Le festival ne change que ses dates pour bouder le mauvais temps qui ne cessait de l’accabler. Il continue à accueillir les acteurs d’un jazz chaleureux et ouvert
Tre, Yaron Herman Trio, Mighty Rodgers, Gianmaria Testa, Paolo Fresu, Ahmad Jamal, Archie Shepp, Fred Westley Funk Band, Rhonda Smith, Erik Truffaz & Malcolm Braff, Dhafer Youssef, Bugge Wesseltoft, Hollie Smith, Julien Loureau & Bojan Z, Moncef Genoud…
ATTENTION: LE CONCERT DE BALOJI ANNULE
The Last Poets Reunion
Quincy Jones s’est dit haut et fort initié au hip hop par les Last Poets, cette équipe venant de Harlem, musiciens, poètes, et philosophes de la condition noire en Amérique formée symboliquement le jour de l’anniversaire de Malcom X, peu après les émeutes raciales à la suite de l’assassinat de Martin Luther King. De nos jours, il n’est aucun artiste noir américain qui n’avance un jour ou l’autre ces précurseurs comme référence majeure… Kanye West, Common, Jill Scott, Bilal, Erykah Badu… Plus tout jeunes, et après avoir scindé leur célèbre groupe en deux, les voici reformés avec, en ligne de mire, un combat plus global, une implication plus ancrée dans l’actualité et une politique aussi efficace que pleine de bonnes vibrations musicales. Un grand soir pour le festival ! 12/4 : Cully, Chapiteau
Medeski, Martin & Wood
Le trio se forme à New York dans les années 90 alors que ses musiciens sont encore étudiants. Ce sont ses prestations live, bigarrées et explosives, qui font tout d’abord sa célébrité. Au piano, John Medeski développe – comme son ami John Zorn – un jazz qui lorgne sur le rock’n’roll, aux côtés de Martin à la batterie et de Wood à la basse qui eux aussi s’amusent à brouiller les pistes d’une musique facile à classer. Métissage, embrouilles de notes, les trois compères parcourent les Etats-Unis d’abord, le monde ensuite, après que leur projet est signé par le prestigieux label Blue Note en 1998. Depuis, ils continuent à jouer de leurs savoirs, à recevoir d’autres grands musiciens (Scofield tout récemment) et à prendre un plaisir visible sur scène. 4/4 : Cully, Chapiteau
Leo Tardin Grand Pianoramax
Le pianiste genevois s’est exilé à New York où il ne cesse de mêler les genres, et avoir un franc succès. The Biggest Piano In Town, le dernier album de son projet Grand Pianoramax recrute de nombreux talents dont ceux du rapper français Spleen ou de la poétesse Celena Glenn. Cette dernière sera de la partie à lors de ce concert. 12/4 : Cully, Chapiteau
Pura Fé
Indienne de la tribu Tuscarora de Caroline du Nord, la guitariste possède un pouvoir magnétique envoûtant, un jeu d’une extrême finesse et un sens des arrangements raffiné. New-yorkaise d’adoption, elle pare son blues de ses plus beaux attributs mélodiques et de sa « foi pure » en l’humanité. Magique. 5/4 : Cully, Chapiteau
Lionel Loueke
Le guitariste et chanteur béninois a été repéré par Herbie Hancock qui fut charmé par ses rythmes cassés et la pureté de ses harmonies. Lionel Loueke ne joue comme personne, mais ne tombe jamais dans la démonstration. Ses courtes chansons parlent de l’Afrique, la terre-mère, et font parfois des emprunts aux musiques des tropiques. 08/4 : Cully, Chapiteau
Nya
Entre Silent Majority et ses remarquables apparitions auprès d’Erik Truffaz, le vocaliste Nya a su s’arroger une belle part du cœur des fans de jazz débridé. Il vient ici avec son groupe présenter « Rootz Teknowledgy », un projet personnel aux contours dub très emprunt de sa force tranquille. 11/4 : Cully, Next Step
Mina Agossi
Elle est l’une des chanteuses de jazz les plus charismatiques du moment. La voix de la franco-béninoise, profonde et décomplexée, ose jouer avec les rythmes primitifs intenses de ses compositions, et se la jouer canaille en flirtant avec les frontières des genres lorsqu’il s’agit de revoir un standard. 5/4 : Cully, Next Step
Charles Lloyd Trio & Jason Moran
Avec le saxophone, il y a une quête spirituelle qui ne cesse d’inspirer le grand souffleur qu’est Charles Lloyd… L’homme, biberonné au blues de Memphis, fêtera ses 70 ans pendant le festival, dans lequel il s’arrête gracieusement pour fouler la scène avec son nouveau quartette, dont le pianiste n’est autre que le célèbre Jason Moran. 9/4 : Cully, Chapiteau
Tcheka
Après trois album à son nom, le jeune Capverdien continue de malaxer le rythme batuque de son île, Santiago, et de faire frémir d’émotions tout ce qui se trouve sur son passage. Sa voix, douce et aigue, se mêle à son jeu de guitare éclairé avec une franchise aussi humble que belle. 6/4 : Cully, Next Step










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