octobre, 2011



Médias: M.I.A, un parfum de truffe


Depuis quelques mois, la respectabilité de M.I.A a subi quelques remaniements qui marquent un nouveau cap décisif dans la carrière de la chanteuse. Les débats occasionnés par la sortie du clip “Born Free” ou ce récent article paru dans le New York Times, constituent les témoignages éloquents des paradoxes occasionnés par le nouveau statut de cette braconnière intrépide.

Étudiante en art promue égérie du courant nu rave, l’esthétique DIY et les discours altermondialistes de M.I.A émergeaient de manière particulièrement synchrone avec l’avènement des réseaux sociaux. MySpace, en particulier, lui a servi de terrain de propagation privilégié grâce auquel ses productions ont pu rapidement atteindre une masse critique sans se soucier des courants mainstream. Des budgets limités, une approche intègre et profondément créative, cela laissaient présumer quelques perspectives intéressantes en matière de production et de diffusion musicales. Un parcours de vie atypique, un discours engagé et irrévérencieux, son univers participait encore à nourrir l’intérêt de la voie dissidente ouverte par M.I.A.

» LIRE SA SUITE

Tags: , , , ,

Dub: King Tubby, au Royaume des sons


Photo: Dave Hendley

Naturellement doué pour comprendre l’électronique, curieux de toutes les musiques, King Tubby a d’abord déployé ses talents en créant et en améliorant sans cesse son sound system légendaire, le King Tubby’s Home Town Hi-Fi. Perfectionniste du son, il a dépassé par ses innovations toute la concurrence. Son amour du son et sa curiosité naturelles l’ont amené à créer son propre studio, qui était dès le départ destiné à expérimenter et à produire des versions remixées des musiques produites par d’autres.

C’est dans cet art du dub que sa notoriété s’est construite, en association avec des producteurs aussi importants que Augustus Pablo, Lee Perry, Bunny Lee, Vivian Jackson et bien d’autres, tout en aidant de plus petits producteurs à se faire connaître. C’est dans son studio que se sont formés les représentants les plus illustres de l’art du dub, Prince Jammy et Scientist en tête.

Cette compilation distillée par Nicolas Potier rassemble une sélection de ce qui fait son style en incluant quelques dubs moins connus. A travers ce mixage efficace et élégant fait ressortir ce sens inné du son, cet amour des percussions jamaïcaines et l’intégration subtiles des influences du jazz.

COMMANDER

Yabby You & King Tubby, Greetings, 1976

Tags: , , ,

Festival: Ti Piment, cap sur l’Afrique du Sud


À l’occasion de la Coupe du Monde, le festival Ti Piment ouvre une belle fenêtre sur l’Afrique du Sud. Dignes représentantes de la culture de leur pays, les Mahotella Queens ont inventé le « Mbaquanga », un son explosif et captivant. Les trois doyennes chantent et dansent sur les scènes locales et internationales depuis les années 60 et sont pourtant infatigables. Une énergie contagieuse. Passionnés par ce pays, les musiciens marseillais d’ilanga mélangent des chants traditionnels d’Afrique du Sud à des influences plus contemporaines : jazz, soul, funk. Parmi les autres invités on trouvera également Lucky Ranku, Fanga, David Sicard, Lafous’,… Bref, une véritable invitation à la danse !

CONCERT

  • 8-13.06.10 Parc de la Pépinière + Divers lieux / Nancy

Davy Sicard, Ker Maron

Arcade Fire ça se mérite

Histoire de faire un peu monter la pression, il faut faire preuve d’habilité pour pouvoir entendre un extrait du dernier single d’Arcade Fire. Joli coup!

A. The Suburbs




AA. Month of May

House: Virgo, sous le signe de la vierge


Le label hollandais Rush Hour compense une lacune importante dans l’anthologie des musiques électroniques grâce à la réédition d’un album essentiel de Virgo (également appelé Virgo Four ou M.E). Sorti initialement en 1989 de manière confidentielle, leur style se distinguait de la chicago house de cette époque du fait qu’il est intégralement joué. “Excepté pour une partie d’un morceau dans laquelle il y a une boîte à rythmes, nous n’avons jamais utilisé le TR-808 ou TR-909″, précise Merwyn à ce propos. “Nous jouions depuis tellement longtemps ensemble que nous savions intuitivement comment l’autre allait enchaîner. C’est pour cela que chacune de nos compositions commence par un son de kick. Cela nous permettait de marquer la mesure, comme si nous étions en train de faire une jam, rien n’a été édité après coup. Les morceaux sont tels que nous les avions joués sur le moment.”

Le groupe ne connût pas véritablement de succès et, l’un devenant professeur de mathématiques et l’autre artiste plasticien, ils suivirent des carrières détachées de leurs passions pour la musique. Laissant derrière eux quelques classiques atemporels tels “Do You Know Who You Are” ou “In a Vision”. Largement inspirées par la scène club de Chicago, leurs compositions n’abordaient aucun thème particulier. “Chaque thème arrivait de manière imprévue et il s’agissait plus d’une collection. Nous voulions que notre musique serve d’échappatoire à la routine quotidienne, au même titre que ça l’était pour nous lorsque nous produisions nos morceaux”. Toujours actif, le duo envisage de sortir prochainement quelques morceaux inédits de leurs débuts, ainsi que des productions plus actuelles.

ALBUM

  • Virgo, “Virgo” (Rush Hour)

Virgo Four, Do you know who you are?

Tags: , , ,

Le retour d’Orchestral Manoeuvre in the Dark

Un des groupes-phare des années de la scène cold wave des années, Orchestral Manoeuvres In The Dark a annoncé que la sortie de son nouvel album été agendée pour le 04.10.10. Une tournée est également annoncée avec une date en France, au Casino de Paris le 25.11.10.

Electro: Ratatat, progression algébrique


Chaque sortie de Ratatat est généralement suivie d’un album de remixes. Cette fois-ci, Evan Mast et Mike Stroud ont modifié quelque peu la formule avec leur nouvel album intitulé “LP4″. En effet, plutôt que de retravailler des morceaux déjà sortis, il se sont servis des viennent-ensuites enregistrés lors de la session effectuée pour le précédent “LP3″.

Une grande partie du travail a, par conséquent, consisté à retravailler de manière élaborée ces différents titres. Notamment en les agrémentant par des violons, des instruments à cordes japonais et une gamme étendue de percussions diverses. Une approche aposteriori et additionelle qui poursuit les investigations en matière de textures psychédéliques et post-exotiques.

ECOUTER

Tags: , ,

Festival: Bonobo, un singe en été


Cela fait 10 ans que Simon Green a créé le concept Bonobo et s’amuse avec des compositions jazz, downtempo (fusion de trip hot et de world music) et de fines inflexions electro. Avec son album “Black Sands” sorti en début d’année, il continue à cultiver un goût marqué pour les ambiances ambient, associé à des talents largement reconnus pour les arrangements léchés.

En live, le projet prend une orientation très jazz à travers le choix des instruments de la formation, l’interaction entre les musiciens et la part de sessions improvisées. Le Dimanche 6 jui, Bonobo sera à l’affiche de la soirée de clôture de Festi’neuch, le même soir que Youssou N’Dour et Ojos de Brujo.

CONCERT

Bonobo, Eyesdown, “Black Sand” (Ninja Tune)

Bonobo - The Keeper featuring Andreya Triana from Ninja Tune on Vimeo.

Tags: ,

Live: Gil Scott-Heron, l’art de la disparition


L’architecture moderniste austère de L’Aula Magna de Lisbonne constitue un souvenir imposant de la dictature de Salazar. On pourrait imaginer un décor moins connoté pour accueillir un illustre pourfendeur des dérives despotiques. Casquette rivée, silhouette élancée, costume étriqué, Gil Scott-Heron débarque, seul, avec la démarche nonchalante d’un coureur de demi-fond. Avant même d’avoir prononcé le moindre mot, le public est déjà debout, honorant cette apparition longuement espérée.

» LIRE SA SUITE

Tags: , , , ,

Mixtape: Ahu, cours de yoga en cinémascope


Ahu, de son vrai nom Ahu Kelesoglu, la jeune chanteuse d’origine turque s’est fait récemment fait connaître grâce à une série de collaborations intercontinentales avec Mr. Beatnick, Flying Lotus ou encore le japonais Grooveman Spot. Professeur de Yoga à ses heures perdues, elle avoue d’ailleurs toujours joué Alice Coltrane et Dorothy Ashby pour rendre les séances plus agréables, elle semble avoir su appliquer cette quête d’harmonie à sa voix qui n’est pas s’en rappeler les territoires atmosphériques des divas trip-hop.

Elle présente égalemen un show radiophonique hebdomadaire dénommé Avant-Garde sur la radio turque Dinamo FM. De Beths Gibbons à Vladmir Cosma, en passant par Daedelus et Jamie Lidell ce récent mix, réalisé pour FACT Magazine offre un aperçu de son penchant pour les élongations cinématographiques. Idéal à l’heure de la sieste.

Télécharger: Ahu, FACT Mix

» VOIR LA TRACKLIST

Tags: , ,

Festival: La Défense Jazz Festival


Pour sa 33e édition, La Défense Jazz Festival continue de proposer un programme de concerts de qualité et gratuits. Du 21 au 28 juin à midi, le jazz a la dalle. Une palette hétéroclite d’artistes internationaux occuperont ainsi l’Esplanade de la Défense dans le cadre de Jazz à La Carte. On y retrouvera notamment l’afro-funk des Canadiens de Souljazz Orchestra, le r’n'b est européen de Miss Platnum ou encore Sophie Hunger, la fierté helvétique.

Parallèlement à ces rendez-vous parisiens, des concerts sont également organisés dans trois villes du département. Speed Caravan se produira à Colombe le 18, Patricia Bonner et Matthieu Boré le 19 juin à Suresnes, alors que Shantel And Bucovina Club Orkestar se produiront le 20 juin à Vanves. Avec Wayne Shorter (26 juin) et Caetano Veloso (qui jouera son unique concert en France le 27 juin), ce sont deux personnalités prestigieuses qui se chargeront de clôturer le festival.

CONCERTS

  • 18.05 - 27.06.10 Paris / La Défense

Tags: , , ,

Les concerts Vibrations de (fin) mai


De André Minivielle à Herbe en Zic , en passant par Juliette Lewis, voici une fine sélection des concerts qui vont rythmer la fin du mois de mai en France

» VOIR L’AGENDA

Tags: ,

Décès de Hank Jones

Le pianiste Hank Jones et décédé à New York à l’âge de 92 ans. Avec ses frères Elvin et Thad, il appartenait à l’une des familles les plus illustres de l’histoire du Jazz et se produisait encore régulièrement en concert.

Zorg reprend Pantera

Zorg, Walk, (Dir. La Fine Equipe du 45, Rinaldo Marasco, Jérôme Piguet, Raphaël Sibilla)

Rock: Mama Rosin, Combat Cajun


Les éminents ambassadeurs genevois de la musique cajun Mama Rosin se produiront ce weekend à l’occasion du Blues Rules Festival. Une occasion toute trouvée pour revenir sur leur parcours et sur la sortie de la compilation “Obscure Zydeco”.

Qu’est-ce qui a participé à votre intérêt pour la musique Cajun ?

Mama Rosin: Nous nous sommes aperçus que cette musique, qui semble assez limitée au niveau des instruments ou des histoires évoquées, dissimule en vérité une immense richesse. Un mélange évident de musique noire et blanche, un blues très fort et des textes très directs grâce à l’usage d’un français basique. Puis toute la beauté de son évolution avec le Zydeco et le Cajun, les orchestres de string band. C’est du Texas swing chanté en Français avec la puissance d’un duo mélodéon-frottoir ! Il y a aussi une certaine rareté, car c’est très difficile de trouver des vinyles ! En ce qui nous concerne, on a surtout rapidement associé ça au blues, à la musique africaine et, pour le dire franchement, on a été fasciné par ce côté rock’n’roll!

» LIRE LA SUITE

Tags: , ,

World: Africa Shines Everywhere N°3


Du jazz au reggae, de l’électro anglaise aux folklores des peuples amazoniens, des transgressions afrobeats de Jimi Tenor au rock californien de Fool’s Gold, en passant par les relectures ubuesques de Congopung ou le ghetto pop de Radioclit, cette compilation d’un éclectisme rare célèbre l’Afrique dans toute sa splendeur.

Si aucun des morceaux n’a été enregistré sur le continent noir, ils sont autant de preuves indéniables de son influence sur la musique internationale. En reflet, l’Afrique se révèle ici tour à tour éplorée et poignante, sensuelle et mystérieuse, festive et irrésistiblement funky.

Ecouter: Teaser, Vibrations World N°3, “Africa Shines Everywhere

Honny And The Bees Band, Psychadelic Woman, (Bonobo Rmx)

» VOIR LA TRACKLIST

Tags: ,

Le nouveau clip de Julien Jacob

Julien Jacob, Ylangmo, SEL (2010) Réalisation: Florent Montcouquiol

Dub: Ikonika, attention au décollage


Photo: Ilan Godfrey

Avec la sortie le mois passé de son premier album “Contact, Love, Want, Have”, Ikonika s’est imposée comme la nouvelle petite sensation issue du label hyerdub. Surfant sur la vague UK funky sans se laisser submerger, Sara Abdel-Hamid propose un amalgame sophistiqué de mélodies et de basses lourdes qui empruntent cependant d’autres circonvolutions.

À l’instar des percussions galopantes et des envolées de flûte “bontempi” de Idiot, elle propose des patchworks qui flirtent avec des régimes hybrides proches du dissonant. À la différence de nombreux jeunes producteurs actuels, Ikonika n’opère pas un retour facile sur les courants dance antérieurs et préfère adopter une approche inventive résolument tournée vers le futur.

ECOUTER

Télécharger: Ikonika, Look (Final Boss Stage)

Télécharger: Ikonika, Podcast 136 de XLRR

Télécharger: Ikonika, Idiot

Tags: , , , , ,

Décès de Francisco Aguabella

Fancisco Aguabella est décédé à Los Angeles le 7 mai 2010 suite à une maladie liée à un cancer. Le percussionniste afro-cubain, qui est né en 1925 à Matanzas, était l’un des derniers “géants” de la musique latino-américaine. Il a entamé sa carrière en composant des mambos célèbres pour l’orchestre de Tito Puente durant les années 50.

Une fois installé en Californie, il s’est rapidement fait remarque comme l’un des plus jeunes et plus talentueux percussionnistes de sa génération. Tout au long de sa longue carrière, il aura collaboré avec Dizzy Gillespie, qui l’avait surnommé le John Coltrane des congas, Frank Sinatra, Eddie Palmieri, Cachao, Peggy Lee, Nancy Wilson, Weather Report, Carlos Santana, Poncho Sanchez, Paul Simon, Bebo Valdes, et beaucoup d’autres.

Francisco Aguabella and the Cuban Masters, extraits du documentaire (1986)

Tags:

World: Lokua Kanza, tendre vers l’universel


Lokua Kanza se produira lors du festival Afro-Pfingsten

On ne peut plus vraiment qualifier la musique de Lokua Kanza de musique africaine. Certes notre homme est Congolais, a fait ses classes chez Abeti puis Ray Lema. En près de vingt ans de carrière il n’a enregistré « que» six disques, mais est un compositeur que les plus personnalités artistiques les plus variées s’arrachent. Sous son nom, il s’impose par une approche très personnelle, qui tend pourtant à l’universel.

Depuis un peu plus d’une année, Lokua Kanza ne vit plus seulement entre Kinshasa et Paris, mais a aussi élu un domicile à Rio. De quoi s’enrichir encore. Son dernier album «Nkolo» (qui signifie «Dieu») en est la preuve. D’abord il y a la voix : intime et ouverte, elle est en lien direct avec le cœur autour duquel elle enroule ses polyphonies. Accords de guitares ou de piano, percussions légères, ondes Martinot: avec assez peu de moyens, Lokua Kanza semble construire une musique pour grand orchestre.

Un titre en français, un autre en portugais manifestent de son utilisation de la langue comme d’un instrument. Les entrées dans l’univers musical de Lokua Kanza sont multiples et toujours riches. Deux duos – l’un avec la nouvelle star congolaise Fally Ipupa, l’autre avec le chanteur brésilien Vander Lee – viennent compléter ce tableau en douze touches. «Nkolo» est l’album le plus ample de Lokua Kanza à ce jour. Un coup de maître, tout simplement.

Le 23.05.10, Lokua Kanza sera la tête d’affiche de la soirée Acoustic Africa, où se produiront également Bassekou Kouyaté et Blick Bassy, lors de la 21e édition du Festival Afro-Pfingsten.

FESTIVAL

Tags: , ,

Hospitalisation de Cesaria Evora, tournée annulée

Cesaria Evora a été hospitalisée d’urgence hier à Paris suite à un problème coronarien et devait être opérée dans la soirée. Sa tournée est par conséquent annulée et on lui souhaite de se rétablir très vite.

Pop: Toro y Moi, et moi et moi


À propos du festival SXSW, qui s’est déroulé en mars dernier à Austin, le New York Times indiquait la recrudescence de groupes dont “les chansons semblent surgir comme dans un rêve de geek. Des chansons de Top 40 ou des tubes dance vaguement remémorés chantés par des jeunes gens trop timides pour quitter leur chambre ”.

Cette tendance, que l’auteur associe au glo-fi ou au chillwave, était significative chez Neon Indian, Washed Out, Small Black, Memory Tapes ou encore Toro y Moi et il s’agit généralement de projets qui n’intègrent qu’une ou deux personnes. Chaz Bundick, sous le nom de Toro Y Moi, cisèle des territoires onirique à coups d’effets spéciaux, de distorsions ou de slaps en portant toujours une attention particulière aux détails.

Un goût pour les collages certainement amplifié à travers son intérêt pour le cinéma et ses études de graphisme. “Je suis particulièrement intéressé dans différents types de médiums qui présentent une esthétique atemporelle. Par exemple, j’apprécie comment notre lecture d’une photographie peut être totalement différente lorsqu’on retire des petits détails. J’essaie d’approcher Toro Y Moi de la même manière, j’aime ajouter des détails qui rattachent la composition à certaines périodes musicales. Ça peut être un coup de batterie sec des 70s ou un effet de reverb dans la voix caractéristique des 80’s”.

Télécharger: Toro Y Moi, Blessa (2010)

Télécharger: Toro Y Moi, Causer of This (2010)

Télécharger: Toro Y Moi, Sad Sams (2010)

ALBUM

  • Toro Y Moi, “Causer of This” (Car Park Records)

Toro Y Moi, Talamak, “Causers of This” (2010)

Toro Y Moi- Talamak from bryan bush on Vimeo.

Tags:

Electro: Headman, the limmat connexion


Pour son quatrième album, Headman joue la carte de l’indépendance en signant “1923″ sur son propre label Relish. Cependant, il n’est pas resté tout seul et a su bien s’accompagner pour opérer cette transition. En particulier en faisant appel à un autre zurichois de renom, en la personne de Dieter Meier du légendaire duo Yello, qui collabore sur le single Gimme.

Certains morceaux, par exemple Private Show, penchent explicitement vers les sons bruts de l’electro funk de Man Parrish, tandis que d’autres, comme Assassin ou Blue Boys, s’inspirent plus des ambiances effilées de la cold wave et de la pop anglaise des années 80. “1923″ ne dépareille pas avec le style aux basses rebondissantes avec lequel Headman s’est fait connaître internationalement en tant que remixeur, producteur ou DJ.

Télécharger: Headman, Assassin (Shout Out Out Out Out Remix) (2010)

ALBUM

  • Headman, “1923″ (Relish)

Headman feat. Dieter Meier, Gimme, “1923″

Tags: , , ,

Livre: Afrique du Sud, Un siècle de Résistances


Un siècle en mouvement, qui aura vu la plus grande mine d’or au monde passer sous le joug des colons britanniques pour, bien des années plus tard, se libérer de l’infâme apartheid et rêver que plus rien n’était pareil.

Cet ouvrage révèle les forces méconnues et parfois sous-estimées qui ont conduit la société sud-africaine à ce qu’elle est aujourd’hui. Une résistance à l’œuvre aussi bien dans la politique que dans les mouvements éducatifs, les journaux parallèles, le sport, la mode ou la musique.

Jean-Christophe Servant ne cherche pas à brosser un portrait idyllique. Il décrit les zones d’ombres de ses dirigeants, les paradoxes du pays, sa profonde mélancolie ainsi que les violences inouïes d’un combat pour la liberté qui a mobilisé les forces intellectuelles aussi bien des Noirs que des Blancs. L’Afrique du Sud est aussi une terre de gaieté, de musique et de danse.

Du jazz chaloupé des années 50 au kwaito et au rock des années 2000, l’énergie et la vitalité de la scène musicale, à Johannesburg ou au Cap, n’a jamais faibli. Terre de beauté, également. Des visages et des attitudes traversent les pages de ce livre en disant l’espoir d’un peuple profondément vivant.

LIVRE

  • Jean-Christophe Servant, “Un siècle de Résistances 1910-2010″, Editions Consart Commander l’ouvrage

Tags: , ,

Rock: The Dead Weather, à toute vitesse


Après s’être rencontré lors d’une tournée en 2008, Jack White et Alison Mosshart ont d’emblée opté pour tirer profit de l’énergie spontanée générée par cette alchimie. A partir de 2009, après s’être entourés de Dean Fertita et de Jack Lawrence, ils ont ainsi enchaîné les albums et les tournées avec un rythme hors du commun.

Après “Horehound”, sorti en juillet 2009, ils ont sur le point de sortir un deuxième album “Sea of Cowards” à travers lequel ils poursuivent leurs prospections à coups de riffs nerveux et des mélodies trafiquées.

Une énergie primale qui réveille les démons les plus fameux du rock’n'roll avec une facilité contagieuse. Malgré leur empressement, le supergroupe prendra tout de même le temps de faire quelques arrêts en Europe, notamment aux Eurockéennes et au Montreux Jazz Festival.

CONCERTS

  • 02.07.10 Les Eurockeennes Festival / Belfort
  • 03.07.10 Montreux Jazz Festival - Miles Davis Hall / Montreux

The Dead Weather, Gasoline, “Sea of Cowards” The Dead Weather

Tags: , , ,

Expériences: Plaistow, au pays de Jack Bambi


Photo: Mari Sibiryakova

Bien que Plaistow se présente sous une formule trio plutôt classique, chaque musicien développe une sensibilité particulière: l’influence du jazz pour le batteur Cyril Bondi, l’énergie du métal pour le bassiste Raphaël Ortis, quant au un pianiste Johann Bourquenez, il est résolument tourné vers la musique électronique.

Dès leur rencontre en 2007, une méthode de travail s’installe entre les trois musiciens qui laissent leurs énergies cheminer librement vers un point de convergence. Évitant les compositions fixées, ils privilégient le développement de motifs et de morceaux soumis constamment à des possibilités d’évolution multiples.

Télécharger: Plaistow, Jack Bambi, “Jack Bambi” (2009)

CONCERT

  • 28.05.10 Genève AMR / Sud des Alpes
  • 18.06.10 Genève / Studio Ernest Ansermet

Tags: ,

Dub: Bassnectar, le maximalisme du tempo

Bassnectar_2007-Joshua-Bro

À son origine, vers le milieu des années 90, Bassnectar se présente comme un projet expérimental et militant initié dans la baie de San Francisco par Lorin Ashton. Un jeune geek chevelu qui se passionnait pour les groupes de grindcore, de doom ou de black metal qui fleurissaient durant cette période. Toutefois, en découvrant les des séquenceurs numériques, il ne tarde pas à adopter une approche tout azimutée, ce qu’il nomme l’”Omnitempo maximalism”, qui transpose son penchant pour l’anarchisme dans des formes plus mélodiques. Selon Asthon, au coeur de la philosophie de Bassnectar, il n’y a aucune règle, aucune limitation et aucune hésitation.

A ce sujet, il avance que “les humains bougent en suivant des vitesses et des rythmes différentes. Je préférerais me détruire plutôt que de me résigner à apprécier ou à jouer un seul style de musique. Le son de basses massives et des nappes de synthé, combinés avec des mélodies émotionnelles et des voix originales, tout cela dois se superposer avec des tempos différents”. Le résultat se présente toutefois comme une variante dub assez proche des productions dubstep orginales et des incursions ethniques de Filastine. Le tout servi avec un art du headbanging hérité de Beavis & Butt-head.

Télécharger: Bassnectar, Magical World (feat. Nelly Furtado)

Bassnectar, Kingston (2009)

Tags: ,





Commentaires

RSS

Archives