Photo: Lee Perry, là-haut sur la montagne


PHOTO: Horst Diekgerdes

De l’incendie de son studio à l’apologie des pum pum, la longue carrière de Lee Scratch Perry est jalonnée d’une multitude d’événements baroques. Un caractère et une destinée fantasque qui lui a valu d’être considéré comme un “Salvador Dali jamaïcain” par l’historien du reggae Lloyd Bradley.

“Je retourne au sommet de l’univers en revenant des bords de l’oubli,” expliquait-il à David Katz dans le numéro 124 de Vibrations. Son établissement dans une banlieue montagneuse aux abords de Zurich en 1989 ne constitue pas le moindre des paradoxes de cette carrière à rebondissement. Rescapé des mauvais sorts et de la folie qui prédominait à bord du Black Ark, c’est depuis la cave d’une villa résidentielle qu’il a ressuscité le légendaire studio de Kingston.

Le White Ark est devenu son laboratoire secret. Un vaisseau aux pouvoirs catalytiques dans lequel il a tout le loisir de fignoler son univers syncrétique. Au-delà des productions musicales, c’est le lieu d’origine de toute une gamme d’objets bariolés, de miroirs brisés et de slogans cabalistiques qui parsèment son jardin ou l’accompagnent sur scène. Nowness présente cette série du photographe Horst Diekgerdes et nous invite à faire une brève incursion dans ce paradis doucement décalé.

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1 Réponse à “Photo: Lee Perry, là-haut sur la montagne”


  1. 1 ghislaine de Roux sept 1st, 2010 à 12:51

    magnifique photo!

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