Intellectuel, professeur d’université, auteur d’essais, Cornel West fait un retour dans le monde de la musique, après Sketches Of My Culture, paru en 2001. Ses pensées sur la société d’aujourd’hui se marient, sur Never Forget: A Journey Of Revelations, avec des beats et des raps. A paraître le 19 juin sur Hidden Beach Forum, l’album invite Prince, Andre 3000 de Outkast, Talib Kweli, Black Thought des Roots, KRS-One, M-1 des Dead Prez, Rhymefest, Killer Mike et Rah Digga.
mai, 2007
La bombe du rap revient après six ans de silence discographique: elle annonce la parution d’une mixtape en juin, et la sortie le 6 septembre d’un nouvel album. Black Roses sera promu par le label du même nom, mené par Foxy Brown en personne. Peu de détails sont dévoilés, mais la poupée prévoit des collaborations avec Jay-Z, Spragga Benz, Baby Cham. Elle se dit encore fan de Amy Winehouse, et Björk… Le titre “Black Roses” est un hommage à une chanson de Barrington Levy, qui colle avec le passé parfois trouble, ou troublé, de Foxy Brown.
La jeune merveille américaine poursuit son voyage européen: après les Balkans revisitées, il fait un petit tour par la France. Sur la B-side du single de “Elephant Gun”, qui promeut le Lon Gisland EP (disponible en Angleterre dès le 25 juin sur 4AD), Beirut reprend “Le Moribond” de Jacques Brel. De quoi patienter en attendant la sortie de son prochain album The Flying Club Cup, annoncé pour septembre…

Meg et Jack White encadrent un de leurs fans, notre rédacteur Florent Mazzoleni
Ils n’ont beau être que deux, les Américains n’en finissent de démultiplier leur rock pluriel. Icky Thump sort le 16 juin: Jack White nous explique d’où il vient, où il en est, où il va
- Comment voyez-vous votre parcours, comme une évolution?
- Je ne sais pas. Il y a quelque chose de définitif sur les White Stripes, comme une sorte d’idée d’anti-évolution. Nous restons toujours dans notre boîte. J’utilise toujours la même guitare Airline que celle du premier album. Beaucoup de choses nous retiennent, nous n’évoluons donc pas. Parfois, nous sortons de notre boîte et nous faisons un morceau comme “Conquest” ou “Icky Thump”, puis nous y revenons. Nous ne sommes que deux. Il me semble que les gens oublient cela. Ils s’attendent à ce que nous faisions des choses grandioses. Nous ne sommes que deux!
- D’une manière générale, le succès des White Stripes est comme un rêve d’enfant qui devient réalité…
- Nous disons toujours entre musiciens que la manière dont les White Stripes ont percé illustre la manière dont beaucoup de groupes aimeraient percer. Ecrire des chansons, sortir des 45-tours, enregistrer dans son salon. Et ensuite, un label vous signe pour faire un album. Vous commencez à faire des concerts. Vous progressez, le groupe commence à se faire un nom et ensuite vous triomphez avec un morceau. Il s’agit d’une sorte de conte de fée rock’n’roll. On ne voit plus trop cela aujourd’hui. Les groupes sont signés à l’issue de leur premier concert et ont déjà un avocat. Nous sommes chanceux d’avoir pu commencer ainsi. Nous fêtons nos dix ans d’existence cette année. Nous avons bâti notre histoire sur des bases solides, en commençant par les soirées open mic au Gold Dollar, avant de faire des premières parties pour des groupes de Détroit, signer sur Italy Records, puis sur Sympathy For The Record Industry.
- Avez-vous des projets solo?
- Un jour effectivement, j’aimerai faire un album solo, mais cela risque de prendre un peu de temps. Cette année il y a le disque des White Stripes, l’an prochain celui des Raconteurs. Ensuite, je ferai une grande pause. J’essaye de beaucoup travailler en ce moment pour me permettre de faire une grosse pause. Peut-être que l’album solo arrivera à ce moment-là. J’en suis même sûr. J’enregistre toujours des démos sur mon quatre-pistes avec une guitare acoustique.
- The White Stripes, Icky Thump (XL Recordings). Sortie le 18 juin
- “Icky Thump”
- Par Florent Mazzoleni, The White Stripes, présenté par Gilles Verlant aux Editions Hors Collection, 71 pages.
- 11/7: Paris, Zenith
ALBUM
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LIVRE
CONCERT
Le photographe Benoît Péverelli, collaborateur de longue date du magazine Vibrations et habitué des revues de haut standing, expose des clichés dans le cadre du concept store Colette, à Paris. Jusqu’au 30 juin, les paysages de l’artiste se marient aux mots de Thomas Erber: “Until The End” retrace des voyages communs aux deux baroudeurs… Un petit livre accompagne l’exposition: tiré à 98 exemplaires, il comprend les textes de Thomas Erber, et une photo de Benoît Péverelli. A commander sur le shop de Colette.
Mike Skinner, l’homme derrière le hip hop so british de The Streets, travaille actuellement à l’album qui fera suite à The Hardest Way To Make An Easy Living de l’an passé. Ce quatrième disque ne comprend pas de samples, mais que des parties instrumentales jouées. Un morceau n’est même pas basé sur un beat, puisque Mike Skinner rappe sur la musique d’une harpe… L’album, dont le titre n’est pas encore révélé, devrait sortir pour Noël.
Tom Waits, Philip Glass et Anoushka Shankar apparaissent sur un CD/DVD voué à lever des fonds pour soutenir la cause tibétaine. A paraître le 10 juillet sur Anti, Healing The Divide: A Concert For Peace And Reconciliation comprend des performances live enregistrée le 21 septembre 2003 à New York lors d’un show caritatif. Tom Waits y jouait avec le Kronos Quartet et Greg Cohen, et quatre chansons de cette session se retrouvent ici.
TRACKLISTING
- Discours du Dalai Lama
- Gyoto Tantric Choir “Invocation”
- Anoushka Shankar “Nivedan”
- Nawang Khechong et R. Carlos Nakai “Peace Chants
- Philip Glass et Foday Musa Suso “The Gambia”
- Tom Waits avec le Kronos Quartet et Greg Cohen: “Way Down In The Hole”, “God’s Away Business”, “Lost In The Harbor”, “Diamond In Your Mind”

PHOTO: AUTUMN DE WILDE
Trois semaines avant la sortie du très attendu, incisif et puissant Icky Thump, Vibrationsmusic.com a rencontré Jack et Meg White à Nashville, où a été enregistré le disque et où habite désormais celui qui répond à nos questions
- D’où viennent les chansons de Icky Thump, à la fois crues et énergiques?
- A l’issue de notre tournée mondiale avec les Raconteurs, je me suis mis à répéter avec Meg. Les chansons ne sont pas venues aussi rapidement que d’habitude. Nous avons ainsi dû lutter avec des riffs et des idées pour qu’elles viennent comme à l’accoutumée. Nous sommes entrés en studio avec quelques idées. Nous avons terminé la plupart des morceaux en studio. Ce qui s’avère parfois une bonne méthode, assez créative. Ce processus nous a permis d’enregistrer des morceaux plutôt solides.
- L’influence blues est encore plus importante sur cet album.
- Bien sûr. Nous sommes avant toute chose un groupe de blues. Toutes ces chansons sont des morceaux de blues à mon avis. C’est comme si l’on procédait à l’envers. On part d’influences rock’n’roll pour arriver au blues, à Muddy Waters, Howlin’ Wolf, Charley Patton, Son House ou Robert Johnson. Si on aime vraiment la musique, on est obligé de remonter à ces racines. Rien ne me parle plus que ces artistes de blues que je viens de citer. Ce sont encore eux que j’écoute le plus aujourd’hui. J’adore Blind Willie Johnson. Mais je pense qu’il faut avoir vécu cette époque et peser deux cents kilos pour chanter comme lui! Lorsque nous avons joué “Death Letter” de Son House aux Grammy Awards, ce fut un grand moment de notre carrière. Nous essayons de garder à l’esprit cette idée du blues qui est encore joué avec passion devant un public conséquent, le fait que les chansons qui ont tout fait commencer soient gardées vivantes et soient encore jouées aujourd’hui.
- Comment arrivez-vous à renouveler votre esthétique?
- Nous avons commencé par nous imposer un grand système à nos débuts. Tout vient d’une boîte rouge, noire et blanche dans laquelle nous nous sommes enfermés. En même temps, nous pouvons toujours expérimenter à partir de ces trois couleurs. Sur Get Behind Me Satan, le rouge et le noir étaient très vifs. Il n’y a donc pas de limites. Sur scène, nous pouvons aussi expérimenter avec ces trois couleurs. Cette année, cela sera très minimaliste sur scène, avec juste un rectangle rouge derrière nous, sans tympani, ni marimba. Nous pouvons donc être à la fois réduits et larges dans cette esthétique. Beaucoup de groupes aujourd’hui sont habillés en rouge, noir et blanc. Ils ne l’étaient il y a encore quelques années. Cette combinaison de couleurs est très significative pour nous, elle demeure très forte et efficace.
- The White Stripes, Icky Thump (XL Recordings). Sortie le 18 juin
- 11/7: Paris, Zenith
SUITE DE L’INTERVIEW DEMAIN
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CONCERT

La Radiolina, le nouvel album du troubadour latino ne sort que début septembre. Mais Vibrationsmusic.com a écouté sa version actuelle (amenée à évoluer encore dans le choix des titres, des finitions audio…): premières impressions
Tous les trois ans, Manu Chao publie le carnet de ses musiques composées sur la route et chantées dans les bars de son quartier de Barcelone. Bricolées à la maison, ces nouvelles esquisses sont emportées sur son ordinateur pour se transformer au fil des mois. Entre-temps, des musiciens seront passés chez lui jouer leurs parties devant son vieux micro. Enfin, départ à Los Angeles chez le producteur des Beastie Boys, Mario Caldato Jr, pour finaliser le mix. Le résultat? Un disque dense, beaucoup plus varié que ses deux précédents, empruntant autant au rock’n’roll qu’à la rumba catalane. La Radiolina contient aussi parmi ses plus belles ballades sud-américaines.
13 Dias Radiolina commence par une surprise: un country-rock façon J.J. Cale (dont il est un fan), cow-boy rumba manière Ned Sublette. Le ton est donné: différent.
Bleedin Clown L’histoire du “clown qui saigne”, une ancienne chanson de l’époque de La Mano Negra, jamais enregistrée. Tempo endiablé, et thématique inédite. Manu Chao: “Le clown qui a perdu sa réputation, c’est toi, c’est moi, un des prochains jours…” Première chanson en anglais du disque.
Infinita On se retrouve enfin en terrain connu, Manu Chao époque Clandestino. Un petit air de déjà entendu, comme une madeleine de Chao.
Politik Kills Guitare Dick Dale surf de basses-cours et trompettes mariachi. C’est le nouveau mix gagnant, le gimmick de Radiolina. Si, par ailleurs, Manu Chao doute beaucoup, le constat ici est clairement affirmé: “La politique pue, la politique tue. La politique a besoin des gens pour la faire.”
Rainin In Paradize Le premier single, offert en téléchargement sur le nouveau site du chanteur. Mélodie entêtante, gros son. Pas forcément le morceau le plus emblématique de l’album, mais un hit en puissance.
Cosa Cosa Première d’une série de très belles ballades. Manu Chao a grandi comme musicien, et cela s’entend. Il est désormais passé maître dans le genre “Dylan-au-sud-du-Texas”.
El Kitapena Même gros son heavy que “Rainin In Paradize”. Mmmh… Pas le meilleur titre. Manu Chao est tout aussi perplexe. Il n’est pas certain que ce morceau soit présent au final. En tout cas pas sous cette mouture.
Calle Guitare acoustique, belle rumba catalane: une chanson d’amour craquante. Et déjà un hit dans les bars de Barcelone, où il est repris depuis une année.
Siberia Hard Sibérie m’était contée, version hard, avec un bon vieux beat à la Bo Diddley. Mano Chao?
Otro Mundo La plus belle ballade. La question du disque est là: on a parlé d’un autre monde possible. Et maintenant quoi?
Tombola Composée pour le prochain film d’Emir Kusturica sur la vie de Diego Maradona, une ode au footballeur déchu: la vie est comme une tombola.
Mala Fama La plus belle chanson du disque. Un mariachi funèbre sur lequel plane la petite guitare mexicaine très et la trompette du Sicilien Roy Paci.
Fast Hoyo Titre uptempo, avec sirènes de police et intermède dub, très Clash. “C’est la panique en Amérique, trop de trafic écologique”.
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- “Rainin In Paradize”, sur www.manuchao.net
ALBUM
- Manu Chao, Radiolina (Because) Sortie le 4 septembre
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- “Rainin In Paradize”
Le guitariste de Mars Volta Omar Rodriguez-Lopez a passé une année à Amsterdam: il en revient avec pas moins de quatre albums. L’un d’entre eux, Se Dice Bisonte, No Bufalo, paraît aujourd’hui sur Gold Standard Laboratories. Principalement instrumental, l’album invite certains membres de Mars Volta, et le clavier des Beastie Boys Money Mark.
En écoute, “If Gravity Lulls”:
Le chanteur-danseur vient de faire part de son projet de label, lancé conjointement avec Interscope Records. La maison de disques, basée à Los Angeles, sera menée par Justin Timberlake, et Interscope Geffen A&M s’occupera de la distribution. On ne sait rien encore des artistes qui seront soutenus par Tennman Records, mais ils devraient être annoncés dans les semaines qui viennent.

Cure de hip hop en terres uruguayenne par le membre fondateur du collectif Bajofondo: un titre gratuit
“La figure du tanguero des années 30 avec son sens de l’honneur, c’est quelque chose qui m’attire, mais de nos jours je me sens beaucoup plus proche de la figure d’un rappeur. Les deux personnages ont en commun de venir des bas-fonds.” Gardel et Piazzolla d’un côté, les Beastie Boys de l’autre.
Bajofondo Tango Club, premier disque du collectif du même nom est un laboratoire qui réunit des musiciens des deux côtés du Rio de la Plata, le fleuve qui sépare les pays voisins. En 2004, Luciano Supervielle enregistre son premier album en tant que soliste. Supervielle réunit certains des membres de Bajofondo dans une ambiance plus feutrée. Un quartet acoustique servi sur son lit de samples sépia s’ouvre vers d’autres pans du folklore local: la milonga, tango plus rapide et léger, le candomblé, plus africain, mais aussi le délire footballistique à travers un présentateur-vedette déjanté. La tchatche des rappeurs rebondit sur la voix burinée d’un milonguero, le violon et le bandonéon tressent leurs lignes, caressent leurs accents.
Supervielle est né à Paris, l’écrivain était le grand-oncle de son père. Il a vécu au Mexique et en France, mais ce sont les disquaires de Montevideo qui subissent aujourd’hui ses recherches archéologiques. Quand il ne nourrit pas ses platines, Luciano Supervielle consacre son piano à des arrangements, entre autres pour le cinéma. Le nouvel album de Bajofondo, sur le point de sortir, s’intitulera Mar Dulce, mer douce, petit nom donné par les conquistadores au Rio de la Plata. Si le collectif a perdu son Tango Club depuis sa première expérience, c’est avant tout pour se distancier de l’étiquette de tango électronique, mais aussi pour souligner l’intégration d’autres univers musicaux, en particulier le rock. “Ce serait très prétentieux de notre part de penser que nous nous faisons le “nouveau tango”. Celui-ci doit être fait par une personne qui dédie sa vie au tango. Ce que nous essayons de faire, nous, c’est de donner une photographie de choses qui se passent ici et maintenant.”
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- “Miles de Pasageros” (clic droit)
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ALBUM
- Bajofondo Tango Club Presenta: Supervielle (Verve)
- Bajofondo Remixed (Univision Music Group)
SITES
Le très attendu sixième album des White Stripes, Icky Thump, sort le 18 juin. Le single du même nom est déjà disponible sur iTune, et les version en dur seront disponible le 11 juin. Spinner.com donne pourtant dès aujourd’hui à voir le nouveau clip du duo: ambiance western, et musique plus que prometteuse. A voir absolument. A lire absolument aussi, notre interview de Jack White, à paraître sur Vibrationsmusic.com la semaine prochaine…
Les jeunes rénovateurs d’un blues cradingue efficace offrent un EP live en download gratuit sur leur site Myspace. The Live EP comprend des titres enregistrés lors de concerts de 2006. De quoi patienter avant la sortie du projet des Black Keys avec Danger Mouse, qui devraient orchestrer le come-back de Ike Turner… Une révélation alléchante faite par Patrick Carney à Pitchfork en mars…
TRACKLISTING
- No Trust
- Girl Is On My Mind
- 10 AM Automatic
- Elevator
L’un des membres du trio The Fugees, le discret Pras, annonce dans une interview à sohh.com que lui, Wyclef Jean et Lauryn Hill ne se réuniront plus, malgrés le succès insolent d’un album phare des 90’s, The Score. L’année dernière, pourtant, il était question d’un album pour célébrer les dix ans du groupe: un single, “Take It Easy”, est même sorti. Mais, selon Pras, les suites sont inenvisageables. “C’est mort. Malheureusement, Miss Hill a des choses à régler. Je lui souhaite le meilleur, mais la vie continue.” Pras va donc de l’avant, et travaille à son troisième album solo, à paraître cet automne sur Sony BMG. Il est encore impliqué dans deux productions cinématographiques, l’une avec Josh Lucas et Tim Roth, l’autre avec Warren Beatty.
Graduation, le nouvel album du producteur révéré, doit paraître à l’automne. On apprend que ce troisième album en son nom comportera un titre qui invite Daft Punk: “Stronger” est basé sur un sample de “Harder, Better, Faster, Stronger” tiré de l’album Discovery. Dans le clip, réalisé par Hype Williams, les robots de Daft Punk font leur apparition… Mais on ne sait pas encore quand l’oeuvre sera visible. Graduation fait encore intervenir Chris Martin, de Coldplay, sur “Homecoming”, et, tout comme Late Registration, est co-produit par Jon Brion. “Can’t Tell Me Nothing”, quant à lui, invite DJ Toomp aux manettes.

Il aimerait ajouter à une liste aux couleurs de plaisirs parlants Joe Turner et T-Bone Walker, Arkology de Lee Perry et ce bon vieux James Brown… L’ancien porte-parole de Carte de Séjour est en live demain sur Taratata (France 2), et plus live encore, au Domaine d’O à Montpellier…
T-Rex Electric Warrior. Le côté glamour et une vraie poésie toute en retenue. Une invitation au délire. Du pur rock’n’roll, avec l’élégance british. Et quelle voix !
Johnny Cash Unearthed. Il trace le tableau de l’Amérique comme un vrai mec du peuple… Il prend sa voiture, veut partir très loin, oublie de faire le plein, s’arrête au milieu du désert et écrit une chanson au bord de la route.
Burt Bacharach Best Of. Que dire ? Quand il fait chaud, on a envie de se rafraîchir.
Dahmane Elharrachi Anthologie. Mon préféré dans le chââbi. Le Jack Kerouac de l’immigration, qui jouait de bar en bar. Un bluesman, un vrai.
Kraftwerk Computer World. Le groupe le plus moderne et le plus traditionnel à la fois. Ce côté transe, très sorcier. Quand j’étais DJ, un de mes disques préférés.
Léo Ferré La Compile. Je l’écoute de plus en plus. Il a une écriture d’une modernité inégalée. Dans le genre chanson française, c’est le maître.
Georges Brassens L’intégrale. Le plus punk de tous. Ses textes sont d’une méchanceté et d’une justesse… Affolant!
Marvin Gaye What’s Goin’ On. Pour la classe. Comment veux-tu habiller un mec qui est déjà si bien costumé? Pas besoin de nœud pap’, ce type, c’est un smoking!
The Clash L’Essentiel. Mes premières vacances? Les Clash, c’est tout ça et bien plus. Joe Strummer est resté un type avec la rage et sans concession, malgré les dangers du métier.
Jimi Hendrix Are You Experienced? L’équivalent de Shakespeare! Il est même au-dessus de Mozart. Hendrix, c’est la terre, le feu et l’eau… Et s’il y en a un pas loin, c’est Django.
Paru en 2004 dans Vibrations
- Notre compte-rendu de la première date de la tournée de Rachid Taha
- Brève narration des frasques de Rachid Taha à Helsinki
ALBUM
Rachid Taha, Diwan 2 (Barclay/Universal)
SITES
CONCERTS
- 25/5: Montpellier
- 26/5: Villenave d’Oron
- 9/6: Grenoble
- 15/6: Port de Bouc
- 30/6: Bruxelles
- 24/7: Nyon (Suisse)
- 25/7: Lure
- 3/8: Port Leucate
- 1/9: Charleville Mezière
- 2/11: Saint Lo
- 9/11: Strasbourg
- 14/11: Paris, Olympia
- 20/11: Rennes

La grande chanteuse pakistanaise donne un unique concert parisien. Un événement, qui donne envie de découvrir les talents féminins du cylcle “Femmes d’Orient”, à la Cité de la Musique ce week-end
Régulièrement comparée au défunt Nusrat Fateh Ali Khan, Abida Parveen partage avec le maestro la puissance d’un chant incantatoire, une virtuosité qui lui permet de sauter allègrement les octaves et un répertoire vertigineux. Celui de la tradition soufie d’Orient, des poèmes mystiques.
Issue d’une famille de qawwal, Abida Parveen fut aidée et soutenue dans sa carrière – généralement réservée aux hommes – par son père Ghulam Haider, lui-même chanteur émérite. De nombreux enregistrements d’Abida Parveen sont disponibles sur le marché, mais de qualité fort inégale. On recommande vivement ces deux derniers disques : Ishq, l’amour absolu, et Chants au Bien-Aimé parus sur l’excellent label Accords Croisés. Et surtout d’aller la voir sur scène, car ses prestations sont universellement reconnues comme des moments de communion totale avec le public.
CONCERTS
Festival Voix de Femmes, Paris, Cité de la Musique
26/5: Da San Studio Musicalet et Shin-shin Nanguan Ensemble -Taïwan (15h), Munadjat Yulchieva -Ouzbékistan (16h30), Les Fqiret d’Annaba- Algérie (18h, gratuit), Cherifa -Moyen-Atlas, Maroc (20h)
27/5: Mahsa et Marjan Vahdat -Iran (15h), Les Fqiret d’Annaba -Algérie (16h30, gratuit), Abida Parveen -Pakistan (18h)
SITE
Le site sohh.com a mené un sondage auprès des fans de hip hop américains entre 12 et 35 ans pour tenter d’éclairer la récente perte de 32% de vente de CD, qui plombe l’industrie du disque. Il en ressort que 82% d’entre eux n’achètent plus autant de CD que par le passé, et 70% avouent être déçus par la qualités des sorties discographiques. 76% des sondés disent que le facteur décisif pour l’achat d’un album est le nombre de bons titres contenus, et 18% affirment que c’est une connection avec l’artiste qui prime, même si elle n’est pas directement musicale. 67% des gens interrogés avouent qu’ils downloaderaient gratuitement un album au lieu de l’acheter, mais 68% affirment qu’ils acheteraient l’album après download gratuit si l’album leur plaît.
Le blog latimesblog croit savoir que Prince pourrait donner sept shows exceptionnels à Los Angeles: selon ses sources, le site dévoile le projet de la star d’investir, sept vendredi soirs consécutifs, le Roosevelt Hotel. A partir du 15 juin, Prince, rejoint par des invités encore inconnus, pourrait donner des concerts de deux heures, suivis par un repas concocté par son chef personnel agrémenté de la musique d’un ensemble de jazz conduit par le multi-instrumentiste. Une annonce, qui si elle est confirmée, souligne la boulimie de musique que Prince traverse ces temps: il est d’ores et déjà programmé pour 21 dates cet été à Londres.

PHOTO: NICK BOHN
Cordes, piano et cuivres : Little Annie s’est enfin trouvée. Un disque magnifique de plongées en eaux troubles, d’insubmersibilité profonde. Un titre vous est offert en download
“J’ai toujours voulu être nonne – pour l’uniforme –, ou actrice, comme Zsa Zsa Gabor : un vrai conflit.” Au téléphone, Little Annie commence une phrase, termine celle qui précède. Beaucoup de choses à dire. Beaucoup de choses tues aussi, mais dans une pudeur qui touche à l’optimisme.
Little Annie, connue aussi comme Annie Anxiety plus tôt dans une carrière aux innombrables angles, aspérités et relief – enfin –, publie Songs From The Coal Mine Canary, composé avec le complice Paul Wallfisch et Antony, producteur aussi. Attribuées au canari en cage qui accompagnait les mineurs pour servir d’indicateur, au prix de son existence, de la viabilité des souterrains, ces chansons sont sombres. Mais les beautés troubles d’un album jazz bluesy paré de piano, cordes et cuivres, semblent soudain presque drôles, parées de sourires, quand la personnalité apparaît, d’un coup de fil, riante.
Peintre, actrice, poète, musicienne et chanteuse d’une avidité rare (elle a collaboré avec Adrien Sherwood, Coil, The ON-U Sound, Bim Sherman, Crass entre de nombreux autres), la New-Yorkaise, en plus des bars et clubs, a écumé les rues de la mégapole aux côtés des sans-abri et prostitués, en tant que pasteur. Même le plus new-yorkais des habitants de la Grosse Pomme, Lou Reed, ne peut pas en dire autant. New York est partout dans ses chansons. Le New York des cabarets qui ne sont ni à Paris ni à Berlin. “Faire du “cabaret”, c’est comme être journaliste. Kurt Weill, Jacques Brel : c’est tranchant, c’est dangereux, c’est la vérité. Je suis fière de cette étiquette.”
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- Strange Love, extrait de Songs From The Coal Mine Canary
ALBUM
Little Annie, Songs From The Coal Mine Canary (Durtro Jnana/Differ-Ant)
SITES
Le saxophoniste marie rythmes gwoka et jazz, touchant au passage soul et afrobeat. Dangelo, Roy Hargrove, Meshell Ndegeocello ou Erykah Badu l’appellent « Brother Jacques » lorsqu’ils le contactent pour une collaboration…
14-16/6: Paris, Sunset
Leurs racines sont dans le reggae roots, lui-même ancré dans une vie de misère. L’un des plus grands groupe de reggae jamaïcain, en trio devenu duo, s’est formé dans un centre médical par trois pauvres diables atteints de poliomyélite. Mais leur talent allait les tirer vers le haut, eux qui visitent l’Europe presque annuellement pour des concerts qui ouvrent le reggae sur le dub.
11/6: Le Petit Quevilly, 12/6: Murs Erigne, 13/6: Toulouse, 14/6: Mérignac, 15/6: Cergy, 18/6: Lille, 19/6: Nancy, 20/6: Strasbourg, 29/6: Quimper, 30/6: Hyères, 5/7: Istres
Une Afrique du Nord très relevées: épices chaabi, gnawa, rock et reggae. Une fusion musicale qui mêle dans ses musiques plurielles des paroles de Amazigh Kateb, fils de l’écrivain algérien Kateb Yacine. Le groupe de Grenoble est atypique sans jamais perdre en légitimité.
1/6: Amiens, 2/6: Brainians, 21/6: Bretigny, 22/6: Calais, 29/6: Ramatuel, 30/6: Reignier, 1/7: Aix-en-Provence, 12/7: Châlons-en-Champagne, 15/7: Montmartin, 19/7: Thouars, 21/7: Riberac, 24/7: Vienne, 28/7: Grenoble.
La Rochelle invite chaque année les pointures de la scène musicale francophone, dans un beau déballage de genres et styles. Parmi les préférés de Vibrationsmusic.com, on compte Abd Al Malik, Katerine, Oxmo Puccino & The Jazz Bastards, Arno, Jamait, Ridan, Java vs Winston McAnuff, Bratsch, Jacques Higelin, Cassius, Seb Martel…
11-16/7: La Rochelle
Dans la famille bossa nova, je demande… La fille de Joao et de la chanteuse Miúcha, et la nièce de Chico Buarque. Dans une veine contemporaine, la belle peut se targuer encore de collaborations avec des noms qui suffisent à assoir sa réputation: Chico Buarque bien sûr, Caetano Veloso, David Byrne… Celle qui a de beaux atouts familiaux se permet pourtant une personnalité propre, en faisant appel à l’électronique pour encadré sa voix de fée.
1/6: Paris, Bataclan
Tamir Muskat et Ori Kaplan, tous deux activistes de la scène underground new-yorkaise (avec Firewater ou Gogol Bordello), sont rejoints en concert par toute une bande de musiciens du Maroc, de Bulgarie, d’Israel, d’Espagne ou d’Iran. Musique, DJing, vidéo, danse… Une performance extrême.
1/6: Pantin, 4/7: Paris (Point Ephémère), 5/7: Rennes, 11/7: Nice
Plongée tout en émotion au Belize, ou l’on frappe des carapaces de tortues, des coquillages et des peaux. Le blues de cette Amérique du Sud peu connue contourne les clichés exotiques pour donner voix à des minorités qui sont en train de disparaître, leur culture avec eux. Un groove bouleversant.
20/6: Paris, New Morning
Avant de présenter son projet avec Questlove, batteur de The Roots, à paraître à l’automne, le mythe soul fait sa réapparition sur les scènes françaises. Comment présenter celui qui est le parrain d’un genre qu’il a vu naître, et qu’il a participé à faire évoluer? Al Green, c’est le crooner du gospel, l’émotion du R’n'B… Attention légende vivante.
7/7: Vienne, 9/7: Paris
La musique afro-cubaine pour lien entre toutes les diasporas africaines: depuis plus d’une décennie, le groupe réinvente la salsa, mené par une paire hors pair. Le Sénégalais Ibrahim Sylla, producteur majeur des musiques ouest-africaines, et le Malien Boncana Maïga, flûtiste qui a participé à la tournée de Fania All Stars, conduisent la formation sur le chemin tortueux des dancefloors qui touchent à l’histoire de la musique.
1/6: Rouen, 2/6: Paris
Le slammer français n’est plus à présenter. Mais pour se livrer tout de même à l’exercice, disons qu’il est parmis la jeune génération d’artistes francophones à faire chanter la langue l’un de ceux qui peuvent se targuer d’une classe or du commun. De la classe. Des textes engagés, sensibles, des mots légers, insubmersibles, pour une poésie qui laisse soupçonner une culture rare.
1/7: Melun, 6/7: Valence, 7/7: Cannet-les-Maures, 11/7: La Rochelle, 12/7: Arles, 14/7: Venissieux, 1577: Aix-les-Bains, 17/7: Boulogne-sur-Mer
La chaîne de dessins animés américaine Adult Swim s’acoquine de plus en plus avec l’indie musicale: après une collaboration avec Danger Doom, un clip de El-P (avec Trent Reznor), voilà que les cartoons pour adultes proposent tout un album en download gratuit. Warm & Scratchy comprend des titres exclusifs, inédits ou rares de TV On The Radio, The Rapture, Broken Social Scene, The Good, The Bad & The Queen, Fennesz, Jesu, Liars, The Raveonettes…
TRACKLISTING
- TV on the Radio - Me-I
- The Raveonettes - Dead Sound
- Les Savy Fav - The Equestrian
- The Rapture - Crimson Red
- 120 Days - Justine
- Broken Social Scene - Canada Vs. America
- SOUND Team - Color of the Love You Have
- The Good, The Bad and The Queen - The Bunting Song (acoustic)
- The Brother Kite - Half Century
- Jesu - Silver (original beats)
- Amusement Parks on Fire - Back to Flash
- Asobi Seksu - Stay Awake
- Fennesz - Winter
- Liars - Sunset Rodeo
La légende du rock quittait hier les soins intensifs d’un hôpital du Nebraska: une semaine plus tôt, il a été victime d’une attaque à la suite d’un concert à Council Bluffs dans l’Iowa. On ne sait pas encore quand il sera en mesure de retrouver son chez soi de Floride, mais s’il lui est encore difficile de parler, il ne devrait pas souffrir de séquelles sur le long terme. Son manager Faith Fusillo raconte une discussion qu’il a eue avec Bo Diddley: “Il voulait savoir où étaient ses affaires: sa guitare et l’argent du concert. J’étais heureux, parce que c’est là le Bo Diddley que je connais et que j’aime, et une preuve qu’il est de retour.”
Le groupe de musique touareg le pus en vogue du moment a été choisi pour faire la première partie des Rolling Stones à Slane Castle à Dublin, le 18 août. Un concert où sont attendus 65′000 personnes. Cette réunion au somment a été rendu possible par les promoteurs du concert qui sont des admirateurs de longue date des rockers tamashek. Feeling blues garanti.

DEBASHISH BHATTASHARYA
Sur son nouveau site moins convivial, Musiques Métisses confirme avec une programmation impeccable qu’il est l’un des meilleurs festivals de musiques d’ailleurs
Jeudi 19 mai, 15 h: une pluie fine tombe sur l’immense bâtisse rouge et grise de l’Espace Carat, la nouvelle grande salle du festival Musiques Métisses, en banlieues d’Angoulême. L’espace du festival se déploie autour des deux autres scènes gratuites et du pavillon consacré aux Littératures Métisses. Au ciel des statues éphémères attachées à des perches suscitent les commentaires les plus variés. On fait ce qu’on peut pour remplacer l’ambiance de l’ancien site sur l’Ile de Bourgine, au bord de l’eau… Au bistrot des Rives de la Charente, on se plaint et l’on s’interroge sur la météo. Un spectateur s’arrête et demande où se trouve le marché africain. “Il n’existe plus”, lui répond-on, la nouvelle commune n’ayant pas voulu s’en occuper. Heureusement le vin rouge, délicieux, remonte le moral des plus déçus. Et quand les premières notes de musique africaine s’échappent d’un chapiteau, impossible de continuer à maugréer. Musiques Métisses reste le rendez-vous incontournable des musiciens authentiques et inspirés des quatre coins du monde.
Cette année, les représentants les plus intéressants de la nouvelle génération auront été Motion Trio, Mayra Andrade, l’enfant prodige du Cap Vert et Debashish Bhattacharya. Ce musicien indien, sacré maître à 40 ans, s’est créé son propre instrument entre cithare et slide guitar, soit 20 cordes et un boîtier finement ciselé. En un mot: une œuvre d’art. Trois doigts de sa main droite coiffés de dés argentés s’agitent à tout allure sur ces cordes et en tirent des arpèges hypnotiques. Saisissant. Du côté des vétérans – des doyens – la reformation de l’Orchestre des Bantous de la Capitale était sans conteste l’événement de cette édition. Véritable institution de la musique congolaise, les Bantous, dont les premiers pas musicaux remontent à 1959, ont connu moult bouleversements, pauses et reprises. La guerre semblait avoir mis un point définitif à leur carrière. Mais 48 ans plus tard, quatre des membres historiques ont à nouveau fait appel à de jeunes musiciens pour recréer un big band. Sur scène, les inventeurs du cha cha cha “made in Africa” font chalouper le public avec leurs vieux tubes surannés, improvisent un titre “Festival d’Angoulême” et philosophent. Les Congolais de l’audience, jeunes et moins jeunes, sont émus à l’écoute de ces classiques de leur enfance alors que les autres s’amusent du charme de ces cabotins professionnels.
Pendant ce temps, dans la salle Carat, ce sont les concerts les plus émotionnels qui ont fait l’unanimité. Abd Al Malik et ses histoires humaines, Les Congos dont les voix n’ont rien perdu de leur pouvoir de séduction, Lo’Jo et ses chansons du monde, Rachid Taha en pleine forme galvanisant le public de ses harangues ou Terakaft, nouvelle formation touarègue prometteuse.
SITES
Le groupe de hip hop aussi festif que malin n’est plus d’actualité. Mais ses deux membres principaux ne sont pas pour autant absents des news. Chali 2na, MC à la voix hors du commun, se rend en studio pour cococter un album solo, Fish Outta Water. Il fera aussi une apparition au festival américain Bonnaroo, où il sera l’invité du groupe de funk de la Nouvelle Orléans Galactic, formation qui a déjà fait appel au rapper pour son prochain album. La merveille de DJ Cut Chemist poursuit lui aussi sa carrière solo: il a fait les premières parties des shows européens de Shakira. Il sera aussi du festival de Los Angeles “Pravda: Shadow of Stalin”, qui le verra explorer les expressions musicales de l’Union Soviétique, et de l’événement de Hollywood “Brain Placement”, où, aux côtés de DJ Shadow, il mixera des 45-tours. Il est aussi en plein travail sur son prochain album solo, qui fait suite à The Audience’s Listening.
Comme en réponse au dernier album de Nas, Hip Hop Is Dead, les vétérans KRS One et Marley Marl sortent un album commun qui a pour titre Hip Hop Lives. Les beats du producteur et les lyrics du MC seront disponibles dès le 22 mai via KOCH Records, et invitent encore Blaq Poet, Magic Juan et Chief Rocker Bee.

C’est au cœur de Bamako que l’enfant de Barbès et du dub a installé son studio. Le reggaeman est en concert en France: cinq fois deux places à gagner pour sa prestation à Paris
“Il y a un tas de signes biologiques qui devaient m’emmener au Mali, de Marcus Garvey à ma femme.” Avec ses enfants, Manjul s’est installé dans l’ocre capitale en 2001. “Si l’on considère la culture musicale africaine comme un long fleuve, le reggae est un bras qui s’est écarté. Moi, je représente un cours d’eau qui retrouve plus loin le lit du fleuve. Je suis désormais à la confluence.”
Aux murs de sa maison qui abrite son studio bibliquement baptisé Humble Ark trônent les psaumes et icônes rastafari. Lui avoue un culte au Dub To Africa de Prince Far I. Voilà pourquoi il a dénommé ses disques enregistrés ici Dub To Mali. “Le premier témoignait de la rencontre avec l’empire des sons mandingues. Le second navigue dans des eaux plus profondes. Je ne veux ni faire de la musique malienne ni du reggae roots, juste créer une nouvelle forme.” Sur ses riddims, il invite quelques belles voix du coin, dont Adama Yalomba, pour valoriser des textes “conscients”: “Jahtiguiya, le titre de l’album, évoque la grande tradition de l’hospitalité malienne, de la vie sociale et de la responsabilité collective.”
Manjul a développé son propre label, peuplé des nombreux artistes du giron reggae qui viennent de toute l’Afrique de l’Ouest pour vivre plus à la coule dans la rurale Bamako. Deux de ses protégés, Bishop et Takana Zion, présents sur son disque, sont d’ores et déjà annoncés pour ce printemps sur Makasound.
ALBUM
- Manjul, Jahtiguiya (Humble Arc)
CONCERTS
- 26/5: Les Ulys, Radazik
- 30/5: Paris, Glaz’art
SITE
CONCOURS
Pour gagner une fois deux invitations pour le concert de Manjul le 30 mai au Glaz’art de Paris, envoyez-nous un mail avec vos nom, prénom et adresse postale à concours@vibrations.ch. Merci de rappeler “Manjul” dans l’intitulé du message.
Les gagnants seront avertis par email.
Le concours est fermé






