
PHOTOS: DAVID COMMEILLAS
Le fils du Black President passe ce samedi par les Nuits du Sud de Vence. Son concert donné le 24 juin au Bataclan de Paris annonce la canicule à venir…
19 musiciens, dont 7 cuivres, 4 percussions, et trois danseuses aux visages maquillés de toutes les couleurs et aux bracelets de ventres ondulant de façon hypnotique… Rarement la scène du Bataclan parisien n’avait paru si étriquée, et pourtant Seun Kuti trouva, ce dimanche 24 juin, encore assez d’espace pour danser, se déhancher, tourner et rouler des épaules avec panache. Pour fêter la sortie de son premier maxi (”Think Africa/ Na Oil”), le plus jeune des fils de Fela parcourt la planète avec une reformation d’Egypt 80. “Ceci n’est pas que du divertissement, c’est un statement. Je suis ici pour vous dire comment vivent les jeunes à Lagos”, crie-t-il à la foule.
En provenance directe du Nigéria, le groupe n’avait même pas eu le temps de décoller les étiquettes des douanes sur leurs tambours traditionnels. Pendant plus d’une heure, Seun Kuti s’aventura dans de longs tunnels enflammés d’afro-beat, invitant Tony Allen à s’installer derrière la batterie pour un titre, et faisant monter sur les planches le rapper Mokobé du 113 (Seun Kuti apparaît sur son nouvel album, Mon Afrique). La comparaison avec l’autre héritier musical de la famille Kuti est inévitable: Femi est d’avantage un chef de tribu inébranlable, au spectacle précis et peut-être mieux huilé, mais à 23 ans seulement, Seun affiche une fougue et une ardeur hors du commun. Mené par le saxophoniste vétéran Baba Ani, sa fanfare roots et funky semble incontrôlable. Les improvisations fusent dans tous les sens, gratifiant à la fois les yeux et les oreilles des spectateurs extasiés.
Après avoir interprété surtout des compositions de son prochain album (toujours pas signé en maison de disque), il acheva le concert torse nu, les deux poings en l’air après une “Fire Dance” du tonnerre. Une clameur assourdissante monte du public en guise de remerciements, et lorsqu’il se retourne pour sortir de scène, on peut enfin lire clairement le tatouage entre ses omoplates transpirantes, en lettres majuscules: “Fela lives”.
SITE
CONCERTS
- 4/8: Paimpol, Festival du chant marin
- 9/8: Sète, Fiest’à Sète
- 12/8: Crozon, Festival du Bout du Monde
- 19/8: Nancy Jazz Pulsations, Jazz Pulsations
- 2/11: Bruxelles, Festival des Libertés
ALBUMS
Les enregistrements studio de Seun Kuti ne sont disponibles que sur vinyle
- Seun Kuti, “Na Oil”/”Think Africa”, en vente dans le shop de Vibrationsmusic.com
- Seun Kuti, “Fire Dance” (Betino’s) à paraître en septembre
- Album annoncé: 90 minutes de ses meilleures prestations live, avec DVD: octobre-novembre
SUR VIBRATIONSMUSIC.COM
- Du 31 juillet au 3 août, hommage à Fela, mort le 2 août 1997, à travers une bio-discographie illustrée










Je suis extrêmement déçu car j’attends depuis des années que votre magasine fasse des reportages sur la music populaire d’haitie ( le compas) et je ne vois rien venir je ne comprends pas ce manque de curiosité de votre part. La plupart des magasines française n’écrivent jamais rien sur le son populaire des Antilles. Le nouveau président de la république d’haitie est une star d’une compas et toujours rien sur cette music anti commerciale. Je dis cela parce qu’une chanson dur minimum 5 minutes et on a le temps de l’apprécier. Les musiciens appellent le compas “jazz la” pour vous dire comment leurs genre musical est important.Je suis fan de compas, de la cadence lypso de la Dominique, c’est pour cela que je m’insurge contre tout les magasines soit disant spécialisés de la musique métisse.En espérant qu’un jour vous daignerez pointé vos oreilles sur le son de tabou combo, t-vice, zenglen et black affairs.Vous remerciant d’avance de me répondre.