Pop: Byrne et Eno, la nostalgie des avant-gardes


Trente ans plus tard, les chemins des deux explorateurs se croisent à nouveau

Après leurs collaborations ambitieuses tout au long des années 70 avec Talking Heads, en 1981 le duo synthétisait leurs démarches réciproques de manière remarquable avec “My Life in the Bush of Ghosts”. Un album marqué par la collision des sources et des influences qui combinaient une cohorte d’enregistrements sonores pour produire cet univers hanté par les influences de Steve Reich, Stockhausen, Fela ou du dub. Une démarche visionnaire qui, à travers le télescopage des genres, inaugurait l’ère du sampling ethnographique.

Vingt-sept ans après, le duo revient avec “Everything That Happens Will Happen Today”, accompagné par le spectre de cette réussite. Eno, qui signe toutes les compositions, exclut d’emblée toute comparaison en précisant que cet album est très différent. David Byrne, au chant, précise quant à lui qu’il s’agit cette fois-ci de “véritables chansons”.

Même si “Everything That Happens Will Happen Today” ne concoure pas dans la même catégorie, cette succession d’ambiances chaleureuses démontre le groove particulier que le duo, par une formule heureuse, a qualifié de “gospel électronique”. Le résultat peut être écouté en intégralité sur le site officiel de ce projet.

SITE

Tags: , , , ,

1 Réponse à “Pop: Byrne et Eno, la nostalgie des avant-gardes”


  1. 1 Mathieu août 20th, 2008 à 10:05

    Dépassés par les événements, Brian Eno et David Byrne publient cet album qui aurait peut-être été supportable au tout début des anées 90. En 2008, difficile d’écouter les arrangements en plastique de Eno et les bêlements de Byrne sur plus d’un morceau. Un peu triste d’assister à ca aujourd’hui…

Exprimez-vous!




A écouter

Archives