Opel (A Love To Share, paru en 1965 sur le label Top Deck), dix ballades et skas emmenés par la voix fiévreuse d’Opel, augmentés de quelques titres plus anodins de Ferdie Nelson. Opel laissa à la Jamaïque une floppée de chansons incandescentes enregistrées surtout pour Studio One, avant de retourner dans son île où son destin fut moins heureux.

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Manu Chao, plus rock, incorpore les guitares du live

Dans une interview donnée à EW.com, Manu Chao dévoile la tonalité de son troisième album solo. On trouvera sur le disque à paraître le 28 août “plus de guitares que sur les deux albums studio qui précèdent – entre ce que nous faisons en live et ce que je faisais en studio. Un peu plus rock.” Une tonalité due au fait que Majid Fahem et David Bourguignon, deux membres du backing band de Manu Chao, adeptes de guitares hérissées, étaient présents lors de l’enregistrement. L’album comprend des chansons en anglais, en français, en espagnol et en “portunol”. Quant au temps écoulé entre ses deux derniers efforts en solitaires, Manu Chao l’explique en rappelant son statut de producteur pour Amadou et Mariam, ainsi que Akli D.

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Robert Wyatt signe chez Domino

Le batteur de Soft Cell Soft Machine fait maintenant partie de l’écurie Domino. Son prochain album, qui fait suite à Cuckooland sorti en 2003, à paraître sur l’excellent label anglais s’appelle Comic Opera, et devrait être disponible dès septembre prochain.

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rock: Battles, tempos fondamentaux et mantra vocal

PHOTO: TIM SACCENTI

Le super groupe investit des grooves tordus : à la fois épidermique et cérébral. En download gratuit, le remixe de DJ Koze. En écoute, un titre du dernier album. A voir absolument, la géniale vidéo du premier single

L’alliance de la brutalité des urgences animales et de la sophistication des recherches expérimentales est rare. Elle est forcément canalisée vers le narcissisme par procuration des palmarès discographiques de fins d’année. Mirrored, premier véritable album de Battles qui sort cette semaine, est déjà sur le podium. Facile.

Le super groupe, composé de Tyondai Braxton, Ian Williams (ancien de Don Caballero), John Stanier (de chez Helmet et Tomahawk) et Dave Konopka (ex-Lynx), fait paraître sur Warp la suite attendue à un premier contact renversant, le double EP EP C/B EP. Après le vigoureux signe de la main, pour faire plus ample connaissance, une poigne ferme.

Mirrored, c’est la suite, ô combien plus fine, des tribalismes déjà malins d’Animal Collective et Liars. Les premiers rencards du groupe étaient foncièrement rythmiques. La suite est beaucoup plus facile, elle qui va chercher dans des grooves tordus, dans des tempos fondamentaux qui n’auraient pas déplu à Moondog, le mantra vocal, balbutiements mélodiques profondément humains. Ce premier album a en effet recours à la voix, sur quelques titres. Des vocalises à mettre entre guillemets, des onomatopées polyglottes, parfois un mot, deux, trois. Si les paroles restent largement minoritaires, voilà un disque qui a tout de même la parlotte. Entre réactivité de l’épiderme, force du muscle, plaisir de l’intellect et spasmes des tripes.

DOWNLOAD

  • Atlas, remixé par DJ Koze

EN ECOUTE

  • “Leyendecker”

VIDEO

  • Atlas, le premier single de l’album: vidéo réalisée par Tim Saccenti

SITE

ALBUM

  • Battles, Mirrored (Warp)

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Drag City lance un label de musique world

L’excellent label, découvreur de talent indie rock/expérimental auquel on peut généralement se fier les yeux fermés, pousse encore un peu plus loin les limites de ses goûts transfrontaliers. Le 22 mai, Drag City lance Yaala Yaala, une sous-division dévouée aux musiques du monde: trois albums d’artistes ouest-africains célèbrent cet avénement. A surveiller, les albums du duo wasulu Pekos & Yoro Diallo, du griot malien Daouda Dembele, et une compilation de titres enregistrés lors de fêtes dans les villes de Bougouni et Bamako.

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Nelly Furtado et Timbaland montent un groupe de rock

Depuis Loose, le dernier album de la belle, la paire ne semble pas vouloir laisser s’étioler une équipe qui gagne. Nelly Furtado annonce par contre un léger changement de registre: les complices veulent monter un groupe de rock. Elle explique pourtant à Billboard que le groupe ne sera pas “un vrai groupe de rock: ça sera plutôt notre version de l’indie, et ne sera pas forcément lourd, ou basé sur les guitares. Cela sera décalé, et pas nécessairement pop.” Rien n’est encore fixé dans le temps, même si Nelly Furtado explique que le producteur tout-puissant est “très enthousiaste à l’idée de travailler de nouveau ensemble très vite.” La paire n’est pas encore d’accord sur le nom du futur groupe: “J’aime les noms très étranges, subversifs, et Timbaland préfère les noms mystérieux à la Seigneur des Anneaux.” Nelly Furtado, qui multiplie les singles tirés de son album apparemment sans fond, annonce encore que son prochain projet solo la verra délaisser l’anglais pour des paroles en espagnol et portugais.

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world: Adjagas, la voix de l’autre partie du cerveau

Entre tradition joik et inspiration électronica, le duo norvégien propose du neuf pour les oreilles, du nouveau pour le coeur. Vibrationsmusic.com vous offre la vidéo d’une session acoustique exclusive, et dix 45-tours à gagner

Adjagas, c´est un état de semi conscience, entre le rêve et le réveil. Certains textes se sont écrits sans que je m’en souvienne: il est ici question de faire confiance à notre autre partie du cerveau.” Cette expérience relatée par le jeune chanteur du groupe Lawra Somby, accompagné sur disque par le timbre féminin de Sara Marielle Gaup, est bien connue des Samis, appellation non péjorative des Lapons qui vivent dans la partie septentrionale de l’Europe du Nord, répartis entre la Russie, la Finlande, la Suède, et la Norvège.

Les deux voix d’Adjagas ont grandi en Norvège entre la tundra isolée, les rennes, la neige, les nuits polaires, le soleil de minuit, l’université de la ville et la tradition ancestrale du joik, ce chant poétique a cappella propre à chaque individu. “Le joik est un outil essentiel pour exprimer toute la palette des émotions, de la rage la plus agressive à la tristesse, en passant par la joie ou le bonheur intense. Le joik ne chante pas à propos d’une chose ou une personne, il est cette chose, cet état ou cette personne”, explique Lawra Somby.

Pendant des années, l’influence chrétienne bien pensante interdisait aux Samis la pratique de ce chant jugé mystique et diabolique. Le duo a moins de trente ans. La pionnière des chanteuses sami, Mari Boine, les a pris sous son aile. Mais à la différence de leur doyenne, eux ont marié le joik pur avec des nappes électro, guitares, banjo, percussions, effets planants et autres instruments plus anachroniques comme le ukulélé. Adjagas ? Idéal à écouter à moitié éveillé, sur une langue de route serpentant entre les arbres enneigés.


VIDEO EXCLUSIVE (nécessite QuickTime 7)

  • Filmé par Francisco Cruz fin avril à Paris, le groupe interprète “Siivu” pour les visiteurs de Vibrationsmusic.com


A ECOUTER

  • “Mun Ja Mun”

  • Remixe de “Mun Ja Mun” par Schneider TM & UUUU Shorelein

ALBUM

  • Adjagas (Ever/K7!/PIAS)

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CONCOURS

Pour gagner un des dix 45-tours d’Adjagas, envoyez-nous un mail avec vos nom, prénom et adresse postale à concours@vibrations.ch. Merci de rappeler “Adjagas” dans l’intitulé du message. Le concours est fermé

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vidéo: Nortec Collective, Tijuana beat

La bande mexicaine envisage les cuivres et l’accordéon norteno à l’aune de l’électro minimale: une redoutable machine dancefloor

Le mix nortec prend de l’ampleur. Croisés au Batofar de Paris il y a cinq ans, les agitateurs techno-trad de Tijuana, (musiciens, DJs, graphistes) proposaient un mélange inédit d’électro et de musique traditionnelle du nord du Mexique dans leur Tijuana Sessions, Vol 1. C’était une bonne idée, festive dans son essence, mais qui péchait encore par un côté artificiel et emprunté.

Cinq ans plus tard, digérant ses allers-retours constants avec le sud de la Californie (Beck leur a commandé un remix), le Nortec Collective est devenu une redoutable machine de dancefloor comme l’atteste le vol. 3. Le mix est plus sûr, les cuivres de la banda et l’accordéon du norteno s’intègrent mieux et forment même l’ossature du travail des Fussible, Bostich et autres Panoptica. Pepe Mogt, Ramon Amezcua ou Roberto Mendoza ont grandi avec l’électronique de Kraftwerk ou la new wave de Cabaret Voltaire. Ils avouent toujours aujourd’hui lorgner du côté de la scène minimale allemande. Ce n’est pas forcément évident à l’écoute des Tijuana Sessions Vol. 3 qui rappellent davantage le mix balkan-beat concocté par des DJ comme Shantel.

Leurs projets parallèles, en revanche, balayés de toute influence traditionnelle, s’avèrent plus décharnés, à l’instar des travaux d’un Murcof (alias Fernando Corona ou Terrestre chez le Nortec). Et valent pareillement le détour.

VIDEO (taille du fichier: 38 Mo)

  • “Tijuana Makes Me Happy”

ALBUM

  • Tijuana Sessions Vol. 3 (Nacional/Because)

SITE

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Les détails du nouvel Aesop Rock, et extrait en écoute

Le quatrième album solo du rappeur producteur de hip hop libertaire paraîtra le 28 août sur Def Jux. None Shall Pass comprend des collaborations avec John Darnielle des Mountain Goats, El-P, Cage, Rob Sonic, DJ Big Wiz et Breeze Brewin (informations révélées par Pitchforkmedia). La pluparts des beats sont produits par le complice Blockhead, mais aussi El-P, Rob Sonic et Aesop Rock lui-même.

En écoute, le morceau-titre, produit par Blockhead, mis a disposition par Pitchforkmedia.

“None Shall Pass”

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New Order se sépare. Peter Hook a de nouveaux projets

Le bassiste du groupe anglais culte, né des cendres du plus culte encore Joy Division, a annoncé sur sa page Myspace la dissolution du groupe. Le quatuor avait déjà disparu du devant de la scène en 1980, pour revenir avec un album, Get Ready, en 2001, et un autre, Waiting For The Sirens’ Call, en 2005. Peter Hook a d’autres projets en cours: il apparaît sur l’album de Perry Farrell, Satellite Party, dont la sortie est annoncée le 29 mai sur Columbia. Il a aussi formé un nouveau groupe, Freebass, avec l’ancien bassiste des Smiths, Andy Rourke, et le bassiste, toujours, des Stone Roses et de Primal Scream, Mani.

Le culte de Joy Division perdure, comme en témoigne le film portrait du chanteur suicidé Ian Curtis, Control, qui sera projeté le 17 mai à Cannes. Pour un flash-back plus insolite, Vibrationsmusic.com vous propose en download une version de “Love Will Tear Us Apart” par un chanteur de gorge de Sibérie…

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Feuilleton vidéo on line: les Beastie Boys font monter le suspens

Sur le site officiel des Beastie Boys, depuis hier mercredi, est diffusé un film muet, noir/blanc. Chaque jour, un épisode est ajouté, pour donner suite à un suspens insoutenable: qu’est ce que Ad Rock a placé dans un donut? Qui est l’homme qui a pris le donut? Qui est l’homme qui suit l’homme qui a pris le donut? Un feuilleton qui s’égraine quotidiennement, et qui fait patienter avant la sortie de The Mix-Up, à paraître sur Capitol le 26 juin.

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Pharoah Sanders

Depuis plus de quarante ans, le saxophoniste biberonné à “Love Supreme” est l’icône ultime du jazz spirituel. “C’est une sélection pour me relaxer pendant mes vacances sur mon île déserte…” Jazz, soul, funk, rap et alentours


Carlos Salzedo Variations On A Theme In The Ancient Style. De la harpe italienne. Cela me repose l’esprit et me fait souvent planer.

Thelonious Monk Monk’s Music. Je choisis ce disque, mais j’aurais pu en prendre bien d’autres. C’est le pianiste le plus détendu que j’aie eu l’occasion d’entendre.

James Brown Soul On Top.
Histoire de ne pas oublier que celui que l’on appelle le parrain de la soul fut aussi un homme du jazz.

Hampton Hawes All Night Session! Une série de séances d’anthologie de ce pianiste, juste avant sa descente aux enfers.

Sonny Rollins Way Out West. Voilà un monsieur essentiel pour qui aime le jazz et le saxophone. Pourquoi cet album ? Pour le chapeau de cow-boy de la pochette!

McCoy Tyner Sahara. Le plus bel album du pianiste de John Coltrane. De la musique dans chaque doigt!

Nat King Cole N’importe quel disque. Comme beaucoup de gens de ma génération, j’ai grandi avec lui. Assis au piano ou derrière le micro, c’est toujours une source d’émerveillement.

Prince Sign O The Times. Un très grand musicien qui a réussi à réaliser une synthèse extravagante de toutes les musiques noires-américaines.

Snoop Doggy Dogg. Je ne sais pas quel disque, mais tout ce que je sais, c’est qu’il peut vraiment me faire rire!

Kenny Baron Invitation. Un pianiste discret, mais un accompagnateur essentiel. J’aurais pu aussi mentionner William Henderson.

SITE

ALBUM

  • Kenny Garrett (avec Pharoah Sanders), Beyond The Wall (Nonesuch)

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Prince agende 21 concerts cet été à Londres

Le Earth Tour s’arrête à Londres, et y prend ses quartiers pour trois semaines de shows, 21 au total, seules dates européennes. Prince apparaîtra à la 02 Arena dès 1er août pour sept premières dates dans ce nouveau lieu de concert qui peut accueillir 17000 visiteurs. Pour chaque billet acheté (qui s’en tiennent à des prix bas, à savoir environ 30 livres), les spectateurs recevront en outre une copie du dernier album du génie (ouverture de la billetterie vendredi 11 mai). Il affirme encore que chaque concert sera différent, et que lui et ses complices ont travaillé quelque 150 chansons. Prince n’a pas répondu à la rumeur qui voudrait qu’il joue ses plus grands hits pour la dernière fois. Sans nommer personne, on annonce des premières parties “éclectiques et surprenantes, des quatre coins du monde”. “J’espère que Amy Winehouse fera une apparition. Je suis un grand fan.”

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Richard Lloyd quitte Television pour tout miser sur un album solo

Richard Lloyd apparaîtra pour la dernière fois aux côtés de Television le 16 juin au Central Park Summerstage de New York. Il explique à Billboard qu’il quitte le groupe pour “concentrer ma force magnétique et mes pouvoirs surnaturel sur ma propre carrière”. Le guitariste s’apprête à faire paraître un nouvel album solo, Radiant Monkey, qu’il qualifie de disque parfait. “En tant qu’affirmation personnelle, c’est aussi fort que Marquee Moon de Television, Axis: Bold As Love de The Jimi Hendrix Experience ou Horses de Patti Smith…” De l’album merveille, qui pourrait être joué en tournée (un set qui comprend cinq reprises de Jimi Hendrix), on n’en sait pas plus, si ce n’est que Richard Lloyd y joue tous les instruments excepté la batterie.

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jazz: Archie Shepp fête ses 70 ans à la Fondation Cartier

DESSIN: ALEX POINTET

C’était la fête du jazzman ce lundi. A ciel ouvert, dans les jardins de la Fondations Cartier à Paris, le saxophoniste a convié une belle brochette d’amis pour souffler ses 70 bougies

Un casting à l’image du bonhomme. Sans réelles frontières. Sans bords définis. Des marges. Des côtés. Des angles. Des droites. Des courbes. Des trous. Des montagnes. Un peu de tout, quoi…

Il déambule, élégant, sur scène, dans son impériale panoplie: costard sombre, cravate claire, long imperméable et, incontournable, chapeau vissé sur cette tête au regard presque ailleurs. L’attaque est déjà révolutionnaire, comme son titre l’indique, avec d’entrée un imposant David Murray. Archie Shepp est même presque en retrait. Libre, déjà… Il laisse le Californien souffler. Pour mieux chanter. Pour mieux parler. Pour mieux conter. Sa prose s’emmêle dans le flow puissant du saxophoniste.

Ce retrait justement sera un peu à l’image de cette fiesta. Car même si “less is more”, Archie Shepp, discret, laisse chaque intervenant l’embarquer sur son petit territoire à lui… Quand entre deux légères averses, Jalal, légende vivante des Last Poets, prend le micro, c’est pour mieux intégrer le “chant” d’Archie, la musique de ses mots à lui. Même Rocé embarque le septuagénaire dans un torrent quasi funky et dans le tourbillon duquel il se laisse presque happer. Plus loin, Bernard Lubat balance sa virulence vocale dans les pattes d’un Archie Shepp qui laisse ses phrases virevolter dans les interstices des onomatopées croustillantes du “malpoly-instrumentiste”.

Chacun ira de son accolade très personnelle, à l’image de Mina Agossi pour un “Ruby My Dear” soyeux ou de la diva Mônica Passos qui se roulera dans des “Feuilles mortes” bien vivantes. Sans avoir la sensation d’avoir vécu une soirée légendaire, l’instant fut chaleureux, quasi-familial. Libre, quoi.

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Nas : 17 mai 2007

Figure importante du rap Côte Est, Nasty Nas se distingue grâce à l’ingéniosité rhétorique de ses lyrics vocabuleux. Même s’il n’a pas toujours été à la hauteur de son premier album, il peut se targuer d’être accompagné des plus grands : Premier, Pete Rock, puis Dr. Dre et Puff Daddy.

17/5: Paris, Olympia

Nas : 25 mai 2007

Figure importante du rap Côte Est, Nasty Nas se distingue grâce à l’ingéniosité rhétorique de ses lyrics vocabuleux. Même s’il n’a pas toujours été à la hauteur de son premier album, il peut se targuer d’être accompagné des plus grands : Premier, Pete Rock, puis Dr. Dre et Puff Daddy.

25/5: Lausanne, Les Docks

Soirée “Marsatac Sabotage” : 12 mai 2007

Cinq mois avant le festival marseillais Marsatac, il s’agit de se préparer à une offensive musicale toujours de grande qualité. Les éclaireurs, pour cette soirée destinée à parer à l’impatience générale, ne sont autres que Mix Master Mike, le DJ des Beastie Boys, secondé par DJ Pone (de Birdy Nam Nam) et MC Gérard Baste (de Svinkels).

12/5: Marseille, Cabaret Aléatoire

Little Brother : 9 mai 2007

Le président de leur fan club n’est autre que Questlove, de The Roots… Le groupe de Caroline du Nord a pour maîtres à penser Pete Rock et A Tribe Called Quest: voilà qui les incite à distiller des propos engagés, sur les productions élégante de 9th Wonder. Un groupe avec lequel il faut compter.

9/5: Paris, Bus Palladium

James Chance & The Contorsions : 9 mai 2007

Le James Brown blanc, droit venu du punk funk qu’il a par ailleurs inventé, est toujours doté d’une énergie et d’un sens de l’innovation irréprochables. Un concert de James Chance & The Contorsions est une occasion rare de plonger dans le New York des années 80, et de faire une cure d’hymnes de la tenue de “Contort Yourself” et “Design To Kill”. (compte-rendu du concert parisien)

8/5: Marseille, Montevideo

James Chance & The Contorsions : 8 mai 2007

Le James Brown blanc, droit venu du punk funk qu’il a par ailleurs inventé, est toujours doté d’une énergie et d’un sens de l’innovation irréprochables. Un concert de James Chance & The Contorsions est une occasion rare de plonger dans le New York des années 80, et de faire une cure d’hymnes de la tenue de “Contort Yourself” et “Design To Kill”. (compte-rendu du concert parisien)

8/5: Genève, Cave 12

Bonde Do Role remixées par CSS et Architecture In Helsinki

Pas moins de quatre différentes versions du single “Office Boy” des Brésiliennes de Bonde Do Role seront publiés sur Domino pour le marché anglais, le 21 mai, en CD, download et vinyle. Les disques comporteront différents morceaux, alors que le CD abrite des remixes de CSS, Architecture In Helsinki et Shir Khan, et le download un remix de Brodinski. L’album, Bonde Do Role With Lasers, sort le 4 juin, même s’il est déjà disponible sur i-Tune.

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GZA joue en live l’intégralité de l’album Liquid Sword

Les heureux spectateurs du Pitchfork Music Festival verront, en juillet, GZA jouer en live l’intégralité de son album mythique de 1995, Liquid Sword. S’inscrivant en plein dans une tendance forte (Lou Reed joue Berlin sur scène, Sonic Youth Daydream Nation), le rapper n’a pourtant pas fait savoir si les acteurs du-dit album (les membres du Wu-Tang RZA, Reakwon, Ghostface, Method Man, U-God, Masta Killa, Inspectah Deck et feu Ol’Dirty Bastard) seront présents à ses côtés. Le clan au complet travaille par ailleurs au cinquième album du groupe, 8 Diagrams.

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rock: Chuck E.Weiss, les histoires de Los Angeles

Repas en compagnie du protégé de Tom Waits, de la muse de Rickie Lee Jones: la Cité des Anges s’invite à notre table

Presque tous ceux qui vivent en Californie du Sud le connaissent. Les autres un peu moins. Fin mars sur Sunset Boulevard, Chuck E. Weiss éteint sa cigarette avant d’entrer dans un restaurant français pour raconter quelques histoires locales. Devant un tartare de saumon et une bisque de homard, il passe le pain et évoque Extremely Cool, l’album de remise sur rails en 1999 (après un passage à vide de dix-huit ans) et son ami Tom Waits, qui lui a filé un bon coup de main pour revenir sur le devant de la scène. Habitué des coulisses, Chuck E. Weiss a inspiré le plus gros hit de Rickie Lee Jones dans les années 70 (”Chuck E’s In Love”), mais aussi fondé le Viper Room avec Johnny Depp, avant de revendre ses parts suite au décès de River Phoenix en 1993 sur le trottoir du club.

Musicalement, Chuck E. Weiss appelle ça du discom-bop-ulated jive, mais connaît surtout le blues. Originaire de Denver, il a joué au sortir d’une adolescence jamais quittée de la batterie avec Lightnin’ Hopkins ou Willie Dixon. Aujourd’hui, il se compare au passager de La Quatrième Dimension qui aperçoit la chose sur l’aile de l’avion. Au moment de l’addition, Chuck E. Weiss plonge dans l’embarras deux dames surliftées qui quittent la table d’à côté en leur criant : “Goodbye, see you later!” Il part alors dans un rire contagieux puis parle de prendre quelques pilules pour s’envoler vers Europe. Entre deux claquements de doigts, ne reste qu’à les croiser à l’écoute de 23rd & Stout, disque truffé d’hommages et d’anecdotes qui appartiennent à l’histoire mystérieuse de Los Angeles.

ALBUM

  • Chuck E. Weiss, 23rd & Stout (Cooking Vinyl)

SITE

VIDEO

  • Une vidéo tordante, “So Long”, extraite du dernier album de Chuck E. Weiss

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Sonic Youth, Dinosaur Jr et Beat Happening live sur DVD

Le Vera Club, institution rock de Groningen dans les Pays Bas, s’est fait une réputation grâce aux affiches de promotion de sa programmation: un livre, Rockin’ On Paper, fait la collection de ces trésors. Mais plus intéressant encore, l’édition limitée de la parution comprend un DVD qui donne à voir des enregistrements live de certains groupes passés par le Vera Club: Sonic Youth, Dinosaur Jr, Beat Happening, Sebadoh, Jon Spencer Blues Explosion, The Gun Club, Dead Moon, The Gories et Monster Magnet.

Le groove des Bahamas compilé

Demain paraît sur l’excellent label de Chicago Numero Group une compilation de grooves puisés dans les Bahamas. Grand Bahama Goombay sort en vinyle et CD, et fait revivre des artistes méconnus issu de la Bahamania: le groove des Caraïbes dans toute sa splendeur, à n’en pas douter.

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Le nouveau Ben Harper enregistré à Paris

C’est à Paris que Ben Harper a enregistré, en sept jours seulement, sur du matériel analogique. Lifeline invite à nouveau les Innocent Criminals, et doit paraître le 28 août sur Virgin. Pourquoi Paris? “Parce que c’est Paris”, argumente celui qui voulait enregistrer son nouveau disque juste à la fin d’une tournée, pour profiter de “l’entrainement” procuré par la scène.

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Norman Jay : 7 mai 2007

Instigateur de la première radio pirate anglaise -Kiss FM née en 1985-, le DJ est encore le co-fondateur avec Gilles Peterson du label Talking Loud, meneur du sound-system Good Times. Pierre angulaire de la défense des grooves en tout genre, Norman Jay est rare sur le continent: l’occasion de danser sur son set, encadré par les mixes de Aline, Sundae et Dajla, après les live de Allen Hoist et Dajla.

7/5: Paris, Bus Palladium

rock: Joy Division au fond de la gorge

SAM RILEY INCARNE IAN CURTIS DANS CONTROL ©ANTON CORBIJN

Joy Division et son chanteur Ian Curtis n’en finissent pas de fasciner. Alors que le film Control est présenté à Cannes, nous vous proposons en téléchargement leur plus célèbre morceau, “Love Will Tear Us Apart”, repris par le chanteur de Sibérie Yat-Kha

L’événement rock du prochain festival du film de Cannes (16-27 mai) sera sans nul doute la projection de Control, le très attendu film du photographe Anton Corbijn sur la vie de Ian Curtis, le chanteur suicidé (il y a 27 ans) de Joy Division. On annonce déjà un 17 mai très new wave canal historique sur la croisette: seront de la fête Depeche Mode, U2 et New Order bien sûr (ces derniers pas très heureux de la façon dont Corbjin a fait le film, selon une interview du bassiste Peter Hook parue sur Pitchforkmedia).

Après d’âpres pourparlers avec la veuve battue de Ian Curtis, co-productrice du film, le casting de Control a été finalement approuvé. Sam Riley se glissera dans la peau du chanteur de Joy Division (il incarnait déjà Mark E. Smith dans 24 Hour Party People). Le rôle de Madame Curtis a été confié à Samantha Morton (qu’on a vue dans Minority Report). Et celui de la maîtresse française Annick Honoré sera tenu par la belle jeune première Alexandra Maria Lara. Détail amusant, le tournage n’a pas eu lieu à Manchester, la ville d’origine du groupe, mais à Nottingham.

Joy Division n’en finit pas de fasciner. Au rayon consommation branchée, il y a les chaussures de jogging (ne les cherchez pas sur notre shop, elles n’y sont pas), peintes sur les semelles avec les fameuses lignes de Unknown Pleasures réalisées par Peter Saville. Fabriquées en édition limitée, on peut les voir ici.

Enfin, à ceux qui préfèrent les hommages inspirés à la pure et simple nostalgie, nous proposons un titre à télécharger: une version habitée de “Love Will Tear Us Apart” par le chanteur de gorge de Tuva Yat-Kha. Johnny Cash n’aurait pas fait mieux.

DOWNLOAD

SITES

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funk: James Chance, tranchant et sexuel

PHOTO: BENOÎT PEVERELLI

En concert hier à Paris et en tournée ces prochains jours, le James Brown blanc fait revivre le New York punk-funk débridé du début des années 80. Toujours d’actualité.

James Chance à Paris, c’est un peu l’occasion unique qui fait un peu peur. Qu’attendre aujourd’hui du héros du punk-funk new-yorkais, près de trente ans après la sortie de son incontournable manifeste Buy, qui porte si bien son nom? Héroïnomane notoire, James tiendra-t-il la distance, au tiers d’une tournée européenne qui l’a déjà conduit à Amsterdam ou Glasgow grâce à Disco Babel, une poignée de passionnés du vrai rock plantée à cheval entre Paris et Londres?

Ce soir, au Tryptique, devant 300 personnes, il a le visage un peu bouffi par les ans, les cheveux teints, mais le vilain de la no-wave porte beau, avec sa chemise à jabots et sa veste lamée or. Derrière, trois musiciens costauds, des Rennais qui font sonner impeccablement le groove atypique du James Brown blanc. Pas besoin d’intro, le set débute par une série de clusters sur un orgue criard. Verre d’alcool à la main, James est agité, “pas 100% bio”, constate un ami à mes côtés. Il ne saute plus en plein morceau sur une gueule dans le public qui ne lui revient pas, ou sur une fille qui lui plaît. Il ne se lance plus dans des impros longues et débridées sur son saxophone. De ce côté-là, c’est plutôt service minimum. Juste un “Shut up and let me work” balancé à un spectateur qui réclame son morceau.

Mais qu’importe, car il y a ce son, toujours aussi incroyable et novateur. Et cette voix, intacte après tant d’années, toujours aussi tranchante et sexuelle. Et le plaisir d’entendre des hymnes comme “Design To Kill” ou “Contort Yourself” en VO, entrecoupé d’un extrait d’un nouvel album, car James a de l’adrénaline en réserve. Le concert est court, cinquante minutes, mais le public, des ados rock fashion aux quinquas un brin nostalgiques (Agnes B est dans la salle…), partage le même sentiment satisfait d’avoir vu passer un phénomène.

ALBUMS

  • James Chance, Buy (Ze Records)
  • James Chance, Irresistible Impulse (Tiger Style)

SITES

CONCERTS

  • 4/5: Allaire, Salle du Temps Libre
  • 5/5: Brest, La Carène
  • 6/5: Langonnet, La Grande Boutique
  • 8/5: Genève, La Cave 12
  • 9/5: Marseille, Montevideo

VIDEO

Back in the 80’s: James Chance interprète “I Can’t Stand Myself” dans un petit club new-yorkais

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festival: “La voix est libre” sur le bel archipel de la créolisation

EDOUARD GLISSANT PHOTO: J SASSIER

L’événement parisien, avant la musique de David Murray et Nathalie Natiembé, invite, demain, celle des mots du chantre du Tout-Monde, Edouard Glissant

Après une interruption de deux ans, Jazz Nomades réinvestit les Bouffes du Nord, cadre idéal pour ce festival qui affiche ses ambitions dès les intitulés des trois soirées: Archipels, L’heure des contes et Hors-chant.

Les premiers ébats devraient d’emblée mettre tout le monde raccord pour la suite de cette programmation où se mêleront mots dits et élans instantanés, furieux tambours de bouche et bonnes prises de tête. Qui mieux que le chantre du Tout-Monde, Edouard Glissant, pour entrer dans le vif du sujet en invitant à entendre la parole de l’autre dans toutes ses différences et connivences? C’est à lui que l’on doit la “créolisation”, vision du monde qui renvoie à leurs chères études les prophètes de la mondialisation. “La totalité n’est pas ce qu’on a dit être l’universel. Elle est la quantité finie et réalisée de l’infini détail du réel. Et qui, d’être au détail, n’est pas totalitaire.” Point d’uniformité à l’horizon, mais bel et bien un réseau de rhizomes où s’épanouissent des idées multiples. “La pensée archipélique convient à l’allure de nos mondes. Elle en emprunte l’ambigu, le fragile, le dérivé. Elle consent à la pratique du détour, qui n’est pas fuite ni renoncement.”

A partir du grand livre publié chez Gallimard, passons donc aux travaux pratiques, en musique. Soit un quartet qui unit le temps de l’inouï inédit les pleurs cadencés de la chanteuse réunionnaise Nathalie Nathiembé et le cri du saxophoniste américain David Murray, boostées par la batterie d’ustensiles de Denis Charolles et les percussions à vif de Sammy Pageaux. On ne pouvait rêver meilleure mise en bouche pour enjamber les œillères.

FESTIVAL

  • La voix est libre, 5, 7-8/5: Paris, Théâtre des Bouffes du Nord

  • 5/5: Edouard Glissant; Nathalie Natiembé en création avec David Murray, Denis Charolles, Sammy Pageaux; Daniel Waro & Titi Robin (…).

  • 7/5: Grand Corps Malade & Hocine Ben; Serge Teyssot-Gay et Fred Nevchehirlian; André Minvielle et Lionel Suarez; Assif Tsahar, Cooper Moore, Chad Taylor (…).

  • 8/5: Bernard Lubat, Benat Achiary, Médéric Collignon, Ramon Lopez; Fred Le Junter; Le Cabaret des musiques à ouïre (…).

LIVRE

  • Edouard Glissant, Une nouvelle région du monde (Esthétique 1), Gallimard, Paris, 2006.

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Lil Wayne invite Timbaland, Clipse et Diplo sur sa mixtape

Le monde de la mixtape échappe quelque peu aux Européens. C’est pourtant souvent là que se passent les avancées décisives à paraître plus tard sur les albums des grosses pointures… Mouvement inverse chez Lil Wayne, gros fournisseur en enregistrements du genre, puisqu’il fait venir sur None Higher: We Got The Remix Special Edition, avec DJ Benzi, des remixes des Neptunes, Clipse, Timbaland, Diplo, A-Trak, Ghislain Poirier et Nick Catchdub. Autres invités au micro, Jay-Z, Devin The Dude et Bun B. La mixtape sera disponible fin mai, et pourrai sortir sous forme d’édition limitée vinyle.

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L’album instrumental des Beastie Boys: post-punk!

Mike D décrit le prochain album des Beastie Boys, The Mix-Up, à paraître le 26 juin sur Capitol, dans une interview à Pitchfork. Six ans après To The 5 Boroughs, le trio dit suivre plusieurs directions, et cite ses influences: Public Image Ltd, Gang Of Four, The Slits, Killing Joke… L’album instrumental pourrait de plus être suivi par une autre version, qui inviterait des chanteurs issus de différents styles musicaux. Les Beastie Boys donneront un avant-goût de leur album sur scène, pour quelques concerts européens entièrement instrumentaux, dont au Montreux Jazz Festival le 10 juillet, et au Bataclan de Paris le 27 juin.

TRACKLISTING

  • B For My Name
  • 14th St Break
  • Suco de Tangerina
  • The Gala Event
  • Electric Worm
  • Freaky Hijiki
  • Off The Grid
  • The Rat Cage
  • The Melee
  • Dramastically Different
  • The Cousin Of Death
  • The Kangaroo Rat

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Un blog passe en revue les meilleurs sites de musique 2.0

Pour se découvrir de nouveaux intérêts musicaux, il y a vibrationsmusic.com, bien sûr. Mais une foultitudes de sites de “musique sociale” proposent de partager sa passion pour le son, à la manière de radios à la carte: Techcrunch propose un panorama intéressant de ces nouvelles plateformes. Les principaux acteurs mondiaux y sont expliqués, et les commentaires des internautes viennent compléter ce choix, avec les utiles clins d’oeil d’utilisateurs avertis.

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Angélique Kidjo

La chanteuse Béninoise est de retour avec Djin Djin, où, entre reprises et originaux, elle multiplie des invitations, aussi variées que sa playlist: de Carlos Santana à Ziggy Marley, de Joss Stone à Peter Gabriel, d’Alicia Keys associée à Branford Marsalis à Amadou et Mariam

Salif Keita Soro. Ce disque est magnifique car il arrive à marier la tradition et la modernité autour de la voix de Salif.

Youssou N’Dour Set. C’est mon album de Youssou préféré : on y trouve tellement de couleurs différentes mais aussi une énergie incroyable.

Monte, Antunes et Brown Tribalistas. Cette collaboration de trois grands artistes brésiliens a produit des chansons si simples et si mélodiques. Leurs talents ne s’additionnent pas: ils se multiplient!

Celia Cruz-Johnny Pacheco Celia & Johnny. Celia Cruz utilisait sa voix comme un instrument, comme un instrument de percussion. Elle reste l’une de mes influences principales.

Stevie Wonder Songs In The Key Of Life. Chaque chanson est un bijou. Combien d’albums contiennent autant de chansons qui ont changé la musique de leur temps?

James Brown Star Time. Il y a dans cette compilation tous mes morceaux favoris de James Brown: je ne peux pas vivre sans sa musique!

Miriam Makeba Africa. Ces enregistrements datent des années 60: ils sont si dépouillés et si puissants. C’est en écoutant Miriam que j’ai décidé de devenir chanteuse.

Miles Davis Kind Of Blue. Je connais par coeur toutes les notes de ce disque! Les personnalités de chaque musicien s’expriment pleinement et créent une atmosphère et un son unique.

Antonio Carlos Jobim - Elis Regina Elis & Tom. Elis est une de mes chanteuses favorites et Carlos Jobim un de mes compositeurs préférés. Leur collaboration est si touchante, leur musique est si sophistiquée mais si émouvante.

Bob Marley Legend Bob Marley a accompli ce miracle: marier une chanson politique et poétique en même temps. Chaque arrangement est un chef-d’oeuvre!

ALBUM

  • Angélique Kidjo, Djin Djin (EMI)

SITES

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Un concert de Björk diffusé en live sur le net

La diva islandaise promène ces temps son nouvel album, Volta, sur scène. Un événement hélas pas accessible à tous… Jusqu’à la bonne idée du site NPR, qui diffusera du United Palace de New York le 5 mai, à 8 heures -heure locale- la performance tant attendue, précédée par celle de Konono N°1. Le concert sera aussi retransmis dans son entier sur le site de la radio WNYC le 14 mai à 7 heures (locales), et NPR permettra l’écoute de MP3 et podcasts gratuitement après le show…

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Les Zombies se reforment pour un concert anniversaire

Les quatre membres originaux des Zombies (plus Keith Airey qui prendra la place de feu Paul Atkinson) célébreront sur scène les 40 ans d’Odessey & Oracle, paru en 1968. Rendez-vous au Shepherds Bush Empire de Londres les 7 et 8 mars prochains, pour un show en deux parties: la première sera un panorama de classiques, des titres de la carrière solo de Colin Blunstone, et des morceaux du projet post-Zombies de Rod Argent et Chris White, Argent. La deuxième moitié reprendra l’album mythique dans son entier.

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John Lennon chanté par des stars pour Amnesty International

Pour venir en aide à la crise du Darfour, Amnesty International sort, chez Warner le 12 juin, une compilation de reprises de titres tirés de la carrière solo de l’ex-Beatles. Sur Instant Karma, Les Flaming Lips reprennent “(Just Like) Starting Over”, Corinne Bailey Rae “I’m Losing You”, Jackson Browne “Oh My Love”, Ben Harper “Beautiful Boy”, Regina Spektor “Real Love”… Willie Nelson, Duran Duran et Ozzy Osbourne participent quant à eux à la version digitale de l’opération.

TRACKLISTING

Disque 1

  • U2 - “Instant Karma”
  • R.E.M. - “#9 Dream”
  • Christina Aguilera - “Mother”
  • Aerosmith - “Give Peace a Chance”
  • Lenny Kravitz - “Cold Turkey”
  • Los Lonely Boys - “Whatever Gets You Through the Night”
  • Corinne Bailey Rae - “I’m Losing You”
  • Jakob Dylan [ft. Dhani Harrison] - “Gimme Some Truth”
  • Jackson Browne - “Oh My Love”
  • Big & Rich - “Nobody Told Me”

Disque 2

  • Green Day - “Working Class Hero”
  • Black Eyed Peas - “Power to the People”
  • Jack Johnson - “Imagine”
  • Snow Patrol - “Isolation”
  • Matisyahu - “Watching the Wheels”
  • Ben Harper - “Beautiful Boy”
  • Postal Service - “Grow Old With Me”
  • Jaguares - “Gimme Some Truth”
  • Avril Lavigne - “Imagine”
  • The Flaming Lips - “(Just Like) Starting Over”
  • Regina Spektor - “Real Love”

hip hop: la cover de Sgt. Pepper détournée

Pour la liste des personnalités représentées, cliquer ici

Dans la série “y sont fous ces Américains”, un blogger se munit de ciseaux pour faire sa fête au hip hop. Découper, coller, découper, coller… Un autel du type Facteur Cheval

“Beaucoup de petits accidents se sont produits alors que je complétais ce puzzle. Je n’aurais jamais imaginé en venir à penser quelque chose du type “Kurtis Blow et Marilyn Monroe ont la même chevelure!” De DK, blogger sur dkpresents.wordpress.com, on ne sait que peu de choses. On imagine ce qu’il a fait de ses longues soirées d’hiver. On avait aussi deviné ce qu’il confirme sur son site: ses passions sont les disques vinyle, le hip hop d’antan, et… les herbes médicinales.

L’entreprise est marrante. Le hip hop se découvre petit à petit des boute-en-train, le premier étant Danger Mouse et son Grey Album, mix du Black Album de Jay-Z et du White Album des Beatles - qui apparaît d’ailleurs étrangement dans la liste des 40 meilleurs albums rap de tous les temps de DK, avant NWA et Sugarhill Gang… L’humour infiltre de plus en plus le hip hop, souvent par une saine autodérision, et c’est la preuve d’une bonne santé. Mais la cover de Sgt. Pepper version hip hop de DK et ses 100 personnalités clé, et la liste des 20 meilleurs albums de tous les temps qui l’accompagne, ne fera pas rire tout le monde: J Dilla en est absent, Massive Attack apparaît en 18ème position, avant Dr. Dre ou Notorious Big… On sait le fan de hip hop pointilleux: qu’il se révèle! Faut bien remettre un peu d’ordre dans cette entreprise… Transformer cet art brut en pièce érudite… A vos listings, à vos ciseaux.

SITES

  • Billet de DK, avec cover, listing des 100 personnalités qui ont fait le hip hop

  • Billet de DK, avec liste des 40 meilleurs albums hip hop de tous les temps

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Le label Touch & Go lance un shop digital

L’excellent label indépendant de Chicago ouvrira en juin une boutique online. L’offre comprendra tout le catalogue existant de Touch & Go, comme ses sorties à venir. Le shop sera par exemple le seul à proposer des downloads des groupes du producteur Steve Albini, dont Big Black, Rapeman et Shellac (qui sort un nouvel album, Excellent Italian Greyhound, le 5 juin). Le site suivra la tendance qui propose des titres isolés pour 99 cents, et les albums pour 9.99 dollars. La musique sera vendue au format MP3, “non-DRM” (sans gestion numérique des droits).

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Lou Reed et Laurie Anderson en conteurs

L’un des réalisateurs les plus eccentriques du cinéma mondial se paie la crème des narrateurs. Pour son dernier film, Brand Upon The Brain, Guy Maddin met sur pied des séances (américaines seulement) qui invitent, en live, des bruiteurs, un orchestre, des chanteurs, et des conteurs célèbres: Lou Reed, Laurie Anderson et Tunde Adebimpe, de TV On The Radio. Les performances verront encore se succéder à tour de role le poète John Ashbery, l’acteur Crispin Glover et Isabella Rossellini. Pour les Européens en mal de film muet anachronique, le trailer de la merveille:

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performance: apparition du fantôme de Christian Marclay

PHOTO: CATHERINE CERESOLE

Ghost (I Don’t Live Today), une pièce inédite de l’artiste complète le portrait d’une personnalité célébrée par une exposition à la Cité de la Musique, et dont une des oeuvres est jouée samedi

Une parution inédite vient parfaire la discographie de l’artiste helvético-américain Christian Marclay. Ghost (I Don’t Live Today), enregistrement de 1985, voit Christian Marclay jouer à la “phonoguitare”, un phonographe porté en bandoulière, des extraits de disques de Jimi Hendrix. L’artiste Francis Baudevin, ami du musicien, instigateur de la sortie de ce vinyle et co-concepteur (avec Philippe Oberson) de la pochette, laisse percevoir les qualités d’une oeuvre musicale et artistique.

Sur Ghost (I Don’t Live Today), Christian Marclay scratche les disques de Jimi Hendrix, comme on ferait un riff de guitare: une performance qui a ouvert une brèche?
C’est une pièce qui se situe relativement au début de ses performances (”early works”, comme disent les Américains). Les DJ de hip hop ne sont encore qu’émergents. Par la suite, la technique du scratch va fasciner d’avantage le public, mais à ce moment là, les jeunes ne tentaient pas encore d’imiter la gestuelle d’un DJ. C’était plus excitant encore d’appréhender la guitare électrique, et notamment au niveau de l’héroïsme du geste. Cette pièce est d’autant plus emblématique du fait qu’elle se situe au croisement de ces deux disciplines.
Justement, comment différencier la démarche de Marclay de celle des DJ hip hop, plus ou moins contemporaines?
On peut distinguer les deux approches principalement par le background: les sources de Marclay sont très clairement issues de la modernité. Ses références sont d’avantage tournées vers Duchamp, John Cage, et la performance. Les prémices ont déjà été avancées de longues dates: Lazlo Moholy-Nagy a préconisé des possibilités du phonographe pour le développement d’une nouvelle musique et John Cage les a utilisés lors de concerts.
Si Marclay s’inscrit dans la continuité, qu’a-t-il donc amené qui lui soit propre?
Je dirais utiliser les disques comme improvisateur et en tant qu’instrument. Alors que chez John Cage, le rôle de la partition est encore présent et organise les différentes actions, avec par exemple l’utilisation de disques qui sont désignés comme des citations de la “grande” musique. Très tôt, Marclay va non pas collecter auprès d’un seul domaine, qui serait celui légitimé par la musique contemporaine, mais faire usage de toutes les musiques: opéra, easy listening, folklore, jazz, enregistrements pour apprendre une langue, etc…
Mais ici Christian Marclay reprend une source qui relève déjà de la démarche artistique.
Une question de contexte: ici il apparaît comme soliste. Lorsqu’il joue des disques hétéroclites, c’est plutôt dans le cadre d’une improvisation, où il sera confronté à un John Zorn, à Elliott Sharp. D’ailleurs, s’approprier Hendrix à travers ses disques, c’est révéler un partenaire idéal pour un artiste qui a beaucoup observé à travers sa gestuelle certaines des inventions du génial guitariste, et ceci dans le contexte d’une musique expérimentale. Ici, Marclay prévoit le début, le développement et la fin de la pièce, ce qui n’est pas toujours le cas dans l’improvisation. Il doit donc intégrer des notions de composition.
Ghost (I Don’t Live Today) est-il réservé aux fans, ou se laisse-t-il apprivoiser par le profane? Ses qualités sont-elles purement cérébales, ou pleinement musicales?
Un fan de Hendrix qui serait un tant soit peu curieux va y trouver son compte. Il s’agit là d’un prolongement assez risqué de sa musique, mais avec une vraie réussite. Mais ça révèle aussi les intentions musicales de Marclay, même si on ne trouve ici qu’un seul aspect de sa musique. Si on disait que l’œuvre est avant tout “cérébrale”, ce serait une sorte de caution du type: “C’est intéressant, mais on n’est pas obligé d’écouter”. Or ça va au-delà. On ne peut pas faire l’économie d’une écoute, et même d’une écoute à haut volume. Je pense qu’un amateur de Sonic Youth devrait y trouver son compte. Ou qu’un fan de Dinosaur Jr pourrait trouver ça cool.

EXPOSITIONS

EVENEMENTS

  • 5/5: Paris, Cité de la Musique. “Screen Play”, partition musicale sous forme de projection vidéo de Christian Marclay, interprétée par trois groupes menés l’un par Elliott Sharp, l’autre par Erik M, le dernier par Steve Beresford

  • 6/5: Paris, Cité de la Musique. “Up And Out”: projection du film de 1998, qui mélange les images de Blow-Up de Antionioni et le son de Blow Out de De Palma.

DISQUE

  • Christian Marclay, Ghost (I Don’t Live Today) (Eight & Zero/Cabinet des Estampes, Genève) A commander sur notre page Shop

A VOIR

Christian Marclay explique sa démarche à une marionette.

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La Caution, Lausanne : 25 mai 2007

Les 2 MC de la Caution se sont imposés avec leur premier album Asphalte Hurlante, sorti en 2001. Un flow différent, sec, des beats qui osent le métissage ou le “non-groove”, autant que le retournement de situation, font de la Caution l’un des groupes de hip hop français les plus intéressants du moment.

25/5 Lausanne (Romandie)

Samuel Hall Band, 2 dates : 6 mai 2007 au 9 mai 2007

Le blues sombre du guitariste lausannois Samuel Hall a des relents langoureux, des effluves planantes. Entre L’amplitude de Buddy Guy et la lenteur assomante de Bohren Und Der Club Of Gore. Son premier album est à paraître ce mois. Noirceur délicieuse.

6/6 Lausanne (le Bourg), 9/6 Monthey (Pont Rouge)

Jonas & le Taxi Brousse Orchestra, tournée : 3 mai 2007 19:00 au 25 mai 2007 19:00

Le voyageur et rapper genevois entretient de forts liens avec le Mali, où il se rend régulièrement, et s’entoure de musiciens de tous horizons. Ses bons mots se posent sur des mélodies aux grooves métissés, particulièrement tonitruants en live.

3/5 Rosemont (Catalyse), 11/5 Zurich (Moods), 12/5 Fully (la Belle Usine), 25/5 Lausanne (EPFL)

Dobet Gnahoré, tournée : 12 mai 2007 au 28 mai 2007

Fougueuse, la Malienne a de ces voix qui ne s’oublient pas, un timbre si particulier, gutural, plongeant, qui fait d’elle une grande dame de la chanson africaine. Elle puise énergie et inspiration dans les préceptes panafricains du Ki Yi Mbock et décline de nombreuses langues sur des chansons enjouées, puissantes.

12/5 Fribourg (la Spirale), 27/5 Winterthur (City Halle), 28/5 Zurich (Rote Fabrik)

Afro-Pfinsten Festival, Winterthur : 24 mai 2007 au 28 mai 2007

L’un des plus gros festival autour des cultures africaines de Suisse ouvre ses portes fin mai avec (hormis ses multiples workshops, boutiques, débats et films) une programmation aussi pointue que prestigieuse. En vrac: les Nigériens de Ghetto Blaster, les Jamaïcains des Congos et Beenie Man, le pianiste cubain Eliades Ochoa, le combos d’Afrique de l’Ouest Africando, la diva Malienne Dobet Gnahoré, Omar Pene du Sénégal, Andy Palacio de Bélize, le Camérounais Manu Dibango…

24-28/5 Winterthur (City Halle)

Le site de l’Afro-Pfinsten Festival

Ya Basta! Sound System, Paris : 4 mai 2007

Le label Ya Basta! vient fêter ses 10 ans au Bus Palladium de Paris. La quasi totalité de son catalogue sera présente. A noter la rencontre intéressante entre la steel guitar de Bucky Baxter et les mix du patron et membre de Gotan Project, Dj Solal.

4/5 Paris (Bus Palladium)

Télérama Dub Festival : 5 mai 2007 au 15 mai 2007

Pour sa cinquième edition, le festival s’invite dans six villes pour une dizaine de jours totalement dub. Sofa Surfers, Dub Trio, Dubmatix, Sir Coxsone Sound et une multitude d’autres artistes sont à écouter et danser dans divers clubs de l’Hexagone.

5-15/5 Marseille, Annecy, Paris, Caen, Nancy, Crozon, Rennes

Le site du Télérama Dub Festival

Nuits Sonores, Lyon : 15 mai 2007 au 20 mai 2007

Six jours et quatre nuits du vieux Lyon vont se parer des perles de la culture synthétique actuelle: guinguettes électro, cartes blanches “Made in New York”, expositions diverses, apéros bruitistes, mais aussi présence d’artistes de renoms tels que Son Of Dave, Violent Femmes, Ellen Allien, Chicks On Speed, Angie Reed…

15-20/5 Lyon, divers lieux

Le site des Nuits Sonores

Marva Whitney, Paris : 4 mai 2007

La “Soul Sister N°1” fut choriste aux côtés de James Brown, et considérée comme la plus funky d’entre toutes. Ses diverses collaborations débouchèrent sur une longue carrière solo, revitalisée ces dernières années par des shows européens mémorables.

4/5 Paris (New Morning)

Mark Murphy, Paris : 21 mai 2007

Le crooner jazz déguingandé qu’Ella Fitzgerald considérait comme son égal masculin chante l’amour avec une voix chaude, sombre, majestueuse. Un talent encore trop méconnu du grand public.

21/5 Paris (New Morning)

Konono N°1, Dijon : 31 mai 2007

Les « punks » de Kinshasa, un groupe-merveille qui passe les traditionnels funèbres au filtre crasseux du système D. Avec son tambourinage proche de la transe, Konono N°1 séduit tant les amateurs de pop que ceux des musiques du monde.

31/5 Dijon (La Vapeur)

Kocani Orkestar, tournée : 2 mai 2007 au 19 mai 2007

A l’origine phanfare de l’Est pour mariages ou enterrements, le « gypsy brass band » macédonien du Kocani Orkestar baigne aux confluents des rythmes turcs, bulgares et orientaux en séduisant un public de plus en plus large.

2/5 Chenôve, 4/5 Montbard, 7-8/5 Montceau-les-Mines, 11/5 Paris, 13/5 Coutances, 15/5 Brest, 17/5 Angoulême, 19/5 Lignières

James Chance & The Contorsions, tournée : 3 mai 2007 au 11 mai 2007

Le saxophoniste, compositeur et chanteur James Chance s’est aussi fait appeler James White et fut l’une des figures marquantes de l’époque No Wave de la fin des années 70 à New York. Un musicien à part dont les racines punk, l’ambiance funk et les échappées free forment la signature incontestable.

3/5 Paris, 4/5 Allaire, 5/5 Brest, 6/5 Langonnet, 11/5 9/5 Marseille

David Rodigan, Paris : 13 mai 2007

Tombé du berceau pour directement s’installer derrière les platines d’un sound system, l’anglais ressemble plus à Mr.Bean qu’à Coxsone Dodd. Il est cependant devenu un mythique animateur radio, et l’un des rois du sound clash actuel.

13/5 Paris (New Morning)

Complet’mandingue Festival, Saint-Brieuc : 4 mai 2007 au 12 mai 2007

Une semaine consacrée à l’Afrique de l’Ouest et à la musique à résonnances maliennes. Touré Kunda, Daratt, Toma Sidibé, le Circus Baobab ou le combo afrobeat Massongo font parties des invités de marque du 10e anniversaire du festival.

4-12/5 Saint-Brieuc

Le site du Complet’mandigue festival

Art Rock Festival, Saint-Brieuc : 25 mai 2007 au 27 mai 2007

Trois jours d’expositions et musiques en Côtes d’Armor suivent de près les folies mandingues du début du mois. Le blues sale de Son Of Dave, les mots d’Abd Al Malik, les chansonnettes de CocoRosie, la furie soul-rock des Bellrays, l’afrobeat d’Antibalas ou encore le bras levé de Patti Smith sont à noter parmis la belle programmation du festival.

25-27/5 Saint-Brieuc

Le site de l’Art Rock Festival

Antibalas, tournée : 17 mai 2007 au 31 mai 2007

La clique de Brooklyn peut être considérée comme l’un des meilleurs groupes parvenant à suivre la lancée afrobeat de feu Fela Kuti. Energie des cuivres, rythmes percutants, chanteur charismatique… Leur dernier album Security ajoute au style la production brute de John McEntire (célèbre grâce au groupe noisy Tortoise) et des envolées free jazz déconcertantes mais jouissives.

17/5 Lille, 26/5 Niort, 27/5 Saint-Brieuc, 29/5 Paris, 30/5 lyon, 31/5 Dijon

The Abyssinians, tournée : 8 mai 2007 au 27 mai 2007

Les Jamaïcains débutèrent aux côtés de Coxsone à Studio One à la fin des années 60, puis s’en allèrent monter leur propre label – Clinch – et diffuser leur tube interplanétaire « Satta Massagana ». Leurs paroles issues du mouvement Rastafari, leur son et leur utilisation des percussions nyabinghi font du groupe l’un des porte drapeaux du reggae roots.

8/5 Lyon, 9/5 Saint-Jean-de-Vedas, 10/5 Ramonville, 11/5 Limoges, 13/5 Paris, 26/5 Bergerac, 27/5 Brasparts

CocoRosie, tournée : 27 mai 2007 au 2 juin 2007

Le duo des sœurs américaines dissémine des mélodies grinçantes portées par une voix nasale et des élans lyriques. Une approche de la musique en toute spontanéité, instruments-jouets à l’appui, qui vient se placer sur un pôle plus expérimental qu’il n’y paraît.

27/5 Saint-Brieuc, 28/5 Nantes, 29/5 Bordeaux, 30/5 Toulouse, 31/5 Marseille, 1/6 Lyon, 2/6 Reims

Dick Annegarn, tournée : 11 mai 2007 au 29 mai 2007

Le joueur de mots fait tourner ses musiques dans un esprit folk : sa voix rauque et ronde raconte des personnages et leurs histoires surréalistes et mélancoliques.

11/5 Saint Nazaire (le Fanal), 24/5 Paris (New Morning), 25/5 Lille (Chapiteau Wazemmes), 29/5 Ibos (le Parvis)

De La Soul, 2 dates : 17 mai 2007 au 19 mai 2007

Parmi les groupes importants de la décennie passée : loin des tourments rap habituels, le trio puise à des sources éclectiques un hip hop doté d’humour et d’intelligence.

17-18/5 Louvain (HET Dépôt), 19/5 Montpellier (Zénith Sud)

Music Maker Revue, Monthey : 4 mai 2007

Un concentré de blues authentique. Des bluesmen et women américains se groupent en collectif, pour maintenir en vie leur musique. Parmi ces vieillards magnifiques et légendaires, le one man band Adolphus Bell et la chanteuse Essi Mae Brooks. Le « Buena Vista Social Club » du blues sudiste.

4/5 Monthey (Théâtre du Crochetan)

Music Maker Revue, Paris : 9 mai 2007

Un concentré de blues authentique. Des bluesmen et women américains se groupent en collectif, pour maintenir en vie leur musique. Parmi ces vieillards magnifiques et légendaires, le one man band Adolphus Bell et la chanteuse Essi Mae Brooks. Le « Buena Vista Social Club » du blues sudiste.

9/5 Paris (New Morning)

Mystic Revelation Of Rastafari, Paris : 8 mai 2007

Les percussions rasta du fameux groupe de Count Ossie ont ouvert la voie au reggae. La modernité de la formation antédiluvienne ne saurait être démentie, elle qui incorpore à la tradition calypso, gospel ou encore jazz.

8/5 Paris (Glaz’Art)

Toumani Diabaté’s Symmetric Orchestra, 2 dates : 24 mai 2007 au 26 mai 2007

La tradition se confond avec l’innovation lorsque ce grand ensemble ouest-africain traverse les chemins mandingues. Mené par le dieu de la kora, l’orchestre fait preuve d’une virtuosité et d’une énergie sans pareil

24/5 Rouen (Hangar), 26/5 Paris (la Cigale)

Johnny Clegg, 2 dates : 24 mai 2007 au 31 mai 2007

L’illustre opposant à l’apartheid revient, après avoir, dit-on, subit les assauts de groupes nationalistes. Un nouvel album qui ne fait pas oublier le premier choc rock zoulou.

24/5 Winthertur (City Halle), 31/5 Genève (Victoria Hall)

Kamilya Jubran, Genève : 5 mai 2007

La voix diaphane porte un texte en arabe, lui-même soutenu par un oud… Et encadré par les effets électroniques conduits par le Bernois Werner Hasler. Une recherche musicale qui place la capitale suisse au cœur de la Palestine.

5/5 Genève (Usine)

Kid Koala, 2 dates : 10 mai 2007 au 17 mai 2007

Le turntablist bidouilleur fait chanter ses platines de mille éclats de voix soul. Le jeune Chinois Canadien s’approche de l’art du collage plus que du simple DJing hip hop. Il est encore à la tête d’un groupe instrumental, Bullfrog, qui vaut le détour, et, à l’occasion, dessinateur de BD qui valent le coup d’œil.

10/5 Genève (Zoo), 17/5 Zurich (Rote Fabrik)

Ladysmith Black Mambazo, 2 dates : 2 mai 2007 au 3 mai 2007

Le groupe vocal sud-africain est formé de sept basses, un alto, un ténor et un leader : Joseph Shabalala. Découverte par Paul Simon, la formation mêle chants zoulous et gospels, utilisant des sons vocaux traditionnels de façon inédite.

2/5 Genève (BFM), 3/5 Zurich (Kaufleuten)

Larytta & Bauchamp, Lausanne : 18 mai 2007

Ces deux ambassadeurs lausannois continuent à prouver la qualité de la scène électronique suisse. Larytta allie évidence dancefloor et plaisirs cérébraux. Bauchamp apporte la méticulosité de ses productions parfois harmoniques, toujours souples et agissantes.

18/5 Lausanne (Romandie)

Low, Lausanne : 30 mai 2007

L’un des groupes les plus caverneux de l’histoire indé : ses nappes sonores d’obédience acoustico-noisy prennent leur temps, tout leur temps, pour se propager. Une force rampante, une puissance ronflante.

30/5 Lausanne (Romandie)

Magma, Vevey : 17 mai 2007

Mené par Christian Vander, le groupe est, depuis les 70’s, l’épicentre du rock progressif français. Ambiance hypnotique et mystique propre.

17/5 Vevey (RKC)

Woven Hand, Berne et Martigny : 25 mai 2007 au 26 mai 2007

Le projet solo de David Eugene Edwards, meneur de feu 16 Horsepower, le conduit dans une country terreuse, inquiétante, lui qui suit une foi inscrite dans son regard et sur ses avant-bras. Ténébreux.

25/5 Berne (ISC) 26/5 Martigny (Caves du Manoir)

The Young Gods, tournée : 11 mai 2007 au 7 juin 2007

L’électronique des Suisses est teintée d’indus, leur rock nourri à l’expérimental. 20 ans que le trio parvient à éviter les concessions et les compromis avec l’industrie, tout en maintenant une garde fidèle de fans.

11/5 Lausanne (Romandie), 26/5 La Chaux-de-Fonds (Bikini Test), 7/6 Düdingen (Bad Bonn Kilbi)

E.S.T. Esbjörn Svensson Trio, Bâle : 1 mai 2007

Le trio suédois E.S.T. est en passe de devenir la référence du jazz défricheur de nouveaux territoires : au piano du leader s’accordent une basse, batterie et percussions, et de l’électronique.

1/5 Bâle, Pianissimo

Bojan Z, tournée : 5 avril 2007 au 4 mai 2007

Le pianiste Bojan Z, figure des plus prometteuses, a été remarqué par les plus grands du jazz français grâce à son habilité à saupoudrer un format jazz de touches de folklore balkanique.

5/4 Draguignan, 6/4 Peyruis, 13/4 Paris, 21/4 Dompierre, 3/5 Château Gontier, 4/5 Le Lude




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