février, 2008

Hommage: Joe Gibbs est mort

Joe Gibbs dans son propre rôle pour le film Rockers, en 1979

Joe Gibbs, sans être sur le devant de la scène, fut l’un des moteurs les plus efficaces de la révolution reggae

Né en 1943, Joel A. Gibson fut de la seconde génération de producteurs, celle qui entra en compétition avec les fondateurs historiques, ceux qui avaient gagné leur notoriété avec les sound-systems. Electricien de formation, il tenait un magasin de vente et de réparation de télévisions, où il vendait également quelques disques. Bientôt davantage intéressé par ce domaine en pleine expansion, il installa un studio d’enregistrement à deux pistes derrière sa boutique, et dès 1967 commença à produire des artistes locaux.

Lee Perry fut pendant cette période l’un des assistants qui l’aidèrent à s’établir. Encouragé par Bunny Lee, sa carrière démarra alors en flèche et les hits se succédèrent. Au tournant de la décade, il enregistrait désormais au studio Randy’s, mieux équipé, où il travailla avec l’ingénieur du son Errol Thompson.

En 1975, il monta son propre studio à 16 pistes, et débaucha Errol Thompson de chez Randy’s, qui ne s’en remit pas. Les deux devinrent bientôt les Mighty Two, Errol Thompson assumant également le rôle de producteur. En pleine période roots, des albums comme Visions (Dennis Brown), Two Sevens Clash (Culture) s’affirmèrent instantanément comme des classiques.

Entouré des meilleurs musiciens, dont les incontournables Sly & Robbie, il produisit de nombreux chanteurs et DJs, ainsi qu’une série d’albums de dubs, dont le African Dub Chapter 3, qui marqua les esprits par une utilisation massive de bruitages et autres collages sonores. Producteur éclectique, attentif aux tendances, il n’occultait aucun domaine, que ce soit le reggae plus rural de Leo Graham, le lovers, le dancehall, sachant parfaitement à l’instar de Channel One recycler les standards Studio One et Treasure Isle, et même revisiter le dub King Tubby meets Rockers Uptown à sa manière (Chapter Three). Il a su toucher un public international avec plusieurs hits planétaires, dont “Money In My Pocket” (Dennis Brown) et “Uptown Top Ranking” (Althea & Donna).

En 1984, sa reprise non autorisée de “Someone Loves You Honey” par JC Lodge le confronta aux avocats du compositeur, ce qui le mit sur la paille et le contraint à se retirer du business.

Son fils “Rocky” Gibbs reprit une partie des affaires en rééditant au fil des ans son catalogue, et, plus récemment, Joe Gibbs lui-même sortait de sa semi-retraite avec la volonté d’équiper un nouveau studio d’enregistrement. Le sous-label 17 North Parade de VP Records a tout récemment entrepris de rééditer ses productions, en commençant par la série des African Dub.

Joe Gibbs est décédé le 21 février dernier à l’University Hospital of the West Indies, peu après être admis pour une attaque cardiaque. Il laisse derrière lui onze enfants et un héritage musical riche et varié.

Livre: No Wave, retour sur un antimouvement


Bowery, été 1978. De gauche à droite: Harold, Kristian Hoffman, Diego Cortez, Anya Phillips, Lydia Lunch, James Chance, Jim Sclavunos, Bradley Field, Liz Seidman.
© GODLIS

Un ouvrage ravive l’esprit et l’esthétique no wave

Durant la fin des années 70, des groupes tels que The Contorsions, Lydia Lunch, DNA, Mars ou Teenage Jesus & the Jerks bourgeonnaient dans un Lower East Side en pleine décrépitude. Un ouvrage paru récemment offre un portrait remarquable de l’esprit sans compromis qui animait cette scène iconoclaste et quelque peu dissonante. Empruntant aussi bien à la poésie, la performance, le funk ou le punk rock, le no wave reste en effet l’archétype d’un antimouvement irréductible à un genre ou un style défini.

En focalisant son attention principalement sur l’album-manifeste “No New York”, Marc Masters revient sur ce moment décisif pour la culture new-yorkaise avec son ouvrage intitulé No Wave. Richement documentée, illustrée avec une superbe sélection de flyers et de photos (notamment celles de Catherine Ceresole), cette publication traduit parfaitement l’esthétique de cette époque. De toute évidence une référence incontournable sur le sujet.

LIVRE

  • Marc Masters, No Wave, Black Dog Publishing

SITE

VIDEO:

  • DNA, live au MUDD club

  • James Chance and The Contortions - I Can’t Stand Myself

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hommage: Buddy Miles est mort

JIMI HENDRIX AVEC BUDDY MILES, MARS 1969

Le batteur du Band Of Gypsies est décédé à l’âge de 60 ans à Austin Texas

Avec son énorme afro, il ressemblait à Baby Huey, le chanteur de soul psychédélique. George Allen “Buddy” Miles est mort le 27 février des suites d’un longue maladie du cœur. Il fut le co-fondateur du Band Of Gypsies, le trio du guitariste qui remplaça le Jimi Hendrix Experience à la fin de l’année 1969.

Les deux musiciens s’étaient rencontré quant le batteur avait seize ans, lors d’un concert canadien où Jimi Hendrix jouait avec le I.B. Specials, en première partie des Isley Brothers. Buddy Miles était alors le batteur d’un groupe de R&B Ruby & The Romantics. Il ne rejoindra Hendrix qu’en 1969. Cette année-là, Hendrix produit un album du Buddy Miles Express puis invite le batteur sur l’enregistrement d’Electric Ladyland.

Il est de notoriété publique que Mike Jeffery, le premier manager de Hendrix, détestait Buddy Miles, et ne voyait pas d’un bon œil son protégé quitter les rivages de la pop vers ce “truc noir” indescriptible. Il fit tout pour éloigner Buddy Miles de son entourage. Lors de l’enregistrement d’Electric Ladyland, auquel participe Miles sur deux morceaux (”Rainy Day, Dream Away” et “Still Raining, Still Dreaming”), le producteur passe régulièrement après les heures de studio s’assurer que la voix de Hendrix est bien en avant dans le mix. A partir de ce moment, les relation entre Hendrix et Jeffery se détériorent.

Le groupe Band Of Gypsies fut de courte durée. Juste le temps d’enregistrer à la fin de l’année 1969 un album en public, Band Of Gypsies, avec le fameux “Machine Gun” qui sortira en avril 1970. Hendrix meurt en septembre.

Dans le meilleur livre écrit sur Hendrix (Jimi Hendrix, Vie et légende, en français aux éditions Seuil-Points), le journaliste anglais Charles Shaar Murray écrit: “Même si Billy Cox et Buddy Miles avaient une formation R&B, la combinaison des deux trace un curieux chemin entre funk lourd et hard rock: moins “soul psychédélique” que, disons, “black rock”. La section rythmique de Band Of Gypsies était la préférée de Miles Davis.”

A part Miles, bien des musiciens qui ont été influencé d’une manière ou d’une autre par Hendrix (les guitaristes Jean-Paul Bourelly et Vernon Reid, le batteur Ronald Shannon Jackson) ont affirmé que le Band Of Gypsies était le groupe de Hendrix qu’ils préféraient. Pas pour des raisons raciales, mais parce qu’esthétiquement, le backbeat de Miles permettait à la musique de Hendrix de prendre une autre dimension, de s’envoler littéralement. Pas nécessairement vers le jazz, mais vers d’autres horizons improvisés.

VIDEO

  • excellent documentaire en neuf parties sur Hendrix et le Band of Gypsies (en anglais)

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nouveau reportage photo sur vibrationsmusic.com

Une recherche dans les archives nationales de l’armée a mis à jour une importante collection de photographies de femmes afro-américaines en exercice durant la deuxième guerre mondiale. Vous pouvez voir ce reportage photo ici

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Dub: Pole, dans la forêt des sons


Le producteur allemand délivre un set qui connecte le dubstep à ses origines jamaïcaines

Cela fait plus d’une dizaine d’années que Stefan Betke mène son exploration expérimentale dans des limbes sonores quelque part entre techno minimale, abstract hip-hop et dub. Toutefois, de telles comparaisons sont clairement inadaptées pour désigner cette oeuvre singulière. En effet, que ce soit avec son projet ˜scape ou tant que producteur et DJ sous le nom de Pole, il propose une approche conceptuelle et très minimaliste qui se situe souvent aux limites de la musicalité. Plutôt que de chercher à créer des compositions, Betke semble plus intéressé à recomposer des structures à l’aide de matériaux sonores.

Pour ce podcast, il fait preuve de son talent de sélecteur en associant des classiques roots avec quelques-uns des meilleurs producteurs de dubstep du moment. Grâce à une couverture subtile de petits accidents, de craquements et autres distorsions, le DJ allemand parvient à créer cet amalgame atemporel.

PODCAST

Tracklist:

  1. Pole, Intro (~scape)
  2. Pangaea, Coiled (Hessle Audio)
  3. Shackleton, You Bring Me Down (Skull Disco)
  4. Mala, Left Leg Out (DMZ)
  5. Roy Lee, Give Me Power (Trojan)
  6. Benny Ill, Kode9 & The Culprit, Fat Larry’s Skank (Kode9 Remix) (Tempa)
  7. Benga, Crunked Up (Tempa)
  8. 2562, Channel Two (Tectonic)
  9. Danny Hensworth, Mr. Money Man (Upsetters)
  10. Johnny Osbourne, Purify Your Heart (Trojan)
  11. Althea and Donna, Uptown Top Ranking (Joe Gibbs Records)
  12. DJ Pinch, 136 Trek (Punch Drunk)
  13. Untold, Test Signal (Hessle Audio)
  14. CNE Skank, Forgive Them Lord (The Upsetters)
  15. Max Romeo, Birth of Reggae Music (Wackie’s Overdubs and Interludes by Pole (Unreleased Snippets)

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Décès de Joe Gibbs

Le mois de reggae se termine avec l’annonce, mardi passé, du décès du producteur Joel Gibson, plus connu sous le pseudonyme de Joe Gibbs, suite à une attaque cardiaque. Il était âgé de 65 ans. Il avait enchaîné les succès tout au long des années 70, notamment grâce à sa collaboration avec Dennis Brown. On lui doit de nombreux classiques, par exemple le Uptown Top Ranking d’Althea et Donna, qui atteindra la première place du chart anglais en 1977.

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soul-rock: Ron Franklin débarque à Paris

Ce jeune maniaque du son rétro offre une fascinante plongée dans l’Amérique des bayous. En concert à Paris cette semaine, vibrationsmusic.com vous offre 5 places à gagner ce soir mardi, mercredi et jeudi

Il a l’air tout droit sorti des sixties, Ron Franklin. Pochette au graphisme dylanien, studio vintage boisé, légère afro. Sur le de dos du CD, il est ironiquement fait mention d’une « face 1 » et d’une « face 2 ». Qui c’est celui-là ? On regarde les notes de pochette. Le jeune homme d’Eunice (Louisiane) a des connaissances. Au piano bastringue s’est assis le légendaire producteur Jim Dickinson, une brochette de vétéran de Memphis l’accompagne et City Lights a été enregistré au fameux studio de Willie Mitchell Royal Recording où Al Green grava ses hits.

Rétro, Ron Franklin l’est à la manière maniaque des oubliés Unknowns et du premier Chris Isaak. Cela ne l’empêche pas de jouer ses propres compositions entre folk, blues, country et old time avec aplomb. La voix vacille juste ce qu’il faut quand le good boy reprend Chuck Berry (« Thirty Days ») et derrière, le groupe installe un puissant swamp-rock des bayous lousiannais.

Ce deuxième album (après un premier essai sépia confidentiel en 2005, Blue Shadows Falling) fait son petit bout de chemin grâce au bouche-à-oreille. Il s’installe confortablement sur la platine et ne laisse bientôt plus de place aux autres. C’est bon signe. Depuis le Big Star d’Alex Chilton, on n’avait pas entendu pareille musique blanche trempée dans la tradition noire.

5 places à gagner pour chaque date (mardi, mercredi et jeudi), les gagnants seront avertis par email.

Envoyez-nous un mail avec vos nom, prénom et adresse postale à concours@vibrations.ch. Merci d’indiquer “Ron Franklin” dans l’intitulé du message.

CONCERT

  • Du 26 février au 1er mars à l’Européen de Paris, en première partie de Ilene Barnes. Concert: 20h précise

ALBUM

  • Ron Franklin, City Lights (Memphis International/DG)

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Folk: Patrick Watson en tournée


Des places à gagner pour la tournée du groupe canadien

Après avoir été unanimement reconnu comme l’une des révélations de l’année 2006, Patrick Watson continue de surfer la vague provoquée par la sortie du second album “Close to Paradise”. En septembre dernier, le groupe créait une petite sensation en obtenant le prix Polaris, qui récompense le meilleur album canadien de l’année, aux dépens de compatriotes aussi illustres que Feist ou Arcade Fire.

Patrick Watson viendra trimbaler son univers onirique délavé du côté de la France et de la Belgique durant le mois de mars. Pour gagner une invitation pour le concert de Patrick Watson le vendredi 7 mars à l’Astrolabe d’Orléans ou pour celui du Grand Mix de Tourcoing le 19 mars, envoyez-nous un mail avec vos nom, prénom et adresse postale à concours@vibrations.ch Merci d’indiquer “Patrick Watson” dans l’intitulé du message.

5 places à gagner pour le 7 et le 19 mars, les gagnants seront avertis par email.

CONCERTS

  • 05/03/08 La Laiterie / Strasbourg

  • 05/03/08 Les Génériques Festival / Dijon

  • 07/03/08 L’astrolabe / Orleans

  • 08/03/08 Le Cabaret Électrique / Le Havre

  • 10/03/08 Le Trabendo / Paris

  • 11/03/08 L’UBU / Rennes

  • 12/03/08 L’Olympic / Nantes

  • 18/03/08 Ninkasi Kao / Lyon

  • 19/03/08 Le Grand Mix / Tourcoing

  • 24/03/08 AB Club / Bruxelles

VIDEO: The Great Escape

Patrick Watson, The Storm, Live session

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Hip-hop: Delicious Vinyl, un lifting pour fêter ses 20 ans


Aaron LaCrate et Debonair Samir dégourdissent MC Young

Pour fêter ses vingt ans, le légendaire label Californien Delicious Vinyl, sur lequel ont été signé notamment Tone Loc, Young MC, Brand New Heavies, Def Jef, The Pharcyde, etc., va lâcher cet été une compilation de remixes des plus grands hits de son catalogue. Pour ce projet intitulé Rmxxology, Hot Chip, Diplo, Spank Rock et Amanda Blank, Mr. Flash, Phillipians ou Bobby Evans ont puisé dans le catalogue du label pour proposer leurs relectures des classiques Old Skool.

Après le “Wild Thing” remixé par Peaches, le second single est signé par Aaron LaCrate et Debonair Samir. Les piliers de la scène clube de Baltimore se font plaisir en assemblant deux figures légendaires du label. En effet, dans ce remix explosif, ils conforment le flow alerte de Young MC, ainsi qu’un sample de la voix de Masta Ace, aux standards de la club culture de 2008.

VIDEO: Aaron LaCrate & Debonair Samir “Know How Theme”. Feat. Young MC.

Peaches & Tone Loc, “Wild Thing” (Peaches RMX)

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Techno: Ricardo Villalobos, une vision cinématique de Berlin


Le DJ et producteur va sonoriser un classique du cinéma allemand des années 20

Ricardo Villalobose, le gourou de la techno minimale, donnera un live exceptionnel de la bande-son qu’il a composé pour le film “Berlin Sinfonie der Großstadt”, de Walther Ruttmann, lors de la prochaine édition du festival Time Warp à Mannheim. Le producteur sera accompagné de Moritz Von Oswald et Max Loderbauer qui l’ont aidé à réaliser le “cinemix” de ce film datant de 1927.

L’année dernière, c’était Laurent Garnier, accompagné du pianiste Benjamin Rippert, qui s’était livré au même exercice avec “Finis Terrae” de Jean Epstein. Une performance qui lui avait valu les commentaires élogieux de nombreux critiques d’art et d’historiens du cinéma.

VIDEO: Extrait de “Berlin Sinfonie der Großstadt” (sans la contribution de Villalobos)

CONCERT

  • 01/04/08 Cinema Atlantis / Mannheim

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Grooverider paie le prix fort

Le cauchemar continue pour Grooverider qui vient d’être inculpé à quatre ans de prison ferme pour 2,16 grammes d’herbe! Il avait été arrêté en novembre dernier à l’aéroport de Dubaï en possession d’un sachet qu’il avait malencontreusement oublié dans sa poche. Il n’est pas le premier à subir les lois radicales du pays. Un touriste anglais à récemment été incarcéré pour 0,5 grammes et deux graines. Quatre ans constitue la peine minimale pour toute inculpation liée à la drogue à Dubaï.

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Folk: Neil Young enflamme le Grand Rex


Cinq ans après son concert au Palais des Congrès, Neil Young était de retour à Paris pour deux dates sublimes

Bien qu’elle accueille une légende, la scène du Grand Rex a su garder une certaine simplicité. Les coulisses sont apparentes et des éléments de sonorisation, deux pianos, des lettrages et un totem parsèment une scène sur laquelle flotte un étendard de pirate. Au centre, un cercle est composé de sept guitares acoustiques et d’un banjo qui focalisent le lieu protocolaire à partir duquel Neil Young va entamer seul la première partie du concert. Vétu d’un costume blanc, il construit une ambiance très intimiste au gré d’un répertoire résolument sixties où classiques et morceaux moins connus s’enchaînent, pour le plus grand plaisir d’un public ému. L’attitude profondément recueillie du Loner et les lentes mélopées à l’harmonica contrastent avec le ton badin qu’il adopte entre chaque morceau.

Pour la seconde partie du concert l’atmosphère change pour prendre une teinte résolument rock. Neil Young s’entoure de sa femme Pegi, de ses musiciens habituels Ben Keith (steel guitar), Rick Rosas (basse) et Ralf Molinas (batterie), de deux choristes ainsi que d’un peintre. Faisant preuve d’une énergie rare, le sexagénaire attise le public à l’unisson. Le concert se termine sur un Like a Huricane déchaîné sur lequel Neil finira par casser toutes les six cordes de sa fameuse Les Paul Noire.

Interviewé lors de la récente Berlinale à propos de son projet cinématographique “CSNY: Déjà Vu”, le Canadien avouait, “l’époque où la musique pouvait changer le monde, c’est du passé. Je doute vraiment qu’une chanson puisse changer quoi que ce soit. Toutefois, j’éprouve encore naïvement le besoin de provoquer une réflexion du public”. Mission accomplie, l’authenticité et l’énergie dégagées par de telles performances valent tous les discours.

VIDEO: Interview à propos “CSNY: Déjà Vu” lors de la dernière Berlinale

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World: Yeasayer au Casino de Paris


5 places à gagner pour le concert de Yeasayer au Casino de Paris

Après le succès rencontré par leur premier album “All Hour Cimbals”, est une tournée reportée, le groupe de Brooklyn est finalement de passage en Europe pour quelques dates. Pour cette occasion, vibrationsmusic.com offre cinq places pour découvrir une performance réputée décapante.

Et pour celles et ceux qui ne pourraient se rendre à l’une de ces dates, tout n’est pas perdu grâce à ce podcast, entrecoupé d’une interview, d’un concert radiophonique enregistré le 18 novembre 2007 à New York.

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CONCERTS

20/02/08 Ancienne Belgique / Bruxelles
21/02/08 Nouveau Casino / Paris
22/02/08 Route du Rock, Omnibus / St-Malo

CONCOURS

- Pour gagner une invitation pour le concert de Yeasayer le jeudi 21 février au Nouveau Casino à Paris, envoyez-nous un mail avec vos nom, prénom et adresse postale à concours@vibrations.ch. Merci de rappeler “Yeasayer” dans l’intitulé du message.
5 places à gagner, les gagnants seront avertis par email.

VIDEO: Wait for the Summer, 2007

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Une biographie sur Eric Dolphy

La première biographie en français consacrée à Eric Dolphy sort le 20 février aux éditions Le Mot et le Reste. On peut trouver plus d’information sur cette publication sur le site de l’auteur, Guillaume Belhomme, un ancien collaborateur de Jazz Hot qui écrit actuellement pour les Inrockuptibles, Le son du grisli et dMute. L’auteur sera l’invité de l’émission Jazz à Part, sur Radio HDR (99.1 FM), le 14 mars à 19h30

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Hip hop: Dr Dre, l’âge d’or de l’electro funk

Une mixtape historique de Dr Dre nous plonge aux sources du son west coast

Avant de s’associer avec Ice Cube et Eazy-E pour former le groupe NWA, André Young opérait aux platines au sein du World Class Wreckin’ Cru qui, au début des années 80, était la référence d’une scène West Coast encore embryonnaire. Parallèlement à ses activités avec son crew, Dr Dre avait déjà gagné une certaine réputation pour la qualité de ses mixtapes

En 1986, “Boys in da Hood” vient de sortir lorsqu’il produit cette mixtape intitulée “86 in The Mix”. Un set musclé et parfaitement maîtrisé dans lequel près de 300 morceaux sont enchaînés en 60 minutes. Cet enregistrement fait partie de la collection mythique des Roadium Swap Meet Mixtapes vendues exclusivement au stand d’un dénommé Steve Yano au début des années 80. Grâce à un équipement perfectionné, Dre initiait des méthodes de djing inédites qui lui permettaient de jouer 3 ou 4 morceaux simultanément tout en plaçant encore quelques scratchs.

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Expériences: Otomo Yoshihide, quelque part au milieu

Pour sa 25e édition le festival Musique Action continue sa mission de promouvoir les musiques de création

Toute l’oeuvre d’Otomo Yoshihide vise à explorer la nature du son. Aussi bien à travers le jazz, les musiques traditionnelles, les BO, le turntablism ou le punk rock il conserve toujours une même posture expérimentale. Parmi les nombreux projets radicaux auxquels il a participé, son groupe Ground Zero a été particulièrement influent tout au long des années nonante. Parlant de cette inlassable quête sonique, Otomo Yoshihide déclare ” je suis toujours à mi-chemin entre le cinéma et la musique, entre la musique et le bruit, entre la composition et l’improvisation. Je flotte quelque part au milieu de tout cela, sans jamais savoir où me situer exactement. C’est peut-être ce qui me définit le mieux”

Une approche singulière qu’il sera possible de (re)découvrir lors de la 25e édition du festival Musique Action qui, pour l’occasion, retrouve les locaux rénovés du Centre Culturel André Malraux de Vandoeuvre-les-Nancy. Un programme très hétéroclite réunira des artistes tels que Fred Frith, les Pascals, Albert Marcoeur, The Ex ou Noël Akchoté. Comme le dit justement Dominique Répécaud, le directeur de ce festival autoproclamé inclassable, il ne fait aucun doute que “les vibrations seront au rendez-vous…”

SITES

VIDEO: The Many Moods Of Otomo Yoshihide, concert enregistré au Festival What is Music, Melbourne, 2002

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Hommage à Henri Salvador

SON RIRE A FAIT LE TOUR DE LA PLANETE

Un truc énorme qui rendit baba le clown Rhum au tournant des années 30. Une truculence de bon vivant qui lui collera à sa peau métisse. On avait oublié de se rappeler d’autres bons souvenirs, moins versés dans l’humour des shows télévisés et autres tranches de rire. On avait oublié le chanteur à la voix de velours qui créa « Dans mon île » de retour du Brésil pour qu’on y soit toujours bien. Toutes ces chansons douces, parfois amères, jamais sucrées que nous ont chantées nos mamans, que depuis nous avons chanté à nos enfants. Le guitariste de jazz qui apprit ses bonnes notes tout seul dans la chambre de son adolescence. Celui qui accompagna Django au Jimmy’s Bar. On avait oublié l’éternel collégien, le petit Indien de Guyane qui tourna dans toute l’Amérique du Sud avec l’orchestre de Ray Ventura. Celui qui joua tout en second degré avec Boris Vian. Qui fit débuter Quincy Jones, un ami de plus de trente ans. On avait oublié le joueur de blues. Et puis est arrivée la nouvelle d’un nouveau disque. Une histoire rocambolesque à l’initiative d’une amie, Corine Joubard, qui ne voulait pas qu’Henri reste sur de fausses notes. Une collection de treize chansons, des classiques à l’ancienne, pour la vie. Il y est question de jazz, de Méditerranée, de bossa à la coule, de cordes sensibles, de petits bémols entre les lignes, d’inventaire pour ne rien oublier. Histoire de refaire l’histoire là où elle n’aurait jamais dû s’arrêter. Histoire de dire sans forcer sur la voix, toujours juste dans le ton, que le meilleur de nos crooners est bel et bien émouvant. Pourvu que ça swingue ! Pourvu que ça dure !
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Henri Salvador est mort

Henri Salvador est mort à l’âge de 90 ans, a annoncé sa maison de production, Polydor. Le guitariste et ancien animateur de télévision est décédé d’une rupture d’anévrisme à son domicile à 10h30 ce matin, a précisé une porte-parole de la maison de disques. Né à Cayenne en 1917, il venait de fêter ses 75 ans de carrière. Guitariste et pianiste de jazz, humoriste, homme de télévision et producteur, Henri Salvador avait entre autres accompagné Django Reinhardt.

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Jazz: Tous derrière le 8 Hot Brass Band

À l’instar du Hypnotic Brass Ensemble ou des Youngblood Brass Band, le 8 Hot Brass Band sème le vent.

Depuis sa formation en 1995, le Hot 8 Brass Band s’est progressivement imposé comme un groupe incontournable de la vie publique de la Nouvelle-Orléans. Fondé par Bennie Pete, le groupe s’est tout d’abord fait remarquer en se produisant tous les dimanches lors des parades organisées par une association caritative. Leur réputation de groupe infatigable date de cette période. En effet, ils étaient accoutumés à jouer toute la journée sous un soleil de plomb avant de finir la nuit dans un club de la ville.

En intégrant aussi bien des éléments de jazz, de r’n'b ou de hip-hop, le Hot 8 participe à une relecture toujours plus approfondie de leur patrimoine musical. À ce titre, le groupe est étroitement associé à différents organismes d’entraide qui se sont mis en place après Katarina. Shamarr Allen, un trompettiste occasionnel du groupe, se souvient que le groupe était l’un des premiers à rejouer dans les rues après la catastrophe. Pour moi, “ils sont indissociables de la renaissance de la Nouvelle-Orléans. Alors même que la ville était en train de se refaire progressivement, il en allait de même pour le groupe. Ils suivaient le même processus.”

CONCERT

ECOUTER

SITES

VIDEO: Hot 8 Brass Band, 2006

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Deux Grammy Awards pour Herbie Hancock

Parallèlellement au plébiscite suscité par Amy Winehouse, la dernière cérémonie des Grammy Award a également gratifié Herbie Hancock en consacrant ‘River: The Joni Letters’, Meilleur album de Jazz contemporain et Album de l’année. C’est la seconde fois, après le duo Getz / Gilberto en 1964, qu’un disque de Jazz est consacré Album de l’année. A ce titre, il a déclaré “Je voudrais remercié l’Académie pour avoir courageusement cassé le moule et, par ce geste, d’honorer les géants sur les épaules desquels je suis assis. Aujourd’hui est la preuve que rien n’est impossible”. Il s’agit du 11e et 12e Grammy gagné par Herbie Hancock.

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Hip-hop: Remembering Jay Dee, troisième partie

Un set de J.Rocc commémore le second anniversaire de la disparition du MC et producteur

Une fois n’est pas coutume, on continue dans la série des hommages. En effet, le 10 février 2006 décédait J Dilla. Une occasion pour Stones Throw de lancer le troisième et dernier podcast de la série “Thank You Jay Dee”.

Ce set de 30 minutes mixé par J.Rocc constitue une excellente occasion pour retrouver l’univers de l’un des producteurs les plus estimés de sa génération, dont la disparition avait suscité un profond émoi. Le mix est encore téléchargeable gratuitement sur le site de Stones Throw.

DOWNLOAD:

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Jazz: Archie Shepp & Chuck D dans le Groovodrome!

PHOTO: Francis Vernhet

Archie Shepp et Chuck D font sauter les générations au festival Sons D’Hiver

En 2007, Archie Shepp avait rejoint Public Enemy sur scène lors de leur date parisienne. A l’issue du concert, Chuck D, le leader du crew de Long Island, avait enregistré sa voix sur un titre du nouvel album du saxophoniste à chapeau. De fil en aiguille, les deux hommes ont décidé de tenter l’aventure scénique en commun. Ce Archie Shepp / Chuck D. Project était l’un des clous du festival Sons D’Hiver qui a lieu en ce moment en région parisienne. Complet depuis plusieurs jours, le concert a prouvé l’éternelle jeunesse de «Uncle Archie», comme l’appelle affectueusement Chuck D. Entouré d’une bonne dizaine de musiciens, les deux hommes ont revisité leur répertoire respectif en le conjuguant à tous les modes de la Great Black Music (rap, free jazz, soul, funk, blues et même vibrations caribéennes sur le finale de la reprise de Coltrane).

Archie Shepp a beau avoir soixante-dix ans et Chuck D approcher la cinquantaine, leur musique tient toujours en joue les jambes du public, au grand dam des spectateurs assis en bas des gradins qui avaient alors une vue imprenable… sur les popotins remuants des danseurs de la fosse! Deux artistes résolument tournés vers l’avenir comme en témoignent leurs invités: les jeunes rappeurs français Rocé et Vicelow (Saïan Supa Crew), ainsi que Napoleon Maddox (rappeur/beatboxer du groupe Iswhat?!). Trois générations d’hommes sur scène, et au moins autant de couleurs. Chuck D donna d’ailleurs le ton de la soirée: «La musique et les arts rapprochent les gens. A l’inverse des gouvernements.» Deux grands messieurs de la musique. Deux grands messieurs tout court.

Texte: Kalcha

POUR PLUS D’INFOS:

SUR VIBRATIONSMUSIC.COM

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Reggae: Toute la Jamaïque célèbre Bob Marley

Le mois de février est reconnu officiellement comme le “mois du reggae”en Jamaïque.

Il y a un mois, le premier ministre Bruce Golding a décrété officiellement que février, serait dorénavant le mois du reggae en Jamaïque. A cette occasion, il a déclare, “le reggae est tellement puissant que le monde entier l’a adopté. C’est le médium que nous avons utilisé pour déclarer notre opposition à l’oppression et la souffrance. C’est une perpétuelle déclaration d’amour”.

Au programme, un concert, un match de foot “One Love”, un symposium intitulé “Global Reggae Conference”, une cérémonie d’awards et plein de workshops et autres événements à la gloire du reggae. Un des moments-clés sera la projection en avant-première du documentaire “Africa Unite: A Celebration of the Vision of Bob Marley”. Un hommage et une evocation du périple de la famille Marley en Éthiopie et au Ghana lors du concert commémorant les 60 ans du chanteur né le 6 février 1945. Une bonne répétition générale avant l’année prochaine. En effet, 2009 marquera les 50 ans de la naissance officielle du reggae.

DVD

  • ‘Africa Unite: A Celebration of Bob Marley’s Vision’ sera disponible en DVD à partir du 12 février

CADEAU BONUS:

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Programme de la 17e édition de Sons d’hiver

08/02/08 Théâtre Paul Eluard - Choisy-le-Roi
SYLVAIN KASSAP/JACQUES BONNAFFÉ DUO
BERNARD LUBAT “L’ART DU DUO” FRANCOIS CORNELOUP/FABRICE VIEIRA/MÉDÉRIC COLLIGNON

09/02/08 Salle Jacques Brel - Fontenay-sous-Bois
STEVE COLEMAN AND FIVE ELEMENTS/OPUS AKOBEN

11/02/08 Théâtre-Studio - Alfortville
ROCKINGCHAIR
HÉLÈNE LABARRIÈRE QUARTET

12/02/08 Grange Galliéni - Cachan
CONCERT EDIM + ARTISTE INVITÉ : BERNARD LUBAT

08/02/08 Soiree Centre Culturel George Pompidou - Vincennes
GUITARRAS DE GRANA. PACO CORTÉS/EMILIO MAYA/MIGUEL OCHANDO
FERNANDO TERREMOTO

14/02/08 Théâtre Romain Rolland - Villejuif
PERE UBU “WINTER IN THE FIRELANDS”

16/02/08 Théâtre de Cachan
GREAT BLACK ENSEMBLE

17/02/08 Salle Gérard Philipe - Bonneuil
COOPER MOORE PROJECT
KIDD JORDAN/MILFORD GRAVES/WILLIAM PARKER

19/02/08 Théâtre Antoine Vitez - Ivry-sur-Seine
LA CAMPAGNIE DES MUSIQUES À OUÏR + INVITÉS

21/02/08 Maison des Arts - Créteil
LENINE

22/02/08 Maison des Arts - Créteil
JOE HENRY
MASSACRE: BILL LASWELL/FRED FRITH/CHARLES HAYWARD

23/02/08 Maison des Arts - Créteil
TAMAR-KALI
THE BLACK ROCK COALITION ORCHESTRA SALUTES JAMES BROWN

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Folk: Le blues créole de Melissa Laveaux

La jeune songwriter canadienne revisite le patrimoine haïtien

Mélissa Laveaux est une jeune chanteuse canadienne qui revisite, en compagnie du percussionniste Rob Reid, les richesses de son héritage haïtien afin de créer un univers très personnel aux sonorités créoles-calypso, blues ou jazz.

Elle décline sa voix gorgée de soul, dont le timbre légèrement cassé n’est pas sans rappeler Macy Gray, dans trois langues différentes.Déjà reconnue au Canada, elle est actuellement basée à Paris où elle prépare une nouvelle version de son premier album autoproduit “Camphor & Copper, sorti en 2006.

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CONCERTS

  • 16/02/08 Ligne 13 / St-Denis

  • 07/03/08 Centre Musical Fleury, Goutte D’Or / Paris

  • 31/03/08 Le Bataclan / Paris

  • 01/05/08 Le Soleil de la Butte / Paris

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Disco: Arthur Russell, le portrait d’un battant

Nouvel hommage à une figure mythique du New York underground

Le film “Wild Combination: A portrait of Arthur Russell” qui retrace la vie du violoncelliste et producteur Arthur Russell, est sur le point de sortir. En mélangeant images documentaires et fiction, Matt Wolf a recomposé l’univers de ce personnage légendaire du New York underground des années 80, décédé en 1992. Entamée aux côtés d’Allen Ginsberg, sa carrière prolifique l’emmenera à collaborer aussi bien avec Philip Glass, Rhys Chatam ou David Byrne qu’avec des producteurs disco tels que François Kevorkian ou Larry Levan. Il laissera derrière lui une oeuvre sans égal, entre dance et musique d’avant-garde, qui aura mis longtemps avant d’être reconnue.

Comme le remarque le réalisateur, “Arthur était un battant qui aimait se créer ses propres obstacles au point de souvent frustrer ses collaborateurs ou son entourage. Toutefois, il a toujours su conserver une innocence et une malice très juvénile.” Après la compilation de Soul Jazz parue en 2004, ce film offre une nouvelle occasion pour se replonger dans l’univers d’un musicien hors normes devenu, sous les pseudo Dinosaur L, Loose Joints ou Indian Ocean, une égérie arty de la scène disco.

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VIDEO: Arthur Russell, This Is How We Walk on the Moon

TEASER: “Wild Combination: A portrait of Arthur Russell”

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Expériences: Les concerts à emporter

Depuis près de deux ans, les concerts à emporter proposent de superbes escapades musicales dans l’intimité quotidienne

L’idée derrière les concerts à emporter est simple. Il s’agit de rencontrer un groupe, de l’emmener se promener dans les rues et de le filmer en une seule prise. Selon ce principe, depuis quelques mois, la Blogothèque propose un vidéo podcast dans lequel des groupes interprètent leurs compositions ou s’essayent quelquefois à l’expérimentation.

Parmi beaucoup d’autres, Sophie Hunger, Herman Düne ou Pascal Comelade se transforment en musiciens de rue et nous plongent dans un univers qui s’assimile à une interminable comédie musicale. Même si les performances dans ces petites tranches de vie sont de qualité inégale, on se laisse toujours emporté par cette esthétique bricolée et spontanéiste.

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VIDEOS:

Beirut, Nantes

Architecture in Helsinki, Heart it races

Alela Diane, Tired Feet

CONCERT

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Cat Power fan de l’équipe de France

Chan était récemment invitée pour la 200e émission du fameux show musical britannique “Later…With Jools Holland”. Elle y a interprété deux titres issus de son dernier album “Jukebox”.

VIDEO: Cat Power, New York
VIDEO: Cat Power, Lost Someone

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Droit de réponse du label Lusafrica

Il nous a été rapporté des propos préjudiciables à l’encontre de la Société Lusafrica et de son fondateur, Monsieur José da Silva, tenus sur le site internet du magazine Vibrations par une dénommée Ariane Morais-Abreu. Sous réserve d’une suite judiciaire que nous nous réservons de porter contre l’auteur de ces propos confus et diffamatoires, nous souhaitons exercer notre droit de réponse et vous prions de publier le présent texte sur votre site internet, conformément aux dispositions légales en vigueur.

Madame Ariane Morais-Abreu n’aime pas la direction artistique du label Lusafrica, c’est son droit; elle entame l’antienne du Producteur voleur et de l’Interprète spolié, c’est une vieille chanson, - on se demande simplement pourquoi l’interprète continue à travailler avec ce producteur et ne diligente pas ses avocats ? Plus grave, cette personne sous-entend que Lusafrica aurait cherché à nuire à la carrière de Bana, l’une des grandes voix de la musique capverdienne depuis les années soixante qui a mené brillamment sa carrière au Portugal : c’est quand même prêter beaucoup de pouvoir à un label indépendant français qui n’existait pas lorsque Bana gagnait ses galons de vedette.

Quant au procès auquel fait allusion Madame Morais-Abreu, dans lequel ni Lusafrica ni José da Silva n’étaient cités contrairement à ses sous-entendus, il s’agit d’une affaire jugée à Lisbonne, Bana ayant cité à comparaître Cesaria Evora qui avait tenu des propos peu amènes envers lui lors d’une émission de télévision au Portugal, ces propos faisant suite à des commentaires désobligeants tenus par Bana dans un journal portugais. Le juge a condamné Cesaria Evora à payer une amende, quels qu’aient été ses griefs, car nul ne peut publiquement dénigrer un tiers en tenant des propos diffamatoires envers lui, ni ne peut se faire justice lui-même en utilisant les médias. Madame Morais-Abreu devrait d’ailleurs méditer les termes d’un tel jugement et en faire son profit.

Quant à l’affaire Sodade, si affaire il y a, car rien n’est caché dans ce que Madame Morais-Abreu présente comme un complot. Un Auteur capverdien reconnu, compositeur de nombreuses œuvres réputées, revendique la paternité d’une œuvre intitulée Caminho Longe, sous-titrée Sodade (c’est une habitude capverdienne de désigner une chanson par un titre différent de celui donné par son Auteur, le refrain ou les premiers mots de la chanson devenant le titre reconnu du public). Des années après le dépôt de l’œuvre auprès des Sociétés d’Auteurs, un dénommé Zeferino Almeida – qui par ailleurs n’a écrit aucune autre musique – déclare à un journaliste capverdien qu’il est le seul compositeur de l’œuvre. Cette révélation suscite un certain remous au Cap-Vert, deux autres personnes revendiquant à leur tour la supposée vraie paternité de l’œuvre. Une première procédure se tient dans la capitale Praia. Le Cap-Vert n’ayant pas ratifié les conventions internationales sur le droit d’auteur, c’est pour contrefaçon que l’avocat de Zeferino Almeida, par ailleurs son cousin, porte l’affaire devant la justice capverdienne, avec comme conséquence la saisie, sur tout le territoire capverdien, des CD de Cesaria Evora contenant Sodade. Il est par ailleurs intéressant de remarquer que seuls sont visés les enregistrements de Cesaria Evora, alors que ne sont pas inquiétés les nombreux autres albums contenant cette chanson phare du répertoire capverdien ; c’est comme si l’on ne voulait s’en prendre qu’à celle qui a fait découvrir le titre à un public international, en confondant le droit d’auteur et le droit d’interprétation qui est pourtant inaliénable.

Un procès a lieu ensuite quelques années plus tard, qui attribue effectivement la paternité de l’œuvre à Zeferino Almeida. Il est toutefois nécessaire de préciser que ce procès s’est tenu en catimini, sans qu’aucune publicité n’y soit faite, dans une juridiction secondaire du Cap-Vert dans l’île de Sao Nicolau, qu’aucun débat contradictoire n’a eu lieu avec l’Auteur revendiqué (qui vit aux Etats-Unis), celui-ci n’ayant reçu aucune convocation, pas plus que les Editeurs de l’œuvre (ils sont 3) qui n’ont été prévenus qu’après la tenue du procès, et qui d’ailleurs ne sont pas mis en cause par les attendus du procès. Cette succession de faits devrait amener Madame Morais-Abreu à un peu de prudence dans la tenue de ses accusations.

Quoi qu’il en soit, rien ne l’autorise à utiliser les termes diffamants «malfaiteurs» ou «spolieurs» (sic) à l’encontre de la société Lusafrica ou de son fondateur, ni à l’encontre de l’artiste Tcheka – qu’elle a le droit de ne pas aimer, quand bien même cet artiste est encensé par la presse internationale, y compris par le magazine Vibrations – dont elle ne peut laisser sous-entendre qu’il aurait plagié quelque œuvre que ce soit sans en apporter le début d’une preuve.

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Harold Lopez Nussa

Les disques qui comptent pour Harold Lopez-Nussa. A 24 ans, ce pur produit de l’école cubaine publie un premier solo, suite à sa prestation au festival de Montreux en 2005 où il avait gagné le concours de piano solo. Un album qui révèle ce talent à multiples facettes

Keith Jarrett “Melody At Night With You” Un album en solo, qu’il a enregistré après une année sabbatique. Du coup, il revient encore plus profond, plus spontané.

Keith Jarrett Trio “Tokyo 96” Ce que je retiens d’un trio majuscule de l’histoire du jazz. Gary Peacock, Jack DeJohnette et Keith Jarrett ne forment qu’un seul être.

Herbie Hancock “New Standards” Une série de classiques de la pop actuelle revisités de main de maître. Des interprétations très originales. C’est mon père qui m’a biberonné depuis tout petit d’Herbie Hancock.

Arthur Rubinstein “Œuvres pour piano” de Chopin Le meilleur interprète de Chopin, dont il retranscrit à merveille la sensibilité, ce goût pour les “Esquisses”.

Claudio Arrau “Intégrale des sonates” de Beethoven Enregistrée dans les années 60, cela demeure pour moi la vision la plus juste de la force de caractère, de la puissance unique, de Beethoven, un compositeur que j’ai pratiqué au conservatoire Amadeo Roldan de La Havane.

Sting “All This Time” J’adore Sting depuis mon enfance, avec ou sans Police.

Juan Luis Guerra “Grandes Exitos” Un Dominicain formé au jazz mais extraordinaire sur le merengue. Pour la qualité de ses poésies, pour sa voix, un mariage juste parfait.

Los Van Van “Llego Van Van” Le plus sûr orchestre de musique populaire à Cuba. Un classique de la danse, idéal pour sortir accompagné.

Yoruba Andabo “Yoruba Andabo” De la rumba primitive, qui traduit l’esprit des orishas. D’une force incroyable ! Tout Cubain se doit de connaître la rumba, une musique dont j’ai un peu tâté au piano.

Frank Emilio Flynn “Los Amigos” Un des pianistes fondamentaux de Cuba, au même titre que Lecuona ou Bola de Nieve. Tous ceux-là font partie de mon répertoire.

Recueillis par Jacques Denis

ALBUM

  • Harold Lopez Nussa, “Sobre El Atelier” (Planète Aurora/Cristal Records/Harmonia Mundi)

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vidéos : quand la pub nous fiche le blues

Une image extraite du film publicitaire “Le blues”

Un film publicitaire sur le blues attire la colère des auditeurs de Radio Nova.

La récente campagne de publicité de Radio Nova, composé de huit petites vidéos – enfin plus que sept, la huitième venant d’être retirée de leur site officiel – a quelque peu remué ses auditeurs. L’un de ces films montre, en noir et blanc, une reconstitution d’une scène dans le Sud des Etats-Unis au temps de l’esclavage. On y voit en gros plan, un esclave noir se faire fouetter par son patron blanc. À la fin de ce petit film, un message sur un disque vinyle apparaît : “Une chose est sûre, ce sont bel et bien les Blancs qui sont à l’origine du blues.”

Radio Nova a décidé de retirer ce film de son site Internet aujourd’hui et a publié ce message : “Un de ces films, intitulé Le Blues pose visiblement un grave problème à certains d’entre vous qui nous ont dit : “on ne peut plus voir ces images , même pour la “bonne cause”.” Pour ne pas heurter nos amis et ne pas ajouter à ces souffrances, nous avons décidé de retirer ce film. Avec nos excuses, et avec la volonté de poursuivre le nécessaire travail de mémoire, nous qui luttons depuis toujours pour cela.”

Cette série publicitaire, concoctée par l’agence parisienne Young & Rubicam, avait été aussi proposée au magazine Vibrations. Nous avions pensé: ces films ne sont ni provocateurs ni mal-pensants. Ils sont tout simplement bêtes, sans même être méchants. Ils ne nous plaisaient pas. Ils étaient dans la droite ligne des publicités de l’Italien Toscani.

Celle sur le blues me déplaisait profondément par sa naïveté. Le blues n’est pas issu des champs de coton. C’est une vision simpliste et idiote. Je n’avais pas envie de l’endosser. Vous pouvez essayer de trouver ce film sur le net si vous voulez. Je l’ai vu une fois, et cela me suffit.

Plusieurs mois ont passé et ces films publicitaires ont été réalisés pour une radio dont on se sent très proche, musicalement et dans son esprit.

Je les ai regardé. A part ceux sur le jazz et le funk, vifs et joyeux, les autres sont lourds, grossiers et naifs. La palme revient à celui sur la musique indienne où l’on voit des cafards remonter le long de tuyaux jusqu’à la cuvette des WC (sur fond de sitar). Je n’ose pas le montrer à un ami indien, plutôt susceptible. Il risque d’envoyer à l’agence de pub une boîte pleine de… cafards en guise de remerciements !

VIDEOS

  • Publicité “Le jazz”