
Mahommed Wardi, qui est décédé à Khartoum le 18 février 2012, restera une des figures les plus marquantes du Soudan contemporain. Chanteur, compositeur et militant, il laisse une oeuvre complexe et hétéroclite s’étalant sur plus de 60 ans. C’est suite à sa rencontre avec Louis Armstrong qu’il commencera à intégrer le jazz dans les musiques traditionnelles soudanaises.
La portée engagée de ses textes lui vaudra d’être enfermé à de nombreuses reprises tout au long des années 60 et 70. Durant les années 80, il sera même contraint à s’exiler quelques années après l’accession du régime islamiste. Wardi avait l’habitude de jouer régulièrement avec le fameux orchestre The African Birds. Ils se rendront même à Los Angeles en 1999 pour y enregistrer 18 de ses titres les plus populaires dans les studios de Dawn Elder. L’album n’est pas encore sorti.










0 Réponses à “Mohammed Wardi, une fontaine d'inspiration”