Yung Jake, une carrière à pop up

avril 17, 2012
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Il arrive quelquefois qu’un clip reflète à tel point une époque qu’il s’impose comme une sorte d’emblème, de point de ralliement incontournable pour évoquer l’esthétique d’une époque.

Les délires arty new yorkais de David Byrne dans Once in Lifetime, l’arte povera de Sledgehammer, le kitsch des films d’horreur de Thriller, les attitudes postpunks nihilistes de Smells Like Teen Spirit, les détournements de Sabotage, les amours posthumains millénaristes de All is full of Love ou les inventions ludique de Michel Gondry ou de OK Go, les exemples sont légion au point d’exclure toute forme d’exhaustivité.

Avec son projet e.m-bed.de/d/, il ne fait aucun doute que la californien Yung Jake a su crystalliser parfaitement les préoccupations des créateurs contemporains en regard des logiques abyssales offertes web 2.0. Pas nécessaire d’en dire plus, tant cette relecture géniale des obsessions propres au « seeding » parle d’elle-même… Ne craignez rien, cela ne va pas endommager votre ordinateur.


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