octobre, 2011

Concert parisien de Bilal annulé

Le concert de Bilal prévu le 3 avril au Cabaret Sauvage et reporté à septembre, la date du Jeudi 7 Avril au Transbordeur de Lyon est maintenue.

Mary Halvorson va bousculer Banlieues Bleues

Mary Halvorson © Peter Gannushkin

Avec ses faux airs d’étudiante, la guitariste s’impose comme l’une des artistes les plus originales apparues ces dernières années. A écouter à Banlieues Bleues

Une tournée avec le Sun Ship de Marc Ribot à peine achevée, elle reprend la route en décembre avec Thirteen Assembly qui l’associe à Jessica Pavone, Taylor Ho Bynum et Tomas Fujiwara, un quartette emblématique de sa génération. Des faux airs d’étudiante, un brin de nonchalance, la guitariste s’impose comme l’une des artistes les plus originales apparues ces dernières années. Découverte aux cotés d’Anthony Braxton, puis repérée au sein du trio Convulsant de Trevor Dunn, elle a aussi fait ses armes avec le groupe d’avant-rock People, s’est fait entendre avec Tom Rainey ou Jason Moran. La demoiselle ne (se) refuse aucune passerelle entre les genres, récuse les étiquettes. Si elle regrette de ne pas avoir assez de temps pour composer et répéter avec ses propres groupes, Mary Halvorson n’a rien d’une femme pressée. À 30 ans, elle est sûre de ses choix et vit son parcours comme un challenge.

Et elle n’a pas fini de déconcerter. Aussi à l’aise dans les fragrances du rock que sur les arrangements les plus pointilleux, elle conjugue une certaine maîtrise classique de la guitare et un art du dérèglement soudain. Avec un jeu à la fois in & out, traversé de dissonances, de brusques distorsions, qu’elle a développé par la pratique de l’improvisation libre, sans que l’on puisse pour autant signaler une filiation directe avec ses aînés. À 12 ans, elle a le coup de foudre pour Jimi Hendrix et adopte l’instrument, mais elle prévient : « Ce ne sont pas les guitaristes qui ont été importants pour moi. » Si elle a étudié avec l’un d’entre eux, Joe Morris, il ne jouait jamais de guitare pendant les leçons, mais de la contrebasse, « pour que je ne sois pas influencée, que je trouve mon propre son. » La rencontre d’Anthony Braxton, à la Wesleyan University fut, elle, décisive. «Il m’a ouvert les portes d’un autre monde. Il nous encourageait à aller au-delà des limites, sans règles préétablies, si ce n’est les siennes, son propre système musical, que nous apprenions en jouant dans ses ensembles. J’avais 18 ans, c’est incroyable d’être confrontée à cela à cet âge.» C’est à ses côtés qu’elle rencontrera de futurs compagnons de route, la violoniste Jessica Pavone ou le trompettiste Taylor Ho Bynum.

En créant son propre trio (le premier album, Dragon’s Head est sorti en 2008), avec John Hebert (contrebassiste d’Andrew Hill) et Ches Smith (batteur du Ceramic Dog de Marc Ribot), elle réinvente une grammaire orchestrale que l’on croyait immuable. Puis en propose une extension avec deux souffleurs, Jon Irabagon et Jonathan Finlayson en enregistrant Saturn Sings (2009). Mary Halvorson déploie ses ailes en gardant à l’esprit l’idée des formes ouvertes chères à Braxton, mariant subtilement écrit et improvisé, sans jamais perdre de vue la nécessité du «work in progress». Avec une étonnante fraîcheur d’inspiration, et surtout, un sens de la structure d’ensemble pas si fréquent. «Mon père est architecte, signale-t-elle, il y a beaucoup de similitudes entre la composition et l’architecture, un processus de réflexion, une même obsession des détails.»

En concert le 6 avril à Saint-Ouen dans le cadre de Banlieues Bleues. Au même programme: Esperanza Spalding

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Dub: Adrian Sherwood, le temps des commémorations


Cinq ans après la sortie de ‘Visions Of A Psychedelic Africa’, Adrian Sherwood et le percusionniste Bonjo Iyabinghi Noah se retrouvent pour un nouvel album d’African Head Charge intitulé “Voodoo Of The Godsent”. Collages composites de sonorités afro-orientales et de voix lointaines filtrées, les compositions gardent toujours ces arrangements proches du somnambulisme.

Hormis cette nouvelle collaboration, cette année constitue également une date anniversaire importante puisqu’elle marque les 30 ans du légendaire On-U Sound. Qu’il s’agisse de l’acid house pour Gary Clail, de l’industriel pour Mark Stewart ou des percussions africaines pour African Head Charge, le label de Sherwood aura eu une influence énorme sur l’extension des potentialités du dub aux différentes tendances musicales du moment.

Un programme éclectique qui a participé à populariser le genre en Grande-Bretagne, tout en permettant à On-U Sound de devenir une signature unique du paysage musical des années 80 et 90. À vrai dire, on ne manque pas d’être surpris à quel point la plupart de ces productions ont conservé une indéniable contemporanéité. Pour le prouver, et surtout pour célébrer cet anniversaire, Sherwood a annoncé qu’il allait dans un premier temps ressortir trois albums du label. À savoir, “Starship Africa” (1982) de Creation Rebel, “Off the Beaten Track” (1986) d’African Head Charge ainsi que l’album séminal, et, éponyme, de New Age Steppers (1980). D’autres rééditions et des albums originaux devraient également voir le jour dans le courant de l’année.

African Head Charge, In ‘I’ Head, “Voodoo Of The Godsent” (On-U Sound), 2011

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Club: Funkystepz, the bleep connection


Petit dernier de l’écurie Hyperdub, Funkystepz continue de porter fièrement le flambeau funky. Avec Fuller, le trio londonien ravive les synthés de l’acid house avec un style infectieux qui n’est pas sans rappeler les productions de DJ Mujava. Tandis que la face B, tout en piochant toujours sur des beats saccadés et des nappes de TB-303, s’apparente plus à une version remaniée de 2-step.

Deux morceaux significatifs du style de ces producteurs qui savent insuffler le côté brut des scènes grime dans lesquelles ils ont fait leurs premiers pas chacun de leur côté. Un EP de quatre titres, parmi lesquels le déjà encensé “Shocker”, est également prévu sur le label digital F.L.Y pour début mai. Tout cela devrait permettre une plus grande visibilité aux membres de ce collectif qui ont été relativement escamotés malgré leur influence dès les premiers battements du UK Funky.

Funkystepz, Fuller (Hyperdub), 2011

Minimix (19.02.2011)

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Les New York Dolls à Paris

À l’intersection de la rue new yorkaise et des cercles d’avant-garde, New York Dolls a été le premier groupe à dynamiter la pop musique sérieuse du début des années 70 en apportant l’outrage, la provocation et la fureur brutale du Rock&Roll des origines. Sans eux, ni le punk rock ni les Sex Pistols n’auraient existé. La Flèche d’Or enfile son cuir et met ses plus hauts talons pour accueillir les mythiques poupées les plus trash du rock&roll pour leur nouvel album “Dancing Backyards in High Heels”.

CONCERT

  • 11.04.11 La Flèche d’Or / Paris

Hip-hop: Shabazz Palaces, échos d’ancêtres


Des rythmes aux pulsations expansives, des poèmes déclamés sur un timbre reverbérant, le tout entrecoupé par une séquence de mbira. On ne tarde pas à être saisis par les densités spectrales qui hantent “An Echo from the Hosts That Profess Infinitum”. Ce premier single intriguant de Shabazz Palaces, dont le premier album “Black Up” est annoncé pour mai chez Sub Pop, continue de professer un discours orientalisant, largement imprégné de mysticisme.

Une atmosphère énigmatique que cultive également Ishmael “Butterfly” Butler, ex-Digable Planet et figure centrale du projet sous le nom de Palaceer Lazaro. Avec un peu de chance, “Black Up” pourrait bien être le même type d’ovnis messianique que “A Sufi and a Killer” de Gonjasufi ou de “Shafiq En A-Free-Ka” de Shafiq Husayn.

Télécharger: Shabazz Palaces, An Echo from the Hosts That Profess Infinitum, “Black Up”, 2011 (Sub Pop)

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Rééditions: Stinky Toys, des jeunes gens modernes


Elli Medeiros et Jacno se sont rencontrés lors d’une manifestation estudiantine et décidèrent rapidement de transposer leurs velléités contestataires dans le champ artistique. Le fond de l’air étant propice à la spontanéité musicale, ils ne tardent pas à ouvrir des brèches pour s’exprimer en fondant le groupe Stinky Toys.

Actif entre 1976 et 1979, le groupe devient rapidement une référence de la scène punk rock hexagonale au point d’être invité à participer au 100 Club Punk Special, un festival organisé par Malcolm McLaren dans lequel se produisaient également Siouxsie and the Banshees, Buzzcocks, The Clash ou les les Sex Pistols. Charmé par cette déclinaison énergique de la french touch, le Melody Maker fera même sa couverture avec la belle Elli.

Stinky Toys, Plastic Faces (Live à l’émission Blue Jean, 1977)

Attitude intransigeante et nihilisme hédoniste, les Stinky Toys se taillent rapidement une réputation vaguement sulfureuse qui ne facilite pas leurs rapports avec les maisons de disques. Cela ne leur empêche pas de composer ce style singulier, à la fois sauvage et étonnamment complexe. Mais, après seulement deux albums aux titres éponymes, le groupe se sépare.

L’aventure n’est pas terminée pour Elli et Jacno qui entament les années 80 sous la forme d’un duo de pop minimale et raffinée avec “Tout Va Sauter” (1980). La froideur növo de l’un et la candeur intersidérale de l’autre allait devenir un modèle en matière d’électronique et de glamour. Quelques mois après le décès de Jacno, la réédition conjointe du deuxième album des Stinky Toys, le Jaune, et de “Tout va Sauter” permettent d’insister sur la pérennité de ses contributions.

ALBUMS

  • Stinky Toys, “Stinky Toys musicale” (1979)
  • Elli & Jacno, “Tout Va Sauter” (1980)

Elli et Jacno, “Main dans la main” (1980)

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Documentaire Punk in England

Réalisé par Wolfgang Buld au débuts des années 80, “Punk in England” était jusqu’ici uniquement disponible en VHS. Le documentaire présente des interviews et des extraits de concerts de The Jam, Ian Dury, The Clash, The Specials, Madness, The Pretenders et plein d’autres.

Documentaire Punk In England

Mixtape de Gaslamp Killer

Le producteur de Los Angeles s’offre la 19e session du Low End Theory, en compagnie de John Hopkins.

Elektriks Collection, RV and The Elektriks Family


Exilé aux États-Unis il y a une dizaine d’années, Hervé Salters a su s’inspirer des influences d’hier et d’aujourd’hui pour construire son style particulier. De Sly Stones à DJ Shadow, la douceur de vivre Californienne a largement servi de terreau à l’énergie contagieuse de General Elektriks. Des jobs alimentaires, notamment dans le mythique magasin de disques Amoeba de Berkeley, aux collaborations multiples en tant que producteur ou musicien, c’est là qu’il a pu tisser de nombreuses amitiés musicales déterminantes.

C’est en partie les fragrances de cette aventure qu’il nous propose de découvrir grâce à Elektriks Collection, un projet en trois volets regroupant deux albums qu’il a lui-même produits, “Dragon Slayer” de Pigeon John et le “Comedians” de son groupe Honeycut. Ainsi que “Antonionian”, le premier album solo de Jordan Dalrymple, membre fondateur de Subtle et 13 & God, qui officie également en tant que batteur avec General Elektriks. Il sera également possible d’apprécier ce cocktail de grooves raffinés sur scène puisque toute la petite famille sera en tournée en France pour quatre dates durant le mois d’avril.

ELEKTRIKS COLLECTION

TOURNEE (Antonionian + Honey Cut + Pigeon John)

  • 05.04.11 Paris / La Maroquinerie
  • 07.04.11 Nantes / L’Olympic
  • 08.04.11 Le 106
  • 09.04.11 Dijon / La Vapeur

Appel à pigiste pour le magazine So Jazz

Le magazine So Jazz cherche des pigistes pour rédiger des chroniques, interviews, portraits d’artistes de jazz. Envoyer votre lettre de motivation (maximum une page) avec si possible des extraits d’articles à pj.crittin[at]sojazzmusic.com.

Un long mix d’Animal Collective

Animal Collective propose une sélection largement basée sur des groupes qu’ils ont choisi d’aligner lors de la prochaine édition du ATP qui se déroulera en mai prochain.

ATP Animal Collective Mix by All Tomorrows Parties

00:00 OV (extract) – Orthrelm
01:38 Fireworks – Animal Collective
08:21 Norway – Beach House
12:23 Credit – Ariel Pink’s Haunted Graffiti
15:45 House Jam (XXXChange remix) – Gang Gang Dance
20:12 Heavy Water/I’d Rather Be Sleeping – Grouper
23:00 Cheaters – Teengirl Fantasy
29:07 Shina Blockas – Big Boi feat. Gucci Mane
32:43 Freeway – Kurt Vile
35:15 Up On The Sun – Meat Puppets
39:14 Vacuum Boogie – Floating Points
45:17 High Road – Deradoorian
50:52 Goumou – Khaira Arby
56:06 Oh Paris! – Dent May & His Magnificent Ukulele
58:46 Gentleman’s Lament – Thinking Fellers Union Local 282
61:31 Night Cream – Black Dice
67:01 Discover Your Colors – Ear Pwr
70:13 I’ve Got Drugs (Out Of The Mist) – The Frogs
72:31 Trashy Boys – Tickley Feather
77:17 Good Time – Yi Yi Thant & Aung Heina
81:40 Rookoobay – The Brothers Unconnected
85:13 Grim Reaper Blues (live in Big Sur) – The Entrance Band
92:26 Mawak Lakhaal – Group Doueh
95:55 Raghupati – Prince Rama
101:07 How You Satisfy Me – Spectrum
105:16 Catch Attack – Drawlings
109:14 Al Anon – Eric Copeland
113:10 Melankolia (edit) – Vladislav Delay
122:01 Four Violins (extract) – Tony Conrad
127:34 Wended V – Mick Barr
135:45 Fuck Mixing, Let’s Dance – Zomby

Actress reprend Panda Bear

Remix du Surfers Hymn de Panda Bear par le producteur londonien Actress qui a connu une année 2010 particulièrement marquante grâce à “Splazsh” (Honest Jon’s), un second album largement encensé par une cohorte de blogs et de publications influentes.

Panda Bear, Surfers Hymn (Actress Primitive Pattern Remix), 2011 [soundcloud url=”http://api.soundcloud.com/tracks/12406556″]

Mutek dévoile son programme

Festival convivial au sein d’une ville reconnue comme l’une des plus accueillantes en Amérique du nord, MUTEK participera à l’effervescence printanière de la métropole alors qu’elle s’apprête à souligner le cinquième anniversaire de désignation de Montréal Ville design de l’UNESCO. Gonflé à bloc et complètement inspiré par le déménagement récent de ses bureaux à la Société des arts technologiques (SAT), MUTEK 2011 sera aussi l’occasion de célébrer la crémaillère internationale de ce nouveau pôle des arts numériques installé au cœur du Quartier des spectacles. C’est dans ce climat de renouveau, de créativité et de festivités que s’inscrit donc cette 12e édition. Événement unique, MUTEK invite son public à venir rêver le futur…

Bilal en concert

Bilal est un cas au croisement d’un renouveau soul et hip-hop, de racines jazz et d’une modernité électronique. C’est pendant la période florissante autour du mouvement soulquarian au début des années 2000 que Bilal Oliver a livré son premier joyau faisant découvrir au monde son falsetto unique, un style à part qui en a fait un incontournable du genre. Son deuxième album “Airtight’s Revenge” sorti sur Plug Research récemment se veut toujours aussi progressif tout en restant ancré dans cette tradition jazz si chère à son auteur.

CONCERTS

- 03.04.11 Paris / Cabaret Sauvage ANNULE

  • 07.04.11 Lyon / Transbordeur

Festival: Trombone Shorty va souffler Banlieues Bleues

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Trombone Shorty et sa bande de jeunes musiciens originaires de La Nouvelle-Orléans ont déjà mis mis le feu plusieurs fois en France. Ils débarquent en nouvelle formation à Banlieues Bleues

Rock, funk, soul, riffs de second line hérités des fanfares et des marching bands : le jeune leader (vingt-quatre ans) fonce avec une énergie et un feeling communicatifs et surtout aucun a priori, passe du trombone à la trompette, chante du r’n’b, croone sur «Let’s Get It On» de Marvin Gaye, gueule sur des rythmiques P Funk.

Gosse, Troy Andrews est tombé dans la marmite du formidable gombo musical local. Il vient de Tremé, le vieux quartier historique de la Crescent City, berceau du jazz. Son grand-père, Jesse Hill était un chanteur de soul (auteur du classique « Ooh Poo Pa Doo »), ses frères jouent de la trompette, de la batterie, lui a appris le trombone quand l’instrument était deux fois plus grand que lui. D’où son surnom. Il est vite devenu une attraction. «Mon frère se prenait pour Louis Armstrong. Il lui fallait un tromboniste à ses côtés, dans son James Andrews Crescent City All Stars : ce fut moi. J’avais sept ans. Je le rejoignais les week-ends et l’été. Ensuite, J’ai joué avec les plus grands musiciens de la ville : le Rebirth Brass Band, Dr. John, The Neville Brothers» Un apprentissage en première classe.

Il étudie au NOCCA (New Orleans Center For Creative Arts), la grande école où enseigna Ellis Marsalis, d’où sont sortis la fratrie Marsalis (Wynton est fan de Trombone Shorty), Donald Harrison, Harry Connick Jr., Nicholas Payton… «J’ai eu la chance d’être à la source, avec ces artistes formidables. Quand j’ai commencé à jouer ma musique, je n’ai pas voulu choisir. Je ne mélange rien, je joue de tout, du groove avec un son agressif, des ballades, du straight ahead…» Lenny Kravitz, qu’il a accompagné en tournée, et le grand Allen Toussaint sont sur l’imparable Backatown, son dernier enregistrement en date qui ne reflète pas ce que Shorty peut donner sur scène. A vérifier le 24 mars à Aubervilliers avec, en première partie, les Français de Congopunk.

Trombone Shorty & Orleans Avenue, Festival Banlieues Bleues, Aubervilliers, le 24 mars

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Festival: Human Beatbox, effet de souffle


Musique de bouche, pulsations et rythmiques corporelles sont au programme du Human Beatbox Festival. La discipline vocale qu’est le beatboxing s’immisce dans tous les courants musicaux, que ce soit le hip hop, le jazz ou les musiques du monde, et ne se cantonne pas au simple « divertissement ». Cette technique est un art à part entière qui mérite amplement son propre festival pour promouvoir ses meilleurs représentants.

Au programme de ce week-end de réjouissances, les poids lourds du genre ne manqueront pas d’en épater plus d’un, à commencer par l’un des beatboxers les plus influents de la planète : Kenny Muhammad, souvent appelé l’orchestre humain, s’est rendu célèbre grâce à sa « wind technique » qui utilise la respiration, la sonorisation du souffle, comme élément de rythmique. Muhammad, qui a collaboré avec des artistes de l’envergure de Stevie Wonder, Public Enemy ou Vernon Reid, présentera sur la scène du Human Beatbox Festival sa première prestation solo en France. On retrouvera également Taylor Mc Ferrin, Art District, Nocifs Sound System, Tom Thum, Ezra & Cat’s Eyes, Bach In The Days, Pira. Ts…

CONCERTS

  • 25.03.11 Le Vapeur / Dijon
  • 26.03.11 Le Vapeur / Dijon
  • 27.03.11 La Péniche / Dijon

Kenny Muhammad

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Série: Treme, la Nouvelle-Orléans après le déluge


“Treme”, la série du créateur de “The Wire” raconte la vie d’un quartier de la Nouvelle-Orléans, trois mois après le passage de Katrina. L’intégrale de la saison 1 vient de sortir en DVD.

En traversant Baltimore dans la voiture de David Simon en 2007, j’ai aperçu des guirlandes de perles Mardi Gras accrochées à son rétroviseur. Quand je lui ai demandé pourquoi, Simon m’a répondu qu’il aimait la musique et la culture de la Nouvelle-Orléans, et qu’il s’y rendait dès que son emploi du temps chargé l’y autorisait. À l’époque, il terminait le tournage de la dernière saison de The Wire et préparait une nouvelle série pour HBO qui allait, finalement, le plonger pour de bon dans la culture de la Nouvelle-Orléans. Cette série, Treme, vient juste de commencer et c’est une histoire captivante et tout en nuance, qui utilise la musique de manière inédite. En fait, la musique est au centre de Treme, elle est l’essence même de la série. Et pour une bonne raison.

L’histoire se déroule dans le quartier de Treme à la Nouvelle-Orléans, un quartier qui est considéré comme le cœur de la culture créole et afro-américaine et le lieu de naissance du jazz. Le parc Congo Square est l’endroit où les esclaves se réunissaient pour danser au 19e siècle. Après l’émancipation, des brass bands se sont mis à fréquenter le parc et à développer un style basé sur l’improvisation qui est devenu le jazz. Au fil des années, le quartier a toujours privilégié la musique, ce qui fait que bon nombre de musiciens habitaient dans le coin. Mais ce riche héritage musical ainsi que le quartier lui-même ont été menacés par les inondations provoquées par l’ouragan Katrina en 2005.

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Festival: SXSW, en remontant la 6th


Si vous n’avez pas passé le weekend à Austin pour participer au South By Southwest SXSW, NPR offre une petite séance de rattrapage grâce à une sélection de concert.Même s’il est diffiicle d’être exhaustif, près de 2000 groupes étaient programmés pour cette 25e édition. Ces quelques vidéos donnent tout de même un aperçu convaincant de l’énergie particulière qui régnait dans la salles de concerts de la 6th street pendant ces quatre jours.

Raphael Saadiq dans une performance gorgée de soul et à la tenue impeccable. On retrouve notammentMerrill Garbus, aka tUnE-yArDs, dans ses bricolages percussifs et vocaux toujours aussi impressionnants, ainsi que James Blake dans une performance qui se déroule tel un soupir ou encore la reine de la musique malienne, Khaira Arby.

Cette édition anniversaire était également une occasion pour revenir sur l’exceptionnelle croissance du plus grand festival dédié à la musique. Les 170 groupes qui ont participé à la première édition semblent bien lointains Guardian offre un compte-rendu détaillé de cette semaine exténuante.

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Festival: CJF, v’là le printemps


À l’aube de ses 30 ans, la programmation du premier festival du printemps propose un tour d’horizon de la scène jazz actuelle

Du jazz certes, mais pas que. Comme chaque année, le festival s’autorise quelques incursions hors de ses sentiers battus et abrite des rencontres inédites. Pour preuve, cette surprenante collaboration entre les hérauts de la scène alternative suisse, The Young Gods, et le trio free biennois Koch-Schütz-Studer. Le résultat de cette drôle d’association a déjà été présenté sur quelques scènes rock du pays, mais jamais devant des amateurs de jazz.

Ce sera chose faite à Cully. Performance hors norme également, celle de la plus suisse des Américaines, Erika Stucky avec son projet Ping Pong. Un échange de balles musicales en compagnie du musicien Knut Jensen à coup de ukulélé et autres boucles électroniques. Fraîcheur et improvisation seront au rendez-vous avec des artistes tels que Selah Sue, Gilberto Gil, Malcolm Braff et Pascal Auberson, Tigran Hamasyan, Andreya Triana, Avishai Cohen, Portico Quartet, Omar Sosa, Maceo Parker, etc.

CONCERTS

  • 25.3.11 - 02.04.11 Cully

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Festival : Banlieues Bleues à l’heure des Antilles

Dédé Saint-Prix (c) DR

Comme les amateurs de musiques ne le savent pas (suffisamment) : il y a zouk et zouk. Le rythme fait toujours pak-pitak pitak-pak, pak-pitak pitak-pak, MAIS LA MUSIQUE N’EST PAS TOUJOURS LA MÊME.

Prenez Dédé Saint-Prix. Quel rapport entre le son roots et mélancolique de Dédé, sa chaloupe tranchante et les niaiseries zouk-love ou disco-zouk qui déferlent sur les radios ? AUCUNE, cher lecteur.

André Saint-Prix est né au François, commune du littoral atlantique de la Martinique, Nourri de tradition populaire, d’humour et de cocasserie, de l’humeur railleuse du carnaval, des ambiances joyeuses des bals, des mariages … et des fêtes dominicales, il rencontre le chouval bwa, manège de chevaux de bois actionné à force d’homme et au cœur duquel jouait l’orchestre qui imposait sa cadence enlevée. Les boîtes en fer blanc ayant contenu du beurre ou du lait ainsi que sa voix résonnaient sur des rythmes du damier, de la haute taille et du chouval bwa.

À la fin des années 70 (il est alors instituteur), il décide de réhabiliter ce dernier en tant que patrimoine musical pour rendre corps et âme à l’identité martiniquaise qui, accablée d’inhibition culturelle, préfère notamment donner la primeur au gwo ka guadeloupéen. Il forme le groupe Pakatak comme le veut la tradition : la flûte en bambou, le gros tambour et d’autres percussions comme le cha-cha. Les airs chantés viennent souvent du bel air (bélè en créole, style réveillé par Eugène Mona dans les années 70). Dédé complète la formation par 2 basses électriques pour donner un son plus urbain.

Nous sommes fin des années 70. Le public l’adore, il danse, se régale des paroles imagées en créole, entre paraboles ironiques et critique sociale. Dédé brosse le portrait de l’atmosphère publique et intime martiniquaise, il taquine, fait éclater les vérités insulaires, dans le droit fil de la tradition des conteurs. Depuis lors, il est considéré comme « le griot des îles », le passeur de musique. Mais Dédé aime le grand large de la Caraïbe, cette aire culturelle née des contacts de civilisation dans les sociétés coloniales d’Amérique. Il mêle parfois à sa musique les influences haïtiennes (kompa), les motifs de Trinidad, Cuba, Porto Rico

Cette effervescence musicale est animée par l’envie d’aller toujours plus loin dans l’exploitation de la base traditionnelle sans jamais perdre de vue l’identité collective. En Dédé vibre une intense mémoire des mots, des images, des faits de son enfance. En lui, et en partage avec les Antillais, demeurent les blessures de l’humiliation infligée par l’aventure négrière et les conditions atroces de l’esclavage. Autour de lui se rassemblent celles et ceux, éloignés, qui ont le mal du pays, en métropole, en Europe, en Guyane, en Afrique, en Colombie, au Brésil, aux Etats-Unis, au Canada … Et puis l’an dernier, pour un concert à Fort-de-France, le Martiniquais a fait renaître de ses cendres son flamboyant phénix de scène : A Van Van, presque au complet. Evénement qu’il prolonge à Banlieues Bleues, avec le grand retour d’un groupe phare de la musique antillaise, qui promet d’irrémédiables fourmis dans les jambes…

En concert le 18 mars à Aulnay-Sous-Bois. Renseignements et billets: 01 49 22 10 10 ou sur le site du Festival Banlieues Bleues

Décès de Nate Dogg

C’est aux côtés de Warren G et de son cousin Snoop Doog, que Nathaniel Dwayne Hale avait débuté sa carrière de rapper, devenant un des embassadeurs du G-Funk. Nate Dogg était également connu pour ses apparitions sur de nombreux classiques de 50 cent à Mos Def, en passant par Eminem ou Mark Ronson. Son coeur avait déjà lâché à deux reprises depuis 2007, ce qui l’avait rendu hémiplégique.

Nate Dogg - I Got Love (2001)

Film: House, it’s time to Jack


Dans le cadre de sa 15e édition, Sound and Vision entame un retour sur les origines de la house music. Ce premier volet permet de découvrir un documentaire rare de Carl Hindmarch, “Time To Jack”.

“C’est qui Jack? C’est quoi, plutôt ?” Jack, c’est la parade sexuelle du dancefloor. Une sensualité brute et directe qui habite les corps dans une danse suggestive jusqu’à parfois sexuellement active sur la piste… Quand tu jackes tu te colles derrière ton/ta partenaire et tu te frottes lascivement à lui/elle. C’est au Music Box à Chicago - temple des basses bondissantes, des bpm au galop et des décibels survoltées - que l’expression se cristallise au début des années quatre-vingt. Le gourou de cette cérémonie, c’est Ron Hardy, dj et directeur musical de cette deuxième vague de clubs à Chicago.

Le Warehouse vient de fermer ses portes à la suite du départ de Frankie Knuckles, quand le promoteur du club, Robert Williams, décide de doubler le prix d’entrée. En 1977, Frankie Knuckles, New yorkais, ami de Larry Levan, est approché par Williams qui lui propose les platines du Warehouse. Knuckles y mixe du Disco mais aussi de la musique électronique du vieux continent. Il ouvre tout un registre de classics underground au public chicagoans - nulle part ailleurs à Chicago on n’entend Loose Joints… Ses sélections et son son unique sont rapidement prisés autant par les amateurs que par les djs.

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Festival: Banlieues Bleues ouvre caliente!

D_Spanish Harlem Orchestra_Photo By Bill Douthart

Enorme exclusivité pour le Festival d’Ile de France qui ouvre ce soir: la venue du meilleur groupe de salsa actuel: les New-Yorkais de Spanish Harlem Orchestra

Un jour au début du XXIe siècle, quelque part à Harlem. Le producteur Aaron Levinson et le pianiste-arrangeur Oscar Hernandez ont l’idée de rendre hommage à l’âge d’or de la salsa avec de jeunes talents d’aujourd’hui. Le moment leur semble opportun de revenir au son brut et organique qui agitait le barrio de Harlem dans les années 60 et surtout 70. Le Spanish Harlem Orchestra est né ainsi, comme une réaction épidermique à la mièvrerie de ce qui se vend aujourd’hui à New York sous l’étiquette «latine».

«Depuis le milieu des années 80, la pop américaine a envahi la musique latine, explique au téléphone Oscar Hernandez. Quelque chose s’est perdu, on a cherché à le retrouver.» Ils réunissent alors la crème des musiciens latinos de New York et s’adjoignent les services de trois chanteurs dont le légendaire Jimmy Sabater. Le résultat, Un Gran Dia En El Barrio, ne dépareillera pas dans votre collection aux côtés des albums les plus âpres de Willie Colon.

Oscar Hernandez-78-Edit

Alors, rétro le Spanish Harlem Orchestra ? «Je n’utiliserais pas ce mot, lâche Hernandez, parce qu’il a une connotation négative, mais il y a indéniablement des éléments rétro dans le groupe : on l’a formé pour ça. Cela dit, les musiciens qui sont dans ce groupe peuvent jouer de tout. Ils ont écouté la timba, le hip hop. C’est le matériel qui est rétro, mais tout le monde dans le groupe garde une oreille ouverte sur ce qui se passe.» Le Spanish Harlem Orchestra ne peut tomber mieux. La vogue des écoles de danse salsa a fait naître toute une nouvelle génération d’amateurs pour qui il n’existe pas de salut en dehors du son 70’s authentique.

Mais tout n’est pas rose dans ce Spanish Harlem d’aujourd’hui où les meilleurs musiciens peinent à trouver du travail, où les labels indépendants de musique latine ont disparu et les clubs où se produire se font rares. «D’une certaine façon, c’est la pire période que j’ai connue depuis 30 ans. À l’époque, il y avait au moins 25 à 30 clubs sans compter les clubs privés. Aujourd’hui, s’il y en a 7 ou 8, c’est le maximum.» Aujourd’hui, un groupe comme le Spanish Harlem Orchestra est un trésor à chérir. Car l’avenir est incertain.

C_Spanish Harlem Orchestra_Photo By Bill Douthart

«C’est le business qui décidera si ce groupe sera juste un épisode ou s’il y aura une suite. En ce qui me concerne, je suis prêt à retourner en studio dans la minute.» Le business pour une fois a eu raison. Le SHO a enregistré depuis trois autres disques dont le récent Viva La Tradicion, a été invité sur trois morceaux du dernier Lavilliers et ouvre en exclusivité européenne le Festival Banlieus Bleues. Et si on écoutait à nouveau de la salsa ?

Le 12 mars à Epinay-Sur-Seine avec en première partie Interactivo. Infos et réservations: Le site de Banlieues Bleues et par téléphone au 01 49 22 10 10

Cee-Lo: les tribulations d’un caméléon


Des débuts de MC avec Goodie Mob, des élans de pop 60’s avec aux côtés de Danger Mouse, une carrure de crooner soul en solo, en l’espace de dix ans Cee Lo peut se targuer d’avoir su se réinventer avec une étonnante facilité en fonction des projets dans lesquels il était engagé. À l’instar d’un Andre 3000, cette capacité à se réinventer, dans des registres inédits, a participé à ouvrir de nouveaux credos par rapport aux postures stéréotypées dans lesquels les chanteurs afro-américains ont largement été cantonnés.

Lors d’une rencontre juste après la sortie de Odd Couple des Gnarls Barkley, le chanteur s’exprimait sur les risque de cette tendance à l’homochromie: “Les occasions sont plutôt rares pour un artiste afro-américain d’adopter une posture qui soit véritablement disconnectée ou en décalage de son statut. C’est une sorte de sacrifice qui peut soit aller trop loin, soit s’écraser juste après avoir passé la rampe. A ce titre, ma position est plutôt spéciale, car il n’y a pas de filet. Dans ce type de situation, si ce n’est pas quelque chose d’ancrer profondément en toi, ce n’est pas la peine d’essayer. Ça peut te tuer.”

A l’occasion du concert de Cee Lo le 4 avril 2 avril à La Cigale, nous vous offrons 5 places. Pour gagner des invitations à cette soirée, envoyez-nous un mail à contact@vibrations.ch, en indiquant “MERCI CEE-LO” dans le titre et avec vos nom et prénom dans le message. Les gagnants seront contactés par email.

CONCERT

  • 02.04.11 La Cigale / Paris

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Charles Bradley, the godfather (of soul) 2


Le label Daptone est pour la parité. Après avoir aidé Sharon Jones à recevoir enfin un accueil à la hauteur de son immense talent, ils sont partis pour en faire de même avec Charles Bradley. Le bonhomme est lui aussi un de ces innombrables seconds couteaux de génie de la soul des 60s/70s que l’Histoire n’avait pas prévu de retenir. C’était sans compter sur les Justiciers Barbus de la Soul.

Thomas “Tommy TNT” Brenneck, guitariste des Dap Kings et du Budos Band, propose donc à Bradley de le signer sur Dunham, la sous-division qu’il gère chez Daptone, et tant qu’à faire de lui fournir un groupe avec The Menahan Street Band, son dernier projet en date (avec des collègues des Dap Kings, Budos Band, Antibalas et El Michels Affair). Ceux qui possèdent leur excellent album reconnaîtront d’ailleurs probablement certains thèmes recyclés ici.

Les musiciens de The Menahan Street Band sont d’une génération qui est venue à la soul et au funk via le hip hop. Ils ont donc la boucle dans la peau. Les douze titres de ce No Time For Dreaming vous accrochent l’oreille à la première écoute pour ne plus jamais la lâcher. Mais ça ne fait pas mal. Au contraire. La voix éraillée de Charles Bradley est de toute façon perpétuellement entre la caresse et la griffure, époumonant 400 ans d’Histoire noire à chacune de ses syllabes, rappelant au besoin ce que la soul doit au blues. Vous pouvez vous en rendre compte par vous-même avec cet excellent extrait de concert capté par nos confrères de Mowno.com lors du récent passage parisien des New-yorkais.

ALBUM

  • Charles Bradley, “No Time For Dreaming” (Dunham / Daptone / Differ Ant)

Charles Bradley & The Menahan Street Band, La Maroquinerie (17.02.11)
CHARLES BRADLEY & THE MENAHAN STREET BAND - LIVE in PARIS
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Joy Orbison, émetteur d’ondes de chocs


Que chaque jour dévoile une nouvelle sensation musicale, c’est presque devenu anecdotique depuis l’avènement des sites de partage et des blogs. Pour certains, le fameux « buzz » part aussi vite qu’il est venu, l’histoire de quelques semaines au mieux. Joy Orbison, quant à lui, maintient ce bourdonnement depuis plus d’un an, au gré de sorties et de remixes attendus comme les premières hirondelles du printemps. Ses productions sont pourtant rares, seulement quatre maxis, mais le jeune producteur londonien provoque une onde de choc qui se ressent bien au-delà de sa chapelle dubstep, sur l’ensemble du territoire électronique.

Malgré un premier maxi tellurique sorti en 2009 chez Hotflush (dont un Hyph Mngo sélectionné par Pitchfork comme l’un des meilleurs morceaux de l’année) , Peter O’Grady de son vrai nom, n’était pour certains que « le neveu de ». En l’occurrence Ray Keith, une ancienne gloire de la jungle dans les 90’s. Sa meilleure réponse à ses détracteurs, Joy Orbison l’a apporté via des productions novatrices inspirées des rythmiques dansantes du 2-step renforcées d’un travail sur les atmosphères plutôt house.

Au moment où le dubstep s’ennuie des wobbles, ces basses assourdissantes, et s’enferme dans des ambiances trop sombres, sa déclinaison plus légère s’accorde avec l’air du temps. Le jeune prodige se produira jeudi 10 mars, à la Machine du Moulin Rouge à Paris. Il figure à l’affiche de la soirée parisienne aux côtés de Lone (Magic Wire Recordings), Boxcutter (Planet Mu/Hotflush) et Max Cooper (Traum).

Par Damien Baumal

CONCERT

  • 10.04.11 Moulin Rouge / Paris

Joy Orbison, Wade In radio snippet, (Hotflush)

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Brésil: Ô Abre Alas


Comme chaque année, le carnaval de Rio marque le climax de la frénésie qui touche le Brésil pendant cette période où tout coule à flot. Musiques, boissons et liquidités, le carnaval faisant affluer près de 900 millions de dollars dans la ville.

Parallèlement à la partie officielle se déroulant au Sambodromo, où les 12 grandes écoles de samba rivalisent pour obtenir le titre de championne du carnaval, l’énergie est avant tout concentrée dans les rues grâce aux blocos de carnaval. A savoir, les groupes qui organisent des parades avant le carnaval dans les différents quartiers de la ville, drainant aux rythmes de vieilles sambas la majorité des quelques 800′000 fêtards. Après une baisse d’intérêt des durant les années 90, en grande partie due aux violences souvent associées à ses parades, une nouvelle génération de Cariocas semble avoir redonner un second souffle à cette tradition. Certains risquent d’être particulièrement épuisés après avoir été contraints de rattraper les outrages causés par l’énorme incendie qui a ravagé le mois dernier les entrepôts dans lesquels la plupart des chars étaient stationnés.

Même s’il ne traite pas exclusivement des sambas percussives et des clichés carnavalesques, cet excellent article de Boebis dans la revue Interlignage offre une survol très instructif de l’histoire de la musique brésilienne. On y apprend notamment que “les premiers carnavals brésiliens ont lieu en 1840. Ils n’avaient au départ aucun lien avec la samba ; on y jouait des polkas et des valses. C’est seulement à la fin du XIXe siècle avec les migrations d’esclaves bahianais affranchis vers Rio que les percussions font leur entrée.“. Composée en 1899 par Chiquinha Gonzaga, Ô Abre Alas est à ce titre reconnue comme étant le premier morceau écrit spécifiquement pour le carnaval. Les deux parties de ce texte sont accompagnée d’une sélection de titres qui, des choros du début du XXe siècle au bailé funk, couvre un spectre très large des courants qui ont traversé le pays.

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Portico Quartet: fusion communautaire


Les quatres jeunes Londoniens du Portico Quartet continue a dispenser leur jazz ascensionnel aux quatre coins du globe. Leur premier album, “Knee-Deep in the North See”, fait l’objet d’une réédition française et ils se produiront lors de cette édition du Cully Jazz Festival

Sous la véranda lumineuse, quelques bouteilles résiduelles parsemant une longue table conviviale trahissent une soirée bien animée.« C’était notre première soirée à Londres après plusieurs semaines de tournée, justifie Jack en préparant une solution effervescente, on avait vraiment hâte de pouvoir retrouver nos amis ». Cela fait plusieurs années que Jack Wyllie (saxophone), Duncan Bellamy (batterie), Milo Fitzpatrick (contrebasse) et Nick Mulvey (hang et percussions) vivent sous le même toit.

Au-delà des fêtes, que l’on devine très animées, cette promiscuité a largement participé à forger l’amitié fraternelle qui a toujours porté le groupe, en particulier leur motivation à se produire dans les rues. « Pendant plusieurs mois, nous jouions chaque samedi après-midi aux abords du National Theatre. C’était un peu comme d’enchaîner 5 à 6 concerts à la suite et cela nous a donné beaucoup de liberté pour explorer devant un public ».

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Meshell Ndegeocello

La bassiste, guitariste et chanteuse vient de roder sur scène les superbes titres d’un album à paraître en novembre, tout en reprenant « Pimper’s Paradise » de Bob Marley et « Little Red Corvette » de Prince. Elle précise : « Je peux totalement changer de playlist d’une semaine sur l’autre. »

Gábor Szabó « Jazz Raga »
Le guitariste hongrois qui, au-delà de l’écoute, dégage un feeling énorme, sans chercher à écraser de sa technique.

Joni Mitchell « Night Ride Home »
Les paroles, les mélodies et toutes l’ambiance sonore sont fantastiques. Et j’apprécie beaucoup son bassiste Larry Klein.

Prince « Controversy »
C’est soulful, funky, punky, toutes les émotions en un seul disque. Quand je l’ai découvert, ça ne ressemblait à rien d’autre. Et il était encore fun ! J’ai joué une fois avec lui… ce n’est pas quelqu’un de bien.

Marvin Gaye « I Want You »
Les plus belles voix jamais enregistrées, un album aussi sexy qu’étrange.

John Lennon & Yoko Ono « Double Fantasy »
Plus qu’un album, un concept. Les chansons de John, celles de Yoko, qui avait fait ça précédemment ? Un des disques marquants de ma génération.

John Cale « HoboSapiens »
Un album complexe, qui exige plusieurs écoutes pour bien l’appréhender. Et j’aime sa voix.

Nick Drake « Pink Moon »
Un album qui me connecte avec mon côté obscur.

Nas & Damian Marley « Distant Relatives »
J’aime les deux pour leurs textes, pour leurs positions politiques et humanistes. « Patience » est mon morceau préféré.

The New Age Steppers « The New Age Steppers »
Un disque de dub très original, qui en appelle à votre propre imagination. C’est une musique qui ne vous impose rien, qui laisse libre cours aux sentiments de l’auditeur.

Stevie Wonder « Where I’m Coming From »
Les chansons parfaites : le son, le feeling, la mélodie et les arrangements les plus incroyables que j’ai jamais entendus. C’est aussi un merveilleux bassiste qui a inspiré mon jeu plus qu’on ne l’imagine.

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LFSM: Une touche féminine


Le festival Les Femmes s’en Mêlent subit les conséquences de cette tarte à la crème diplomatique. À l’instar de nombreux événements programmés dans le cadre de l’année du Mexique, une série de concerts d’artistes mexicaines ont dû être annulés.Cela n’empêche pas que, pour cette quatorzième édition, le LFSM continue de proposer un éventail toujours aussi étendu de la création musicale féminine contemporaine.

C’est la Suédoise Rebekka Karijord qui ouvrira la voie à une trentaine de concerts qui se dérouleront à Paris, en Province, ainsi que sans les pays limitrophes. Tout au long des deux semaines de l’événement, il sera ainsi possible d’entendre Marina Gasolina, CocknBull Kid, Oy ou Le Corps Mince de Françoise.

FESTIVAL

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