jazz: John Coltrane, hommage. 2ème partie

PHOTO: CHUCK STEWART/IMPULSE!/UNIVERSAL MUSIC JAZZ FRANCE_ John et Alice Coltrane

Suite du reportage de John Lewis à Hamlet, en Caroline du Nord, sur les traces du saxophoniste. Histoires de famille

Je regarde ma montre. Il est presque l’heure de me rendre à mon rendez-vous avec la cousine de Coltrane, sa seule parente connue dans la région, Georgetta Watkins. Je trouve sa petite maison au nord de Hamlet. Grand-mère pleine de vie, elle m’accueille, un tablier autour de la taille et des tennis au pied. Des photographies de famille recouvrent l’essentiel des murs du salon, une bonne odeur de dîner remplit l’air et l’album Coltrane Sound passe sur la stéréo. Elle a préparé à manger et m’emmène dans la cuisine. Des plats de poulet grillé, du riz, des haricots, du maïs, des tomates, du pain et une carafe de thé glacé sont posés sur une table.

Quand elle ne verse pas du thé ou ne sert pas une nouvelle ration de légume, Georgetta Watkins parle de son cousin et de sa famille. Elle n’a jamais rencontré le père de Coltrane, mais elle se souvient de sa mère, une très grande femme calme et modeste comme son fils. “On ne parlait pas beaucoup de John à cette époque, dit-elle. Je ne sais pas si c’était par fierté, mais personne n’évoquait sa célébrité. Sa maman faisait comme si elle ne savait rien.” Georgetta Watkins raconte que son cousin a passé le plus gros de sa jeunesse à High Point, quelques centaines de miles au nord, mais qu’il revenait à sa ville natale pour voyager en train avec son oncle John Blair, serveur dans les wagons-restaurant.

“John aimait les trains. Il accompagnait souvent son oncle à Washington ou à New York.” D’après elle, le jeune garçon aimait aussi le sport, les bandes-dessinées et réalisait des croquis humoristiques qu’il échangeait avec sa cousine favorite Mary. Dix mois les séparaient, ils étaient comme frère et sœur. “Ils se portaient sur les épaules, se jetaient sur les lits, faisaient les petits diables.” Le fameux morceau avec son saxophone joyeux et son piano percussif évoquant des danseurs aux bras levés reflète la période tumultueuse de l’enfance dans un vibrant contraste avec le blues profond qui est au cœur de la plupart de ses autres compositions. “Ils sont plutôt du genre intense”, approuve Georgetta Watkins.

SUITE ET FIN DU REPORTAGE DEMAIN

SITE

Tags: , , ,

0 Réponses à “jazz: John Coltrane, hommage. 2ème partie”


  1. Pas de commentaires

Exprimez-vous!




Vibrations Jukebox

Archives