Mr Day

juin 3, 2012
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Peu de temps après la sortie de « Dry up in the Sun », et avant une longue tournée en France, les cinq membres de Mr Day nous offre une playlist en guise de cadavre exquis.










Mr Day (Eric Duperray):

Mother Earth The People Tree (Acid Jazz)
ce disque n’a jamais vraiment quitté ma platine depuis son achat en 93, une sorte d’ovni à cette époque qui dépasse largement le cadre du label et de l’époque dont il est issu, un mélange de folk, de funk, soul et pop, soutenu par un jeu d’orgue Hammond parfois digne de Brian Auger, un chant qui évoque autant Curtis Mayfield que Steve Marriott, un songwritting impeccable, Paul Weller, Snowboy, ou encore James Taylor (l’organiste anglais) en invité.

The Small Faces The Autumn Stone (Immediate)
il est très difficile de sortir un disque de cette période, tant il y en a eu de remarquables dans l’Angleterre des 60′s, qui ont tous marqués l’histoire de la musique, le son des Small Faces reste unique, l’alliage parfait de la mélodie et de l’énergie, d’un son brut, et d’arrangements sophistiqués, de la désinvolture et de l’élégance. Cet album posthume rassemble les titres des 45 tours sortis chez Decca et Immediate ainsi que d’autres inédits, dont le magnifique et mélancolique « the Autumn Stone » Une source intarissable d’inspiration

Bruno « Patchworks » Hovart :

Neil Young After the Gold Rush (Reprise)
Un album ou on retrouve tout : de la rage, de la tendresse, de la légèreté comme de la conscience. Depuis le berceau jusqu’au tombeau, un album qui peut vous suivre une vie entière.

Gil Scott-Heron Pieces of a Man (Flying Dutchman)
Elégance, singularité, ambitieux et abordable, un disque qui frise la perfection. Une grosse claque musicale à l’adolescence et qui dure, qui dure…..

Rémy Kaprielan:

John Coltrane A Love Supreme (Impulse)
C’est un album qui ne me quitte jamais, que j’écoute régulièrement avec, à chaque fois, beaucoup d’émotions. Le quartet est juste fabuleux, dans l’urgence, dans l’amour… Un album spirituel, et qui swing plus que tout! Elvin! Et puis le titre, la pochette, ce portrait de Trane!… Une oeuvre complète! Une vraie référence!

Beastie Boys Check Your Head (Grand Royal)
Cet album fût une vraie révélation pour moi! Les princes du hip-hop qui remettent un son vintage au goût du jour et qui, en plus, jouent eux-mêmes tous ces super grooves! Mike D. à la batterie! Les claviers de Money Mark, les morceaux punk rock, l’humour… tout ça en restant un pur album hiphop.. C’est juste parfait! Vingt ans après, ça n’a pas pris une ride ! Un réel pilier dans ma culture musicale!
PS: Douze heures après avoir rédigé cette petite chronique, la mort de MCA me parvient… Damn, je me sens soudain comme un orphelin, profondément triste. Thank you B-boy!

Julien Masson:

Spacemen 3 Losing Touch With Your Mind, Bootleg (alternate & rare takes)
Parce que je me souviens, descendant une colline de Prague, dans un océan lysergique avec ce son dans les oreilles. Incapable de parler, noyé dans les harmonies blanches et ce feedback réverbéré, s’entrechoquant dans un maelström de sensations. Aucun groupe à l’exception des révérés 13th Floor Elevators n’a eu une telle posture d’apôtre du neuf, du loin, du « too much ». Et j’adore l’excès.

Pharoah Sanders Tauhid ou Elevation (Impulse) Le spiritual Jazz a son plus haut. Sur une île déserte, on fait vite le tour, il faut des albums pour voyager. L’écoute de ces disques emmène très, très loin. Pharoah a cette qualité exceptionnelle de mêler dans ses compositions la fureur, l’anarchie et la grâce la plus subtile. L’écoute de « Upper Egypt » ou « greeting to Saud » mixe tous les sentiments avec génie.

Raphael Chambouvet:

Bill Frisell Blues Dream Elektra (Nonesuch)
Si tous les disques de Frisell sont très bons, celui-là est vraiment magnifique ! tant au niveau des arrangements, des compositions que du son…. une invitation au voyage, à avoir absolument !

Thelonious Monk Thelonious Monk plays Duke Ellington (Riverside)
Un des mes premiers disques de jazz, découvert à l’âge de 8 ans. C’est le premier enregistrement de Monk en leader, on entend déjà toute la force de sa personnalité. Associé au Duke, c’est la rencontre de deux génies du 20e siècle !

One Response to Mr Day

  1. Le Gouter le juin 5, 2012 à 11:23

    Big up les lyonnais!! Keep up the good vibes mates

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