
Stan Warnow a finalement terminé le documentaire dédié à son père. Surnommé par certains la « version audio d’Andy Warhol», la carrière de Raymond Scott a les allures du personnage de roman. Une vision monophonique nuancée par son fils dans “Deconstructing Dad: The Music, Machines and Mystery of Raymond Scott”, un portrait intimiste qui révèle les travers humain de cette trajectoire de génie.
Scott a débuté sa carrière musicale au milieu des années 30 par l’entremise de son orchestre. Avec son style rapide et très imagé, The Raymond Scott Quintette connaîtra un succès quasi instantané. Appelé à Hollywood, il est mandaté Warner pour composer des BO de films et de dessins animés classiques tels que Bugs Bunny, Road Runner ou Wily Coyote. Bip bip.
Cette expérience le pousse à s’intéresser de plus en plus aux bruitages. A partir des années 50, Scott fonde le Manhattan Research inc. et profite de ses compétences d’ingénieurs pour développer ou perfectionner des instruments inédits. Qu’il s’agisse de mandats publicitaires ou de compositions électroacoustiques, Scott va composer un univers sonore totalement unique.
Pendant près d’une vingtaine d’années, il va ainsi endosser le rôle de savant fou en créant toute une gamme de nouvelles machines permettant de composer des sons largement en avance sur leur temps. C’est le cas notamment de son Electronium que Berry Gordy s’était procurer pour agrémenter les sessions Motown. Cela a valu à Scott de travailler pour le label pendant plusieurs années en tant que Directeur du département de recherche en musiques électroniques.
FILM
- “Deconstructing Dad: The Music, Machines and Mystery of Raymond Scott”, Stan Warnow, USA, 2009, color / black and white, HD, 97 min
Raymond Scott, publicité pour Nescafé (1960)









































En effet, un dimanche de Pâques 1939, la cantatrice 



PHOTO: Jespers Kouboelling

Skepta dans les studios de Rinse FM














ILLUSTRATION: Ivan Liechti, +41













En focalisant son attention principalement sur l’album-manifeste “No New York”, Marc Masters revient sur ce moment décisif pour la culture new-yorkaise avec son ouvrage intitulé No Wave. Richement documentée, illustrée avec une superbe sélection de flyers et de photos (notamment celles de Catherine Ceresole), cette publication traduit parfaitement l’esthétique de cette époque. De toute évidence une référence incontournable sur le sujet.
















Blackitude, Juice Aleem, Busdriver devant l’Elektrowerks, Londres, 16/11/07



PHOTO: Joshua Bradley



Fidèle à sa conviction que “l’univers finit toujours par assembler de manière harmonieuse les choses qui doivent être réunies”, Anthony Joseph n’a pas eu trop à forcer le destin pour matérialiser ce fantasme de “jazz insulaire sauvage”. Sans véritable planification, l’esprit du Spasm Band s’est progressivement concrétisé sous la forme de ce quintette retrofuturiste propulsé au jazz, au funk et une relecture transgressive des musiques religieuses de Trinidad. En patois caribéen, Leggo de Lion signifie littéralement “lâcher le lion”. Un titre bien trouvé pour leur premier album, tant il semble évident que le groove irrésistible du Spasm Band et le charisme d’Anthony Joseph possèdent une véhémence féline. En s’inspirant des échos du passé, tout en présumant des rythmes à venir, l’incarnation tangible d’Anthony Joseph & The Spasm Band nous embarque dans une odyssée musicale aux rencontres et aux résonances fantastiques.


Notting Hill, 2006
Il milita aux côtés de Martin Luther King ou de Malcolm X et son oeuvre est indissociable de son engagement politique pour les droits civiques. En 
Il est déjà 1h15 du matin et une indéniable tension se dégage, au Montreux Jazz Festival, de l’auditorium Stravinsky, dans l’attente de voir enfin apparaître Sly Stone & The Family Stone. Ceci d’autant plus que les rumeurs allaient bon train. Le jour précédent, lors d’un concert à Rome, le spectre funky ne s’était acquitté que d’une seule chanson.