Né dans le Queens en 1960, Rammellzee s’est tout d’abord fait connaître comme l’un des pionniers du graffiti à New York à partir du milieu des années 70. À l’instar des autres membres du Death Comet Crew, - Dondi, OU3, Doctor Revolt -, il commença rapidement à présenter ses travaux dans des galeries d’art contemporain et des musées. On retrouve également ses dessins sur certaines pochettes du label Mo’Wax.
Sa pratique l’a incité à développer la théorie du Gothic Futurism, à travers laquelle il envisageait l’art du graffiti comme une machine de guerre dans laquelle les lettres et leur force symbolique se battent contre les effets de standardisation. Rammelzee préconisait un programme anarchique, dénommé “Iconic Panzerism”, qui permettait de réformer le rôle et la dispersion du langage dans la société.
Rammellzee prônait des relectures idyosyncratiques qui combinaient aussi bien le dessin, la sculpture, les performances artistiques, la littérature, la poésie, les théoriques scientifiques, etc. Ce fonctionnement chaotique formait des “horreurs intellectuelles”, un horizon schizophrénique qui, selon lui, devait procurer des “stocks de futurs”, largement déterminés par des stratégies militaires.
Dans le film “Wild Style” (1982), il apparaît en tant que MC avec un style nasal, qu’il dénomme le “Gangsta Duck”, qui aurait par la suite inspiré les The Beastie Boys et Cypress Hill. En 1983, il enregistre un maxi intitulé “Beat Bop”, produit par un certain Jean-Michel Basquiat, qui sera largement popularisé à travers le film “Wild Style”.
Rammelzee est décédé le 29 juin 2010, les causes de sa mort ne sont pas encore déterminées.
Rammelzee vs K Rob “beat bop” (1982)
Rammellzee, on the evolution of the letter (Style Wars)
Death Comet Crew au festival Electrochoc
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