Exposition: Oum Kalsoum à Paris

ILLUSTRATION: Chant Avedissian, Oum Kalsoum, années 1990, technique mixte au pochoir sur panneau, 19,39 x 26, 45 cm, collection British Museum.

L’institut du monde arabe rend hommage à la grande dame de la chanson orientale

« La quatrième pyramide. » C’est le sous-titre de la grande exposition parisienne qui s’est ouverte le 17 juin (jusqu’au 2 novembre) à L’institut du Monde arabe. C’est dire le monument que l’on célèbre, monument vocal qui, aux oreilles des Européens, n’a d’équivalent que chez Billie Holiday, Piaf ou La Callas. « Ce long cri d’amour où la sensation érotique s’énonce lancinante et où brûle en le cœur un feu qui semble ne jamais d’éteindre », comme l’écrit si bien notre collaborateur Rabah Mezouane dans le texte de l’exposition.

Oum Kalsoum entre Mohammed Kasabgi et Abdou Saleh, son joueur de qanûn. Photo de Farouk Ibrahim

Comment faire parler en images cette féminité rageuse ? Le parcours de l’exposition propose quatre approches complémentaires, chacune réunissant photographies, séquences sonores et audiovisuels, documents, objets, costumes et œuvres. Dans la première section, « L’Egyptienne », la vie d’Oum Kalsoum, dont la date de naissance au début du siècle reste mystérieuse, est replacée dans le contexte social et politique mouvant de l’Egypte ; la deuxième section, « Le Talent » s’attache à expliquer le phénomène artistique et sa réception ; « L’engagement » rend compte de l’implication de la chanteuse dans la vie publique, questionne son militantisme et son patriotisme ; enfin « L’Héritage » réunit un ensemble d’œuvres contemporaines inspirées par la Dame.

Le président Nasser en compagnie d’Oum Kalsoum, de Riad Al-Sunbati, d’Abou Saleh et de Mohammed Kasabgi lors de la fête de la gendarmerie. Photo. : Bibliothèque d’Alexandrie

Que l’on soit un adepte de la diva égyptienne ou un néophyte (mais gageons que celui-ci ne le restera pas longtemps !), Oum Kalsoum, La quatrième Pyramide est l’exposition à voir absolument cet été. Ne serait-ce que pour prendre son « tarab » (prendre son pied, en arabe), tout simplement…

A VOIR

  • Paris, La Médina de L’Institut du Monde Arabe, jusqu’au 2 novembre. Concerts, Films et manifestations sur le site du musée

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1 Réponse à “Exposition: Oum Kalsoum à Paris”


  1. 1 TAZI Abdellatif fév 12th, 2009 à 19:48

    NAZRA est enregistrée au théâtre Mohammed V à Rabat en mars/avril 1969 et non en 1968. Merci pour l’attention que vous portez à cette grande Diva de la chanson arabe.

    a.tazi Casablanca Maroc 12.02.2009

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