Après s’être longuement frotté à des publics hétéroclites lorsqu’ils se produisaient sur les quais de la Tamise, le Portico Quartet n’a pas mis bien longtemps avant d’être invité dans des structures plus institutionnelles. C’est tout d’abord le Vortex, célèbre club de jazz londonien, qui leur a proposé une résidence avant d’assurer la production de “Knee-Deep in the North Sea” (2007). Depuis, les quatre musiciens n’ont quasi plus cessé de se produire à travers toute l’Europe, suscitant une foule grandissante d’admirateurs séduits par l’originalité de leur approche. Parmi eux, on retrouve un certain Peter Gabriel qui, bien qu’il ne soit pas spécialement tourné vers le jazz, s’est empressé de signer le groupe sur son label Real World.
La particularité du son du Portico Quartet, qui renvoie entre autres à des atmosphères ethniques et à la musique sérielle, tient surtout dans la place prédominante du hang dans la plupart de leurs compositions. Inventé il y a une dizaine d’années par deux Suisses allemands, cet instrument de percussion ne se distingue pas uniquement par la texture enveloppante de ses sonorités. En effet, en suivant des préceptes qualitatifs, ses géniteurs ont limité son acquisition de manière passablement drastique. Ce caractère inédit et cette situation de rareté ont constitué un moteur important pour les quatres Anglais qui ont pu se sentir d’emblée affranchis de toutes traditions musicales.
CONCERTS
- 06.05.10 Paris / Studios SFR
- 22.05.10 Paris / Hôtel Lutetia - Festival de Saint-Germain-des-Prés
- 23.05.10 Paris / Hôtel Lutetia - Festival de Saint-Germain-des-Prés
Portico Quartet, Line, “Isla” (2009)











Très beau disque tout en sobriété qui se laisse doucement apprivoiser… Si Radiohead jouait du jazz, ça ne serait parfois pas très loin.
dommage pour le sax (comme souvent) ….
Je conseille a tous de les écouter notament à ceux qui ne partent pas de chez eux pour les vacances, ses disques sont des voyages, un bol d’air!
Envoutant. Il y a sur les réseaux P2P un live de Cinematic Orchestra à Vancouver (si ma mémoire est bonne) qui est dans le même esprit…
c’est superbe, jazz planant sans tomber dans la guimauve, ça me rappelle les meilleurs moments du Soft Machine third par exemple ou quelque chose de la bande ECM, Eberhard Weber. vraiment un groupe qui promet .
du très, très, très bon
de ceux qui font que le jazz va avoir droit à son troisième Z