Parallèlellement au plébiscite suscité par Amy Winehouse, la dernière cérémonie des Grammy Award a également gratifié Herbie Hancock en consacrant ‘River: The Joni Letters’, Meilleur album de Jazz contemporain et Album de l’année. C’est la seconde fois, après le duo Getz / Gilberto en 1964, qu’un disque de Jazz est consacré Album de l’année. A ce titre, il a déclaré “Je voudrais remercié l’Académie pour avoir courageusement cassé le moule et, par ce geste, d’honorer les géants sur les épaules desquels je suis assis. Aujourd’hui est la preuve que rien n’est impossible”. Il s’agit du 11e et 12e Grammy gagné par Herbie Hancock.
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Je ne regarde habituellement jamais ce genre de cérémonies mais quelle heureuse surprise de voir Herbie Hancock récompensé pour l’album de l’année. Et sa réaction à l’annonce de son nom a frôlé l’irréel : Lui qui a composé et joué sur tant de chefs-d’oeuvre (à commencer pas son tout premier album “Takin’ off” paru en 1962 qui reste pour moi la référence absolue avec des bijoux incontournables comme “The maze” ou “Driftin’”) avait peine à croire que cette récompense ait pu lui être accordée. Sa maladresse lors de son discours sur scène témoignait de l’immense émotion qui s’était emparée de lui. D’une certaine facon, le fait qu’il ait été si surpris peut se comprendre quand on prend en compte le peu d’importance que cette cérémonie a historiquement accordé au jazz (d’ailleurs aucun hommage n’a été rendu à Oscar Peterson). Herbie Hancock a eu la présence d’esprit de ne pas garder sa langue dans sa poche, évoquant le fait que cette récompense aurait du être décernée à des géants comme John Coltrane ou Miles Davis…