Ravi Shankar, enfin libre R.I.P

décembre 13, 2012
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Le plus grand ambassadeur de la musique indienne est mort à l’âge de 92 ans dans un hôpital de San Diego , suite à une opération du coeur. Ce n’est pas juste une icône de la période hippie, ni un des héros du concert mythique de Woodstock en 1969 qui a disparu ce mardi 11 décembre. Le virtuose de la sitar, né dans la ville sacrée de Bénarès, sur les rives du Gange, en1920, avait profondément impressionné tous les musiciens modernes. Coltrane admirait son influence sur le jazz (Il nomma d’ailleurs son fils Ravi Coltrane), Robbie Krieger, le guitariste des Doors sur l’age d’or du rock, tandis que Harrison se déclarait son disciple (écoutez Norwegian Wood en1965), tout comme Brian Jones des Stones (Paint It Black en 1966). Fondateur de courants de pensées artistiques et d’écoles de musiques en Inde, il restera l’un des musiciens majeurs du siècle dernier. Le père de Norah Jones et d’Anouchka Shankar , pour ne citer que ses enfants les plus célèbres, aura exercé son talent jusqu’au crépuscule de sa vie, il avait joué en public en Californie le mois dernier. Son dernier album, The Living Room Session , Part 1, avait été nommé pour les prochains Grammy Awards aux Etats-Unis. Une triste nouvelle ? Pour les fans et les amoureux de musique, sans doute. Car pour les hindous, la mort de l’enveloppe corporelle est avant tout la libération de l’esprit. Bon voyage donc, Maître Shankar.

Ravi Shankar & Ali Akbar Khan Concert For Bangladesh

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