latino: Rio Loco, la fièvre bestiale d’Elbicho

PHOTO: REMY GABALDA

Honneur à l’Espagne… Cette année, le festival toulousain invitait de dignes réprésentants de la Péninsule ibérique. Parmi eux, les sanguins Elbicho

Cinq sauts périlleux en arrière du charismatique chanteur Miguel Campello ponctuent une performance musicale et physique qui ne présente aucun temps mort. Elbicho inocule sa fièvre bestiale pour une fête de samedi soir pleine de couleurs et d’intensité rythmique. L’ouverture poétique sur une belle chanson du cubain Silvio Rodriguez, est suivie d’une déferlante rock-folk où s’alternent références superficielles à divers palos, de la rumba exaltée par les riffs de la guitare électrique à la saeta invoquée par les attaques de la trompette. Un soupçon de Jethro Tull au milieu d’un fandango hypertrophié, des cris, des contorsions et de spasmes pelviens pour provoquer la foule, le mélange hybride de gitan malfrat et de danseuse flamenco fait rage sur le corps du lilliputien leader, énergiquement transporté par sa bande d’énergumènes patibulaires. C’est drôle, mais musicalement assez limité.

Plus tôt, une voix alanguie comme un susurre s’étale sur une note interminable qui enchaîne avec les douces ondulations du corps. Une danse suggérée fait ralentir le tempo et se fonde avec l’interlude improvisé d’une chanson flamenca, dont la sensualité de l’interprétation fait oublier tout dramatisme et lui donne une nouvelle vie. Par une alchimie d’esprit libertaire, d’influences jazzistiques et de sens rythmique afro équatorial, Buika transforme tout avec sa façon personnelle de recréer la copla et le cante.

Cependant, la meilleure expression musicale de ce festival vint du côté du jazz: le nouveau projet évolutif de Chano Dominguez confirme que le pianiste de Cadix est au sommet du flamenco-jazz. Là où se retrouve depuis plus d’une décennie le trio magnifique formé par le bassiste Carles Benavent, le saxophoniste Jorge Pardo et le percussionniste Tino di Geraldo.

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  • ElBicho live à Rio Loco 2007

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4 Réponses à “latino: Rio Loco, la fièvre bestiale d'Elbicho”


  1. 1 kio juil 14th, 2007 à 13:41

    le meilleur groupe espagnol sans aucun doute!!! très impréssionnant……..

  2. 2 Mikeline juil 26th, 2007 à 1:13

    Bravo et merci pour la photo , en ce qui concerne l’article il est plutôt confus : parler de “performance musicale ” pour Elbicho puis de groupe “musicalement limité ” reconnaitre le charisme de Miguel et oser le qualifier de “leader lilliputien ” c’est un comble ! Fans d’Elbicho réagissez ! Miguel et sa bande sont uniques et valent le déplacement . ( J’habite Marseille et j’ai fait le déplacement pour eux , je les ai vus le 20/07/07 au Pont du Gard c’était encore une prestation différente , sincére et de qualité .)

  3. 3 denis sept 27th, 2007 à 19:38

    musicalement assez limité!!!? moi ya que leure music qui m apporte autant d emocion en 5min et prendre miguel campello pour un comic qui fait son chow c prendre jammel debouze pour le presentateur du journal de 20h!!je m ferai pd le jour ou le dixieme des artistes rien qu en france avait la moitiee de leur talent

  4. 4 franck sept 28th, 2007 à 16:54

    t est pas obliger de te faire pd etant donner que me semble t il ce n est pas une tare ou un mefait. Utilisons les mots juste

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