
Le pionnier du DJing moderne et père fondateur de la culture hip-hop est de retour aux affaires. A 51 ans, Grandmaster Flash sort « The Bridge », un album d’une incroyable fraicheur, aux sonorités venues des quatre coins de la planète. Plus de 30 ans après ses débuts, Le Message passe toujours
Interview menée par Julien Chavanes
Plus de 20 ans se sont écoulés depuis ton dernier album studio. Pourquoi un si long silence ?
Il me fallait le bon deal. J’ai fait de la télé, des tournées, de la radio, je n’ai pas manqué d’activité. Les labels me sollicitent depuis des années en me disant « Flash, pourquoi tu ne ferais pas un album comme ceci, ou comme cela ? » Et je répondais : « Non je veux plutôt le faire comme ça. » J’ai négocié des dizaines de fois, sans trouver d’accord. Il fallait un bon contrat, avec une bonne compagnie qui respecte ma vision. Ce que je voulais absolument faire, c’est un disque entièrement produit par moi mais qui sonnerait comme une sélection de DJ. C’est-à-dire avec une sonorité différente à chaque morceau, de la diversité, des ruptures et des enchainements. Avec des sons discos, funk, électro, africains, blues… Des sons américains mais aussi français, brésiliens, sénégalais, espagnols, japonais ! Tout ce que j’aime en définitive, tout ce qu’il doit y avoir dans une bonne et grande soirée animée par Grand Master Flash. C’est ce que je voulais absolument et rien ne pouvait me faire dévier de cette ambition. Il me fallait une liberté totale. C’est comme ça que je conçois la musique. Pas autrement.


























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