Auteur Vibrations

Scratch Massive, marchands de sable


Photo: Zoe Cassavettes

La parution du troisième album studio de Scratch Massive est l’occasion pour le duo parisien d’affirmer plus que jamais son penchant pour une musique électronique pop, synthétique et mélancolique.

Maud Geffray et Sébastien Chenut ne cachent pas leur penchant pour les bandes-son de John Carpenter et de la cold wave 80’s britannique. On retrouve cette influence au détour de certains titres de « Enemy & Lovers » (2003), « Time » (2007), de leurs compilations mixées ou encore dans « Nuit de Rêve », leur dernier album.

Les longues plages de synthétiseurs analogiques, soutenues par une rythmique lente, sonnent comme une italo-disco que l’on jouerait, au petit matin, lorsqu’on ne croit plus en un éventuel retour des danseurs. Ce décor subtilement désincarné se révèle idéal pour des collaborations vocales. Koudlam, Dj Chloé, Daniel Agust (Gus Gus) et Jimmy Sommerville redonnent un semblant de lumière à ces atmosphères en clair-obscur.

Nuit de Rêve, dans le titre et dans la musique, sonne comme quelque chose d’intemporel. Vouliez-vous écrire un album qui n’ait pas d’âge, d’ancrage dans le temps ?

Maud Geffray: Dans les faits, c’est un album qu’on a conçu en étant un peu isolés du reste du monde. On avait notre studio en sous-sol chez Agnès b. On y passait beaucoup de temps, des potes passaient nous voir souvent… On faisait même la fête au studio et on sortait peu. Du coup on n’a pas du tout été influencé par les productions actuelles, on a créé notre univers musical un peu en autarcie.

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