Auteur Romain Grosman

Stacey Kent

Nouvellement signée par le label Blue Note, Stacey Kent publie Breakfast On The Morning Train, un recueil de thèmes entre pop et jazz, entre bossa et reprises de chansons françaises (Gainsbourg, Pierre Barouh). Secondée par son mari et producteur Jim Tomlinson, l’ex-étudiante en langue à Paris, très à l’aise en français, poursuit son chemin depuis la parution de “Close Your Eyes”, son premier enregistrement en 1997. La chanteuse a séduit un large public avec son goût pour la romance, les mélodies mélancoliques, un style cinématographique qui trouve son origine dans son amour pour le jazz, Carole King, Julie Andrews ou Fred Astaire et les beaux textes (ici ceux de l’écrivain japonais Kazuo Ishiguro)

Nancy Wilson Nancy Wilson & Cannonball Adderley. C’est un album qui dégage une joie immense. On ressent l’osmose entre les musiciens et le résultat est très contagieux.

Joni Mitchell Blue. J’ai grandi avec ce disque qui a eu un grand impact sur moi lorsque j’étais adolescente. Blue est ancré dans mon cœur. Joni est une poétesse. Elle a une manière unique de construire ses textes, de vous laisser entrer dans son intimité, de vous dire ses sentiments, d’être vulnérable et pudique à la fois. Blue : c’est comme un voyage qui se vit dans la continuité.

Nick Drake Pink Moon. Il fait partie des gens qui vous consolent lorsqu’ils évoquent la tristesse : vous avez l’impression de partager leurs sentiments, de les avoir ressenti. Je ne sais pas grand-chose de lui, si ce n’est qu’il donne l’impression d’un être jeune et très sensible, dans sa voix comme dans son jeu de guitare.

Bill Evans Sunday at the Village Vanguard. Son style est tellement expressif. Il n’a pas besoin de mot pour vous toucher au plus profond de votre être. C’est si précis, si raffiné. Chaque fois que je l’entends, je suis étourdie par cette capacité à faire passer autant de choses en jouant.

Paul Simon Paul Simon. Il est difficlie de choisir un enregistrement dans sa discographie. Lui aussi alterne douceur et spleen. Je dois être attirée par cette dimension chez les artistes : savoir être poignant, attraper au fond des êtres, l’essence des sentiments.

Joao Gilberto Amoroso. J’adore la musique brésilienne. Il affine depuis quarante ans les mêmes morceaux, les polie patiemment. Il y a tellement de façons différentes d’être musicien. C’est un perfectionniste. Certains peuvent se demander : « Mais pourquoi consacrer sa vie à retravailler indéfiniment la même œuvre ? ». Simplement parce qu’il n’ éprouve pas le besoin de s’éparpiller. On ressent son intégrité, le côté viscéral et authentique de sa démarche.

Fiona Apple Extraordinary Machine. Elle est tellement originale, différente. Je me sens bien lorsque je l’écoute. Sa musique est réjouissante. On sait que c’est elle, tout entière dans ses chansons, personne d’autre.

Ella Fitzgerald Ella & Duke At The Cote d’Azur. Le premier album que j’ai acheté. Mes sœurs écoutaient Crosby Stills Nash & Young. Je savais qui étaient Ella et Duke, mais sans plus. J’adorais la couverture : ils se regardent et se sourient, elle porte une longue robe. Je n’avais aucune idée de ce qu’était cette musique, si elle était écrite, improvisée. Mais j’aimais ce qui s’en dégageait : cette exubérance, cette vie. Il y avait les chorus incroyables de Paul Gonsalves sur “Diminuendo In Blue”. Ce fut mon introduction au jazz. Ensuite il y eut Django Reinhardt, …

ALBUM

  • Stacey Kent, Breakfast On The Morning Train (Blue Note/EMI Music)

CONCERTS

12/10 : Bordeau
13/10 : Le Thor
16/10 : Annemasse
17/10 : Paris (l’Olympia)
18/10 : Massy
20/10 : Béziers
23/10 : Vendheim

PHOTO: NICOLE NODLAND

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live: Memphis au coeur de la Côte d’Azur

PHOTOS: EMRÂ ISLEK (www.imraislek.com)_Booker T. Jones

Le 50e anniversaire du label Stax, commémoré cette année, a renvoyé sur les routes quelques illustres pionniers de la soul. Au Nice Jazz Festival hier, l’organiste Booker T. Jones ouvrait, flanqué des MG’s, une soirée prolongée par Isaac Hayes

Fins limiers et vieux briscards, les quatre musiciens (Booker T. Jones, Steve Cropper à la guitare, Donald “Duck” Dunn à la basse et Steve Potts, en lieu et place du batteur Al Jackson, Jr. assassiné en 1975) revisitent avec une étonnante délicatesse les thèmes qui firent leur succès. Steve Cropper, Donald Dunn et Booker T. Jones, chemises bariolées et look de touristes en goguette sur la Côte d’Azur, prennent toujours autant de plaisir à jouer ensemble. Sans se regarder, sans bouger d’un pas, à coup de riffs au cordeau, de lignes de basse tout en rondeur, le duo Cropper-Dunn donna une leçon de groove minimaliste sous le ciel étoilé de cette nuit niçoise. A l’orgue, Booker T. Jones, le plus éloigné de cette histoire passée (il quitta Memphis pour la Californie à la fin des années 60), ajoutait cette note gospel – jazz légère, qui de “Soul Limbo” à “Green Onions” fit de cette heure guettée par la nostalgie un pur moment de soul instrumentale hors du temps.

Affaibli par de récents ennuis de santé, Isaac Hayes tout de blanc vêtu, enchaîne – côté jardin – avec ses orchestrations qui (avec Norman Whitfield chez Motown) révolutionnèrent la musique noire au tournant des années 70. Malgré la présence de trois claviers en lieu et place d’une belle section de cuivres, un début de concert poussif voire déroutant (un solo de batterie au milieu du “Walk On By” de Burt Bacharach!), le divin chauve eut la bonne idée de laisser les clés de son concert à son fidèle guitariste Charles “Skip” Pitts. Le “Shaft” final, étiré à souhait, offrit donc l’occasion à ce dernier (présent sur la session originale) de caresser l’échine des auditeurs avec ce riff historique, pris de bas en haut et de haut en bas, savamment accéléré, ralenti, jusqu’à l’extase: irrésistible! Stax repart, de nouvelles signatures sont annoncées (Angie Stone, N’Dambi), mais ses anciens ont encore plein de belles histoires à raconter.

Isaac Hayes

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Al Green invite D’Angelo sur son prochain album

On savait déjà la participation active des Roots au prochain album du soulman Al Green (prévu pour fin 2007- début 2008). Ce dernier a annoncé au milieu de son (très beau) concert parisien au Grand Rex, début juillet, la présence à ses côtés de plusieurs autres artistes de la nouvelle génération: les chanteurs D’Angelo et Anthony Hamilton (un autre fan revendiqué) ainsi que la jeune anglaise Joss Stone. Après deux albums (I Can’t Stop et Everything’s Ok) produits par son complice Willie Mitchell, au style et aux mélodies très fidèles au son de leurs sessions Hi des années 70, ce projet plus contemporain s’annonce de plus en plus excitant !

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soul: le sublime Al Green remonte le temps

Le Pasteur fait son grand retour. Samedi sur la scène de Jazz à Vienne, ses feulements irréels annonçaient le feu du Grand Rex parisien ce soir, et réglaient des comptes avec Motown…

Les premières mesures de “I Can’t Stop” résonnent. Le tempo est élevé. Costume noir, chemise blanche, nœud pap’: Al Green prend possession des lieux, il est 23h30. Les inflexions qui vous caressent l’échine, les montées dans les aigus et les cris qui ponctuent ses phrases sont bien là. Le groupe enchaîne avec une version musclée de “Let’s Get Married”, plus intense que celle que l’on entend sur l’album Tokio Live de 1981. Al Green poursuit avec “Everything ‘s Gonna Be Alright”, un titre de 1987. Percussions, cuivres, voix se succèdent pour un crescendo d’enfer.

Les musiciens qui entourent le soulman, pour la plupart originaires de Memphis, jouent terriblement funky. Le Pasteur reprend sa respiration le temps d’un “Amazing Grace” entamé a cappella, pour rappeler “où tout a commencé”. Al Green tombe la veste, trépigne, tape dans ses mains cernées de bracelets rutilants. Il est minuit et le chanteur enchaîne avec “Let’s Stay Together”. Le public se dresse. Falsetto habité, lancer de roses: le scénario a beau être rôdé, la chanson et l’artiste sont toujours aussi sublimes. Suit “How Can You Mend A Broken Heart”, plainte émaillée de feulements irréels: “Je ne sais pas d’où ces notes me viennent”, cabotine le chanteur. Un clin d’œil à Satchmo et le soulman remonte le temps avec “Here I Am (Come And Take Me)”. Les cuivres fusent. Break vertigineux. Reprise royale sur un rythme irrésistible.

Al Green revisite la Motown qui s’est jadis refusée à lui avec “I Can’t Help Myself” des Four Tops, “My Girl” des Temptations – “J’aurais pu être l’un des Temptations” glisse-t-il –, puis reprend Sam Cooke (”Bring It On Home To Me”) et Otis Redding (”(Sittin’ On) The Dock Of The Bay” et “I’ve Been Loving You Too Long (To Stop Now)”).

Le final est magistral. “I’m So Tired Of Being Alone”: “Je suis sûr que certains se demandent: “Est-il encore capable de monter dans les aigus et de décrocher son cri?” Sur “I’m Still In Love With You”, nerveux, le boss tance sa rythmique: “J’en ai marre de vous tirer!” Tout le monde serre les fesses pour un “Love And Happiness” endiablé, la foule debout. Al Green quitte la scène, l’orchestre continue de faire trembler les antiques gradins de Vienne.

Photos live de Jazz à Vienne: Romain Grosman

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CONCERT

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soul: Mavis Staples, les chansons qui appuient la lutte

Le temps a passé et la voix des Staples Singers a pris sa liberté, tout en s’inscrivant dans le respect de l’héritage familial

Dans les années soixante, les Staples Singers accompagnaient le Dr Luther King dans ses combats pour les Droits Civiques. Entre soul et gospel, leur musique et leurs textes engagés défendaient le respect et la fierté des Afro-Américains. Remise en selle par Prince en 1989, Mavis Staples ne déroge pas à sa ligne de conduite de toujours.

Elle reprend sur son dernier album plusieurs chansons hymnes qui appuyèrent ces luttes. Ry Cooder, le producteur, marque son respect pour cette histoire en offrant à la voix de contre alto de Mavis Staples un accompagnement discret (poussé par les chœurs des Freedom Singers et des Ladysmith Black Mambazo), empreint de blues. Tant sur les classiques “Down In Mississippi” de JB Lenoir, “On My Way”, immortalisé par Mahalia Jackson, que sur le très réussi “My Own Eyes”, dont le propos actualise l’engagement de Mavis Staples auprès de ceux qui “sont toujours traités comme des citoyens de seconde classe”.

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ALBUM

  • Mavis Staples, We’ll Never Turn Back (Anti)

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avant-première: Prince, éclairs dans un ciel terne

A paraître le 16 juillet, Planet Earth dissémine quelques traits de génie dans un ensemble un peu décevant. Un musicien toujours largement au-dessus de ses contemporains, mais parfois à la limite de la routine. Reste que si la rumeur dit vrai, le génie pourrait bien enflammer la soirée “surprise” du Montreux Jazz Festival, le jour de la sortie de l’album…

Planet Earth Une intro au piano, un côté un peu opéra rock dans les arrangements, la voix haut perchée de Prince. Il love son message universaliste dans une mélodie classique un rien surannée et grandiloquente. Et s’en sort in extremis par un solo de guitare (le premier mais pas le dernier) en crescendo jusqu’au final.

Guitar Une guitare nerveuse et rageuse sur un beat rock embarque ce thème sur une cadence élevée. “I Love My Guitar” gueule Prince façon Jagger. Le groove funkysant de ce premier single vient rappeler celui de “Cream”. Un morceau à refiler aux Stones. Et un Prince toujours brillant lorsqu’il laisse parler le musicien.

Somewhere Here On Earth Le slow Princier dans toute sa splendeur. Mais la voix posée et le mood romantique tirent plutôt cette ballade du côté old school, dans la lignée d’un Smokey Robinson.

The One U Wanna C Nouvelle décharge rock tractée par une batterie très (trop) présente et insistante. Clappements de mains au milieu. Encore une fois, l’écriture reste prévisible, rien de révolutionnaire dans ce tempo ni dans le découpage du thème, mais une énergie communicative qui entraîne l’auditeur. Nouveau solo de guitare pour conclure.

Future Baby Mama Deuxième temps calme de la session, plus moite et plus sexy, plus typiquement Prince en fait. La voix éthérée et le beat synthétique jouent sur ce ressort funky “quiet storm” comme on disait dans les années 80. C’est toujours classe, mais avec aussi cette impression qui s’insinue: des ballades comme celle-ci, Prince semble capable d’en produire tous les jours. Oui mais en même temps, qui d’autre?

Mr.Goodnight “All over the world, they call me Prince, but you can call me Mr. Goodnight”, scande Prince, suivi par des voix féminines lascives. Le morceau groove sévère. C’est simple, efficace et bon pour des oreilles repues de R’n’B formaté.

All The Midnights In The World Aïe! Mélodie nunuche, paroles dégoulinantes de mièvreries, orchestrations et voix mielleuses. Next!

Chelsea Rodgers La tuerie de cet album. Une intro proto disco qui propulserait Sylvester jusqu’en 2007, une voix black féminine comme on en collait sur tous les singles des 70’s. Le titre pour remplir les dancefloors cet été. Avec toute la section de cuivre qui défile à la suite, sax, trombone, trompette, puis les chœurs, les clappements de mains, les percus: irrésistible!

Lion Of Judah Rock convenu et oubliable malgré une nouvelle démonstration du leader à la guitare.

Resolution Des bons sentiments un peu naïfs dans leur énoncé, sur un autre rock mollasson sauvé ni par le pont vaguement reggae, ni par la basse mixée très en avant.

ALBUM

  • Prince, Planet Earth (NPG/Sony BMG) sortie 16 juillet

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funk: l’anniversaire du groove à Paris

SHEILA E

Pour célébrer les 40 ans présumés du funk, Zapp Band, The Headhunters, Eumir Deodato et Sheila E avec ses consoeurs, étaient invités à ressusciter la fibre du genre à Paris

En ouverture des festivités funk: Zapp, sans faire oublier l’absence de Roger Troutman, son maître à penser et son leader à jamais, a envoyé ses hits très années 70 avec panache et force vocoder. Roger Troutman laisse un grand vide au milieu des siens, mais la vitalité de ses frères, Zapp et Lester, le show assuré par Big Robb et ses tenues délirantes, auront transporté le public de la Cigale dans le bon mood jusqu’au “California Love” (de Tupac) final.

Le jazz funk est peut-être passé de mode, mais quand des musiciens du calibre de Bill Summers et Mike Clark, du génial bassiste TM Stevens, mettent tout leur savoir-faire en œuvre, les limites esthétiques ou temporelles du genre sont vite dépassées. Invité de dernière minute, le saxophoniste Donald Harrison, avec son sens du swing, sa culture néo-orléanaise, et ses chorus plein de ressources, a constamment tiré la substantifique moelle de morceaux toujours aussi solidement ancrés rythmiquement.

Il n’était jamais venu à Paris, aussi le New Morning était-il plein à ras bord pour voir Eumir Deodato. En trio, le Brésilien avait promis en coulisse qu’on serait surpris de la puissance dégagée par une si petite formation. De fait, le très cool pianiste a mouillé sa chemise pour assurer un gig où funk et jazz électrique, parfumés de rythmes brésiliens, auront tenu la salle en ébullition. Le personnage est en tout cas sympathique, lui qui n’hésite pas à avouer tranquillement que nombre de ses “albums commandés par les maisons de disques dans les années 70 n’étaient sans doute pas indispensables”!

Seul bémol finalement dans cette semaine rétro mais pas trop : le concert réunissant un groupe féminin emmené par Sheila E à la baguette. Timorées, ses partenaires avaient sans doute de bonnes intentions, mais aussi des limites vites atteintes et un répertoire trop fourre-tout et déroutant. Pas grave, le meilleur était passé et les fans de funk étaient déjà reboostés par l’annonce de la venue cet été de Sly Stone en personne à Paris et dans le Sud…

Groove’n’Funky Anniversary, du 10 au 18 mars dernier à Paris.

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film: Supremes Dreamgirls!

Nouveau biopic soul après Ray, Dreamgirls s’inspire librement de l’histoire des Supremes et de la Tamla Motown.

Spectacle donné à l’origine à Broadway, Dreamgirls concilie curieusement le mode du récit d’un long-métrage classique et des incursions ponctuelles dans le registre de la comédie musicale. Beyoncé y campe une Diana Ross moins responsable des déboires de ses consoeurs que ne l’ont dit certains témoignages recueillis dans la vraie vie. Jamie Foxx incarne un Berry Gordy débordant d’ambition, donc raccord avec la réalité. Pure entreprise de divertissement, le film est surtout le prétexte à une succession de temps forts musicaux.

La surprise vient de la performance de Jennifer Hudson, ex-candidate à la version américaine de la Star’ac. Une voix old school profonde, une interprétation souvent poignante : la jeune femme inconnue du grand public vient de recevoir un oscar mérité pour sa prestation. Son côté soulful lui vaut de voler littéralement la vedette à une Beyoncé bellissime, mais presque effacée en regard.

Les puristes noteront les libertés prises par le film avec la grande histoire de la Motown, mais Dreamgirls est surtout intéressant sous deux aspects. Pour une grande production avant tout inquiète de son efficacité, le film n’oublie d’abord pas de souligner le contexte culturel de l’épopée Motown, la volonté de Berry Gordy de vendre la musique noire au plus grand nombre. Dreamgirls souligne avec force combien celle-ci touche tout le monde lorsqu’elle reste fidèle à ses racines. Le personnage d’Eddie Murphy campant un soulman un peu rustre, mais pur jus, mange ainsi la vedette au lisse Jamie Foxx.

REFERENCE

  • Dreamgirls, Music From The Motion Picture (Columbia)

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