The Roots ont posté la vidéo d’une jam session effectuée à New York dans le cadre de l’enregistrement de leur prochain album Rising Down
A VOIR: The Roots, Rising Down NY Jam Session ( OnSmash )
The Roots ont posté la vidéo d’une jam session effectuée à New York dans le cadre de l’enregistrement de leur prochain album Rising Down
A VOIR: The Roots, Rising Down NY Jam Session ( OnSmash )

Un petit tour du côté du touche-à-tout de Vancouver
Seul ou accompagné d’invités, C.R. Avery compose un univers bricolé et extrêmement inventif qui lui a déjà valu une vaste reconnaissance auprès de ses pairs. En effet, aussi bien Tom Waits, Ana di Franco que Sage Francis ont d’ores et déjà déclaré à quel point ils étaient séduits par les compositions de ce touche-à-tout.
Cependant, comme son website en témoigne, cela ne constitue qu’une facette du talent de cet artiste polyvalent qui fusionne admirablement human beatboxing, blues et poésie. Ambiances enfumées et fondamentalement low-tech, le Canadien trimballe depuis quelques années son monde allégorique avec simplicité et discrétion.
SITES
A VOIR: C.R Avery, Flowerd Dressed Sundown
Le bassiste cubain Israel Lopez “Cachao”, que l’histoire retiendra comme l’un des créateurs du mambo, est décédé le 24 mars dernier à Miami. Après des longues années d’oubli, il avait refait surface durant les années 70 et, plus récemment encore, en collaborant à l’album “90 Millas” de Gloria Estefan. Il était âgé de 89 ans.
L’inénarrable David Rodigan, sélecteur infatigable de la scène reggae britannique, fête ses 30 ans de carrière. Une période suffisamment longue pour accumuler une des plus impressionnantes collections de dubplates et de specials du monde.

Dans l’intimité de son Hotel Impala, le rappeur belge offre une belle leçon d’authenticité
Initialement membre du groupe Starflam, Baloji avouait suspendu sa carrière musicale il y a quelques années. Conscient que l’inspiration, l’innocence et surtout la passion s’étaient taries, le rapper avait préféré mettre sa carrière entre parenthèses.
Il y a quelques mois, le chanteur sortait un premier album solo hanté par la réapparition inopinée d’une mère perdue depuis l’enfance et le spectre de Marvin Gaye cheminant le long de la digue d’Ostende.
Traversé par des échos d’afro-beat, de soul et de musiques traditionnelles, Hôtel Impala conte les espoirs placés dans le Retour, tout en relevant les craintes de rejoindre sa terre et les siens. Un cheminement autobiographique, sur le fil du rasoir, qui laisse ressortir avec une belle acuité l’émotivité et les entraves d’un déraciné.
A VOIR: Baloji, Coup de gaz
Baloji, De l’autre côté de la mère
SITES
CONCERTS
28/03/08 StuBru Punt Uit / Gand
29/03/08 Cabaret Electric / Le Havre, + James Deano
01/04/08 L’Autre Canal /Nancy, + Beat Assaillant
03/04/08 Ninkasi Kao / Lyon, + Hollie Smith
04/04/08 L’Atelier / Cluses
05/04/08 La Cigale / Festival Blue Note - Paris, + Spleen & Alice Russell
09/04/08 Cully Jazz Festival - Next Step / Cully
10/04/08 La Défense / Festival Chorus des Hauts de Seine -Paris, + David Walters
11/04/08 Le Plan / Ris Orangis
18/04/08 Plateau NRJ / Bruxelles
25/04/08 Het Depot / Louvain
26/04/08 Cactus / Bruges
02/05/08 La Vapeur / Dijon
09/05/08 Festival Paroles et Musiques / Saint-Etienne
10/05/08 Le Noumatrouff / Mulhouse
11/05/08 Mano Mundo Festival / Belgique
24/05/08 Canal 93 / Bobigny
30/05/08 Festival Europavox / Vichy, + Hocus Pocus
07/06/08 Festival des Solidarités et des Arts d’Afrique / Saint-Brieuc

Pour fêter ses 10 ans l’agence parisienne se souvient que le Ping Pong est aussi un sport collectif
Afin de fêter dignement ses 10 ans d’existence, Ping Pong propose une série d’événements sous la forme d’un d’un grand chelem en trois sets. Ce programme fastueux comprendra deux nuits de “Festival Ninja Tune” avec un line up comprenant notamment Roots Manuva, Coldcut et The Herbaliser le vendredi 4 mars. Ainsi que Mike Ladd, Busdriver, The Heavy ou encore Fink le jour suivant.
Fidèle à son investissement dans les arts graphiques, une exposition collective intitulée “Ping Pong Arts” se tiendra du 10 au 17 avril dans les galeries De Bejarry et Arcour.
Enfin, la finale de ce tournoi amical aura lieu au Bataclan le 3 mai sous la forme d’une “Ping Pong Night” qui réunira la fine fleur de pongistes tels que DJ Solal, David Walters, Pilooski, Killa Kella ou encore Son of Dave pour n’en citer quelques uns.
SITES
A VOIR:

Bunny Rabbit et Black Cracker reviennent fredonner leurs comptines licencieuses sur fond d’électro
Drainées par le sillon causé par les CocoRosie, avec qui elles ont tourné l’an passé, Melisa Rincon, alias Bunny Rabbit et Celena Glenn, alias Black Cracker, se sont fait surtout connaître pour leurs performances à la fois théatrales et énergiques. Avec son style 50’s et sa peluche à la main, Bunny Rabbit joue les pin-up ingénues tout en martelant ses lyrics hard core. Sa compère, de son côté, incarnerait plutôt le gros nounours gangsta.
Les deux rappeuses se réapproprient certains clichés grâce à cet univers décalé dans lequel genres et couleurs se mélangent de manière plus ou moins harmonieuse. En jouant sur les contrastes, leur démarche est fondamentalement emprunte de revendications identitaires et incarne la direction prise par de nombreux projets musicaux actuels.
CONCERTS
28/04/08 Hirscheneck / Bâle
29/04/08 Kraftfeld / Winterthour
30/04/08 Stall 6 / Zürich
01/05/08 Case A Chocs / Neuchâtel
03/05/08 Elektro Circus Festival / Carpentras
07/05/08 Cabaret Aleatoire / Marseille
09/05/08 La Maroquinerie / Paris
13/05/08 Les Nuits de Botanique / Bruxelles
A VOIR: Bunny Rabbit, Lovers and Crypts
Bunny Rabbit, I Ain’t Your Girlfriend No More

Photo Jean-Baptiste Mondino
Lili Boniche, chanteur algérien de tradition judéo-arabe, a affolé les brunes, les blondes vénitiennes et même le président Mitterrand. Il est mort le 6 mars dernier à 85 ans. Philippe Robert l’avait rencontré en 1998 pour Vibrations
C’est un curieux label, une adresse que les esthètes du CD n’aiment pas partager. Son nom, A.P.C., est surtout connu dans le monde de la couture. Les vêtements de Jean Touitou sont appréciés pour leurs coupes et leurs lignes très pures. Ce sont des créations qui croient à la sobriété dans l’élégance. Ce même souci du non-frelâté se retrouve dans le catalogue d’A.P.C. Records. Quelques sorties témoignent chaque année de cette recherche de la saveur par la pureté. Le petit catalogue n’exclut pas les métissages, mais ceux-ci doivent privilégier le vrai au dépend de l’édulcoré. On y trouve les guitaristes F. Robert Lloyd et Sonny Sharrock célébrant les noces d’un jazz teinté de blues harmolodique. Jonathan Richman, Rachid Taha et Pascal Comelade reprenant chacun à leur façon «Mustapha», un standard du Moyen Orient. Hiroshi Fujiwara pliant le thème du film «Voyage au bout de l’enfer» aux rythmes dubs. Aujourd’hui, c’est au tour du merveilleux chanteur algérien Lili Boniche témoin plus que vivant d’une culture maghrébine populaire de sortir un disque sur A.P.C. Cet artiste original n’attendait qu’à être redécouvert. C’est chose faite.
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Les deux turntablists légendaires viennent présenter leur fameux show
A l’origine, le projet “The Hard Sell” a été motivé par une invitation faite à DJ Shadow et à Cut Chemist de se produire aux Hollywood Bowl de Los Angeles l’an passé. Pour la première fois, des turntablists étaient conviés à se produire dans cette salle de concert légendaire devant plus de 15′000 personnes. Comme le signale Cut Chemist dans le bref documentaire ci-dessous, c’était en quelque sorte “comme si un rêve se réalisait ”.
Basée essentiellement sur une sélection de 45 tours, cette performance est jouée à huit platines et deux pédales d’effets. Un dispositif original qui permet aux deux virtuoses de s’essayer à toute une gamme de manipulations inédites. Outre les mélanges de styles les plus improbables, certains classiques hip-hop sont décomposés et reconstruits durant le live. Au vu du succès énorme rencontré par ce show, ainsi que par le CD qui lui était associé, les deux DJ’s ont décidé de poursuivre l’aventure, notamment à travers la réédition de l’album agrémenté de morceaux inédits, ainsi que par une tournée en Europe. Une bonne occasion pour voir ce ping-pong rare entre deux figures centrales du turntablism.
SITES
VIDEO: Dj Shadow & Cut Chemist @ Hollywood Bowl, Los Angeles
CONCERTS : Tournée “The Hard Sell” avec Cut Chemist
19/03/08 Den Atelier / Luxembourg
20/03/08 Ancienne Belgique / Bruxelles
26/03/08 Le Moulin / Marseille
27/03/08 Caprices Festival / Crans Montana
29/03/08 Grand Rex Théâtre / Paris COMPLET

Troisième rendez-vous annuel des talents du prestigieux label bleu et ses alentours
Alice Russel, Erik Truffaz, Lionel Loueke, The Bird & The Bee, Son Of Dave, The Puppini Sisters, Bugge Wesseltoft, Lee Konitz, Don Cavalli, Hollie Smith, Kenny Werner, Ghislain Poirier, Caravan Palace, Dianne Reeves, Eliane Elias, Baloji, Stacy Kent…
Le festival, bien que destiné à l’écurie Blue Note, ouvre ses portes aux artistes de la même couleur. Sept salles se les partagent, et les égrainent dans le tout Paris pendant une quinzaine de jours. Toujours soul et jazz bien sûr, mais parfois dans des pôles radicalement opposés. Du côté clean et chic du genre, la Néo-Zélandaise fraîchement signée Hollie Smith, qui s’installe dans le programme comme une fleur, non loin de Dianne Reeves, Alice Russel, ou de l’absente au programme – mais proche dans le genre vocal – Nora Jones.
Du côté sombre de la force, le Français Don Cavalli, qui fait surfer son drôle de blues sur la vague « sale et sautillant, mais bien fait », un peu comme la rencontre entre Mathieu Boogaerts et Skip James. Complètement rétro, presque burlesque et totalement pulpeux, le trio des Anglaises Puppini Sisters reprend, lui, la technique vocale dite « close harmony » pour lancer ses chabadabadas à tout va. A découvrir encore, et un peu plus éloigné du genre de prédilection du festival, la pop édulcorée des Californiens de The Bird & The Bee, qui pourrait être anglaise et qui lorgne sur le lyrique comme sur une pomme d’amour.
Le Site du Bose Blue Note Festival

PHOTO: Sandy Haesner
Fangafrika est un projet multimédia qui présente un état des lieux indispensable de l’actualité du rap ouest-africain. Un petit avant-goût de ce projet généreux en téléchargement
Une fois n’est pas coutume, la scène hip-hop de l’Afrique de l’Ouest bénéficie d’un éclairage conséquent avec “Fangafrika, la voix des sans-voix”. Un zoom sur la diversité et la richesse de la scène hip-hop d’Afrique de l’Ouest. Dans son ensemble, ce projet généreux, qui regroupe un DVD, un livre et une compilation, démontre à quel point le hip-hop africain renoue avec les revendications originelles de ce mouvement. Ceci en cristallisant adéquatement les aspirations de démocratie, de justice et de liberté qui ont successivement animé les générations nées après l’indépendance.
Avec leurs textes mâtinés de vaudou, de féminisme, à l’instar des rappeuses d’A.L.I.F ou de chants traditionnels, ces artistes sont révélateurs des mutations socio-historiques qui transfigurent l’Afrique contemporaine. Le documentaire nous transporte notamment dans des clash-parties à Ouaga où artistes confirmés et jeunes rappeurs underground s’affrontent lors de tremplins de quartier. De nombreux chanteurs tels que Apkass, Didier Awadi (ex-Positive Black Soul) ou Daara J sont également conviés à évoquer l’effervescence et l’impact de ce courant musical dans leurs pays respectifs. Autant de déclarations approfondies par les mises en perspective et les portraits intégrés dans la publication qui accompagne ce coffret.
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Ouaga All Starz, Burkina Faso télécharger (click droit)
ALBUM
SITE
CONCERTS
20/03/08 Paris / La Bellevilloise, Soirée Mondomix avec Apkass (RDC), Negrissim’ (Cameroun)
22/03/08 Le Bourg / Lausanne, Africa Stand Up! (projection + sound system)
VIDEO: Teaser, “Fangafrika, La Voix des Sans-Voix”

PHOTO: Benoît Peverelli
Music Hole, le nouvel album de Camille, sort le 7 avril. Vibrations l’a écouté en avant-première.
Après avoir charmé le monde entier (France, Angleterre, USA, Japon) avec ses ritournelles malicieuses sur fond de hip hop acoustique (Le Fil, 2004), Camille revient avec Music Hole, son quatrième album. Au delà du (bon) jeu de mot, ce “trou musical” est son œuvre la plus ambitieuse à ce jour, flirtant avec la gravité, la mélancolie. Est-ce une surprise? La langue anglaise domine tout au long des 10 titres. Pour autant, c’est toujours du Camille-de-Paris. Simplement, la pelote s’est déroulée dans tous les sens et a fait des nœuds. Ça grince, ça couine, ça pleure, ça crie, ça respire. Il faudra de nombreuses écoutes pour venir à bout de ce Music Hole de haut vol. Chronique en avant-première, morceau par morceau.
Gospel With No Lord Ce gospel sans rédemption à la clé s’inscrit dans la veine “sale gosse” du Fil. “Faut que je trouve mon père / Faut que je trouve ma sœur / Faut que je me trouve moi-même.” Camille pousse la voix blanche, davantage Janis qu’Aretha.
Canards Sauvages Le seul titre en français – et encore, à moitié. Ambiance aquatique, sub-bass maternels, quelques vers scatologiques pour la cour de récré, et puis s’en vont.
Home is where it hurts Beat-boxing en fond, Camille tend vers le grave. « Ma maison n’a pas de porte, ma maison n’a pas de clé ». Mélancolie.
Kfir Enigmatique. C’est quoi, c’est qui ce Kfir ? Sans doute pas l’avion de combat israélien… Encore une balade douce-amère qui lorgne vers le folk. Et toujours cette beat-box en fond.
The Monk Monk, pour Meredith pas pour Thelonious. Un duo piano-voix sous influence de la vocaliste américaine expérimentale. “Pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa…” Le premier tube de musique minimaliste depuis “O Superman” de Laurie Anderson ?
Cats and Dogs L’opéra de quat’sous, version Camille. Un beau titre Fassbindérien, énervé vers la fin. La première surprise, le premier nœud…
Money Note « Bounce, bounce » répète Camille. Un truc de fille, bien hip hop, entre M.I.A et feu les Rita. Groovy.
Katie’s Tea Un thé fort avec montée de piano-voix. Mimétisme vocal notable avec la grande Joni Mitchell des années Blue. Une pièce courte et barrée.
Winter Child Retour à l’enfance, et au “sentiment étrange” qu’il procure. Crépitement de feu de bois en entrée, voix de gorge Tuva. « What a funny feeling for a child »… Beau bizarre.
Waves Camille lance sa propre météo marine : avis de tempête. Une folk-song pull-marine soulful. Seule Kayna Samet, rivale sous-estimée, peut oser pareil déballage émotionnel. Gros titre.
Sanges Sweet Un final en gospel ascendant, avec clapping et piano. « I Can’t Believe what I Have done… » Sœur Kate Bush, terrée au fond de son manoir anglais, appréciera.
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PHOTO: Magdalena Blaszczuk
Le guitariste convie une pléiade d’invités dans le cadre de la 25e édition des Banlieues Bleues
Le temps d’un week-end baptisé “Toi-Même”, le guitariste pluridisciplinaire se présente en tant que metteur en sons, ou plutôt réalisateur d’audio-films en direct, histoire d’inviter une galaxie d’artistes proches de son univers. Ce casting polyglotte ouvre grand les horizons, large les oreilles, afin de pouvoir faire raisonner la pensée oblique de celui qui a joué avec Fred Frith et Philippe Katerine, David Grubbs et Matmos, Luc Ferrari et Dylan Carson… « Le principe de ce projet Toi-Même demande une certaine intimité, directe ou indirecte, mais bien réelle. Souvent, il me suffit de savoir comment est une personne, par exemple par l’intermédiaire d’un ami, pour me décider à la contacter sur un tel projet… A partir de là, ce ne sont là que des pistes, certainement pas des certitudes, mais des intuitions, des liens qui se font dans ma tête. »
Kevin Blechdom : voix, guitare, banjo (USA) Kristin Erickson pour l’état-civil s’est révélée avec Blectum From Blechdom, tendance electronica, tout en pratiquant en famille le terrain du rock arty avec Adult Rodeo. « J’ai vu une photo d’elle avec Eugene Chadbourne, et à la limite je ne veux pas en savoir plus. »
Red : voix, guitare (FR) Olivier Lambin, de son vrai nom, s’est retrouvé sur Rectangle, avec “Felk”, une espèce de blues-folk qui ne ressemble qu’au bonhomme qui l’habite. « J’entends depuis longtemps quelque chose de très « roots », de très basique et fort, assez nu, avec Red. »
Laetitia Sheriff : voix, guitare baryton, basse (FR) Une douce voix, de belles mélodies traversées de bruits, des ambiances entêtantes aussi, et puis des textes qui tranchent, sur le vif. « J’ai dû la rencontrer deux heures en tout dans ma vie, mais on a de tels amis communs : Régis Boulard, Red… »
Jean-Louis Costes : voix, piano, objets (FR) Provocateur ? Peut-être. Iconoclaste ? Sans doute. Multimédia ? Pour sûr. Ce « pianiste classique et jazz fan de Cecil Taylor » trace sa route depuis des lustres. Avec lui, Akchoté a multiplié les projets sur tout support. « Jean-Louis me surprend totalement à chaque fois. »
John Giorno : voix, poésie (USA) Intime d’Andy Warhol, il a fondé Giorno Poetry Systems, un collectif où l’on croise Patti Smith et Philip Glass, Robert Rauschenberg et Robert Mapplethorpe, William Burroughs et John Cage… « Nous avons déjà joué en duo, et c’était toujours limpide, naturel. »
Fritz Ostermayer : voix, claviers, électronique, modération (AUT) C’est le « Monsieur Musique, Culture et Politique » sur la radio nationale autrichienne. Un John Peel, qui a signé un album sur Mego, entre électronique et chanson. « En tournée avec lui, les gens venaient parler au type qui tous les dimanches soirs change leur vie. »
Otto Lechner : accordéon, piano (AUT) Qui a vu l’une des performances de cet accordéoniste aveugle s’en souvient. Complice de Joe Zawinul et compère de Max Nagl, Otto Lechner a signé quelques disques terribles. « J’ai enregistré avec lui sur les albums de Max Nagl. Je l’adore. »
Brad Jones : contrebasse (USA) Cet ex Jazz Passenger s’est fait apprécié pour sa versatilité qui lui a permis de jouer avec Elvis Costello et Elvin Jones, entre multiples autres… Mais aussi le Big Four, qui l’associe à Noël Akchoté. « Jazz, chanson, rock, soul ou free, tout lui est simple et naturel. »
Han Bennink : batterie (HOL) Depuis quarante ans, ce batteur est l’un des piliers de la riche scène free néerlandaise, tel un modèle de libertés contrôlées. « Je l’écoute depuis toujours. J’adore quand Bennink joue des choses simples, des blues ou des chansons. »
Andrew Sharpley : voix, claviers, électronique (UK) Ce bricoleur de génie fut à la fondation de Stock, Hausen & Walkman. Depuis une dizaine d’années, il a beaucoup joué avec Noël Akchoté. « J’imagine personne d’autres pouvant faire ça et depuis toutes ces années on redémarre à zéro sur chaque projet. »
Sebastian Reier : platines, électronique (ALL) Fondateur des éditions Stora, DJ-programmateur du club Pudel et chroniqueur pour “Die Ziet”, cet Allemand s’est illustré dans le groupe Augsburger Tafelconfect. « Je le connais depuis son adolescence : il était stagiaire chez Winter et s’occupait du publishing de Zorn… »
Pakito Bolino (FR) & Hendrik Hegray (FR/BE) Le premier a cofondé des éditions Le Dernier Cri, et fut associé à Akchoté sur le disque “J’en doute encore”. Le second est connu pour Superkärsher, entre autres « tripatouillages » graphiques. « L’un et l’autre sont des amis. Ils vont réaliser des œuvres originales qui seront utilisées comme décor de Toi-même. »
Magdalena Blaszczuk (POL/AUT) Cette photographe a fondé au début des années 90 “Skug” (Sub-Kultur-Underground), une revue à laquelle participe Noël Akchoté. « Magdalena, qui est ma femme, fera un reportage sur le projet : de notre arrivée aux shows, des répétitions aux repas. »
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Un mix de DJ Format ravive le groove latin de New York
Cela fait déjà quelque temps que Matt Ford écume les dancefloors avec ses productions ou ses sets. Ici, il offre un set exclusivement latino parsemé un enchaînement de bombes, gorgées de soul et de funk, peaufinées par quelques un des maîtres du genre. Puisant dans le catalogue du label mythique Fania, DJ Format nous replonge dans cette période trépidante du latin New York durant laquelle les Tito Puente, Ray Rivera et autres Barretto n’avaient pas d’équivalent pour faire groover la salsa. Boogaloo yeah yeah!
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PLAYLIST
Tito Puente, Tp Treat
Gilberto Cruz, Hot Pants
Oppus, Que Sera De Mi
Ray Barretto, Power
The Joe Cuba Sextet, Push, Push, Push
Joey Pastrana, Cry Back
Ray Rivera, Bend Me, Shape Me
The Harvey Averne Dozen, Free Advice
Mongo Santamaria, We Got Latin Soul
Chano Scotty, Boogaloo No2
The Joe Cuba Sextet, Ohh! Ah
Willie Rodriguez, Paul’s Thing
VIDEO: The Fania All Stars dans le documentaire de Leon Gast Our Latin Thing (1972)

Le saxophoniste en tournée, des places à gagner
Il ne faudra pas crier trop vite au réveil des créolités. Certes, en kidnappant une ancienne chanson du Haïtien Frantz Casseus, le Martiniquais David Walters a mis le pied dans la porte insulaire. Et puis, David Murray a élu, comme groupe de proximité, son Gwo-Ka poivre et sel. Guadeloupéen cosmopolite, le saxophoniste Jacques Schwartz-Bart confirme une tendance subtile. La supériorité du métissage sur l’illusion de pureté. Son disque, qui prend au vaudou de chez lui, mais aussi au jazz nomade de Don Cherry, fait merveille.
Depuis son studio-maison d’East Harlem, il convoque une équipée de déplacés relogés, dont le colossal guitariste béninois Lionel Louéké. Et puis un Patrice Blanchard de bassiste, aperçu dans les jams de l’éphémère loft Walker de Manhattan qui réunissait autour de Graham Haynes toute une bande de partisans de… Don Cherry. Oui, c’est à lui qu’on songe. La fournaise de Schwartz-Bart, beuglée, tournée en groove de vitesse, articulée avec science, est sérieuse comme un défilé de carnaval.
A New York, le ténor et flûtiste rameute pour un claquement de langue, un coup de djembé ou une vocalise des amis qu’il associe à son disque. Entreprise alchimique d’accumulation par couches, de recettes de cuisine, ce disque prend autant aux troubadours de Port-au-Prince, aux chansonniers de Bahia qu’à un swing de fin de bal. « Pé La », sorte de ragga au rhum nourri à Weather Report, devrait dans un monde idéal faire revenir l’été. A jamais.
Pour gagner une invitation pour le concert de Jacques Schwartz-Bart le samedi 15 mars à La Spirale, envoyez-nous un mail avec vos nom, prénom et adresse postale à concours@vibrations.ch Merci d’indiquer “Jacques Schwartz-Bart” dans l’intitulé du message.
10 places à gagner, les gagnants seront avertis par email.
CONCERTS
12/03/08 Vaulx en Velin/ Vaulx Jazz
14/03/08 Lausanne / Chorus
15/03/08 Fribourg / La Spirale
20/03/08 Bruxelles / Flagey
21/03/08 Paris, Ile-de-France / Sunset avec Olivier Hutman
22/03/08 Paris, Ile-de-France / Sunset avec Olivier Hutman
23/03/08 Paris, Ile-de-France / Sunset avec Olivier Hutman
ALBUM
SITE

PHOTO: Maxime Ruiz
John Greaves rend hommage à l’un de ses poètes préférés en Français. Des places à gagner.
John Greaves est un artiste éclectique qui, tout au long d’une carrière prolifique, a aligné les collaborations les plus prestigieuses. Notamment aux côtés de Carla Bley, de Robert Wyatt ou avec des ensembles comme celui de Michael Nyman. Depuis toujours, il se plaît à passer d’un genre à l’autre avec une aisance naturelle.
On a également pu l’entendre récemment chanter dans la BO de « Ma vie n’est pas une comédie romantique » avec Marie Gillain, reprendre Led Zeppelin, Jimi Hendrix et les Who dans « Songs from the beginning » d’Alain Blesing ou encore interprêter les écrivains beatniks dans un projet théatral.
Dans son dernier projet personnel en date, c’est la poésie de Verlaine qui est à l’honneur. Pour l’occasion, le Gallois a décidé de mettre le poète en musique. Accompagné de Jef Morin, de Matthieu Rabaté, de Laurent Valéro, de Scott Taylor et Jeanne Added, John Greaves façonne un univers onirique aux émanations d’absinthe.
Pour gagner une invitation pour le concert du mercredi 12 mars au Festival Wazemmes de Lille, envoyez-nous un mail avec vos nom, prénom et adresse postale à concours@vibrations.ch Merci d’indiquer “John Greaves” dans l’intitulé du message.
10 x 2 places à gagner, les gagnants seront avertis par email.
ALBUM
CONCERT
12/05/08 Festival Wazemmes / Lille (59)
24/05/08 Smac Les Abattoirs / Bourgoin (38)
27/05/08 Divan du Monde / Paris 18
SITE
Le premier clip officiel de la chanteuse de Brooklyn a été réalisé par Nima Nourizadeh.
VIDEO: Santogold - L.E.S. Artistes

Les portugais du Buraka Som Sistema déclinent leur variante explosive du kuduro
Pionnier de la scène hip-hop portugaise, le Buraka Som Sistema a su imposer plus largement sa fusion unique de kuduro, grime et rap. Dans leurs concerts, les danses traditionnelles africaines sont reconsidérées dans une débauche d’énergie. Comme le signale Lil’ John, Buraka Som Sistema entend promulguer un message universaliste: “La seule chose qui nous importe en faisant de la musique est certainement d’éveiller une certaine conscience sur le reste du monde. De montrer que les rythmes les plus forts sont souvent cachés dans des coins reculés de notre planète”.
Le Hip-hop, la techno ou la drum’n'bass c’est très bien, mais cela ne signifie pas qu’il faut s’arrêter là”. Il en va de même pour la danse si on en croit cette vidéo saisissante, dans laquelle figure leur mentor M.I.A, filmée dans les rues de Luanda lors de leur voyage en Angola. A découvrir à Genève dans le cadre de la cinquième édition de Electron Festival où se produiront notamment Pilooski, Rubin Steiner, Autechre ou Mochipet.
VIDEO: Buraka Som Sistema, “Sound of Kuduro”
CONCERTS
23/03/08 Genève / Electron Festival (DJ set)
05/03/08 Morlaix / Panoramas Festival (DJ set)
08/06/08 Paris / Villette Sonique (Live)
SITE

Troisième rendez-vous annuel des talents du prestigieux label bleu et ses alentours
Alice Russel, Erik Truffaz, Lionel Loueke, The Bird & The Bee, Son Of Dave, The Puppini Sisters, Bugge Wesseltoft, Lee Konitz, Don Cavalli, Hollie Smith, Kenny Werner, Ghislain Poirier, Caravan Palace, Dianne Reeves, Eliane Elias, Baloji, Stacy Kent…
Le festival, bien que destiné à l’écurie Blue Note, ouvre ses portes aux artistes de la même couleur. Sept salles se les partagent, et les égrainent dans le tout Paris pendant une quinzaine de jours. Toujours soul et jazz bien sûr, mais parfois dans des pôles radicalement opposés. Du côté clean et chic du genre, la Néo-Zélandaise fraîchement signée Hollie Smith, qui s’installe dans le programme comme une fleur, non loin de Dianne Reeves, Alice Russel, ou de l’absente au programme – mais proche dans le genre vocal – Nora Jones. Du côté sombre de la force, le Français Don Cavalli, qui fait surfer son drôle de blues sur la vague « sale et sautillant, mais bien fait », un peu comme la rencontre entre Mathieu Boogaerts et Skip James. Complètement rétro, presque burlesque et totalement pulpeux, le trio des Anglaises Puppini Sisters reprend, lui, la technique vocale dite « close harmony » pour lancer ses chabadabadas à tout va. A découvrir encore, et un peu plus éloigné du genre de prédilection du festival, la pop édulcorée des Californiens de The Bird & The Bee, qui pourrait être anglaise et qui lorgne sur le lyrique comme sur une pomme d’amour.
Le Site du Bose Blue Note Festival
26/3- 7/4 : Paris, divers lieux

Photo: L.Brancovitz
Le festival hyperactif des musiques électroniques remet le couvert à Genève. Superbe programme
Sébastien Tellier, Autechre, Rubin Steiner, Mochipet, Round Table Knights, Qemists, Kate Wax, Pan Sonic, Improvisator Dub, Princess Superstar, Ghislain Poirier, Daedelus, Belleruche, Luluxpo, Solange La Frange…
Conférences sur l’histoire du dub, spectacle de danse, projections et live acts à n’en plus finir… L’électronique s’est insérée dans l’art sans trop crier gare et le festival tente de nous le rappeler pendant quatre jours. A retenir parmi cette belle et foisonnante programmation : la venue de Sébastien Tellier qui présentera en live les chansons de son nouvel album Sexuality, produit par Guy Manuel de Homen-Christo, l’une des mains de Daft Punk. Mais aussi la soirée dubstep accueillant le pape londonien du genre Kode9, ou le superbe live breakbeat des Anglais de Autechre. Un programme à éplucher attentivement.
Le site de l’Electron Festival
20-23/3 : Genève, divers lieux

Les figures emblématiques du rock fusion en tournée
Au début des années 80, la scène rock californienne se renouvellait en profondeur grâce à l’émergence de ce qu’on a coutume d’appeler rock fusion ou tout simpement fusion. Intégrant des influences issues aussi bien du blues, du ska, de rap, du hard rock, du punk ou du funk, ce style allait culminer durant les années 90 avec les Red Hot Chili Peppers ou Rage Against The Machine.
Toutefois, durant la période embryonnaire de cette déferlante planétaire, la référence ultime de ce courant restait indiscutablement The Fishbone. Dans les clubs de Los Angeles, des groupes tels que les Red Hot ou No Doubt devaient encore se contenter d’ouvrir pour le charismatique Angelo et sa bande d’allumés.
Malgré un parcours plus qu’honorable, et notamment un gros succès en France, les Fishbone n’ont jamais véritablement abandonné les réseaux underground de leurs débuts. Toutefois, cet ostracisme n’a jamais entraver leur légendaire énergie sur scène. Fiers d’avoir su conserver leur fraîcheur ils n’hésitent pas arborer sur leur MySpace la mention : “Fishbone is Red Hot in 2008″.
SITES
CONCERTS
12/04/08 Festival Roots / La Vallée Sallanches
15/04/08 Spirit of 66 / Verviers
23/04/08 Rock School Barbey / Bordeaux
24/04/08 El Mediator / Perpignan
25/04/08 Reperkusound Festival / Chassieu
26/04/08 Elysée Montmartre / Paris
29/04/08 VIP / Saint-Nazaire
30/04/08 Atabal / Biarritz
VIDEO: Fishbone, Freddie’s Dead, “Reality of my Surroundings” (1991)

Toumani Diabaté photographié par Malick Sidibé
Le célébrissime griot s’offre un album de kora puissant qui marie virtuosité, émotion et spiritualité. Découvrez son talent en images
Toujours désireux de surprendre et d’avancer, Toumani Diabaté fait paraître son album le plus ambitieux et abouti à ce jour, “The Mandé Variations”. Ce qui n’est pas peu dire pour ce griot prêt à relever tous les défis musicaux depuis des lustres. Björk, Damon Albarn, Taj Mahal, Ali Farka Touré, pour ne citer que les plus célèbres, ont eu recours à ses services. Aujourd’hui Toumani Diabaté revient à l’essentiel: sa kora et ses 21 cordes magiques. “The Mandé Variations” va à l’encontre de toutes les idées reçues sur la musique africaine. Enregistré en quelques nuits dans un studio londonien, il s’impose comme un manifeste d’inspiration, de talent et de spiritualité. Démonstration technique et interview express du jeune maestro dans les quelques minutes de vidéo ci-jointes. Avec en prime une improvisation autour d’un classique de la musique d’Afrique de l’Ouest. Que demander de plus?
VIDEO
CONCERT
SITE
A l’occasion de la sortie de JIM, le nouvel album de Jamie Lidell (14 avril), WARP lance un concours de remix du titre « Little bit Of Feel Good ». Le remix gagnant sera sur disponible sur iTunes et intégré sur un vinyl collector avec les remixes de Mr Oizo et Senor Coconut. Les éléments sonores pour élaborer le remix ainsi que le règlement du concours sont disponibles ici. Clôture le 30 mars.
Dix disques. Ceux qu’emporterait sur son île déserte Sébastien Tellier, qui vient de publier “Sexuality”, une galette qu’il faut avant tout écouter par les deux bouts : “Roche”, digne du meilleur d’Alain Chamfort, et “L’Amour et la Violence”, non loin des sommets de William Sheller.
Luccio Battisti “Encora Tu”
Un chanteur italien incroyable, sa musique est la plus sincère de toutes.
Gene Clark “No Other”
Guy-Man me l’a fait écouter au tout début de notre collaboration et ce fût un coup de foudre
Wendy Carlos “Orange Mécanique”
Sur cette bande originale, probablement le meilleur son de synthé que j’ai entendu… en plus j’adore le parcours de wendy : homme puis femme
Robert Wyatt “Rock bottom”
C’est un album profond, magnifique. Robert Wyatt est un maître pour moi.
Bryan Ferry “Dylanesque”
Un album parfait pour écouter en week-end à la campagne. Ferry+Dylan=fantastique !
Brothers Johnson “Light Up The Night”
Encore un truc que m’a fait découvrir Guy-Man. Ce disque, c’est la culture du beau son à l’ancienne.
Sebastian “Victimo”
Sebastian est un surdoué de la musique électronique, j’adore quand il est triste.
Kavinsky “Testarrossa Autodrive”
Tes bon style, l’énergie est parfaitement dosée. Kavinsky, c’est trop bon.
The Beatles “White Album“
Génial. Comment faire mieux ???
The Mamas and the Papas “California Dreamin’”
The Mamas and the Papas reste mon groupe préféré. C’est celui que j’écoute le plus. L’imperfection parfaite…
Recueillis par Jacques Denis
ALBUM
CONCERTS
29/02 Paris, Centre Georges Pompidou
01/03 Besançon, Le Cylindre
06/03 Dijon, L’Atheneum
13/03 Meylan, Maison de la Musique
14/03 Marseille, Le Cabaret Aleatoire
15/03 Arles, Cargo de Nuit
20/03 Genève, Festival Electron
22/03 Le Havre, Cabaret Electrique
28/03 Nancy, L’Autre Canal
29/03 Metz, Chapelle des Trinitaires
04/04 Evreux, L’Abordage
06/04 Morlaix, Festival Panorama
18/04 Printemps de Bourges
24/04 Montpellier, Le Rockstore
25/04 Lyon, La Plateforme
26/04 Strasbourg, La Laiterie
30/04 Paris, La Cigale
12/05 Tourcoing, Le Grand Mix
13/05 Bruxelles, Le Botanique
16/05 Massy, CC Paul Bailliart
17/05 Sannois, EMB
VIDEO

Avec son second album, Rollie Pemberton continue son rôle de pionnier
En 2006, avec son premier album “Breaking Kayfabe”, Cadence Weapon créait une surprise ce projet ingénieux situé à mi-chemin entre hip-hop west coast, grime et electro. Une pure réussite qui lui a d’emblée valu une reconnaissance générale.
Rollie Pemberton, qui était notamment rédacteur pour le magazine Pitchfork Media, semble disposer du background suffisant pour pouvoir jouer avec les références en toute aisance. Ceci d’autant plus que son père, qui animait durant les années 80 le show “The Black Sound Experience” sur une station radio, est reconnu pour être un des pionniers de la scène hip-hop d’Edmonton.
Le rapper, âgé de 22 ans, revient cette année avec “Afterparty Babies” qui est directement inspiré par un été dilettante passé à Edmonton, la ville dont il est originaire. Entre quelques confidences, il propose son point de vue cinglant sur quelques excès de la culture contemporaine. Bien qu’il continue de tendre du côté de l’electro et de la techno, le single In the research of youth crew renverrait plutôt au discoïde Roller Skating Jam de De La Soul.
SITE
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ALBUM
VIDEO: Cadence Weapon, Sharks, “Breaking Kayfabe”

Les mélopées de la nueva cumbia débarquent de Buenos Aires
Une poignée de jeunes producteurs latinos ont exhumé des chants traditionnels cumbia, un genre musical et une danse né au XVIIe siècle en Colombie, pour leur insuffler des pulsations électroniques. Désormais labellisé “nueva cumbia”, ou plus spécifiquement Zizek (le nom des premières soirées), ce courant s’inscrit comme la dernière découverte issue des clubs de Buenos Aires. Bien qu’elles s’inscrivent aux carrefours d’influences musicales hétéroclites, avec des artistes tels que Chancha Vía Circuito, El Remolon, El hijo de la cumbia ou Axel Krygier (photo), ces productions conservent généralement les rythmiques lentes et répétitives des morceaux traditionels.
Oro11 et Disco Shawn sont deux DJ’s américains passionnés de cumbia basés à Buenos Aires. Conscients que de nombreux groupes locaux n’avaient encore jamais eu l’occasion de produire d’album, ils décidèrent de remédier à cette lacune en fondant Bersa Discos. Ce label récent se veut une plateforme pour promouvoir les variantes les plus expérimentales du genre. Pour preuve ce mix emprunt d’influences dub et de psychédélisme.
Toujours à l’affût de nouveaux sons, Diplo n’est pas resté indifférent en proposant récemment un podcast 100% nueva cumbia. En bonus, le single aux sons infectieux “Que Calor” de Pibes Chorros et Dj Unh.
DOWNLOADS

L’album “Rockferry” réveille les fantômes de la soul anglaise
Sortie aujourd’hui du premier album de Duffy qui aura comme première tâche de se départir de son statut d’épigone blond d’Amy Winehouse. Coréalisé en collaboration avec Bernard Butler, “Rockferry” révèle la voix soul et rétro de la jeune chanteuse galloise. La formule semble plaire puisque “Mercy”, le premier single s’est déjà placé à la première place des charts britanniques.
Le clip, de ”Mercy” est largement inspiré par le superbe film “Long After Tonight” de l’artiste anglais Matt Stokes. Cette réalisation présente une reconstitution d’une soirée légendaire de northern soul qui s’était déroulée dans une église de Dundee pendant les années 70. En ravivant cette expérience clandestine, Matt Stokes cherche à analyser la place jouée par la Rave culture en Grande-Bretagne, notamment en regard de certains idéaux perdus. Un thème approprié en regard de cet album résolument emprunt de nostalgie.
VIDEO: Duffy, Mercy
Ambiance de kidnapping dans la nouvelle vidéo de The Roots extraite du prochain album “Rising Down” dont la sortie est prévue pour 29 février avril prochain. 75 Bars (Black Reconstruction) privilégie un beat régenté par des coups de caisse claire incisifs et une ligne profonde de sousaphone.
VIDEO: The Roots, 75 Bars (Black Reconstruction), “Rising Down”
Voici les premières vidéos tirées de “The Odd Couple”, le prochain album des Gnarls Barkley. Run restitue l’ambiance d’un show télévisé 80’s animé par Justin Timberlake, alors que pour Who’s gonna save my soul, on reconnaît la machoire de ?uestlove s’adonnant au playback.
VIDEO: Gnarls Barkley, Run, The Odd Couple (sortie le 8 avril)
Gnarls Barkley, Who’s Gonna Save My Soul, The Odd Couple

La première tournée attendue de The Heavy, groupe anglais soul-rock qui aime les sons du passé. Soul, R’n'B, blues o