octobre, 2011

Christophe

Christophe

Dix disques. Ceux qu’emporterait sur son île déserte Christophe, qui est actuellement en tournée. « Dix, c’est beaucoup et peu à la fois. Dur !». Il aurait bien aimé mettre aussi « Bashung, Bowie, Badalamenti, Brassens… et puis tous mes 78-tours : des objets et du son.»

Elvis Presley, “Louisiana Hay Ride Tapes”
Une œuvre d’art. Un disque de versions bizarres. Elvis, c’est un type dont on voudrait qu’il n’appartienne qu’à soi.

Carla Bruni “Quelqu’un m’a dit”
Une chanteuse de blues qui a les couilles d’y aller. Trop de cons disent qu’elle a du succès parce qu’elle est mannequin !

Suicide “Suicide”
Ça réveille toutes les couleurs qu’on a en soi, les intuitions électro. J’ai été aimanté naturellement.

Lou Reed “Berlin”
Un album que j’écouterai toujours. Avec Transformer, c’est énorme.

Leslie Wilner “Witch”
Grandiose. Une fille qui est mon amie et dont je suis l’ami. C’est rare dans la vie, encore plus dans ce métier.

Björk “Homogenic”
Elle est littéralement extraordinaire. Ce qui la rend belle, attirante, unique, c’est tout ce qu’elle transporte. C’est une icône, irréelle.

Sabri Moudallal “Chants d’Alep”
Un Syrien incroyable qui chante comme un instrument. La musique arabe occupe une place importante dans ma vie. J’ai tous les 45-tours de Mohamed Abdel Wahab.

La Callas “Tristan & Yseult”
C’est un personnage avant d’être de la musique. Elle est tellement dans l’excès. Elle ne peut pas marcher sur le même trottoir que tout le monde.

Trevor Horn “Propaganda”
Plus qu’un simple album de sampling. C’est d’un raffinement dans le son… Comme le plus beau tableau de Clovis Trouille !

Slim Harpo “I’m A King Bee”
Un pur bluesman. C’est le type qui signe Moore sur les premiers Rolling Stones. Il a habité chez moi pendant quinze jours. On regardait la télé : lui à la guitare, moi à l’harmonica. Si je commence avec le blues, il va falloir parler de Son House, Lightnin’ Hopkins…

Propos décryptés par Jacques Denis

CONCERTS

  • 06/05/10 Portes-Les-Valence / Le Train Théâtre

  • 12/05/10 Bourgoin-Jallieu / Théâtre Jean Vilar

  • 12/05/10 Saint-Quentin-Fallavier / Le Médian

  • 23/06/10 au 26/06/10 Orléans / Orléans Jazz Festival

  • 25/07/10 Spa (Belgique) / Francofolies de Spa

  • 20/12/10 Nantes / La Cité des Congrès

Funk: Orgone, cocktail énergétique

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Pendant les années 30, le renégat de la psychanalyse Wilhelm Reich inventait le terme “orgone” pour définir la substance éthérée qui, selon lui, constituait l’énergie vitale fondamentale. En reprenant ce terme, largement utilisé dans la litterature contre-culturelle américaine, le combo de Los Angeles ne craint pas de faire appel aux références. Parallèlement à cette revendication hippie, leur dernier album puise également sa vigueur dans les racines de la tradition funk up-tempo et dans les énergies particulières qui rythment la Cité des Anges.

“Cali Fever fait référence aux vibrations et aux énergies des environnements côtiers”, précise l’un des neuf membres du groupe. “A ce titre, LA possède un son et un feeling particulier pour chacun d’entre nous et c’est ainsi que nous avons envisagé notre disque. Une forme d’amalgame des différentes choses que nous avons apprises et entendues en grandissant dans cette ville. C’est une manière de représenter d’où nous venons”. Leurs performances énergisantes leurs ont également valu de partager l’affiche avec d’autres virtuoses de l’orgasmatron funky tels que Al Green, Gil Scott-Heron, Sharon Jone, Groundation ou the Roots.

Télécharger: Orgone, Time Tonight, “Cali Fever” (Ubiquity) sortie le 22.06.10

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Jazz: Portico Quartet, hang out

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Après s’être longuement frotté à des publics hétéroclites lorsqu’ils se produisaient sur les quais de la Tamise, le Portico Quartet n’a pas mis bien longtemps avant d’être invité dans des structures plus institutionnelles. C’est tout d’abord le Vortex, célèbre club de jazz londonien, qui leur a proposé une résidence avant d’assurer la production de “Knee-Deep in the North Sea” (2007). Depuis, les quatre musiciens n’ont quasi plus cessé de se produire à travers toute l’Europe, suscitant une foule grandissante d’admirateurs séduits par l’originalité de leur approche. Parmi eux, on retrouve un certain Peter Gabriel qui, bien qu’il ne soit pas spécialement tourné vers le jazz, s’est empressé de signer le groupe sur son label Real World.

La particularité du son du Portico Quartet, qui renvoie entre autres à des atmosphères ethniques et à la musique sérielle, tient surtout dans la place prédominante du hang dans la plupart de leurs compositions. Inventé il y a une dizaine d’années par deux Suisses allemands, cet instrument de percussion ne se distingue pas uniquement par la texture enveloppante de ses sonorités. En effet, en suivant des préceptes qualitatifs, ses géniteurs ont limité son acquisition de manière passablement drastique. Ce caractère inédit et cette situation de rareté ont constitué un moteur important pour les quatres Anglais qui ont pu se sentir d’emblée affranchis de toutes traditions musicales.

CONCERTS

  • 06.05.10 Paris / Studios SFR
  • 22.05.10 Paris / Hôtel Lutetia - Festival de Saint-Germain-des-Prés
  • 23.05.10 Paris / Hôtel Lutetia - Festival de Saint-Germain-des-Prés

Portico Quartet, Line, “Isla” (2009)

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Concours: Georgia Anne Muldrow, Dudley Perkins

Des places a gagner pour le concert de Georgia Anne Muldrow et Dudley Perkins

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Personalité hautement respectée de la scène hip-hop et soul américaine, Georgia Anne Muldrow ne cesse de prospecter dans des zones liminaires de la soul music. Cette posture autonomiste sans compromis est admirablement desservie dans son dernier album “King’s Ballad”, un hommage posthume à MJ qui lui a valu l’honneur d’etre comparée à une religion par Mos Def. De son coté, Dudley Perkins n’est pas en reste. Officiant également sous le pseudonyme de Declaime, il s’est surtout fait connaître grâce à des collaborations fréquentes avec son ami Madlib. En 2003, avec “A Lil’ Light”, il s’écartait des canons hip-hop pour proposer un album chanté et introspectif, dans lequel son filet de voix sussuré semble sur le point de se briser. Un album étonnant qui nous plonge dans des ambiances de bars enfumés, soustraits à toute dimension temporelle.

Ils ont récemment collaborés sur “SomeOthaShip” (2010), sur lequel on retrouve également des productions d’Oddisee, Oh No, Flying Lotus ou Black Milk. Bien qu’ils soient unis dans la vie, il est rare les voir ensemble sur scène. Pour ce concert à la Bellevilloise, Georgia fera son répertoire solo avant d’accompagner Dudley pour la suite de la soirée. Georgia Anne Muldrow + Dudley Perkins aka Declaime se produiront à La Bellevilloise le 30 avril 2010. Pour gagner des invitations à cette soirée, dans laquelle Rich Medina officiera en deuxième partie, envoyez-nous un mail à contact@vibrations.ch, en indiquant “MERCI GEORGIA” dans le titre et avec vos nom et prénom dans le message. Il y a 3 x 2 places à gagner et les gagnants seront contactés par email (max. 2 par personne).

Georgia Anne Muldrow, Kings Ballad, “Kings Ballad” (2009)

Georgia Anne Muldrow et Dudley Perkins Connect Game, “SomeOthaShip”, feat. Kazi (Prod by Black Milk)

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Le Vent Nous Portera par Sophie Hunger

Sophie Hunger, Le Vent nous portera (réalisation Kidam)

Sophie Hunger - Le Vent nous portera from KIDAM on Vimeo.

Funk: Dâm-Funk, Don’t give up

dam Photo: Joël Vacheron

“Don’t give up your dreams”. Une devise toute trouvée pour celui qui aura attendu près d’une vingtaine d’années avant de sortir son premier album. De toute manière, Damon Riddick n’a jamais mené son existence en étant pressé par les impératifs du moment. Le style impeccable et les bras chargés des pioches de la journée, il arrive avec quelques heures de retard. Dam-Funk n’a pas besoin de feindre la désinvolture pour mériter son titre d’ambassadeur du boogie funk.

Q : Vous vous posez comme un défenseur de l’esprit funk originel, en quoi cela consiste exactement ?
Dâm-Funk : Le funk a trop souvent était regardé comme un style frivole et il est encore fréquent que des personnes se moquent des musiciens. Mon but est de réintroduire le respect dû aux musiciens de funk. Je suis né dans les années 70 et je fais partie de cette génération qui a grandi entre le hip-hop et le funk.

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Hommage: Guru

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Suite à la disparition du rapper lundi dernier, nous republions ces deux articles publiés dans le magazine Vibrations à l’occasion de la sortie de “The Ownerz”, le dernier album de Gang Starr

Par David Commeillas

«Deux platines et un microphone.» À chaque interview, devant chaque caméra, chaque micro tendu, Guru répète inlassablement ses cinq mots. Comme si cette définition épurée du rap signifiait aussi «DJ Premier et MC Guru». Comme s’il était fondamental, à toute époque, de revenir à l’essentiel, et de rappeler leur éternelle allégeance à la culture hip hop. Les deux piliers de Gangstarr font désormais office de survivants, derniers miraculés d’une ère où cet art de rue revendiquait encore quelques valeurs chevaleresques telles l’honneur et l’authenticité. Parce qu’ils y croyaient sans doute plus fort que les autres, Gangstarr n’a pas connu le destin infortuné de A Tribe Called Quest, Nice & Smooth, Brand Nubian, Diamond D, Black Sheep et autres Jungle Brothers. Que reste-t-il de cette prétendue «new-school» new-yorkaise émergée au crépuscule des années 80? Busta Rhymes et Q-Tip lancés dans des carrières solos, Pete Rock exilé sur le label londonien BBE, et quelques groupes qui tentent à chaque album de retrouver en vain l’éclat du passé. Sombre Bilan. Rares sont les artistes ayant réussi à négocier le virage du nouveau millénaire sans déjanter.

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Expérience: Simon Reynolds, voyage au pays d’Eldritchtronica

SimonReynolds

Exercice relativement rare, un critique propose une mixtape des principaux morceaux qui ont marqué la décennie 00. Référence incontournable en matière de punk, de post-rock, un terme qu’il a d’ailleurs lui-même inventées, ou de musiques électroniques, le journaliste anglais Simon Reynolds se prête à ce petit jeu pour le site de Pontone.

Pour cette sélection d’eldritchtronic, il souhaite proposer une approche transversale de différents genres qui passe, en suivant son goût pour les néologismes, de la fin microhouse à l’extatisme expérimental promu par l’école de Brooklyn. Il ajoute, “puisque les années 2000 marquent la dissolution définitive de la temporalité linéaire en matière musicale, il y a quelques incursions dans passé avec de la musique concrète ou des textes sonores réalisés par des artistes que j’ai découvert pendant les années 90.”

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Décès de Guru

Hospitalisé d’urgence il y a quelques jours, Guru est décédé lundi des complications dûes à un cancer. Il était âgé de 43 ans. Nous allons revenir plus longuement sur sa carrière et son influence en republiant des articles parus dans le magazine Vibrations.

Voir toutes les vidéos de Guru.

Electro: Take, le nouveau son West Coast

take

A l’instar de la figure tutélaire Flying Lotus, Take s’inscrit dans cette fusion de hip-hop, de dubstep et de free jazz qui définit le son promu par la “beat scene” de Los Angeles grâce, notamment, aux soirées de Low End Theory, du label Brainfeeder ou de la station de radio dublab.

Avec son album “Only Mountain”, qui sort sur le label Alpha Pup Records, il enveloppe ses productions de sonorités lorgnant du côté de l’electronica des années 90, en particulier vers des groupes tels que Boards of Canada ou Squarepusher.

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Take, Neon Beams, Only Mountain (2010) Take: Neon Beams by ALPHA PUP

Take, Take - “Don’t Look Now” Only Mountain (2010) Take - “Don’t Look Now”byFunny Ha Ha

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Un single de Cody Chesnutt

Dans l’attente de la sortie de son prochain album, Cody Chesnutt offre un premier single prometteur.

Premier album pour le label de Digital Mystikz

Après une pause de près de deux ans, le premier album à sortir sur le label DMZ s’intitulera “Return II Space”. On ne sait pas encore qui sera crédité, ni quel sera la tracklist. La sortie est annoncée pour la première semaine de mai.

Soul: Lou Bond, sur la (longue) route de Memphis

loubond

C’est devenu une habitude : chaque année arrivent dans les bacs ces albums de soul, jazz, afro, rock psychédélique et BO obscures, enregistrés dans les années 60 ou 70 sur des labels plus ou moins confidentiels. Si beaucoup de ces rééditions apportent de l’eau au moulin des nostalgiques, certaines vont plus loin, allant même jusqu’à réparer de véritables injustices.

C’est le cas avec le chanteur et guitariste Lou Bond, dont l’absence de notoriété n’a d’égal que le prestige de son label : Stax. En 1974, la maison mythique d’Otis Redding, Sam and Dave ou encore Isaac Hayes ignore alors que sa fin est proche. Elle propose à Lou Bond un deal pour enregistrer ce qui restera son unique album. Peut-on parler d’un fiasco lorsqu’une œuvre n’a même pas la chance d’être diffusée ?

En dépit des mésaventures sabotant sa distribution, cet opus éponyme semblait promis à un meilleur destin. Epaulé par les Bar-Keys (section rhytmique du “Black Moses” de Isaac Hayes) et le Memphis Symphony Orchestra, Lou Bond délivre la messe en une poignée de titres, des compositions originales et des reprises de Jimmy Webb et Carly Simon. A son jeu simple et sa voix poignante viennent s’ajouter des cordes luxueuses et souvent empreintes de gravité, dans un registre proche du Ghetto. C’est le cas de Misfortune’s Wealth du 24-Carat Black, un autre joyau sous-estimé du catalogue Stax.

Optimiste forcé mais lucide, storyteller dans la lignée de Curtis Mayfield et Marvin Gaye, Lou Bond chante d’une voix déchirante et parfois suppliante la condition humaine, les amis qui s’éloignent, l’amour qui se perd, la nécessité d’avoir un idéal. Chaînon manquant entre Bill Withers et Terry Callier, une redécouverte singulière et essentielle qui n’a pas fini de retourner les âmes sensibles.

REEDITION

  • Lou Bond, “Lou Bond” (Light In The Attic) 2010

Lou Bond, To the establishment, “Lou Bond”

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Cully Jazz Festival : rencontres avec Lucien Dubuis et Sylvain Luc

Lucien Dubuis Trio

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Depuis bientôt 20 ans, Lucien Dubuis développe un jazz qui n’appartient qu’à lui. Comment le nommer ? « Alternatif jazz », « Musique improvisée » ? Qu’importe bien l’étiquette pour cet artiste pyromane, résolu à « abolir le sérieux en brouillant perpétuellement les pistes ». Pour ce Biennois d’adoption ennemi déclaré des « puristes », il convient « de tout prendre dans la vie comme dans la musique, plutôt que de ne s’intéresser qu’au vrai jazz des années 50 comme disent certains. » Dont acte, avec un nouvel album ébourrifant (Ultime cosmos) enregistré en trio à New York et sur lequel est invité le guitariste Marc Ribot.

Sylvain Luc

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Il est, avec Biréli Lagrène, l’un des plus célèbres guitaristes jazz français. Arrangeur, compositeur devenu collaborateurs privilégiés de Richard Galliano, Michel Jonaz, Michel Legrand ou Michel Portal, Sylvain Luc aime à graviter entre ces deux mondes qu’on prétend inconciliables : le jazz et la variété. Pour lui « la musique se joue, la musique se vit. La musique est un partage, elle ne doit pas partager les gens ». Une philosophie qu’il applique à un double album institué Standards et dans lequel le « Django d’or 2007 » revisite tour à tour Vinicius de Moraes, Michael Jackson, Miles Davies ou Balavoine. Des extraits annoncés lors de son concert intimiste, puisque donné en solo, à Cully.

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Cully Jazz Festival : rencontres avec Yaron Herman et Lole

Yaron Herman

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La vie de Yaron Herman pourrait donner lieu à un scénario produit par Hollywood. Tout y est rocambolesque. Presque trop beau pour être vrai : abandon du basket professionnel suite à une sévère blessure et entame d’une carrière de pianiste qui devait accidentellement le mener à Paris pour ce qui ne devait initialement être qu’une escale. Là, Herman se fit adopter par la scène jazz locale. La suite de sa trajectoire est une irrésistible envolée vers le succès. Une reconnaissance internationale qui lui valut notamment de se produire dans la Cité interdite de Pékin, d’être comparé à Keith Jarrett ou Brad Meldhau, enfin de parcourir le monde, cette année aux commandes d’un nouveau disque enregistré en trio (Muse). A Cully, cet habitué du jazz festival, sera accompagné de Michel Portal. Une première !

Lole / Olivia Pedroli

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Multi-instrumentiste révélée lors de la 30e édition du Paléo, Olivia Pedroli (autrefois « Lole ») publie dans quelques mois son troisième album : The Den. Un disque imaginé comme un conte brumeux et enregistré en Islande en collaboration avec le producteur Valgeir Sigurdsson (collaborateur de Björk, CocoRosie, Bonnie Prince Billie…). Après son concert remarqué en première partie de Marianne Faithfull en 2007 à Cully, Olivia vient cette année présenter une création réunissant une partie des musiciens qui ont participé à l’enregistrement de son nouveau disque.

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Cully Jazz Festival : rencontre avec Femi Kuti

Femi Kuti

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Héritier naturel du géant Féla dont il apparaît comme l’héritier artistique, musicien de premier plan, bête de scène, figure socialement et politiquement engagée au Nigéria, Fémi est aussi l’homme qui fit entrer l’Afrobeat dans le XXIe siècle grâce à l’emploi d’électroniques et des collaborations avec la scène rap US (Mos Def, Common…). Aux commandes d’un nouvel album (Day by Day), forcement engagé, Fémi vient propager à Cully sa vision d’une Afrique uni face aux injustices.

Prochaines rencontres à la FNAC de Lausanne :
• 17.04.10 Lucien Dubuis, 12h 30 (inter + showcase)
• 17.04.10 Sylvain Luc, 17 h 30 (inter + showcase)

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This is Happening de LCD Soundsystem en écoute

Après avoir été victime d’une fuite il y a quelque jours, “This is Happening”, le dernier album de James Murphy est désormais disponible en écoute intégrale sur le site de LCD Soundsystem.

Décès de Steve Reid

Le batteur américain Steve Reid est décédé à New York des suites d’un cancer de la gorge. Après avoir débuté en tant que musicien de studio chez Motown, il a enchaîné les collaborations avec des artiestes tels que Miles Davis, Ornette Coleman, James Brown, Fela Kuti, Sun Ra ou Quincy Jones. Plus récemment, il continuait à sortir régulièrement des albums sur des labels tels Domino Records, Soul Jazz ou CPR et avait entamé une collaboration fructueuse avec Kieren Hebden (Fourtet).

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Cully Jazz Festival : rencontres avec Eric Bibb et André Manoukian

Prochaine rencontre : Femi Kuti le mercredi 14 avril à 17 h 30, à la FNAC de Lausanne

Eric Bibb

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Enfant, Eric Bibb voyait défiler dans la maison familiale les titans Pete Seeger ou Odetta. La musique, il en était déjà pétrie, suivant d’un œil les carrières de son père (Léon Bibb), son oncle (John Lewis) ou de son parrain (Paul Robertson). A 7 ans, il reçut sa première guitare, puis quelques années plus tard un conseil de Bob Dylan en personne (« joue simplement et oublie les trucs sophistiqués »), conseil dont il fit jusqu’à ce jour son crédo. Quatre décennies plus tard, Bibb est le précieux représentant d’un blues puisant ses racines dans la tradition (écouter à cet effet son récent album hommage au pionnier Bukka White, Booker’s guitar), mais qui emprunte volontiers aux tendances plus contemporaines.


André Manoukian

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Le grand public le connaît principalement pour son rôle de jury au sein du TV crochet « La Nouvelle Star ». Mais André Manoukian est surtout – et avant tout – un musicien confirmé, formé sur les bancs de la prestigieuse Berklee School of music de Boston. Pianiste, auteur-compositeur, arrangeur, découvreur de voix (Liane Foly, Malia, etc.), animateur de l’émission téléviséde Tété ou Dédé où il explore les styles urbains qui ont fait la musique populaire du XXe siècle, cet esthète visite Cully à l’aune de son nouvel album : So in love, un disque de collaborations (Helena Noguera, Tété, etc.) à travers lequel il revisite les standards jazz qui ont marqué sa vie.

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Hommage: Malcolm McLaren, manager de situations


Styliste d’avant-garde, impresario punk, protorappeur, collectionneur d’art contemporain, Malcolm McLaren a su réinventer continuellement son personnage de rouquin aux comportements hyperactifs. Nourri par un dandysme revendiqué et un intérêt pour les penseurs radicaux, en particulier le situationnisme de Debord et l’esprit contestataire de Mai 68, McLaren n’a jamais cessé de provoquer les catégories rigides de la société britannique. Dans la lignée d’un Beau Brummell, dont on avait coutume de dire que la grandeur n’était fondée sur rien tout, c’est tout d’abord à travers l’habillement qu’il avait trouver le moyen de provoquer l’agitation. Associé à Vivienne Westwood, ils allaient utiliser leur boutique située de King’s Road, laconiquement dénommée SEX, pour lancer une guérilla sans concessions à l’encontre des codes vestimentaires et de l’idéologie hippisante des années soixante-dix.

Largement inspiré par l’esthétique rock’n'roll des années 50, il monte un groupe destiné à porter les étendard aux vêtements vendus dans le magasin. Avec leur attitude d’ados irrévérencieux et insouciant, les Sex Pistols aller générer une insurrection culturelle et médiatique dont l’impact ne cesse de se faire ressentir. Dans son ouvrage essentiel “England’s Dreaming”, Jon Savage pérennise l’influence de McLaren dans ce tournant marquant des cultures populaires. En effet, les premiers chaptitre associent de manière approfondie son parcours biographique avec les orientations musicales, esthétiques, politiques ou commerciales qui ont singularisé l’émergence du mouvement punk. McLaren avait récemment eu droit à un regain d’intérêt médiatique grâce aux commémorations du trentième anniversaire de la sortie du “Never Mind the Bollocks, Here’s the Sex Pistols”.

En revenant sur sa personnalité controversée, Savage relève entre autres à quel point les mythes et les rêves ont joué un rôle central dans la vie de McLaren. Très tôt, son parcours répondait ainsi à la première loi pop édictée par Andrew Loog Oldham, le manager des Rolling Stones. “Je crois que si vous mentez assez, cela devient réalité.” Diagnostiqué d’un cancer rare, le mesothelioma, il s’est éteint subitement le 8 avril dernier à l’âge de 64 ans.

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Hip-hop: Speech Debelle, thérapie de groupe


Voilà un moment déjà qu’on l’attendait, c’est aujourd’hui chose faite. Speech Debelle annonce effectivement quelques dates pour fêter le retour du printemps en notre compagnie. Repérée par Big Dada, la jeune femme a sorti son premier album, “Speech Therapy” en 2009.

Un album qui porte remarquablement bien son nom, tant la sincérité des textes vous saisit d’emblée à la gorge. Rien de mielleux ou d’artificiel dans l’univers de Corynne Eliott, mais du vécu, de la sincérité à fleur de peau. Une confession pudique et touchante. Un moment intimiste, mais sans temps morts, à découvrir sur scène de toute urgence.

CONCERTS

  • 11.04.10 Le Cabaret Aléatoire / Marseille
  • 12.04.10 La Marquise / Lyon
  • 13.04.10 La maroquinerie / Paris
  • 14.04.10 Les Printemps De Bourges / Bourges
  • 15.04.10 Le Rex / Toulouse
  • 16.04.10 l’Emb /Sannois
  • 29.04.10 Fri-Son / Fribourg (avec Oy en 1ère partie)
  • 30.04.10 Caves du Manoir / Martigny
  • 12.05.10 Les Nuits Botaniques / Bruxelles

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Pop: Rufus Wainwright, l’art du songwritting

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Rufus Wainwright aime la musique dans son aspect grandiose et s’en amuse. Pour lui, rien, jamais, ne brille trop : résonnez grandes orgues, sortez tambours et trompettes. Dans une autre vie, il aurait été artiste de music-hall, dans celle-ci, il est Rufus Wainwright, fils de, artiste atypique et attachant.

Sa carrière, démarrée sous l’étiquette du songwriting, ne ressemble à aucune autre. Alternant les projets les plus surprenants, comme son spectacle Rufus Does Judy au Carnegie Hall, à des sorties d’albums plus traditionnels, son parcours trace le portrait d’un musicien passionnant, culotté et peu attaché au qu’en-dira-t’on. Drôles et touchantes, ses prestations scéniques sont un véritable bol d’air frais.

CONCERT

  • 03.05.10 Paris / Théâtre Mogador

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Exposition: Mix & Remix jazze

Vibrations, Le Festival de Jazz de Cully et la Galerie Davel présentent à partir du 9 avril une exposition de Mix & Remix. Longue conversation entre le dessinateur et le rédacteur en chef du magazine.

P.-J.C. – Tu ne donnes pas souvent d’entretiens, malgré ta notoriété.

M.&R. – Non, c’est toujours difficile. Ça me crispe.

P.-J.C. – Commençons par Frank Zappa, alors !

M.&R. – D’accord. Alors, quand j’avais 17 ans, c’était la mode du jazz.

P.-J.C. – Tu es né en quelle année ?

M.&R. – En 1958. Entre 16 et 19 ans, je n’ai écouté que du jazz.

P.-J.C. – Et avant ?

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Les concerts Vibrations d’avril


Photo: Tom Copi © Getty Images

De Aaron Parks/Matt Brewer à Ziveli Orkestar, en passant par Carla Bley, voici une fine sélection des concerts qui vont rythmer le mois d’avril en France et en Suisse.

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Festival: Cully, rencontres d’artistes en public

PHOTO: Patricia De Gorostrazu

Une série d’interviews et quelques showcases seront organisés en parallèle au Festival de Cully. Tout le monde est bienvenu.

Pour sa 28e édition, le festival de Cully s’offre un tour du monde en neuf jours sur les rives du Léman, en transformant cette bourgade viticole en une mégapole où vont se croiser une pléiade d’artistes renommés. À cette occasion, une série d’interviews et quelques showcases vont être organisés à la FNAC de Lausanne tout au long du festival.

Des rencontres sont donc prévues avec Femi Kuti, Eric Bibb, André Manoukian, Yaron Herman, Lole, Lucien Dubuis et Sylvain Luc et les meilleurs moments seront retransmises sur les sites vibrationsmusic.com et cullyjazz.ch. Ces interviews sont donc publiques (entrée libre), et toutes les personnes intéressées sont cordialement invitées à se rendre à la FNAC de Lausanne en se référant au programme indiqué ci-dessous.

A noter également que Vibrations et le Cully Jazz Festival s’associent pour vous proposer le pack CDLIVE - une place de concert et un CD à un prix imbattable pour vous. Seulement 30 packs CDLIVE sont disponibles et il n’en reste plus beaucoup.

SHOWCASES FNAC LAUSANNE (enregistrements publics)

  • 10.04.10 Eric Bibb, 12h (interview et showcase)
  • 10.04.10 André Manoukian, 12h30
  • 14.04.10 Femi Kuti, 17h30
  • 15.04.10 Yaron Herman, 12 h 30
  • 15.04.10 Lole, 13 h
  • 17.04.10 Lucien Dubuis, 12h 30 (inter + showcase)
  • 17.04.10 Sylvain Luc, 17 h 30 (inter + showcase)

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Hip-hop: Beans, Electronique Pratique

En marge de l’exposition “Galactic Hits” et de la tournée d’Anti Pop Consortium, Beans évoque les différentes relations que le groupe entretient avec la science-fiction.


Q: Quelle est votre définition de l’afrofuturisme et est-ce que cela fait partie de votre univers créatif ?
À vrai dire, je n’ai jamais considéré ma musique sous cet angle. Je nous vois plutôt comme un groupe progressiste qui, en s’inscrivant dans le courant hip-hop, tente d’aller au-delà des canons et des productions traditionnellement réalisées sous cette bannière. Mais si nos cherchons toujours à ouvrir de nouveaux territoires, nous ne l’avons jamais revendiqué comme faisant partie de l’ afrofuturisme. Cela ne signifie pas pour autant que je n’ai pas été influencé par des artistes associés à ce courant.

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