Auteur Vibrations

La « cachupa » de Cesaria Evora


Du Cap-vert, on connaît la musique mais moins sa cuisine savoureuse, heureux mélange entre la cuisine portugaise et les produits de l’Afrique. Cesaria évoquait le plat dont elle raffolait*.

Par Laurence Touitou

Cesaria Evora faisait escale à Paris une semaine en avril, pour ses concerts au Grand Rex. On m’a toujours évoqué sa générosité et sa gourmandise, j’ai essayé d’en savoir plus. Je l’attends en compagnie de José da Silva, son producteur dans le salon d’un petit hôtel de la rue Cardinet. La « diva aux pieds nus » n’a pas des goûts de luxe. Elle arrive d’ailleurs tranquillement de chez un pédicure. Elle s’assoit aux côtés de José et attend avec calme mes questions.

Deux tiers des capverdiens vivent à l’étranger, surtout en Europe et en Amérique du Nord et pendant ces tournées quelquefois, elle a la chance de pouvoir goûter à la cuisine de son pays. J’ai eu envie de savoir si comme d’autres artistes, elle préférait se produire le « ventre vide » et surtout ce qu’elle aimait manger après ses spectacles. Savoir que son plat favori l’attend après un concert est un réconfort pour elle : « Quand c’est possible, je commande dans la journée un plat de « cachupa » préparée spécialement pour moi avec des bananes frites et du poulet grillé servi à côté. Ce n’est pas habituel mais c’est mon petit plaisir. En tournée, quand ce n’est pas possible d’en manger, je me « console » avec des côtelettes d’agneau grillé… J’adore ça ».

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