
PHOTO: BENOÎT PEVERELLI
Au bénéfice de trois cartes blanches au Festival Jazz à la Villette, le saxophoniste diffuse une grande partie de sa musique sur le net gratuitement. Une véritable mine d’or pour les amateurs de jazz et de groove.
Si beaucoup d’artistes de jazz et de musiques improvisées se sont dit prêts à faire le pas, ne gagnant pas leur vie par la vente des disques mais grâce à leurs concerts, peu l’ont encore fait. Steve Coleman, saxophoniste et leader de M-Base, a choisi la solution jusqu’au-boutiste: il a décidé de mettre tous ses enregistrements épuisés en CD et plusieurs morceaux issus de ses derniers albums à la disposition du public en téléchargement gratuit.
“Des gens m’ont demandé : si vous donnez votre musique, comment allez-vous survivre et gagner votre vie ? Partager quelques idées et de la musique ne signifie pas que tout doit être distribué gratuitement. Il y a des gens qui ne peuvent pas s’offrir des disques ou qui n’en écouteraient jamais s’ils devaient payer” explique-t-il sur son site.
On trouvera sur le serveur de Coleman 172 morceaux à télécharger, dont un album entièrement inédit de 2002, Alternate Dimensions Series 1, ainsi que ses tous premiers enregistrements, comme les introuvables Motherland Pulse et On the Edge Of Tomorrow. Plusieurs de ses meilleurs albums d’essence très rythmique et influencés par le hip hop et le funk ont été gravés au tout début des années 90. Parmi ceux-ci Sine Die, Rhythm In Mind et Drop Kick (avec Meshell Ndegeocello à la basse) sont disponibles en MP3. Les fans trouveront également des concerts inédits sur CD. Une véritable mine d’or pour les amateurs de jazz et de groove.
Dépechez-vous. Car Steve Coleman nous avertit: “Mon serveur devient trop petit pour abriter toute cette musique et la partager. Il va falloir que je trouve une autre solution.”
CONCERTS
- 2/9: Steve Coleman & Ravi Coltrane Polarity
- 3/9: Steve Coleman Aquarius Ingress (1ère partie: Octurn/Magic Malik
- 8/9: Steve Coleman & Five Elements avec le Kroger String Quartet
- Site du festival Jazz à la Villette
DOWNLOADS

PHOTO: Universal





Notting Hill, 2006
“Birdflu”, Kala (XL / Beggars)

Il milita aux côtés de Martin Luther King ou de Malcolm X et son oeuvre est indissociable de son engagement politique pour les droits civiques. En 












La suite s’avère très difficile pour le chanteur-ministre Gilberto Gil. Après un bel album acoustique, son nouveau projet « inspiré de la technologie digitale et la communication par haut débit, faisant converger culture, tourisme et politique », débute par des morceaux pop-rock très seventies( !), où Gegé joue Jagger esquissant des pas de danse assez peu inspirés.
Desservies par un son démesuré, les propositions frevo-rock et samba-rock déroutent le public. Gil puisse dans le répertoire ancien, une samba de roda est suivie d’une reprise de Cartola. Mais l’illustre sambiste en version électrique sonne étrangement fade. Cela malgré les performances concluantes du percussionniste Gustavo di Dalva et du bassiste Arthur Maia. Une visite au samba-jazz de Jackson do Pandeiro redonne un peu de couleur et l’interprétation des vieux succès comme Aquele Abraço davantage de chaleur à la prestation du groupe. Néanmoins, l’heure tardive et la déception aidant, le public s’en va inexorablement. On aime bien Gil, mais ce soir il est assez loin de ses meilleures soirées.






1980 - 1981
1982 – 2005 
1978
1979

1975
1976
1977





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