Pour le premier week-end du Festival Banlieues Bleues en Seine Saint-Denis, nous avions un envoyé très spécial: le dessinateur Noyau. Il en revenu enthousiasmé.
Samedi 10 mars

Tumi & the Volume ouvre la soirée à Epinay-sur-Seine dans une salle qui ressemble à une forteresse en plastique.

Les propos tranchants de Tumi contrastent avec sa voix chaleureuse, presque mélancolique. Le public est pendu à ses lèvres.
Suivent Roy Hargrove & The RH Factor. Jason Thomas (caché sur le dessin par les amplis) livre un long solo de batterie construit sur une économie, voire une absence de coups, qui pousse l’audience aux limites de la crise de nerf.
Conversation avec Lafayette Gilchrist dans le lobby fermé de l’hôtel à notre retour d’Epinay. Il soupire à la pensée qu’il a le privilège d’appuyer sur des touches de piano à Paris alors que des copains appuient sur la gachette à Bagdad. Il s’est produit la veille à Saint Ouen.
Dimanche 11 mars

Journée « portes ouvertes » à la Dynamo à Pantin. Le collectif Slang joue, les manomètres poussés à coin. Ils se feront passer un savon par le directeur du festival. J’ai enfoncé des bouts de gomme dans mes oreilles pour dessiner.

Xavier Lemettre, le directeur du festival, veut me montrer quelques bars autour d’ Oberkampf. C’est plutôt mort, deux ou trois étudiants piquent du nez dans leur Mojito alors qu’en banlieues, on dansait sur les tables!







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