
Keyvan Chemirani, Prabhu Edouard, Sandip Chatterjee et Stelios Petrakis en répétition
Le festival parisien Climats accueillait ce week-end la création “Samamsha”, rencontre entre les percussions persanes et indiennes de deux virtuoses. Vibrationsmusic.com a laissé traîner ses oreilles pendant la répétition
Mon premier: deux amis percussionnistes, l’un est iranien et joue du zarb et l’autre est indien du sud et joue des tablas, tous deux sont basés Paris. Mon second: un ami du premier qui vient de Crète, joue du luth et de la lyra. Mon troisième a rencontré mon deuxième par mon premier: c’est un musicien indien du Nord joueur de Santoor (caisse trapézoïdale à cordes frappées indienne). Mon tout est un quartet inédit qui veut dire “partage égal” ou “héritage commun” en sanscrit.
Voilà l’énigme de cette nouvelle création, baptisée “Samamsha”, bâtie autour de l’Irano-Parisien Keyvan Chemirani et son complice Prabhu Edouard, deux habitués des compositions musicales à racines multiples, qui ont permis la rencontre improbable de Sandip Chatterjee et de Stelios Petrakis. “Ce chemin n’est peut être pas si saugrenu car le santoor iranien, ancêtre de l’indien, marie souvent son timbre avec celui du kémantché iranien qui ressemble à la lyre”, explique Keyvan Chemirani. C’est par ce voyage musical inédit entre la Méditerranée et l’Inde que s’est ouvert, vendredi, le Festival Climats, qui proposait un regard transversal sur ce pays continent qui enveloppe la musique, la danse, les créations sonores, la gastronomie, les contes pour enfants, la B.D sans oublier le dancefloor…
EN ECOUTE
- Un extrait de la séance de répétition de la création “Samamsha”, un morceau construit autour du ragga de la mousson (enregistrement et montage: Elodie Maillot)













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