
Les disques qui comptent pour CongopunQ, hydre à deux têtes qui produit une espèce de happening musical surréaliste, quelque part entre les délires Funkadelic et les rythmiques Congotronics. Soit, d’un côté, le batteur Cyril Atef, monsieur bum de Bumcello, et de l’autre, le docteur Kong, qui improvise comme bon lui chante. Mais pour cette île déserte, pas question de faire le voyage ensemble : chacun a concocté sa sélection. Du genre bien décoincée, cela va sans rire.
Propos recueillis par Jacques Denis
Dr Kong :
Beethoven “Concertos pour piano et violons”
Pour me mettre dans un état de concentration avant de construire ma cabane en bambous.
Latha Mangeskar “N’importe quel”
La grande diva de ce qu’on décrit comme le Bollywood, histoire de me souvenir de la voix des femmes.
Shantel “Disko Partisany”
Pour la synthèse de cet humour bien particulier de l’Europe de l’est et de sa folie exubérante (je danse).
Kraftwerk “The Man Machine”
Pour vraiment savoir que je ne suis pas une machine et que je viens de la ville.
Miles Davis “Ascenseur pour l’échafaud”
Les notes diaphanes, tragiques et aériennes. La grande pesanteur à laquelle j’ai échappé.
Mr Bum :
Rachmaninov “Piano concerto no.2 in c minor”
Un puritain d’une raideur légendaire qui compose des morceaux à me donner des frissons. comme quoi…
Bad Brains “I Against I”
Ce grand groupe hardcore de D.C., grand souvenir de concert au Perkins Palace en 1983.
Donny Hathaway “Extensions of a Man”
« I love you more then you’ll ever know ». Le blues de ce bonhomme me ronge les os… A fleur de peau. L’ultime, à mon avis.
Alain Péters “Paraboler / rest’la maloya”
Un des grands poètes et mélodistes de La Réunion. J’ai eu la chance de l’y voir chanter juste avant son décès. Emouvant !
Killing Joke “Night Time”
Post-punk dans ma piaule du Jura, bien perdu dans les années quatre-vingt.
ALBUM
- CongopunQ, “Candy Godess” (Underdog/La Baleine)








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