août, 2008

Ambient: Nightmares On Wax, carnet de voyage


Nightmares On Wax inspiré par le voyage

George Evelyn, qui signe les productions de Nightmares On Wax, a choisi l’originalité pour son dernier album. Quittant sa ville natale de Leeds pour s’installer à Ibiza, il a décidé de prendre avec lui tout son studio et quelques amis afin de composer “So Though…” tout au long du voyage.

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ALBUM

  • Nighmares On Wax, “So Though…” (Warp Records)

VIDEO Nightmares On Wax - Thought So… road trip - part 1 of 3

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Expérience: Faust, retour sur un mystère


Le groupe légendaire sera de passage à la Bâtie

Avec l’émergence de groupe comme Neu!, Can, Ash Ra Tempoel ou Faust l’Allemagne de l’Ouest a généré un mouvement underground particuliérement radical tout au long des années 70. Outre un énorme succès dans leur pays d’origine, le krautrock bénéficiera d’une immense popularité en Grande-Bretagne, grâce notamment au soutien inconditionnel du légendaire animateur radio John Peel. L’album “The Faust Tape”, avec sa pochette signée Bridget Riley, provoquera l’effet d’une bombe dès sa sortie sur Virgin Records en 1973.

Un courant influent auquel Julian Cope rend un hommage vibrant dans son livre “Krautrocksampler”, récemment réédité en français aux éditions Kargo. À mi-chemin entre art conceptuel et “terrorisme musical”, le groupe a joué un rôle majeur pour définir l’esthétique expérimentale unique de toute une période. À tel point que Cope n’hésite pas à affirmer “qu’il n’existe aucun groupe plus mythique que Faust”.

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Faust live au Daydream Festival de Barçelone 12.06.2008 (1ère partie) (click droit)

Faust live au Daydream Festival de Barçelone 12.06.2008 (2e partie) (click droit)

Faust live au Daydream Festival de Barçelone 12.06.2008 (3e partie) (click droit)

Faust live au Daydream Festival de Barçelone 12.06.2008 (4e partie) (click droit)

SITES

CONCERTS

  • 09/09/08 La Batie Festival / Genève

VIDEO

  • Faust, Nuits sonores festival, 2006, Dir. Julien Perrin

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House: Still Music, boogie d’hier et d’aujourd’hui


Focus sur le label Still Music à travers un mix de son fondateur Jerome Derradji

Fondé en 2004 par Jerome Derradji, un franco-algérien vivant à Chicago, Still Music se singularise par une certaine prolixité. Avec une moyenne de 12 sorties par an, il n’aura pas fallu longtemps au label pour s’imposer comme une valeur sûre en matière de house, de soul ou de revival disco.

À ce titre, Derradji a récemment lancé une sous-division intitulée Past Due à travers laquelle il a notamment entamé une collaboration avec BBE. Le résultat se présente sous la forme de la série “The American Boogie Down” qui regroupe une collection remarquée de 45 tours et de maxis de disco introuvables datant des années 70 et 80.

Outre une présentation du label, le site Resident Advisor offre un mix de Chicago house de Jerome Derradji.

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World: Radioclit, la maîtrise du concept


Fidèle à sa réputation d’Indiana Jones sonique, le duo de Radioclit nous rapporte une session de coupé décalé

Le coupé décalé est apparu simultanément en Côte d’Ivoire et dans la Jet-Set, du nom que s’est donné une partie de la communauté ivoirienne de Paris. Initialement rattaché à une danse, le coupé décalé s’inscrit dans un mouvement culturel plus général dénommé Sagacité ou Concept. Depuis sa création en 2002, le phénomène a pris une ampleur énorme en un temps record.

Basés sur des basses lourdes et répétitives, ces arrangements minimalistes et percussifs permettent d’accompagner toute une gamme de chorégraphies aux noms évocateurs. “Guantanamo”, “colgate”, “caméra”, “grippe aviaire”, “le petit vélo” ou le “fatigué fatigué”, il n’existe pas moins d’une quarantaine de mouvements.

Radioclit nous propose un survol musical du genre qui permettra peut-être à certains de s’essayer à quelques pas avant la soirée vibrations du 2 septembre prochain au Festival de la Bâtie.

A ECOUTER

SORTIR

  • 02/09/08 Festival de la Bâtie / Soirée Vibrations: Infinite Livez vs Stade + Radioclit (Soirée Secousse)

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Funk: Calypsoul 70, rare funk des Caraïbes


Strut propose une exploration du funk caribéen des années 70

Duncan Brooker, à qui l’on doit déjà la compilation “Nigeria 70″, nous propose une nouvelle exploration des ramifications du groove. Cette fois-ci, avec ce Calypsoul 70, ce sont les Caraïbes qui dévoilent quelques productions millésimées entre 1969 et 1979.

De la Jamaïque à la République Dominicaine, en passant par Antigua-et-Barbuda ou Trinidade, cette compilation révèle une large sélection d’artistes plus ou moins obscurs qui, chacun dans leur style, ont accordé le funk ou le disco à des climats insulaires.

Quelques belles découvertes à la clé, notamment Lancelot Layne dont le phrasé militant, dans la veine des Last Poets ou de Gil Scott Heron, est à l’origine du rapso.

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Hip-hop: People under the stairs, toujours aussi fun


Le duo de Los Angeles continue de promouvoir son hip-hop festif

Avec le titre donné à leur sixième album, on peut difficilement se tromper sur l’orientation choisie par People Under The Stairs. Thes One et Double Killer continuent de promouvoir un hip-hop mélodique et fringant qui les rapproche de A Tribe Called Quest, The Beatnuts ou The Pharcyde.

Détachés des impératifs mercantiles, ces deux passionnés continuent de véhiculer leurs messages positifs sur des beats funky. Dix ans après leurs débuts, ils restent une des valeurs sûres du hip-hop underground américain. Leur nouvel album “Fun DMC” peut être écouté en intégralité sur le website de leur nouveau label.

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Baile Funk: DJ Cornelius, l’oeil à facette


Un DJ de Singapour propose son mix de baile funk

Plusieurs mixes de mashups, de bailé funk et de drum’n'bass sont disponibles sur le site de DJ Cornelius (qui n’a rien à voir avec le producteur japonais du même nom). A titre d’exemple, ce set intitulé “From Rio To Toa Payoh”, truffé de morceaux originaux, qui donne un bon aperçu des dernières évolutions dans ce genre. On y retrouve notamment plusieurs morceaux de DJ Sandrinho et de DJ Edgar, deux maîtres du funk carioca.

A ECOUTER

télécharger la mixtape “From Rio To Toa Payoh” de DJ Cornelius (click droit)

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Dub: Moritz Von Oswald & Tikiman en apnée


Moritz Von Oswald & Tikiman nous emportent dans leurs limbes analogiques

C’est surtout sous le pseudonyme de Maurizio que le producteur et DJ Moritz von Oswald s’est fait connaître comme une figure incontournable de la scène électronique. Ancien percusionniste du groupe new wave Palais Schaumburg, il fondera en 1993 avec Mark Ernestus le label Basic Chanel. En établissant des ponts entre dub, techno et radicalité artistique, ce label aura une influence déterminante tout au long des années 90 sur de nombreux producteurs à l’origine de la scène minimal dub.

Quant à Tikiman, qui se fait désormais appelé Paul St. Hilaire, il est le MC historique du label et le fondateur False Tuned, un label prospectif en matière de reggae. On les retrouve réunis pour ce live enregistré à Moscou en avril dernier.

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Décès de Jerry Wexler

Jerry Wexler, une des légendes de l’industrie musicale, s’est éteint à l’âge de 91 ans. En tant qu’associé du label Atlantic Record depuis 1951, il a participé à lancer les carrières de Ray Charles, Aretha Franklin et Led Zeppelin. Il aura une influence déterminante sur la décision du label de promouvoir la southern soul. C’est notamment lui qui inventé le terme rythm & blues pour remplacer l’appellation race records qui était encore utilisée pour qualifier les musiques produites par des artistes afro-américains.

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Pop: Byrne et Eno, la nostalgie des avant-gardes


Trente ans plus tard, les chemins des deux explorateurs se croisent à nouveau

Après leurs collaborations ambitieuses tout au long des années 70 avec Talking Heads, en 1981 le duo synthétisait leurs démarches réciproques de manière remarquable avec “My Life in the Bush of Ghosts”. Un album marqué par la collision des sources et des influences qui combinaient une cohorte d’enregistrements sonores pour produire cet univers hanté par les influences de Steve Reich, Stockhausen, Fela ou du dub. Une démarche visionnaire qui, à travers le télescopage des genres, inaugurait l’ère du sampling ethnographique.

Vingt-sept ans après, le duo revient avec “Everything That Happens Will Happen Today”, accompagné par le spectre de cette réussite. Eno, qui signe toutes les compositions, exclut d’emblée toute comparaison en précisant que cet album est très différent. David Byrne, au chant, précise quant à lui qu’il s’agit cette fois-ci de “véritables chansons”.

Même si “Everything That Happens Will Happen Today” ne concoure pas dans la même catégorie, cette succession d’ambiances chaleureuses démontre le groove particulier que le duo, par une formule heureuse, a qualifié de “gospel électronique”. Le résultat peut être écouté en intégralité sur le site officiel de ce projet.

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Mixtape: Round Table Knights, le terroir sans frontière


Un mix des deux chevaliers de la Table ronde à télécharger

Les Round Table Knights est composé par DJ Questionmark et DJ Atomik. Le duo, formé en 2002, c’est rapidement fait connaître en Suisse allemande grâce à des soirées mythiques dans lesquelles se sont notamment produits TTC, les Beastie Boys, Gilles Peterson, Coco Rosie, Spank Rock, Tortoise ou Justice.

À la fois DJ’s et producteurs, le duo se particularise par une approche très éclectique qu’on retrouve dans ce mix où l’univers cotonneux de Brian Wilson côtoie le noisy punk de No Age ou une ode à Yoko de John Lennon.

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Un freestyle d’Afrikanboy

Le rapper londonien d’origine nigérienne Afrikanboy, révélé grâce à sa collaboration avec M.I.A sur Kala, nous offre ce freestyle dans lequel il se demande toujours qui a bien pu voler son visa.

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Jazz: Louie Austen, le crooner électronique


Le plus crooner des chanteurs autrichiens revient avec un nouvel album solo intitulé “Too Good To Last”

Propulsé dans le circuit des musiques électroniques grâce à ses collaborations avec Senor Coconut, Louie Austen, en digne héritier de Tom Jones, avait coutume de se produire dans les bars huppés des palaces viennois.

En 1999, emballé par des débuts très encourageants, il décidait de tout plaquer pour se lancer dans la scène club. Même si cette expérience ne fût pas toujours convaincante, cette incursion a contribué à attiser sa passion pour les nouvelles musiques. Un peu moins dance que ces productions antérieures, le crooner peut pousser un peu plus loin ses explorations grâce à LA Music, un label qu’il a récemment fondé.

En cadeau, cette drôlatique reprise qui ravivera plein de souvenirs chez les quadras…

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VIDEO:

  • Louie Austen feat. Senor Coconut, “Dreams are My Reality”

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Soul: Stephanie McKay, bloc parties et heavy funk

La new-yorkaise ravive le funk de son enfance

La chanteuse new-yorkaise Stephanie McKay s’est fait connaître à travers ses nombreuses collaborations avec Kelis, Talib Kweli, Mos Def, McKay ou Roy Hargrove. Après un premier album solo produit par Geoff Barrow de Portishead, la voici de retour avec “Tell it Like it Is”. Largement inspirée par l’énergie des Blocks Parties, la chanteuse restitue avec beaucoup de conviction l’esprit soul des années 70. Un retour aux sources qui enchantera tous les amateurs du genre.

A noter que la chanteuse sera prochainement en tournée aux côtés de Jacques Schwartz-Bart, notamment pour un concert à la Cigale le 8 octobre 2008.

ALBUM:

  • Stephanie McKay, “Tell it Like it Is” (Muthas of Invention, sortie le 22.09.08)

  • Stephanie McKay, Tell it Like it Is, Concert live lors du Darfur Olympics)

CONCERTS

  • 20/09/08 Leffingue Leuren Festival /Leffingue, Belgique

  • 08/10/08 Jacques Schwarz-Bart feat. Stephanie Mckay / La Cigale, Paris

  • 20/12/08 Jacques Schwarz-Bart feat. Stephanie Mckay / Scene Nationale, Guadeloupe

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Hip-hop: Arabian Prince, le dauphin déchu


Stones Throw rend hommage à un des pionniers west coast

C’est surtout entre 1986 à 1988, sous le pseudonyme d’Arabian Prince, que Mik Lezan a marqué l’histoire du hip hop en tant que membre originel de N.W.A. Toutefois, même s’il apparaît encore sur la pochette de l’album “Straight Outta Crompton”, il ne participera pas à l’ascension glorieuse. En effet, il n’était qu’un dauphin et quittera le groupe lorsque Ice Cube aura définitivement fini ses études.

Par la suite, Arabian Prince fondera le groupe Jimmy & the Critters mais son nom est généralement associé à l’infortune de cette éviction. Malgré un timide comeback l’an passé sous le nom de Professor X, il mettra un terme quasi définitif à sa carrière en 1993.

À travers une anthologie qui retrace ses débuts, Stones Throw souhaite rendre hommage au son electro juste avant l’émergence du gangsta rap.

SUR VIBRATIONSMUSIC

ALBUM

  • Arabian Prince: “Innovative Life, The anthology 1984-1989″ (sortie le 19.08.08 / Stones Throw)

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Hommage: Isaac Hayes


Le chanteur, producteur et comédien disparaît à l’âge de 65 ans. Dans une interview accordée à Vibrations en 1995, Isaac Hayes revenait notamment sur l’épopée de “Shaft”, son amitié avec Lino Ventura et son étonnement à voir Chuck D et Flavor Flav en boubou.

Comment en êtes-vous venu à enregistrer votre premier disque, «Hot, Buttered & Soul» avec un orchestre à cordes?

Isaac Hayes: Tout naturellement. Quand j’étais gosse, j’écoutais toutes sortes de musique, j’étais comme une éponge: j’absorbais tout. Plus tard, quand j’écrivais pour Sam & Dave, ce n’était pas ma propre personnalité que je mettais en avant. Quand le moment fut venu pour moi d’enregistrer mon propre disque, je voulais absolument y inclure des cordes, car j’écoutais alors beaucoup de musique classique. Je n’avais aucune expérience en la matière, mais mon interprétation et mes influences m’ont permis de glisser sous le funk ces arrangements de violons, particulièrement sur «Walk On By». C’est venu comme ça et cet élément est toujours resté dans ma musique.

En 1969, affirmer à ce point des emprunts à la musique blanche sur un label comme Stax, c’était presque révolutionnaire, non?

Isaac Hayes: C’est vrai, mais ça ne m’a pas fait peur. Je n’y ai pas réfléchi à deux fois, cela m’a semblé la chose à faire à ce moment-là. Les gens à Stax ont tout de suite aimé. Leur problème c’est qu’ils ne savaient pas exactement comment EVALUER cette musique parce qu’ils n’avaient jamais rien entendu de pareil. Ils ont dit: «c’est super. On ne sait pas si ça va beaucoup passer en radio, parce que les morceaux sont, hum, un peu longs, mais c’est super…» De toutes façons, ce que j’avais à dire ne pouvait pas être dit en 2 minutes 30. Je n’avais pas de pressions parce que Stax avait une vingtaine d’autres albums sur le marché au même moment et j’avais composé tellement de hits pour eux que j’ai eu totale liberté artistique sur ce coup-là.

Deux ans, plus tard sort «What’s Going On». Est-ce que Marvin Gaye avait eu connaissance de votre travail sur les cordes?

Isaac Hayes: Je ne le connaissais pas à cette époque, je l’admirais mais je ne l’avais pas encore rencontré. Cela a pu l’influencer, je n’en suis même pas sûr. Quand j’ai entendu pour la première fois le disque, ça m’a soufflé. C’est le genre d’œuvre d’art qui vous fait dire: «nom de Dieu, si j’avais pu faire quelque chose de pareil!»

Parlez-nous de Burt Bacharach dont vous avez repris plusieurs des thèmes qu’il a composés avec Hal David.

Isaac Hayes: Je suis venu à Burt Bacharach à travers Dionne Warwick dont j’étais un fan absolu. J’étais un véritable disciple de Dionne. Et quand j’ai enregistré «Walk On By», j’avais naturellement peur de la réaction de Bacharach. Quand je l’ai enfin rencontré, il m’a dit qu’il adorait ma version. Ça m’a conforté dans mes choix futurs. Plus tard, je me suis acheté une maison à L.A tout près de chez lui. Depuis j’ai souvent été traîner chez lui.

«Shaft», pour lequel vous êtes surtout connu du grand public, n’était pas le premier film du genre?

Isaac Hayes: Non, «Shaft» n’était pas le premier film Blaxploitation, comme on a pu le dire. Melvin Van Peebles avec «Sweet Sweetback’s Baddasssss Song» a été le premier et «Shaft» a suivi. Personne n’a jamais eu les tripes de Van Peebles. Mais personne n’a jamais voulu s’approcher de Van Peebles non plus parce qu’il disait des choses trop vraies pour être entendues…

Racontez-nous la véritable histoire de l’enregistrement de «Shaft».

Isaac Hayes: Il faut voir les choses comme ça: Hollywood allait très mal. Quelqu’un de futé là-bas a eu alors l’idée de faire des films pour le public noir pour toucher un nouveau marché. Avec des premiers rôles noirs, des réalisateurs noirs et aussi des compositeurs musicaux noirs. Et c’est là qu’ils ont pensé à moi. Je suis venu à L.A, j’ai écouté ce qu’ils avaient à me dire. «OK, je vais essayer» j’ai dit. J’ai rajouté: «je suis acteur aussi, je peux avoir un rôle?» «On verra», ils m’ont répondu. Bon, je n’ai pas eu de rôle, je me suis concentré sur la musique et j’ai bien fait. Comme personne ne me connaissait dans le milieu, ils ne m’ont pas fait confiance comme ça. Les producteurs m’ont donné trois scènes du film pour que je les illustre en musique. La scène d’ouverture quand Shaft sort du métro, une autre scène où on le voit marcher dans Harlem et une troisième scène où il fait l’amour avec une femme. Ils me testaient! J’ai pris la bande à Memphis, j’ai écrit «L.A’s Love Theme» en une petite heure, je l’ai mis sur bande. «Soulsville» m’a pris une heure et demie, juste la musique pas les paroles et le thème principal de «Shaft» (le rythme seulement) deux heures. J’ai emmené tout ça à New York, je leur ai fait écouté le résultat. Ils m’ont dit: «OK, tu vas à Hollywood et tu commences à travailler». J’étais au milieu d’une tournée. Le week-end, je partais sur la route aux quatres coins du pays, à l’est, en Caroline du Nord, en Virginie, en Floride… et je retournais vite travailler sur la musique de «Shaft» pendant la semaine. Quand j’ai eu fini, il manquait encore toutes les rythmiques. Ils m’ont donné deux jours pour faire les rythmiques pour toutes les scènes! Au bout du compte, ça ne nous a pris qu’un jour à peine! Le lendemain, on enregistrait les cordes et les cuivres et pour ça, je m’y connaissais. Le surlendemain, ce fut le tour des voix. Mes chanteuses écrivaient leurs parties dans la limousine en chemin pour le studio. Là encore, il n’y a pas eu de problèmes. Au troisième jour, quand le producteur George Freeman est venu écouter le résultat, j’étais évidemment anxieux. Eux ne l’étaient pas, en tout cas ne le montraient pas. Ils ont aimé le résultat d’emblée et je suis reparti à Memphis pour rallonger les thèmes en vue du disque qu’ils allaient sortir. Voilà l’histoire de la musique de «Shaft».

Pensiez-vous que le film allait remporter un tel succès?

Isaac Hayes: Pas du tout. J’avais déjà commencé à travailler sur «Black Moses», un double album très ambitieux quand le film a décollé.

Il y eut immédiatement d’autres films dans la foulée de «Shaft». Dans «Tough Guy», vous ne faites pas que composer: vous jouez et Lino Ventura vous donne la réplique.

Isaac Hayes: Un grand souvenir. Lino était un type fantastique. Il était plutôt du genre calme, timide même, mais on faisait une paire d’enfer tous les deux. J’ai été très attristé d’apprendre sa mort.

Que pensez-vous de la manière dont a évolué le cinéma noir américain?

Isaac Hayes: Ce cinéma, pour l’instant, est assez unidimensionnel: la vie dans le ghetto, le jeu de la drogue et de la violence. Mais vous le savez bien: Hollywood ne soutient que ce qu’il vend. Si les «frères» restent assez longtemps dans le jeu, ce cinéma va se développer. Pour le moment, tout le monde influence tout le monde et tout le monde copie tout le monde. Mais il arrive un moment où chacun trouve son propre chemin. Dans les années 70, nous n’avons pas eu cette chance. Les WASP ont décrété: «les films de la Blaxploitation glorifient les macs et les putes!». Alors Hollywood a pris peur, a ôté ses mains de là et le genre est mort. Nous, les acteurs, on est resté sur le carreau à se demander ce qui allait se passer pour nous. Et rien ne s’est passé. Alors, quand je vois certains films aujourd’hui qui réussissent à parler librement des problèmes quotidiens de la communauté, j’ai assez confiance. L’autre différence majeure est que nous n’avions pas le contrôle artistique qu’ont les jeunes réalisateurs aujourd’hui. Nous avions des scénarios écrits par des Blancs qui nous disaient comment nous devions être à l’écran.

Vous avez récemment été élu citoyen d’honneur de la famille royale au Ghana. Comment est-ce arrivé?

Isaac Hayes: J’ai été la première fois au Ghana en 1992, avec Dionne Warwick. J’ai été si ému par ce que j’ai vu, en particulier les maisons où on enfermait les esclaves avant de les envoyer aux Etats-Unis que ça m’a donné l’appétit d’en savoir plus sur mes ancêtres. J’ai lu des livres, et quand je suis retourné aux Etats-Unis, je n’arrêtais pas de parler de ça. J’ai fait des conférences dans le but d’encourager les Africains-Américains de faire le voyage au Ghana pour qu’ils apprennent d’où ils venaient. Je disais aux jeunes: «Vous entrez dans des gangs et vous vous entre-tuez, sans réaliser que du sang royal coule dans vos veines! Vous vous battez pour une terre qui ne vous apppartient même pas.» A une de ces conférences à New York, la princesse du Ghana m’a entendu et a raconté à son père ce que j’avais dit. Le roi m’a alors invité officiellement. J’étais là-bas en même temps que Public Enemy. Ils ont fait une cérémonie pour me nommer membre honoraire de la famille royale; ce fut un moment intense et merveilleux. Chuck D est venu à la cérémonie en habits traditionnels africains, Flavor Flav aussi! Vous auriez dû les voir, tous habillés en boubou…

Interview réalisé en 1995 par Pierre-Jean Crittin

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Décès de Isaac Hayes

Le légendaire Isaac Hayes a été retrouvé mort par sa femme hier après-midi dans leur propriété de Shelby County dans le Tennessee. Les causes de sa mort restent encore indéterminées, mais il semblerait que le chanteur ait été terrassé par une crise cardiaque. Il était âgé de 65 ans.

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Lee Scratch Perry, la vie, la mort,… les Pum Pum

C’est bien connu, passé le cap des 70 ans, on atteint cette sagesse qui permet de toucher à l’essentiel. Si on se réfère à l’enseignement philosophique proposé par Lee “Scratch” Perry dans son dernier album “Repentance”, l’équation élémentaire de l’existence se résume à trois entités: clubs, Pum Pum et Kitty Kitty.

VIDEO: Lee “Scratch” Perry, Pum Pum, “Repentance”

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World: DJ Mujava, le kwaito funk dans le radar


Lorsqu’un DJ de Pretoria propose sa relecture de l’Acid House…

Le morceau Township Funk n’est pas véritablement une nouveauté. En effet, initialement repéré par le label This Is Music Ltd, le titre de DJ Mujava figurait déjà sur une compilation de Sinden pour le troisième volume de “We Make It Good”.

À l’heure des revival acid house, les sons corrosifs et industriels de Townhip Funk . ont particulièrement marqué les esprits. En particulier du côté de Warp Records qui s’est empressé de signer ce morceau ravivant certaines productions à l’origine du label.

Coup unique ou mouvement à plus long terme, la mise sur orbite de cet ovni en provenance de Pretoria va sans aucun doute jouer un rôle décisif en offrant une visibilité hors du commun aux producteurs sud-africains. Une autre production de DJ Mujava, de son vrai nom Elvis Maswanganyi, devrait également apparaître sur le prochain DJ Kicks de The Rapture.

VIDEO: Dj Mujava, “Township Funk”, (Warp records, sortie du maxi le 15 septembre 08)

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Drum’n'bass et visions mystiques

Le DJ Holy Ghost nous offre un morceau accompagnant à merveille cette belle réunion d’allumés. Cerise sur le gâteau, on retrouve la voix de David Rodigan qui, cela dit en passant, jouerait à merveille le rôle du prêcheur dans de telles réunions.

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Mixtape: NLF3, l’écho des tropiques


Le trio instrumental parisien propose sa mixtape

Formé il y a près de 10 ans, NLF3 est le nom du groupe formé par trois frères qui proposent un rock instrumental universaliste dans lequel résonnent aussi bien des influences de krautrock, de tropicalisme et d’afrobeat. À travers leurs ambiances cinématographiques, et vaguement hypnotiques, NLF3 n’est pas sans rappeler des groupes tels que Tortoise ou Battle. À l’occasion de la sortie de leur mini LP intitulé “Echotropic”, NLF3 nous propose d’écouter une playlist qui traduit les aspirations éclectiques du trio parisien.

CONCERTS

06/09/08 Paris / Fleche d’Or

04/10/08 Paris / Nuit Blanche

18/10/08 Paris / Nanterre

26/10/08 Boulogne / Festival BBMIX

01/10/08 Nantes / non communiqué

SITES

» Voir la playlist

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Gilberto Gil quitte la culture

A 66 ans, après cinq années passées en tant que Ministre de la Culture, Gilberto Gil a annoncé qu’il allait désormais se consacrer entiérement à sa carrière musicale et à sa famille. “Le ministère de la Culture ne dispose pas du budget qui devrait être le sien” est la seule critique émise par le chanteur au terme de son quinquennat.

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Afro-punk: Janelle Monáe, l’ère du robot’n'blues


Inspirée par le film Metropolis, Janelle Monáe nous entraîne dans son univers afro-futuriste guimauve

“I am an alien from outter space/ I am a cybergirl without a face”, Janelle Monáe annonce d’emblée la couleur dans le morceau de pop sautillante “Violet Stars Happy Hunting”. Avec son look quelque part entre le kitsch baroque de Klaus Nomi et la candeur de Kelis, la jeune chanteuse a des allures de baby doll cybernétique. Une version r’n'b, contemporaine et clinquante, des thèmes de l’afro-futurisme.

Révélée il y trois ans avec son morceau “Lettin’ Go”, puis à travers sa collaboration avec OutKast sur Call The Law, la chanteuse originaire du Kansas est signée sur Wondaland Arts Society. Un label indépendant, hébergeant notamment le groupe Deep Cotton, qui se revendique dans la filiation de la scène afro-punk américaine.

SITES

VIDEO: Janelle Monáe, Sincerely Jane, “Metropolis: The Chase”

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Hip-hop: ?uestlove, devine qui vient mixer ce soir?


DJ ?uestlove de passage à la Bellevilloise…Des invitations à gagner!

Plus nécessaire de présenter ?uestlove, tant le batteur et producteur de Philadelphie est devenu une figure incontournable de la scène hip-hop contemporaine. Qu’il s’agisse de la belle aventure The Roots ou de ses nombreuses collaborations, l’homme à la coupe afro a toujours fait preuve d’une intégrité exemplaire dans ses choix, aussi bien artistique que politiques.

Le 29 août prochain, la Bellevilloise offre une occasion unique pour découvrir une facette moins connue du personnage en lui proposant de prendre les platines pendant toute la nuit. Pour gagner une invitation pour ce concert, envoyez-nous un mail avec vos nom, prénom et adresse postale à concours@vibrations.ch Merci d’indiquer “?uestlove” dans l’intitulé du message.

Il y a 5 places à gagner et les gagnants seront avertis par email.

SITE

CONCERT

29/08/08 Paris / La Bellevilloise

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Amp Fiddler rencontre Sly & Robbie

“Inspiration Information” est la nouvelle série d’albums lancée par le label Strut. Ce projet se présente sous la forme d’albums studios qui rassemblent des artistes contemporains avec les héros du passé qui les ont influencé. Le premier album rassemble Amp Fiddler et Sly & Robbie et sortira le 29 Septembre. Les collaborations de Horace Andy et Ashley Beedle, ainsi que de Mulatu Astatke et The Heliocentrics ont d’ores et déjà été annoncées.

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Disco: Grace Jones, le retour de la Diva


L’égérie eighties revient imposer sa présence mutante

C’est initialement en tant que mannequin que Grace Mendoza, jeune new-yorkaise d’origine jamaïcaine, s’est imposée dans la scène arty des années 70. Son physique hors du commun lui avait notamment permis de captiver l’attention d’Andy Wahrol qui aimait parader au bras de cette androgyne filiforme à l’aura vaguement inquiétante.

En 1981, Grace Jones laissait trainer sa voix de contralto sur l’énorme “Nightclubbing”. Un album visionnaire, coproduit par le duo Sly & Robbie, proposant une variation post-disco qui, à l’instar du “Blue Line” de Massive Attack en 1991, allait servir de borne à la décennie.

Parallèlelement à cette reconnaissance musicale, l’une des grandes particularités de Grace Jones est d’avoir également su magnifier son physique de mutante. À travers quelques apparitions cinématographiques remarquées, les pochettes, les clips ou les publicités signés Jean-Paul Goude, Grace Jones s’est imposée comme une égérie incontournable des années 80.

Le cap des 60 ans fraîchement passé, elle faisait sa réapparition sur scène en juin dernier lors du Meltdown festival suite à l’invitation de Massive Attack. Un juste retour des choses pour cette diva influente qui a su perpétuer le mythe grâce à une performance encensée par l’ensemble de la presse britannique.

Dans la foulée, elle réservait encore une surprise de taille en annonçant la sortie imminente de “Hurricane”. Un album coproduit avec Ivor Guest sur lequel on retrouvera également des contributions de Sly & Robbie et Brian Eno.

VOIR

Grace Jones, Corporate Cannibal, “Hurricane” (sortie le 27 octobre 2008)

Grace Jones, I’ve Seen That Face Before (Libertango), “Nightclubbing”, 1981

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A écouter

  • Funk: Spams Allstars, la machine à sons de Miami

    Quelques titres en écoute de cette variante latino en made in Miami

    Plus ou moins dans la même veine que les prospections de dub électronique qui caractérisent le zizek, The Spam Allstars propose des relectures transgressives des rythmes traditionnels latinos.

    À mi-chemin entre improvisations bruitistes, sonorités protoélectroniques, broken beats et de latin groove, les morceaux des Spam Allstars constituent autant […]

  • Expériences: Héliodrome, hip-hop introspectif

    Le hip-hop canadien à l’honneur avec ce titre du duo montréalais Héliodrome

    En 2001, le label canadien Endemik sortait le premier album d’un MC atypique appelé Buck 65. Si le poulain a parcouru un joli bout de chemin depuis, le label de Scott Da Ros n’a eu de cesse de révéler au monde de nouveaux artistes […]

  • Techno: Frankie Knuckles, comme à la maison

    Un live du DJ légendaire en écoute

    Après avoir débuté sa carrière avec Larry Levan à New York au Continental Baths vers la fin des années 70, c’est principalement du côté de Chicago tout au long des années 80 que Frankie Knuckles consolidera son statut de légende de la club culture. DJ résident au Warehouse de […]

  • Podcast: PTR, Do Believe The Hype!

    Pour fêter ses 10 ans, le label canadien offre une compilation présentant ses principales signatures

    Une grosse quinzaine de sorties en dix ans d’existence, on ne peut pas dire que Public Transit Recordings soit ultra productif. Mais ce label indépendant canadien fait avec les moyens du bord, c’est-à-dire essentiellement la passion et l’énergie d’une équipe restreinte […]

  • Hip-hop: Zion I, remixes tous azimuts

    Quelques des remixes des rappers démontrent leur définition large du hip-hop

    Le duo de Oakland Zion I, composé de MC Zumbi et Amplive, s’était d’emblée singularisé dès la sortie de leur premier album avec leur hip-hop fortement influencé par le jazz et la drum’n’bass. Par la suite, “Deep Water Slang” leur permit d’asseoir un peu […]

  • World: World Circuit, de La Havane à Bamako

    Un mix nous invite à nous baigner dans l’univers transcontinental de World Circuit

    En l’espace d’une vingtaine d’années, le label World circuit a acquis un statut incontournable dans l’univers de la musique world. Le catalogue privilégie une sensibilité globale dont l’efficacité a été largement démontrée avec l’aventure du Buena Vista Social Club.

    L’Afrique garde cependant toujours une place de […]

  • Electro: Kraftwerk, Virtu Ex Machina

    Un live de Kraftwerk enregistré à Tokyo en 1981 en téléchargement

  • Funk: Mr Scruff, comme un poisson dans l’eau

    Mr Scruff revient distribuer du groove à gogo

    Fidèle à l’humour qui le caractérise, Mr Scruff a dénommé son dernier album “Ninja Tuna”. Construit essentiellement à partir de samples de jazz, l’ensemble nous renvoit souvent à la période acid jazz agrémenté de quelques incursions electro plutôt convaincantes.

    Il est aidé en cela par des invités […]

  • World: The Very Best, la meilleure carte de visite

    PHOTO: Goshwin Schwendinger

    En guise d’introduction au projet The Very Best, Radioclit & Esau Mwamwaya nous offrent une mixtape à télécharger

    Cela fait déjà quelque temps que l’on suit la saga du duo franco-suédois Radioclit et du chanteur du Malawi Esau Mwamwaya. La nouveauté c’est que désormais les complices vont opérer sous le nom de The Very […]

  • Krautrock: Can, un concert charnière

    Un concert du groupe enregistré en 1975 en download

    Les fouilles archéologiques d’Internet réservent quelques bonnes surprises, comme par exemple l’exhumation de ce live de Can datant de 1975, l’année de la sortie “Limited Edition” et de “Landed”. Cette période marque un tournant dans l’histoire du groupe qui vient de signer chez Virgin, se sépare du […]

  • Electro: Michna, Cool Monday

    Le premier album du jeune producteur en écoute

  • Club: The Count & Sinden, Beep Beep… Yeah!

    A peine formé, le duo travaille sur son premier album

    Formé au début de cette année, le duo The Count & Sinden s’est d’emblée fait remarquer grâce aux succès de leur single Beeper. Un morceau sautillant qui témoigne de la persistance, ou le retour, de l’influence du 2-step dans la scène club londonienne.

    Pour l’occasion on […]

  • Ambient: Banjo or Freakout, un univers en suspension

    Un jeune producteur italien propose sa relecture de Burial

    Banjo or Freakout est le nom sous lequel Alessio Natalizia, un musicien italien qui vit actuellement à Londres, a choisi pour répandre ses compositions répétitives et introspectives. Outre les trois titres proposés dans son EP intitulé “Upside Down”, on peut trouver sur son blog toute une série […]

  • Hip hop: Infinite Livez vs Stade, retour en 1999

    PHOTO: Joël Vacheron

    Infinite Livez vs Stade nous proposent leur version du fameux titre de Prince

    “Est-ce que vous vous souvenez de cette période durant laquelle on pensait que le monde allait s’arrêter, sans que ça ne se produise réellement ?” nous interroge le rapper britannique Infinite Livez. La réponse tient dans cette version toute en extravagance de […]

  • Dubstep: Kode9 & The Spaceape, sur toute la ligne

    Kode9 et The Spaceape proposent un live tout en élongation

    Fidèle à sa réputation avant-gardiste, Kode9 semble faire glisser le dubstep vers de nouveaux territoires. C’est en tous les cas ce que laisse supposer cette session enregistrée récemment pour le show de Gilles Peterson dans laquelle des beats instables tendent de manière toujours plus marquée vers […]

  • Electro: Greg Wilson, par la bande

    Le pionnier de l’electro funk en écoute

    Personnage incontournable de la scène électronique anglaise, Greg Wilson s’est fait initialement connaître en tant que DJ, notamment grâce à ses soirées à l’Hacienda ou au Legend au début des années 80. Par la suite, il a su consolider un statut quasi mythique avec son art du remix qui […]

  • Electro: Larytta, particules électroniques

    Trois morceaux du prochain album de Larytta en écoute

    Larytta est le projet entamé il y a quatre ans par Christian Pahud et Guy Meldem. Pour leur premier LP, “Difficult Fun”, les deux bidouilleurs continuent de promouvoir une electro ludique et kaléidoscopique dans où chaque son claque avec une telle clarté qu’ils semblent avoir été minutieusement […]

  • Hip hop: The Cool Kids, en attendant… Yo! Yo!

    ILLUSTRATION: Alex Pointet

    Un nouveau titre de la version noire des Beastie Boys en téléchargement gratuit

    Le label Green Label Sound propose un morceau inédit du duo de Chicago qui perpétue son aptitude foncière à se diffuser à travers Internet. Avec “Delivery Man”, l’autoproclamée version noire des Beastie Boys continue de promouvoir un hip-hop vaguement old school […]

  • Expérience: Steinski (re)joue le crooner

    Steinski propose une relecture du répertoire de Frank Sinatra

    The Village Voice propose un mix original, ainsi qu’une longue interview, de Steinski. Avec “What Was Raymond Doing With His Hands? (A Soundtrack for a Real Swinger of a Nightmare)”, le DJ passe une sélection de morceaux du légendaire crooner à la moulinette numérique. Ce projet, entamé alors que […]

  • Ambient: Nightmares On Wax, carnet de voyage

    Nightmares On Wax inspiré par le voyage

    George Evelyn, qui signe les productions de Nightmares On Wax, a choisi l’originalité pour son dernier album. Quittant sa ville natale de Leeds pour s’installer à Ibiza, il a décidé de prendre avec lui tout son studio et quelques amis afin de composer “So Though…” tout au long du […]

  • Expérience: Faust, retour sur un mystère

    Le groupe légendaire sera de passage à la Bâtie

  • House: Still Music, boogie d’hier et d’aujourd’hui

    Focus sur le label Still Music à travers un mix de son fondateur Jerome Derradji

  • World: Radioclit, la maîtrise du concept

    Fidèles à sa réputation d’Indiana Jones sonique, le duo de Radioclit nous rapporte ce set de coupé décalé

  • Funk: Calypsoul 70, rare funk des Caraïbes

    Strut propose une exploration du funk caribéen des années 70

  • Hip-hop: People under the stairs, toujours aussi fun

    Le duo de Los Angeles continue de promouvoir son hip-hop festif

  • Baile Funk: DJ Cornelius, l’oeil à facette

    Un DJ de Singapour propose son mix de baile funk

  • Dub: Moritz Von Oswald & Tikiman en apnée

    Moritz Von Oswald & Tikiman nous emporte dans les limbes analogiques de Basic Channel

  • Pop: Byrne et Eno, la nostalgie des avant-gardes

    Trente ans plus tard, les chemins des deux explorateurs se croisent à nouveau

  • Mixtape: Round Table Knights, le terroir sans frontière

    Un mix des deux chevaliers de la Table ronde à télécharger

  • Jazz: Louie Austen, le crooner électronique

    Le plus crooner des chanteurs autrichiens revient avec un nouvel album solo intitulé “Too Good To Last”

  • Mixtape: NLF3, l’écho des tropiques

    Le trio instrumental parisien propose sa mixtape

  • Afro funk: Voodoo Funk, vinyles et archéologie

    Un DJ allemand a parcouru l’Afrique de l’Ouest à la recherche de trésors enfouis

  • hip hop: James Pants, United diggers

    Un mix du nouveau protégé de Peanut Butter Wolf en download

  • Jazz: Le retour de Melvyn Price

    La quatrième réédition de Wax Poetics permet de redécouvrir l’album groovy de Melvyn Price

  • Folk: Soltero, l’homme aux multiples visages

    Une session live du projet protéiforme de Tim Howard en téléchargement

  • Rock: Dragons of Zynth, un vent de free

    Quelques morceaux en téléchargement de ce groupe new yorkais inclassable

  • Podcast: Lovefingers, des bouffées d’air alizéen

    Le site Lovefingers.org propose quelques mixes exclusifs

  • Funk: The Herbaliser, infusion de groove

    Le duo londonien propose un set de funk old school

  • World: Dutty Artz et le New York tropical

    Un set du DJ Geko Jones explore les nouveaux territoires de la world music

  • Salsa: Grupo Fantasma, l’esprit de Fania

    Un podcast du groupe qui a accompagné Prince durant les concerts de l’été passé à Londres

  • Baile Funk: Bonde Do Role rebondit

    Quatre morceaux du groupe brésilien pour les amateurs de funk carioca

  • Ambient: Quiet Village, un duo sous basse pression

    Quiet Village nous invite à la relaxation avec un podcast downtempo

  • Podcasts: Sal P, fusion de liquide

    L’ancien chanteur de Liquid Liquid dans deux podcasts rythmés

  • Podcast: Ghostly International se donne

    Ghostly International offre une compilation digitale

  • Dub: Molecule, un groove atomique

    Le producteur parisien propose une version dub de LES artistes de Santogold

  • Podcast: WE ARE