“Funk Man”, le dernier album de Del The Funky Homosapien est offert en téléchargement gratuit sur le site du rapper qui s’est fait connaître grâce au tube Mistadobalina.
Auteur Jacques Denis
Ça y est, il est paru. Sur 84 pages, il est tel qu’on l’avait désiré. Sans publicité, sur beau papier épais, dos carré, aéré (textes) et dense (photos) à la fois. Nous aurions préféré que ce numéro, prévu depuis avril et déjà bouclé le 25 juin, célèbre son retour à la scène. Les circonstances en ont voulu autrement. En définitive, nous n’avons rien changé au contenu : pas une virgule.
L’afflux précipité d’hommages – sincères, hypocrites, excessifs, démagogiques – a été tel que vous vous demandez peut-être ce que notre numéro collector peut bien amener de plus à ce concert tonitruant… Vous allez être étonné !
Pierre-Jean Crittin
Voir un extrait de 24 pages
Commander le collector Michael Jackson
Sortie en Kiosque le 3 juillet!

Le théâtre antique va vrombir de plaisir. Musiques africaines, jazz, blues : les soirées à thèmes ont toujours autant d’allure
Gilberto Gil, Dianne Reeves, Youssou N’Dour, Hot 8 Brass Band, Sun Ra Arkestra, Wynton Marsalis, Martial Solal…
À Vienne, les artistes sont face à un mur humain. Le théâtre antique, ses gradins qui montent vers le ciel à la verticale : le spectacle est aussi dans cette foule immense comme une fresque vivante. On imagine la ferveur dans les travées aux rythmes de la grande Oumou Sangaré. Il y a quelques années déjà, la rencontre entre Hank Jones et Cheick Tidiane Seck avait produit le magnifique album Sarala. Les deux hommes se retrouvent ici. Autre rencontre qui promet d’être bien surprenante entre la trompette de Roy Hargrove et le flow de MC Solaar. On guette aussi la présence d’Archie Shepp auprès de Seun Kuti, la soirée hommage à Nina Simone, avec Lizz Wright, Dianne Reeves, le retour du trop rare Kevin Mahogany à la tête des Godfathers Of Groove. Sans oublier les autres lieux : le Jazz Mix avec Jazzanova ou Brian Jackson et le Club de Minuit avec Esperanza Spalding et Aaron Parks.
INFOS
27.06 - 10.07.09 Vienne

On ne s’en lasse pas : 21 ans déjà que les « Eurock » gratifient leur public d’une programmation toujours à la pointe
Alela Diane, Emiliana Torrini, Mos Def, Oxmo Puccino, Rodrigo Y Gabriela, Phoenix, Yeah Yeah Yeahs, Tinariwen, The Kills…
Plutôt que de céder à la facilité d’une affiche fourre-tout – très en vogue chez d’autres confrères de la même taille – le plus intimiste des grands festivals continue de privilégier une ligne de conduite exigeante et inventive. On en veut pour preuve la venue d’ovni musicaux aussi surprenants que The Inspector Cluzo, Diplo ou Passion Pit. Nous vous en avons souvent parlé ces derniers temps, voilà une occasion de les découvrir sur scène : Staff Benda Bilili et leurs spectaculaires tricycles viendront distiller leur blues-funk ancestral, teinté de rumba. D’une tout autre tonalité, mais dans une même recherche de sincérité, la voix de feu, de cendre et de glace de la jeune Sophie Hunger. D’ordinaire discrète et réservée, c’est sur scène que l’aura de la chanteuse brille de tous ses feux et que sa musique déploie toute son envergure. Dans la catégorie poids lourds, les prestations de Kanye West, Tricky ou NTM risquent d’en laisser plus d’un K.O. C.B.
INFOS
03-05.07.09 Belfort

Vitrolles et son Moulin à Jazz accueillent grands noms et découvertes dans les jardins du domaine de Fontblanche
Du jazz, du blues, du gospel, il y a un peu de tout ça dans la musique de David Murray. Le saxophoniste en perpétuel mouvement qui arpente avec passion les scènes du monde entier depuis plusieurs décennies a publié pas moins de 130 albums sous son nom ! Hyperactif, l’homme à la carrière prolifique que l’on a vu évoluer dans de nombreuses configurations s’est finalement installé à la tête d’un quartette qui porte le nom du célèbre label italien avec lequel il a longtemps collaboré et qui a publié probablement ses meilleurs enregistrements (à nouveau disponibles aujourd’hui via Internet) : Black Saint. La formation ressuscite quelques classiques créés sur le label, mais s’attelle aussi à de nouvelles compositions riches en explorations polyrythmiques. David Murray est l’un des plus grands jazzmen vivants et le Charlie Jazz est l’occasion rêvée de pouvoir partir à sa rencontre dans une ambiance intimiste privilégiée.C.B.
INFOS
03-05.07.09 Vitrolles

Un dessin animé contribua à consolider la mythe autour des Jackson
Le dessin animé inspiré par la famille Jackson a eu une influence déterminante sur la destinée des cinq frères. La série, lancée le 11 septembre 1971 sur la chaîne télévisée ABC, avait été commanditée par Motown Productions. Programmée le samedi matin entre The Funky Phantom et Ma Sorcière bien-aimée, elle connut un énorme succès populaire. Chaque épisode donnait l’occasion de présenter deux nouvelles chansons du groupe extraites, pour la plupart, des albums “Diana Ross Presents The Jackson 5″, “ABC”, “Maybe Tomorrow” et le “Third Album”.
C’est la boîte de production Rankin/Bass qui se chargea de la réalisation des 23 épisodes et la direction artistique fût confiée à Jack Davis, un illustrateur légendaire qui avait aiguisé pinceaux grâce à ses contributions dans le magazine MAD. Michael possédait de nombreux animaux domestiques et, par souci d’authenticité, une partie de sa petite ménagerie fût également incorporée au casting. On y retrouve notamment ses deux souris, Ray et Charles, ainsi que son serpent Rosey. C’est le comédien Donald Fullilove qui prêtait sa voix à Michael, tandis que Paul Frees doublait Berry Gordy.
Des photographies prises lors des répétitions au Staples Center le 23.06.09 ont été révélées. Le photographe Kevin Mazur suivait Michael Jackson depuis le Victory Tour au début des années 80.


PHOTOS: Kevin Mazur

Des places à gagner pour les concerts de José James et de Gilles Peterson à La Bellevilloise
Pour commencer son aventure, La Rafinerie démontre que son nom n’est pas dû au hasard en proposant coup sur coup deux dates délicates autour de Gilles Peterson. Le 8 juillet, c’est son label Brownswood qui sera à l’honneur grâce à deux groupes de jazz novateurs. D’une part, le New Yorkais José James dont le premier album “The Dreamer” a su insuffler un souffle novateur très remarqué. D’autre part, le même soir, Soil & Pimp Sessions viendront proposer leur jazz sous haute tension.
Le 13 juillet, le Wide Style réunira toute une palette de musiciens autour de Gilles Petterson. Jazzanova, Eddy Meets Yannah, Shuya Okino de Kyoto Jazz Massive, Toshio Matsuura du UFO et Jazzamar vont se retrouver pour une soirée placée sous le signe du groove et de la découverte. Pour gagner des invitations pour ses soirées envoyez-nous un mail avec vos nom, prénom et adresse postale à concours@vibrations.ch Merci d’indiquer “JOSE” ou “GILLES” dans l’intitulé du message.
5 places à gagnerpour le concert de José James et de Soil & Pimp Sessions le 8 juillet
ou
10 places à gagnerpour le concert de Gilles Peterson le 13 juillet
Les gagnants seront avertis par email

Petit florilège non exhaustif de quelques étapes dans la vie de Michael
BAMBIN
La première apparition télévisée d’importance des Jackson 5 a lieu en 1969 lors du “The Ed Sullivan Show” durant lequel ils interprètent “I Want You Back”.
Jackson 5, I Want You Back, “The Ed Sullivan Show” (14.12.69)
SACCADE
Les cinq frères quittent la Motown pour signer chez CBS Records qui leur offre un pourcentage de revenu de 20% sur chaque disque. Un deal beaucoup plus avantageux que le 2.8% syndical offert par le label de Detroit.
The Jacksons, Blame it on the boogie (1978)
DEMIURGE
The Jacksons entament les années 80 en se prenant pour des dieux. Dans le clip de Can You Feel It, un des singles de “Triumph”, les cinq frères disséminent des graines de groove sur la ville, portés par des surenchères de montées à l’intemporalité galactique. En introduction, la voix omnisciente est attribuée à Saint Quincy Jones.
The Jacksons, Can You Feel It, “Triumph” (1980)
The Jacksons Five - Can you feel it
PRINCIER
Les trois dinosaures se retrouvent ensemble sur scène pour ce moment d’anthologie. Au vu de sa conduite étrange, il semblerait que Prince ait été quelque peu dérouté par l’effervescence de l’événement. Il nous offre néanmoins une sortie mémorable!
Michael Jackson, James Brown et Prince ensemble sur scène
LUNAIRE
Avec “Thriller”, Michael impose définitivement ses talents de danseur et, entre autre, réintroduit le moonwalk pour la première fois lors d’un show télévisé pour fêter les 25 ans du label Motown. Cette performance lui vaudra une nomination au Emmy Awards.
Billie Jean, “Special Motown 25: Yesterday, Today, Forever” (25.03.83)
PERCUTANT
Après avoir essuyé quelques déboires à cause des paroles ‘Jew me, sue me, everybody do me/ Kick me, kike me, don’t you black or white me’, le premier clip de They Don’t Care About Us fût tourné à Rio de Janeiro par Spike Lee. Toutefois, fait rare dans la carrière du chanteur, celui-ci sera jugé insatisfaisant et une nouvelle vidéo sera enregistrée dans un décor pénitencier, avec une sélection d’images-chocs liées au racisme. Le clip sera largement censuré et, finalement, Michael réalisera une nouvelle version du 4e single de HIStory avec le groupe de percussions Olodum. On le retrouve au milieu de la population dans les rues de Salvador de Bahia pour cette très bonne reprise.
They Don’t Care About Us, “HIStory” (1994)
MICHAEL JACKSON - THEY DON´T CARE ABOUT US (with OLODUM)

«Le décès de la vedette de la pop Michael Jackson a été prononcé cet après-midi, après son transfert à l’hôpital dans un coma profond, ont indiqué des sources policières et municipales au Los Angeles Times»

Le groupe Noisettes se produira gratuitement au Jazz Café
Plus jeune, Shingai Shoniwa ambitionnait de faire du cirque. A défaut de jouer les funambules ou les dresseuses de lion, elle se retrouve chanteuse des Noisettes. “L’univers du cirque partage le même esprit rebelle que le rock” déclare-t-elle à ce sujet. “Il promeut un mode de vie à travers le monde qui est à la fois inspirant et choquant.” Même si les Noisettes, littéralement les petits bruits, puisent quelquefois dans l’énergie brute du rock garage et du punk rock, le choc est surtout engendré par le charisme de Shingai. C’est en tous les cas ce que semble confirmer le quelque peu formaté “Wild Young Hearts” (2009), lorsque la ballade d’Atticus ou le retro Never Forget You laissent plus d’espace d’expression à la jeune divette.
Formé en 2003, le trio s’oriente rapidement vers un style indie, largement dilué à coups d’arrangements synth pop ou de quelques mélodies rétro. Après avoir acquis une réputation dans les circuits des warehouses parties londoniennes, ils obtiendront une reconnaissance nationale en ouvrant pour les Babyshambles. Dans un style crossover, auquel de nombreux groupes anglais ont recours actuellement, les morceaux ravivant le r’n'b ou le blues retiennent particuliérement l’attention. Récemment invitée à collaborer avec The Heavy, Buck 65 et Olivia Ruiz, il ne fait aucun doute que Shingai Shoniwa, qui est âgée de 24, devrait faire encore quelques tours de piste.
SITE
CONCERTS
03.07.09 Les Eurockéennes festival / Belfort
08.07.09 Montreux Jazz Festival / Jazz Cafe (gratuit)
The Noisettes ‘When You Were Young’ (reprise de The Killers), BBC Radio 1, Live Lounge

Le chanteur remplace Lauryn Hill au pied levé
Après avoir annulé sa tournée au Japon, Lauryn Hill a également décliné les dates européennes de son agenda. Du même coup, elle sera remplacée par son ancien acolyte Wyclef Jean pour le concert du 11 juillet à l’Auditorium Stravinski. Le fondateur des Fugees, qui a annoncé la sortie de son prochain album avec Akon et TI pour cet automne, interrompera sa tournée américaine pour cette date exclusive. Sous le nom Toussaint St. Jean, il vient également de mettre à disposition une mixtape dénommée “Coming to America Scoob Doo” qui inaugure sa tournée.
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CONCERTS
- 11.07.09 Montreux Jazz Festival / Auditorium Stravinski

Le batteur Leon Parker présente à Lausanne son nouveau concept « Vocal Body Rhythm » en stage et en concert
Il aurait pu devenir le plus grand batteur de sa génération, une sorte de Roy Haynes du XXIe siècle. Mais il a préféré suivre une autre voie. Après trois formidable albums en leader, une participation remarquée au trio de Jacky Terrasson – le meilleur groupe du pianiste, haut la main – et des dizaines d’autres collaborations, Leon Parker a rangé futs et baguettes pour explorer la percussion corporelle.
On pouvait deviner, à son jeu minimaliste, qu’il allait un jour en arriver là. Où ça ? Au corps et à son rythme intérieur. Il appelle ça « Vocal Body Rhythm » ou « Le Tao du rythme ». Bien sûr, il n’est pas le premier à frapper son cuir. Bobby McFerrin, Vinx, Camille dernièrement, ont montré les possibilités rythmiques du corps humain. Mais Leon Parker en a fait son credo.
Une croisade qui l’emmène pour la première fois en Suisse, à Lausanne, où il donnera en juillet un stage de quatre jours et un concert dans l’espace d’un studio de danse. Nul besoin de compétences particulières : le stage est ouvert à tous ceux qui souhaitent explorer leur relation au rythme.
- STAGE ET CONCERT
23-26/7 : Stage, Studio de danse Beatriz Borrajo
25/7 : Concert Solo
- RENSEIGNEMENT
021 311 74 35 ou beatriz.borrajo@sunrise.ch
- VIDEO
Un solo de Leon Parker au sein du trio de Jacky Terrasson

Vibrationsmusic.com offre 500 titres inédits enregistrés au Montreux Jazz Festival
Le magazine Vibrations met au concours 500 titres enregistrés live au Montreux jazz Festival. Soit 50 lots de 10 titres téléchargeables du site liveatmontreux.com. Pour gagner, il suffit d’être l’une des cinquante premières personnes à répondre correctement à la question ci-dessous. Une question qui nécessite de plonger au plus profond de votre culture musicale.
Comment s’appelle le label, fondé par Chris Blackwell, qui fête cette année ses 50 ans ?
- Virgin
- Island
- Atlantic
Il y a 50 lots de 10 titres à gagner
Envoyez-nous un mail avec vos nom, prénom et adresse postale à concours@vibrations.ch. Merci d’indiquer “MONTREUX” dans l’intitulé du message. Les 50 premières personnes qui répondent correctement gagnent chacune un seul lot et seront averties par email.
Photo: Wonder Knack
Le batteur Sly Dunbar et le bassiste Robbie Shakespeare se produiront lors de la soirée en hommage à Chris Blackwell du Montreux Jazz Festival
Le duo Sly & Robbie se produira dans le cadre de la soirée dédiée au fondateur d’Island Records, Chris Blackwell. Un choix qui semble inévitable au vu de l’importance du duo dans l’évolution du label et, plus généralement, sur l’évolution et l’influence de la musique jamaïcaine tout au long de ses trente dernières années.
Avec des titres tels que Bam Bam, Murder She Wrote et leurs innombrables collaborations avec le panthéon du reggae, ils ont redéfini le style à plusieurs reprises. De plus, en proposant leurs bons offices à Grace Jones, Joe Cocker, Bob Dylan, Khaled ou Sting ils ont pérennisé leur légendaire sens du groove dans toutes les déclinaisons prises par la pop music. D’ailleurs, avec près de 50′000 productions revendiquées officiellement (et près de 200′000 officieusement), Sly & Robbie pourraient bien être les musiciens vivants les plus prolifiques.
Parmi cette production pléthorique, on retiendra tout de même un disque en particulier. Le 1er avril 1979, Serge Gainsbourg sortait son album “Aux Armes et Cætera” qui inaugurait la tradition du reggae en France. A propos de cette collaboration, il déclara, “il y a une telle puissance dans cette rythmique. C’est tellement dynamique. Pourtant, si je me rappelle les angoisses de ces six jours, les interrogations… C’était six jours à 400 km/h”. L’expérience se passe très bien et Serge invitera le duo à l’accompagner pour son retour sur scène ainsi que sur l’album “Mauvaises nouvelles des étoiles” (1981) qui ne connaîtra pas le même succès qu’”Aux Armes et Cætera”.
CONCERT
- 12.07.09 Montreux Jazz Festival / Miles Davis Hall
WORKSHOP
- 12.07.09 Montreux Jazz Festival / Petit Palais ( gratuit, 15h)

La 43e édition du Montreux Jazz Festival se déroulera du 3 au 18 juillet 2009. Une édition pour tous les goûts et toutes les bourses
«Seize jours, 1000 musiciens, plus de 1000 heures de musique», le Montreux Jazz Festival ne connaît pas la crise de la quarantaine. Pour cette 43e édition, le MJF continue d’étendre une programmation diversifiée et exclusive qui alterne dinosaures et découvertes. Entre, d’une part, des artistes tels que Yuksek, Birdy Bam Bam, Alela Diane, Emily Loizeau, Antony and the Johnsons ou Mr. Lif et, d’autre part, le retour de B.B. King, la confirmation sur prise de Chaka Khan, Herbie Hancock ou une soirée “double bill” avec Kool & The Gang et Earth Wind & Fire, le festival est à même de satisfaire toutes les sensibilités.
Parmi les nombreuses belles surprises de cette cuvée, on notera notamment la soirée du 9 juillet durant laquelle se produirant Raphael Saadiq et Q-Tip. Deux jours plus tard, se sera au tour de Grace Jones de réveiller ses vieux démons sur la scène du Miles Davis Hall. Dans le cadre des 50 ans d’Island Records, trois soirées spéciales rendront hommage au label et Allen Toussaint (16.07) profitera également de l’événement pour sortir son nouvel album. Avec le Jazz Café, le MDH, le studio 41 et les workshops, le festival continue également de promouvoir une politique de gratuité de très haute qualité. Pour preuve, on y retrouvera entre autres cette année les Noisettes, Passion Pit, Alice Russell, Esser, N.A.S.A, We Have Band.
SITE

L’album de remixes de “Coba Coba” en écoute
Après le succès rencontré par “Coba Coba” en début d’année, le groupe péruvien Novalima vient de sortir un album de remixes dans lequel leur fusion afro-latino est encore rehaussée à coup de dub, de salsa, de hip-hop ou de house. Une manière de pousser encore un peu plus loin leur goût pour les fusions électroniques et les influences transnationales.
A ce titre, lorsqu’ils ont entamé leur collaboration en 2001, les quatre membres du groupe étaient encore éparpillés aux quatre coins du globe. En alignant notamment des contributions du Néo-Zélandais Mark de Clive Lowe, du Britannique Toni Economides ou du rocker espagnol Gecko Turner, cette collection de 14 remixes perpétue le goût du voyage tout en gardant les pieds bien ancrés dans les rythmes traditionnels péruviens.
ECOUTER
SITE
CONCERTS
27.06.09 Lille / Cultures Equitables
06.07.09 Paris / Cabaret Sauvage
Novalima, Coba Guarango, “Coba Coba Remixed” (2009)
Novalima - Coba Guarango from Cumbancha on Vimeo.
A l’heure la sortie de l’excellent compilation “Panama! 2“, le label de Brighton en profite pour rafraîchir quelque peu son site internet. Un détour incontournable pour les amateurs des “cultures musicales les plus vibrantes”.
SITE
Trailer de “Panama! 2″, Soundway

La chanson française envisagée depuis la Grande-Bretagne
Le très bon blog musical du quotiden The Guardian invite régulièrement ses lecteurs à proposer leurs recommandations en fonction de thèmes variés et souvent un peu loufoques. Les plus romantiques peuvent se remémorer les chansons d’au revoir, celles qui font pleurer ou qui évoquent l’absence de l’être aimé.
Dans un registre plus scabreux, on trouve des classements de chansons abordant la maladie mentale, la mort, ou les pistolets. D’autres conseillent à propos des meilleures chansons matinales, celles pour courir, cuisiner ou, bien entendu, faire l’amour. L’exercice semble particulièrement plaire puisque certains thèmes dépassent souvent le millier de commentaires. D’une fois à l’autre, une sélection est ensuite opérée afin de ressortir les chansons les plus sollicitées.
Cette semaine, la chanson française est à l’honneur avec une invitation à proposer les meilleures Songs in French. Le thème semble être particulièrement inspirant mais les choix ne manquent pas de surprendre. Le Freak par Chic, Michelle des Beatles, Denis Denis de Blondie ou encore Oh oh oh de De La Soul, un rapide survol donne un aperçu assez surprenant des goûts britanniques en matière de chanson française. En fait, les chansons doivent contenir au moins une phrase en français. Il ne faut tout de même pas en demander trop.
Quelles seraient vos recommandations ?

L’illustrateur des pochettes de Fela expose son travail
Bien qu’elle reste encore largement inconnue, l’oeuvre de Lemi Ghariokwu a participé activement à donner à l’essor de l’afrobeat et, plus généralement, à la visibilisation de l’art africain. C’est à lui, en effet, que l’on doit plus d’une trentaine de couvertures d’albums de Fela Kuti et ses travaux se sont largement répandus à travers le monde depuis les années 70.
Une exposition rétrospective itinérante, intitulée “Art’s Own Kind”, est présentée actuellement à Londres. Outre les originaux de pochettes, on y trouve également de nombreuses toiles qui illustrent l’engagement politique de Lemi, ainsi que l’énergie qui animait la République Kalakuta et le Shrine au temps de Fela. Tout au long de sa carrière, le peintre, qui âgé aujourd’hui de 53 ans, a produit plus de 2000 couvertures pour Bob Marley, E. T. Mensah, Osita Osadebe, Gilles Peterson ou Antibalas.
Documentaire (en anglais) sur Lemi Ghariokwu
EXPOSITION
- 08.06 au 06.07.09 Londres / Rich Mix Cafe and Mezzanine
SITE

Le festival de Samoi-sur-Seine célèbre sa trentième édition
“Les portes, les fenêtres que Django a su ouvrir tout au long de son oeuvre, nous devons, pour que sa mémoire vive les explorer à notre tour. Nous devons tenter de couvrir les territoires du blues, qu’ils soient tziganes, hébreux, balkaniques.”. Pour la trentième édition du festival Django Reinhardt, les organisateurs comptent bien poursuivre le projet d’ouverture insufflé par le génial guitariste.
Pour remplir ce dessein, près d’une centaine de musiciens viendront proposer leurs lectures du jazz actuel. Blues & Roots, Tziganologie ou Racines Croisées, les noms donnés aux différentes soirées évoquent d’emblée la transversalité d’un programme dans lequel on retrouve par tant d’autres Yuri Buenaventura, Avishai Cohen ou Norig.
L’édition 2010 sera également marquée par les actes de commémoration puisque que le guitariste est né le 23 janvier 2010 à Liberchies, un petit village wallon à quelques kilomètres de Charleroi.
CONCERTS
- 25-28.06.09 Festival Django Reinhardt / Ile du Berceau - Samois-sur-Seine
SITE
En parallèle à la sortie de “Secret Agent” de Tony Allen, un concours de remix a été mis en place par World Circuit. Toutes les infos sont disponibles sur le site mis en place pour l’occasion.
Quelques morceaux du troisième album de Nouvelle Vague sont écoute sur le site MySpace du groupe. Master and Servant, Blister in the Sun des Violent Femmes ou “Ca plane pour Moi”, la formule de lifting neurasthénique reste la même, pour le plus grand bonheur des managers de bar lounge.

Le trio multifacette propose sa version musicale de la fission nucléaire
Après une décennie de délits communs, les partenaires créatifs de Sa-Ra sortent enfin leur premier album officiel. En regard des casquettes multiples que les trois freaks autoproclamés ont l’habitude de porter, ce retard ne constitue en aucun cas une surprise.
En parallèle à son album solo, Shafiq Husayn participe à la production du nouvel album de Bilal, de Sleepy Brown, ainsi qu’au deuxième volet du “New Amerykah” d’Erykah Badu. Entre une ligne de vêtements pour la marque de Kanye West et MCM, Taz Arnold vient également de terminer son album personnel. Ca lui donne l’occasion de jouer au fashion guru avec des effets de styles que ne renierait pas Bootsy Collins. Om’Mas Keith, quant à lui, n’a pas planché sur un album solo car il était trop occupé à produire le prochain album de P. Diddy, “Last Train to Paris”, à participer à des reality shows sur MTV ou à mettre en scène la dernière comédie musicale de Jim Jones.
Un goût prononcé pour l’éclectisme qui se retrouve dans “Nuclear Evolution”. Une entité hybride et autonome qui fissionne tout l’inventaire des musiques afro-américaines avec maestria et pose de nouveaux jalons musicaux à l’afrofuturisme.
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ALBUMS
- The Sara Creative Partners “Nuclear Evolution: The Age of Love” (Ubiquity) sortie le 23.06.09
SITE
Warp a dévoilé les premières informations concernant le coffret spécial qui va sortir en septembre à l’occasion des 20 ans du label. Ce luxueux écrin sera bien entendu constitué de musiques avec notamment des morceaux inédits d’Autechre, ainsi que des sélections proposées par le cofondateur Steve Beckett et par les fans du label. Il sera également agrémenté d’un catalogue raisonné de 192 pages dans lequel sont répertoriées toutes les pochettes.

Le rapper dilettante est de retour avec “Cassette City”
Il y a quatre ans, Raj Haldar s’était signalé en autoproduisant un album de bootleg dans lequel il mariait “The College Dropout” et “Last Registration” de Kanye West avec le “Pet Sounds” des Beach Boys. Le remixer ajoutait sa touche personnelle en y intégrant également des beats et des phrasés de son cru et “West Sound”, qui pouvait être téléchargé gratuitement, a très rapidement connu un large succès. Le producteur originaire de Philadelphie enchaînait avec “Order of Operations”, un premier album jazzy qui a connu un accueil chaleureux malgré une diffusion plutôt confidentielle. Après un tel take-off, on aurait pu supposer que Lushlife allait surfer la vague.
Il lui aura tout de même fallu près de quatre à pour donner une suite à ces coups d’essai remarqués et, à l’écoute de “Cassette City”, on peut vite comprendre pourquoi. Raj Haldar, qui dispose d’une formation poussée en piano et en composition de jazz, a pris le temps nécessaire pour fignoler les moindres détails. Même si les emprunts ne sont pas aussi directs et la démarche moins spontanée que dans “West Sound”, “Cassette City” propose des productions très orchestrées qui infusent aussi bien les embruns iodés des Beach Boys, les bidouillages de Four Tet ou les références aux classiques hip-hop des 90s. Un projet particulièrement abouti auquel ont participé également Camp Lo, Ariel Pink, Greg Saunier et Ezra Koenig de Vampire Weekend.
SITE
ALBUM
- Lushlife, “Cassette City” (!K7/Rapster), sortie le 23 juin 2009
Marsatac annonce quelques uns des artistes qui seront présents cet été, du 24 au 26 septembre 2009, pour la onzième édition du festival.
- Archive (UK)
- Felix Da Housecat (US)
- DJ Krush (JP)
- Raekwon (US)
- Bumcello (FR)
- Etienne de Crécy (FR)
- Buraka Som Sistema (PT)
- General Elektriks (US)
- Art Brut (UK)
- Beat Torrent (FR)
- Radio Slave (UK)
- Molecule (FR)
- The Mighty Underdogs (US)
- We Have Band (UK)
- Mix-Up Beyrouth (FR/LB)
- Speed Caravan (FR)
- Krazy Baldhead (FR)
- Success (FR)
- Nils Petter Molvaer (NO)
- Y.A.S. (AF/LB/FR)
- Jack de Marseille (FR)
- South Central (UK)
- Aftershock (FR/UK/IT)
- etc.
Après le Requiem, c’est au tour de Melody d’être revisitée. Avec son dernier album “Climax”, Molecule réussissait un crossover entre Rhythm & Sound et High Tone. Ici, il nous offre cette version dub de “Melody Nelson”, sur laquelle la voix de Serge Gainsbourg semble effleurer des pylônes.
CONCERT
- Molécule se produira le jeudi 18.06.09 au point FMR dans le cadre de la soirée Electronik & Dubadelik

Le dernier album de Fat Freddy’s Drop en écoute
Avec un univers graphique à mi-chemin entre les Freak’s Brothers et Scientist, la pochette du dernier album de Fat Freddy’s Drop affiche d’emblée un penchant marqué pour les environnements psychédéliques. En présentant un dosage maîtrisé d’influences diverses, “Dr Boondigga & The Big BW” ne se contente pas de puiser dans l’inventaire ressassé des vieilles triperies. Largement stimulé par la soul et le dub, ce deuxième album se détache quelque peu de l’orientation reggae qui caractérisait l’encensé “Based On A True Story”. Les sept Néo-Zélandais, toujours portés par la voix suave de Joe Dukie, n’en conservent pas moins leur style unique et entrainant.
ECOUTER
ALBUM
- Fat Freddy’s Drop, “Dr Boondigga & The Big BW” (2009
SITES
Fat Freddys Drop, The Camel (feat. Alice Russell)

DJ Spinna offre une mixtape en attendant la sortie de son nouvel album “Sonic Smash”
Le docteur ès Beat est sur le point de sortir un nouvel album, “Sonic Smash”, attendu pour le 30 juin chez High Water Music. Même si, depuis toujours, c’est l’univers mélodique vaporeux de Stevie Wonder qui influence le producteur new-yorkais, le premier single Summer Madness, emprunte son titre à Kool & The Gang. Pour patienter durant le compte à rebours, il nous rappelle à l’ordre en balançant “The Recall”, une mixtape qui devrait enchanter tous les amateurs du genre.
TELECHARGER
ALBUM
- DJ Spinna, “Sonic Smash”, (High Water Music), sortie le 30.06.09
SITES

Un mix downtempo pour bien finir la semaine
Le site Culture System propose un mix intéressant qui, bien arrimé sur un lit d’infrabasses, se déploie vers des horizons très variés. Entre quelques couches de percussions orientales, une touche de piano, des effets dubisants, il y a quelques années on aurait probablement affilié ce genre de mélanges au trip-hop ou à l’ambient. On y retrouve notamment les productions plus grime de Two Fingers, le projet monté par Amon Tobin et Doubleclick, l’electronica légère de Xihilisk, qui offre son dernier album gratuitement ou encore un bon remix de DJ Slouch, dont la dernière mixtape est accessible ici.

Gill Scott-Heron se produira à trois reprises en France cet été
Gil Scott-Heron a débuté sa carrière vers la fin des années 60 en tant que poète et, par la suite, ses productions musicales ont eu une influence majeure aussi bien d’un point de vue politique qu’artistique. Point de convergence de nombreux modes d’expression afro-américains, sa trajectoire a pourtant suivi les aléas d’une vie sans concession, singularisée par de longs silences et les apparitions sporadiques.
Ses derniers concerts en France datent de 2001 et l’annonce de sa venue cet été constitue un événement que beaucoup attendaient sans trop y croire. Il se produira à Cognac et à Paris dans le cadre du Festival All Stars dans lequel sont également annoncés Leon Ware, Ernesto Tito Puentes, Eddie Palmieri, Don Blackman, etc.
Scott-Heron va entamer son “comeback” le 10 juin prochain au S.O.B’s de New York, là où il s’était produit pour la dernière fois sur scène il y a deux ans. Une interview réalisée à cette période est accessible à cette adresse. Gil Scott-Heron y interprète également trois morceaux.
CONCERTS
- 24.07.09 Cognac / Blues Passion
28.07.09 Paris / New Morning - Festival All Stars
30.07.09 Paris / New Morning - Festival All Stars
Gil Scott-Heron, We Almost Lost Detroit, (Londres, 15.03.90)
Gil Scott Heron, The Bottle, S.O.B’s (New York, 9/13/07)
Sonic Youth propose a mis en écoute l’intégralité de son dernier album sur Facebook.

Le dernier album de la diva autoproclamée en download
Même si Amanda Seales peut se targuer d’être une diva, elle ne se contente pas uniquement de l’exprimer par le chant. Entre ses études à Columbia University, le théâtre, le journalisme musical et la publication d’un livre de poésie, elle a su démontrer qu’elle avait plus d’un talent à faire valoir.
Son potentiel musical se serait même déclaré par accident. “Je viens de la poésie”, précise-t-elle pour évoquer son parcours, “Je n’avais jamais réussi à caler mes rimes sur des rythmes jusqu’au jour où, d’un seul coup, c’est devenu possible. C’était lors de l’enregistrement d’une émission télévisée et il y avait un groupe également présent. Deux jours plus tard, je jouais avec eux. Quand les choses se déroulent ainsi, il ne faut pas se poser de questions”.
Amanda a rapidement su imposer sa forte personnalité, même si cela n’a pas toujours été facile. Par exemple lors du Floetry Remixed’ US Tour, il y a deux ans, lorsqu’elle a dû remplacer Natalie Stewart au pied levé. Surpris, le public ne lui a pas réservé un accueil très chaleureux. “C’est un peu comme d’aller voir OutKast sans Andre 3000″ s’excuse-t-elle presque, “j’ai tout à fait compris cette réaction”. Peu importe, cet épisode semble désormais bien lointain et, avec Q-Tip comme conseiller, elle n’a pas tardé à affirmer son talent et sa générosité.
Pour preuve, “Spandex, Rhymes and Soul” un dernier album assuré et voluptueux qu’elle offre gracieusement. Merci Amanda!
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Pour fêter les 30 ans de Rapper’s Delight, Dan the Automator propose un concours de remix
L’histoire du hip-hop a généré passablement de légendes, mais l’épopée de Rapper’s Delight constitue sans conteste le mythe originel qui inaugure les premières querelles en matière de street credibility et de droits d’auteur. En effet, The Sugarhill Gang fût monté par une productrice, Sylvia Robinson, qui s’était déjà largement rôdée dans le r’n'b. Convaincue du potentiel commercial de ce courant, elle préfère éviter les acteurs de la scène et recrute Wonder Mike, Big Bank Hank et Master Gee. Trois novices qui jouaient alors les troisièmes couteaux dans une petite ville du New Jersey.
Construit sur un break de Good Times et scandé par des onomatopées écrites par Grandmaster Caz, le trio n’avait pas grand-chose à revendiquer. Même si cette “fabrication” a d’emblée discrédité le groupe auprès des puristes, cette situation n’a pas empêché le Rapper’s Delight de suivre une trajectoire exceptionnelle. En devenant le premier enregistrement libellé hip-hop, il ouvrait la voie à une nouvelle phase de l’industrie musicale et permettait au label Sugarhill Records de devenir un pièce centrale dans l’histoire du mouvement.
Afin de fêter ce 30e anniversaire, Dan the Automator est sur le point de sortir une nouvelle version du Rapper’s Delight et à cette occasion il propose à tous les amateurs de plancher sur un remix. Toutes les infos sont accessibles sur le site du concours. Date limite: 14 juin 09.
The Sugarhill Gang, Rapper’s Delight (1979)

La vie appartient à ceux qui rêvent haut… DJ Zegon et Squeak E Clean rêvent dans l’espace. Les deux musiciens ont fantasmé durant des années un disque composé par leurs soins et chanté par les héros de leur jeunesse. Le rêve existe. Il s’appelle Nasa.
Par Julien Chavannes
Ca commence sur un skate park et ça finit dans les étoiles. Un scénario qui ne pouvait s’écrire qu’à Los Angeles, à l’ombre des lettres géantes d’Hollywood. C’est là que Ze Gonzales et Sam Spiegel se sont rencontrés. C’est là qu’ils ont eu l’idée d’un disque de l’espace, Star Wars musical doté du plus invraisemblable des castings. Son nom : Nasa, The Spirit of Apollo. Au générique : George Clinton, Tom Waits, David Byrne, Santogold, MIA, Lykke Li, Kanye West, Kool Keith, E-40, KRS One, Gift of Gab, Ras Congo, Seu George, Sizzla, Spank Rock, ODB, RZA, Method Man, Chali 2na, Qbert, Lovefoxxx, Chuck D, Del, Ghostface Killah, Dj Am, Scarface, The Cool Kids, Kool Kojak, Z-Trip, John Frusciante, Fatlip, Amanda Blank… De la vraie pure science fiction. Mais avant d’envoyer cette fusée en orbite, il a fallu aux deux DJedis une sacrée force de persuasion, pas mal de patience, beaucoup de coups de fils et un bon petit paquet de fric. Il a surtout fallu que ces deux là, nés chacun d’un côté du continent Américain, se rencontrent.
Le quatrième album du rapper Wiley sort aujourd’hui, il s’intitule “Race Against Time”.
Tracklist:
- She’s Glowing
- Livin’ It Up
- Eyes Of The Lord
- Hummer Activity
- Off Da Radar
- The Olly
- I Was Like You
- Race Against Time
- Too Many Man
- Where’s My Brother
- Out Of The Game
- Bang
- Zip It Up
- Average Worker
- Time Flies By
- Music I Like
Matthew Herbert vient d’annoncer, sur le blog de son cochon, qu’il envisageait d’enregistrer un album réalisé uniquement à partir de sons de cochons. “The Pig” retracera ainsi la vie sonore d’un cochon, de la naissance à l’abattoir.

Les libérateurs de Meaux sont de retour avec un nouvel album porté à maturité
Damage, Dusty et Mahdi, le trio formant Jazz Liberatorz, continuent leur croisade intègre en faveur d’un hip-hop de qualité. “Clin d’Oeil”, leur premier album sorti il y a deux ans, constituait déjà un contribution remarquable de la maîtrise atteinte par ses fervents défenseurs d’une sensibilité fonciérement jazzy.
À force de laisser mûrir le talent, tout en peaufineant leur groove mélodique, “Fruit Of The Past” se présente comme une récolte fructueuse de 26 titres. En convoquant des gros calibres tels que Declaime, Mos Def, Emanon ou Fat Lip, les Jazz Lib régatent plus que jamais en classe internationale.
Une soirée sera organisée au Nouveau Casino pour la sortie de l’album. Dusty et Damage y seront accompagnés par deux musiciens du Soul Clan pour enchaîner une sélection de morceaux qui ont influencé leur parcours depuis les 80’s jusqu’à aujourd’hui. L’album « Fruit Of The Past » sera offert au public muni d’un ticket.
ALBUM
- Jazz Liberatorz, “Fruit of The Past” (Kif Records)
CONCERTS
- 19.06.09 Le Nouveau Casino / Paris
SITE

ILLUSTRATION: Yves Dumont
Dirty Sounds System explore les influences psychédéliques dans la pop française
Un mouvement de redécouverte du patrimoine psychédélique français a été engagé ces derniers mois avec la sortie de “Voyage: Facing The History Of French Modern Psychedelic Music” ou l’exposition “Explorations psychédéliques en France” qui vient de se terminer au CAPC Bordeaux. Avec leur nouvelle compilation qui sort officilellement aujourd’hui, Clovis Goux et Guillaume Sorge ont consciemment opté pour ne pas s’inscrire dans l’historiographie traditionnelle.
Le duo de Dirty Sound System propose ainsi une sélection d’artistes qui ne sont généralement pas associés à ce courant. Avec une sélection de de titres incluant Bernard Laviliers, Nino Ferrer, Brigitte Fontaine, Christophe ou François de Roubaix (souvenez-vous de vos premiers trips en écoutant le générique halluciné de Chapi Chapo), “Dirty French Psychedelics” témoigne plutôt à quel point la chanson française était largement soumise à des impulsions psychédélisantes tout au long des années 70. Un aperçu de ses fantasmes dirty est retranscrit dans ce mix du duo proposé sur le site fluokids.
ECOUTER
Est-ce l’annonce des ventes du single “Bonkers” qui a poussé Dizzee Rascal à annuler son concert aux Nuits Sonores ce week-end? Nul ne le sait. Une chose est certaine, sa collaboration “grime-house” avec le producteur Armand Van Helden a déjà doublé le record de vente pour un single cette année.

Boum ! C’est le son de Buraka Som Sistema. Déflagration dans les clubs, les salles de concert, sur les blogs, dans les rédactions… Le premier album du groupe lisbonnais, le génial « Black Diamond », est un mélange abrasif de kuduro, baile funk, drum’n'bass, grime, hip-hop… La synthèse la plus aboutie des sonorités métisses qui sévissent aujourd’hui sur les dancefloors du monde entier. Buraka, c’est deux MC’s (Kalaf et Andro) et deux producteurs (Joao et Rui). Mais c’est bien plus que ça. La preuve par les mots avec cette interview réalisée lors de leur passage à l’Élysée Montmartre, début mars.
Interview par Julien Chavanes
L’histoire du groupe commence donc dans le quartier de Buraka, à Lisbonne ?
Rui : Pas tout à fait. En fait, Joao et moi avons grandi dans un quartier appelé Amadora. Nous étions dans la même école. Amadora est un quartier très cosmopolite de Lisbonne, avec beaucoup de mélanges. C’est vivant, populaire. Et c’est juste à côté de Buraka. On a pris ce nom parce qu’on aime bien sa sonorité, tout simplement. Et puis dans Buraka, il y a beaucoup de ces boites africaines qui nous ont fait découvrir d’autres sons. Mais on vit toujours à Amadora. Avant Buraka Som Sistema, on avait un groupe de rock tous les deux, mais ça ne nous plaisait pas plus que ça, on voulait quelque chose qui nous ressemble davantage. On s’est acheté des machines et on a essayé de faire du son.

Etat de la recherche en minimal dub en quatre patterns
Moritz Von Oswald semble se remettre des problèmes de santé qui l’ont contraint à être hospitalisé pendant quelques semaines. C’est ce que semble confirmer la confirmation récente de la sortie du premier album de son projet avec Max Loderbauer, aux claviers, et Sasu Electric (Vladislav Delay / Luomo) à la batterie et aux percussions. The Moritz Von Oswald Trio. Fidèle à une approche minimale caractéristique, “Vertical Ascent” est composé de quatre “Patterns” numérotés.
Ce mini album, proposé en écoute partielle sur le site d’Honest Jon’s, vise à reproduire le groove bruitiste dégagé lors des performances live du trio. “C’est ouvert et libre”, déclarait-il à ce propos, “avec des longues chansons qui sont généralement plutôt calmes. Mais j’essaie toujours de garder des rythmes qui ne s’éloignent pas trop de l’idée des clubs. Je désire produire une ambiance atonale, dissonante agrémentée d’un sentiment sombre.»
The Moritz von Oswald Trio, Bimhuis Amsterdam (23.06.08)
La proposition d’aposer l’éfigie de Bob Marley sur les billets de 5000 dollars jamaïcains à créer quelques polémiques. Notamment du côté de son fils Ziggy qui remarquait que son père n’apprécierait pas trop d’avoir sa tête imprimée sur un symbole par excellence du “Babylon System” qu’il a tant combattu de son vivant.

La protégée de Matthew Herbert de passage aux Nuits Sonores
La vingtaine tout juste entamée, Mica Levi peut se targuer d’avoir réussi un début de carrière prometteur. Sous le nom de Micachu and The Shapes, elle propose un son bricolé très cru qui tranche radicalement avec sa formation musicale très classique. Son premier album “Jewellery” a en effet été produit par Matthew Herbert himself qui semble avoir été séduit par ce mélange cette pop iconoclaste empruntant aussi bien au grime et à l’electronica.
Formée au violon dans des écoles prestigieuses, elle a d’ailleurs été commissionnée pour composer un morceau qui a été exécuté récemment par le London Philharmonic Orchestra. Toutefois, elle préfère utiliser des instruments beaucoup moins orthodoxes, dans la plupart du temps trafiqués ou fabriqués de toutes pièces. C’est le cas de cette guitare gratouillée à l’aide d’un marteau ou d’une roue à plectre.
ECOUTER
CONCERTS
23.05.09 Nuits Sonores / Festival Lyon
30.05.09 Festival Kilbi / Düdingen
Micachu & The Shapes, Lips
SITE
Après “Dub Come Save Me” et “Alternately Deep”, Rodney ‘Roots Manuva’ Smith a annoncé qu’il allait sortir cet automne un album comprenant des versions de “Slime and Reason”.

Le brass band exceptionnel de Chicago sera de passage au New Morning pour une date unique. 10 places à gagner!
Au commencement, on trouve Phil Cohran. Trompettiste génial et multi-instrumentaliste cosmique de Sun Ra dans les 70’s, il sera également le mentor des Earth Wind and Fire. Quelques années plus tard, il s’occupe de l’éducation musicale de ses enfants et neveux en fondant le Phil Cohran Youth Ensemble. Une fanfare de cuivre qui deviendra par la suite, avec l’introduction d’un batteur, l’Hypnotic Brass Ensemble.
Biberonnés au jazz, funk et hip-hop depuis leur premier souffle, les membres de l’Hypnotic Brass Ensemble ont placé la virtuosité en matière de fanfare dans des sphères dans lesquelles peu de groupes peuvent rivaliser. Ce n’est par conséquent pas une surprise si des personalités telles que Damon Albarn, David Byrne, Q-Tip, Madlib, Jay-Z, Erykah Badu ou Mos Def ont été décoiffé par la force unique des HBE. Barack Obama aurait même déclaré “Je ne peux plus me passer de ces gars, ils sont un réconfort pour l’âme”.
Pour gagner des invitations pour le concert du Hypnotic Brass Ensemble, envoyez-nous un mail avec vos nom, prénom et adresse postale à concours@vibrations.ch Merci d’indiquer “HYPNOTIC” dans l’intitulé du message.
Il y a 5 x 2 places à gagner et les gagnants seront avertis par email
CONCERT
- 03.06.09 New Morning / Paris
Après une fuite sur Internet, le dernier album de Wilco est disponible en streaming sur le site du groupe.
Catch it! Bin it! Kill it! Le slogan britannique pour éviter la propagation des la grippe porcine semble être une source d’inspiration pour certains. C’est en tous les cas ce que semble démontrer ce titre d’Aaron Jervis et Jay Dolphin.
Aaron Jervis et Jay Dolphin, Swine Flu Skank

PHOTO: Ryan Muir
Björk interprète une suite composée spécialement pour elle
Les Dirty Projectors, le groupe polyrythmique arty new-yorkais, continue de s’attirer les faveurs de parrains prestigieux. Après David Byrne en début d’année, Björk rejoignait le groupe la semaine passée afin de participer à un concert de charité dans une librairie de SoHo. Elle a ainsi pu interpréter une suite de six chansons composées spécialement pour elle par David Longstreth.
Le compte-rendu et les photographies de cette rencontre intimiste est accessible sur le site de Stereogum. Deux ans après “Rise Above”, les Dirty Projectors viennent de sortir une cassette chez Domino intitulée “Bitte Orca”. En download, la reprise de Hyperballad sortie sur la compilation de reprises de “Post”, ainsi que le titre issu de la récente collaboration avec David Byrne dans le cadre du projet “Dark was the Night”.
Dirty Projectors Knotty Pine, “Dark was the Night”, (4AD Records), 2009
Dirty Projectors, Hyperballad, “Enjoyed: A Tribute to Björk’s Post,” (Stereogum), 2009
Dirty Projectors, Stillness Is The Move, “Bitte Ocra” (Domino), 2009
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Le chanteur surfe sur la vague funky house
Agé de 25, Donae’o endosse déjà le statut de vétéran du UK Garage. MC altenernant sensibilité soul et patwa jamaïcain, Danae’o s’est profilé comme une des voix attitrées de la vague funky house qui déferle actuellement dans la club culture londonienne. Avec Devil in a Blue Dress, African Warrior et Party Hard, dans lequel résonne le “Day O (Banana Boat Song” de Harry Bellafonte, ce Londonien d’origine ghanéenne a enchaîné une succession de singles très remarqués et s’apprête à sortir son premier album intitulé “Party Hard”.
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Donae’o, Devil in a Blue Dress
Donae’o, African Warrior
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Vincent Gallo réactive sa facette musicale grâce à RRIICCEE, son projet furtif d’”improvisation”
Vincent Gallo sera prochainement en tournée avec RRIICCEE. Un projet expérimental qui regroupe l’ex-guitariste de Hole, Eric Erlandson, ainsi que Nikolas et Simon Haas. En règle générale, aucun morceau n’est préparé avant les concerts, le groupe ne s’inscrit dans aucun genre prédéfini et aucun enregistrement n’est envisagé.
Comme le souligne Gallo à ce propos, il s’agit plutôt de créer “une atmosphère consciente et fragile entre quatre personnes qui communiquent spontanément grâce à la musique afin de créer une composition”. Il ajoute “Improvisation n’est pas le mot exact pour décrire ce que nous faisons. Il s’agit plus d’un acte de performance et de composition simultanée dans lequel on essaie d’éviter les clichés musicaux ou les jams.”
Malgré les conséquences aléatoires de cette démarche sans filet, il ne fait aucun doute que le charisme impitoyable de l’artiste multifacette devrait, à lui seul, contenter une bonne partie du public.
CONCERTS
- 16.06.09 Paris / La Boule Noire
VIDEO
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Le chanteur et écrivain Angel Parra met à disposition l’intégralité de sa discographie sur son site. Un belle manière de découvrir le vaste répertoire de l’auteur du récent “Mains sur la nuque”. Un ouvrage semi-biographique qui revient sur le coup d’état militaire du 11 septembre 1973 qui marquera le début de la dictature de Pinochet au Chili.

Le clip de La Perla avec Rubèn Blades
René “Residente” Pérez et Eduardo “Visitante” Cabra, les deux demi-frères formant le duo Calle 13, continuent de rythmer leurs portraits satiriques de la société portoricaine à coup de reggaeton, de hip-hop ou de salsa. Comme le souligne Yannis Ruel dans le numéro 113 de Vibrations: “Joyeux lurons adeptes de la satire sociale, le tandem perfectionne son rôle de bouffon au sens noble du terme, avec une conscience politique aussi aiguisée que son humour noir, sans précédent dans la cour de la musique latine.”
Pour leur dernier single intitulé La Perla, ils se joignent au chanteur et politicien panaméen Rubén Blades pour narrer le quotidien de ce barrio de San Juan. “Il y a encore dix ans”, précisait Residente, “La Perla était un territoire indépendant du reste de Porto Rico: Les autorités et la plupart des gens ne pouvait pas y descendre. En même temps, ses habitants conservent un mode de vie plus portoricain que celui de toutes ces urbanisations qui détruisent le pays. Il y a une sorte de mysticisme, quelque chose de magique qui fait que La Perla est un barrio légendaire.

Des places à gagner pour le festival Mix Up
“Beauvais, the place to be?”, c’est la question que pose le programmateur du Mix Up Festival, Lucas Blaya. C’est en tous les cas le statut que la ville de Picardie convoite l’espace d’un week-end lors de la nouvelle édition du Mix Up Festival. Comme son nom le suggère, la programmation joue sur l’éclectisme en proposant une sélection pointue qui laisse augurer quelques bonnes surprises.
Tout au long de ces 17 heures de musique, il sera possible d’apprécier entre autres le punk africaniste des The Ex & Getachew Mekuria, le groove instrumental de Beat Assaillant, le break beat chaotique de DJ Fresh ou encore le dubstep de Rusko. Le DJ résident du Fabric Live, habituellement associé à son acolyte Caspa, a particuliérement le vent en poupe en ce moment.
CONCOURS
Il y a 5 x 2 places à gagner pour chacune de ces trois soirées et les gagnants seront avertis par email
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Tour à tour nostalgique ou suffisant, dix disques que Kurtis “Mantronix” Mantronik emporterait sur son île déserte.
Antonio Carlos Jobim Greatest Hits
C’est incroyable l’effet que sa musique me fait. Pas besoin de drogues, de médicaments, de voir des gens, de faire quoi que ce soit: écouter les chansons de Jobim me plonge dans un bien-être stupéfiant. Je me sens immédiatement cool, presque béat. Ses mélodies sont intemporelles et ensorcelantes, aussi simples que sophistiquées. En Jamaïque où je suis né, «The Girl From Ipanema» passait partout. Ma mère adorait cette chanson. Moi, c’était «So Nice» de Marcos Valle.
Yello Solid Pleasure
Un groupe très novateur. Je passais «Bostich» en club à New York quand j’étais DJ. C’était à la charnière des seventies et des eighties, on appelait déjà ça de la techno. Dans la même mouvance, j’adorais New Order, Depeche Mode et Yellow Magic Orchestra. Et ce titre qui s’appelait «Din Da Da»…
LL Cool J BAD
Son deuxième album, sur Def Jam. Un rappeur que je qualifierais de tout simplement exceptionnel. On s’est rencontré, il est super. Dommage qu’on se soit perdu de vue: il est maintenant à Hollywood, et je ne suis plus du tout ce qu’il fait. Mais ses deux premiers albums restent indispensables.
Kraftwerk Computer World
Je n’en suis jamais revenu que de tels martiens soient en vente libre dans n’importe quel supermarché! Impossible de décrire la force d’un morceau comme «Numbers». Leur influence sur Mantronix était claire. C’est aujourd’hui un de mes vœux les plus chers: travailler avec eux!
Mantronix The Album
Eh oui! Je suis fier de mes disques. Particulièrement de celui-ci, notre premier. On a mis le business dans notre poche du premier coup. Tous les titres me semblent encore forts. On ne souhaitait qu’une chose: innover. Faire du neuf et devenir grands.
Sade Diamond Life
Un peu jazzy, très easy listening, commercial et beau. Ce que ça m’évoque: la Côte d’Azur. Luxe, calme et volupté!
Art of Noise Who’s Afraid of
Quel son! C’est vraiment la production de ce disque qui m’a sidéré. Quelque chose que je qualifierais d’«industrial funkiness». Extrêmement léché mais pas du tout écœurant. Je n’ai jamais réentendu une telle rythmique. Ça sonne eighties, mais toujours novateur. Il me semble que c’est Trevor Horn qui est derrière ce son. C’est un génie: il suffit d’écouter les Buggles…
Just Ice Back to the Old School
C’était un gros challenge pour moi de produire ce disque. Mon but, c’était d’ajouter de l’électronique dans ce rap hardcore. Just Ice parlait de flingues et moi je mettais des sons étranges… Une expérience aussi bizarre que réussie.
AM Gold The Best of the Seventies
Sur une île déserte, cette compilation sera indispensable: pour moi, la musique est énormément liée à la nostalgie, aux souvenirs d’adolescence. Ecouter les tubes qui ont bercé ma jeunesse, comme «Instant Replay» de Dan Hartman, ou du Foghat, ça me renvoie à un sentiment d’innocence et de joie.
Mantronix Incredible Sound Machine
Je l’ai réécouté récemment, et j’ai pris une claque. Je n’ai pas que des bons souvenirs de Mantronix: on rigolait beaucoup, mais le temps nous filait entre les mains. On en a bien profité, mais j’ai toujours l’impression qu’on aurait dû être encore plus grands.
Propos recueillis par Benoît Sabatier
Le morceau funky du moment, signé Fuzzy Logic, marque le retour toujours plus marqué aux origines de la Chicago house. Fuzzy Logic, In The Morning (Feat. Egypt)

Une légende de la pop syrienne en tournée européenne
L’excellent label de Seattle Sublime Frequencies sera en tournée dans toute l’europe durant cet été. Au programme des sets DJs, des projections de films, des conférences et, bien entendu, des concerts. L’occasion sera ainsi donnée découvrir sur scène, le d’ores et déjà légendaire, Omar Souleyman.
Originaire d’une région rurale de nord-est de la Syrie, Omar Souleyman débute sa carrière en 1994 accompagnées de quelques musiciens qui sont toujours à ses côtés. Ils proposèrent d’emblée un style qui amalgame les diverses influences musicales présentes dans leur région natale, agrémentée par quelques effets pop. Avec plus de cinq cents cassettes à son actif, le chanteur syrien est omniprésent sur les présentoirs des revendeurs de cassettes.
Un succès qui tend à s’étendre hors des frontières syriennes grâce notamment au succès rencontré par la rétrospective qui lui a été consacrée. On le retrouvera à Villette sonique, ainsi qu’au Sonar Festival dans le cadre des “New Frontiers” avec Konono Nº1, Mulatu Astatké & The Heliocentrics, Culoe de Song, Buraka Som Sistema et Mujava. Pour les autres dates de sa tournée, il sera accompagné de Group Douhe.
SITES
Omar Souleyman, Leh Jani
CONCERTS
31.05.09 Paris / Villette Sonique (concert de Omar Souleyman uniquement)
02.06.09 Paris / Les Instants Chavirés
03.06.09 Paris / Les Instants Chavirés
17.06.09 Genève / Cave 12
18.06.09 Genève / Cave 12
19.06.09 Barcelone / Sonar (concert de Omar Souleyman uniquement)
20.06.09 Toulouse / Rio Loco Festival (DJ set de Alan Bishop)

Le documentaire de Bruno Natal sort sur le label Soul Jazz Records
Déjà très remarqué dans de nombreux festivals à travers le monde, Dub Echoes, l’excellent documentaire de Bruno Natal sur les origines et l’impact du dub, est sur le point de sortir sur Soul Jazz. De Lee “Scratch” Perry à Kode9, en passant par DJ Spooky ou Sly & Robbie, on y retrouve une liste impressionnante de personnalités payent leur tribut à cet art des “versions”.
À quelques semaines près, cette sortie permet également de célébrer les vingt ans de la mort de King Tubby. Souvent considéré comme l’inventeur du dub, il a été assassiné le 6 février 1989 par un inconnu dans le quartier de Waterhouse à Kingston. Le DVD sera également accompagné d’un double CD dans lequel s’alternent morceaux d’hier et d’aujourd’hui.
DVD
- Bruno Natal, “Dub Echoes” (Soul Jazz Records), sortie le 11.05.09
SITE
Dub Echoes, Bande annonce

A Berlin, les beaux gosses jouent de la rumba congolaise
Les Beaux Gosses de Berlin regroupe une vingtaine de musiciens, danseurs et chanteurs originaires du Congo, d’Angola, du Mozambique et de Grande-Bretagne répétant dans un local au sous-sol d’un magasin africain d’articles de mariage de Berlin.
Le groupe propose une rumba congolaise actuelle et festive. En véritables ambianceurs, ils savent impressionner leur public grâce à toute une gamme de chorégraphies. A. J. Holmes, un des membres fondateurs du groupe vivant à Londres et autoproclamé “The King of the New Electric Hi-Life”, propose son mix d’Afropop.
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PHOTO: Joël Vacheron, Londres, 23.04.09
La jeune rappeuse s’apprête à sortir son premier album
Quelque part entre la voix juvénile et fougeuse d’une Roxanne Shante et les introspections acoustiques posées d’une Tracey Chapman, Speech Debelle est d’ores et déjà considérée comme un heureux phénomène en Grande-Bretagne. Les deux premiers singles, The Key et Searching, ont séduits grâce à leurs univers chaleureux et la sincérité rare qui s’en dégagent. À travers des textes qui traduisent une personnalité à la fois vulnérable et aguerrie, Speech a entrepris son premier album comme « une séance de thérapie » dans laquelle elle peut conjurer quelques péripéties d’un parcours bosselé.
Si Wayne Lotek a signé la plupart des productions de “Speech Therapy”, Roots Manuva n’était pas très loin et il se montre très admiratif de la nouvelle condisciple du label Big Dada. Selon lui, “Il n’est pas nécessaire de l’associer à la scène hip-hop britannique. Speech est tout simplement une artiste. Elle livre beaucoup de son âme. Je ne suis pas de sa famille, mais j’éprouve pour elle la même fierté que son père, que son cousin, son frère ou son beau-frère. Elle est incroyable!”
ALBUM
- Speech Debelle, “Speech Therapy” (Big Dada) sortie le 01.06.09
Speech Debelle, Go Then Bye, “Speech Therapy”
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Burial et Four Tet sont sur le point de sortir un 12″ intitulé “Moth/Wolf Cub ” sur TEXT, le label de Kieran Hebden. Un aperçu des morceaux est écoutable à l’adresse suivante ici

Naomi Shelton and the Gospel Queens continuent de propager la flamme Daptone
L’authenticité n’a pas de prix et cela peut engendrer des situations particulièrement malencontreuses en matière de musique. C’est en tous les cas ce que nous rappelle la malheureuse aventure survenue à Gang Gang Dance qui, il y a quelque semaines, devait annuler sa tournée européenne suite à un incendie dans lequel a brûlé l’ensemble de leur matériel. Presque en même temps, le mythique label Daptone Records qui était victime d’un casse dans leur studio de Bushwick. Quelques amplis Fender, un orgue Baldwin, des guitares Harmony Rocket font parties de la longue liste d’instruments, souvent rares, qui participait à produire cette identité vintage si particulière.
Alors que la situation semble lentement s’arranger du côté du label, une chose est néanmoins certaine: Naomi Shelton, accompagnée par ses Gospel Queens, a profité d’un équipement originel pour la production de leur album. “What Have You Done my Brother” est à tel point un concentré R’n'B pur qu’il donne le sentiment d’avoir été cryogéniser en 1957. Espérons que la sortie de cet superbe album permettra à Daptone de retrouver tous les instruments nécessaires pour continuer leur projet de restauration du groove antique.
ALBUM
- Naomi Shelton and the Gospel Queens, “What Have You Done my Brother” (Daptones Records), Sortie le 26 mai 2009
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Naomi Shelton en interview

Avec la sortie ces jours du documentaire « ‘Tis Autumn – The Search for Jackie Paris » en dvd, c’est l’un des chanteurs de jazz les plus sous-estimé qui se retrouve enfin à l’honneur : Jackie Paris. Retour sur un parcours atypique avec Dr. Billy Taylor, le seul musicien à avoir participé à toutes les sessions de « Skylark ».
Par Michel Danzer
L’histoire d’une ascension fulgurante, qui verra un jeune italo-américain chanter pour les plus grands jazzmen (Charlie Parker, Gillespie, Hampton ou Mingus), et devenir la coqueluche de ses collègues les plus prestigieux (Sinatra, Sarah Vaughan ou Ella). Celle aussi d’une chute vertigineuse dans l’oubli. Un film-hommage qui, cinq ans après le décès de Paris, se devait d’être complété par un témoignage musical permettant de saisir la portée réelle de ce talent. Car la quasi-totalité des albums de la période faste de Paris restent….indisponibles.
L’album « Skylark », enfin réédité, capture Paris à son firmament, en 1954, environ sept ans après ses débuts sur quelques blocs de bitume new-yorkais qui changèrent définitivement l’histoire du jazz - la mythique 52ème rue de Manhattan. Un disque vocal majeur, longtemps considéré comme le joyau de certaines collections, qui atteste du talent incontestable de Paris en matière de ballades. A coincer quelque part entre un exemplaire du « Chet Baker Sings » et une copie du « Swings Shubert Alley » de Mel Tormé.
L’occasion aussi pour Vibrations de s’entretenir avec Billy Taylor, seul musicien à avoir participé à toutes les sessions de « Skylark » et, à 87 printemps, rare rescapé d’une époque révolue. Un personnage important de la scène jazz de New-York, connu autant pour sa carrière de pianiste – Ben Webster, Art Tatum, Miles, Bird, ou Artie Shaw se pressent sur son CV – que pour son travail de vulgarisation auprès du grand public américain, notamment à la radio et à la télévision.
Le groupe de Chicago a annoncé sur son site que Feist sera présente sur le titre “You & I”, un des 11 morceaux de leur nouvel album prévu sur Nonesuch fin juin. Le groupe a également sorti un DVD, Ashes Of American Flag, comprenant uniquement des performances en concert
Michael Jackson cherche décidement par tous les moyens à rétablir ses finances. Dans une vente aux enchères impressionnante, il offre la possibilité à ses fans de posséder un petit bout du mythe. Vêtement, récompenses, poupées ou bus de tournée, la maison de vente aux enchères Julian’s se transforme l’espace d’une journée en caverne de Bambi Baba. Si vous avez un jour rêvé de danser le moonwalk en portant les chaussettes du King of Pop, c’est le moment ou jamais.
Le site de Paris DJ’s propose cette belle rencontre entre Serge Gainsbourg et Roots Manuva.

Jackie Paris et Charlie Parker dans “Tis Autumn: the search for Jackie Paris.”
Vibrations rend hommage au chanteur qui a traversé le siècle dans l’ombre des grands noms du jazz
Jackie Paris a chanté avec Charlie Parker ou Dizzy Gillespie. Les écrivains Nick Tosches et Harlan Ellison sont des fans affirmés, Vibrations ressort, “Skylark”, l’album culte d’un chanteur de jazz oublié.
Né dans le New Jersey en 1926, Paris commence à chanter et à danser à l’âge de trois ans et débute sa carrière dans le sillon du bepop. Il se fera tout d’abord remarqué pour ses talents de danseur durant les quelques mois qu’il passa sous les drapeaux.
Après l’armée, cet Italo-Américain deviendra le premier chanteur blanc à intégrer l’orchestre de Lionel Hampton. Pour l’anecdote, il enchaînera avec ce dernier 78 concerts d’affilée et conserve l’honneur d’avoir été l’unique chanteur à joindre le quintette de Charlie Parker lorsque aux côtés de Miles Davis et Max Roach.
Enregistré en 1947, ”Skylark” et la première chanson que Paris enregistre sous son nom et restera, jusqu’à son décès en 2004, le morceau le plus représentatif de son oeuvre.
Le documentaire “Tis Autumn: the search for Jackie Paris” retrace sous le mode de l’investigation, le cheminement effectué par le réalisateur Raymond De Felitta pour retrouver Jackie Paris.
Sur le même sujet, lire également l’interview de Billy Taylor
Dans le même temps, le numéro la deuxième mouture de “J’adore” vient de sortir. Imaginée comme la sélection radiophonique idéale, on retrouve une brochette de petites perles qui vous feront sans aucun doute vibrer. Pour plus d’infos, c’est ici
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Trailer de “Tis Autumn: the search for Jackie Paris”

Les new-yorkais annoncent la sortie d’un nouvel album
M. Sayyid, Beans et High Priest s’étaient rencontrés au sein de la scène new-yorkaise spoken word au début des années 90. Associés au producteur et arrangeur Earl Blaize, ils expériment sous le nom Anti-Pop Consortium un hip-hop bleep et destructruré qui contraste avec les productions de cette période. Une approche alternative résumée dans leur moto “Disturb The Equilibrium”.
Depuis leur collaboration avec DJ Vadim sur “The Isolationnist” (1999), le groupe a sorti trois albums dont le remarqué ”Arrhythmia”. Après une séparation de quelques années Beans sortira quelques albums solo plus rétro-minimalistes, tandis que M. Sayyid et High Priest pousseront encore plus loin l’expérimentation avec leur projet Airborn Audio.
Reformé officieusement depuis 2007, Big Dada confirmait la sortie d’un nouvel album. “Fluorescent Black”, qui sortir le 09.09.09, marque le retour d’APC après sept ans de reflexion.
Antipop Consortium, Ghost Lawns, “Arrythmia”, 2002

La première édition des Rythmes de la Mémoire se déroulera en mai
Afin de commémorer l’ancestralité de l’Afrique, ainsi que les divers métissages et ramifications issus des diasporas africaines, Franck Biyong et ses amis nous invitent à quatre soirées thématiques autour des Caraïbes, de l’Amérique, de l’Amérique du Nord et de l’Afrique.
Concerts, courts-métrages, spoken work et conférences, de nombreuses facettes de cet héritage culturel seront abordées par de nombreux invités, parmi lesquels on retrouvera notamment Beat Assailant, René Maran, Cheick Tidiane Seck, Tchoké Varé ou encore The Ladies Of Kerma.
PROGRAMME
02.05.09 Théâtre de la Reine Blanche / Paris
09.05.09 Anis Gras - Le Lieu de L’autre / Paris
21.05.09 Le Divan du Monde + soirée Afro-Beat avec DJ Ness
22.05.09 Le China / Paris

Üç Hürel
Retour sur l’âge d’or de la musique turque contemporaine. Deux mixes de funk turc en download
Lorsqu’on doit imaginer à quoi ressemblent les productions musicales turques des années 70, ce ne sont pas directement les influences du funk et du rock psychédéliques qui viennent directement à l’esprit. Toutefois, comme certaines compilations telles que “Bosporus Bridges” ou la réédition de “Genclik Ile Elele” de Mustafa Ozkent, un courant fort de modernisation musicale a soufflé sur le pays à partir des années 60.
À mesure que des groupes comme Black Sabbath, Ten Years After, les Beatles, The Who ou James Brown étaient distribués à Ankara et Istanbul, le quotidien national Hürriyet mis en place un concours qui invitait les participants à réarranger des chansons traditionnelles turques à la sauce occidentale. Le Altin Mikrofon, le micro d’or qui débuta en 1965, connut un succès exponentiel jusqu’à la fin des années 70 et contribua à l’avènement d’une scène très originale qui établissait des ponts entre traditions Arabes et innovations technologiques occidentales.
Deux mixes, l’un du DJ Onur Engin et l’autre d’un (in)certain Zanda Mann, présentent quelques exemples des directions prises par la musique contemporaine turque durant cette période fascinante.
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Mustafa Ozkent, Lorke
Üç Hürel (1974)

Le troisième morceau de The Streets sort via son Twitter
Mike Skinner, The Streets, avait annoncé que les trois nouvelles chansons qu’il venait d’enregistrer allaient être accessibles durant trois jours consécutifs via son Twitter. Apparemment très concerné par les outils de communications, il avouait dans le premier titre disponible I Love My Phone qu’il est incapable de vivre sans son téléphone. Le troisième titre, Giving Me David Hassles, vient de sortir.
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Le titre Masengo qui découle de l’association entre The Heliocentrists et Mulatu Astatke dans le cadre du troisième album de la série “Inspiration Information” est téléchargeable ici.

L’Orquesta Típica Fernández Fierro vient décliner son tango autonomiste
Constitué en 2001, l’OTFF édite ses disques, organise ses dates et administre son propre club (le Club Athlétique Fernandez Fierro) de manière indépendante. Dotée d’un potentiel rock et d’une esthétique punk, la Fierro rappelle l’énergie balkanique du Non Smoking Orchesta d’Emir Kusturica associée à la fougue libertaire de la Mano Negra ou des Clash.
Le premier album intitulé «Envasado en origen» sort en 2002, suivent «Destrucción masiva», «Vivo en Europa» et «Mucha Mierda». Des titres évocateurs qui n’ont pas empêchés ces autonomistes du tango d’être nominés au prestigieux prix Gardel et d’être élus par le quotidien «La Nación» comme un des dix disques incontournables de l’année, aux côtés de Bob Dylan, Caetano Veloso ou Les Beatles.
Orquesta Típica Fernández Fierro
CONCERTS
22/4/2009 Genève / Club Alpin Suisse
27/4/2009 Paris / New Morning
Vous pouvez enfin écouter le morceau de notre chouchou Jay Electronica sur notre player Fairtilizer avec un son digne de ce nom. Ça en vaut la peine!
Nul ne sait si Dent May, dans son style revival easy listening assez particulier, s’apprête à faire une longue carrière. Mais le clip réalisé par John Rory Fraser pour le morceau Howard risque bien de rester comme un modèle en matière de surenchère kitsch et d’effets douteux.
Dent May & His Magnificent Ukulele, “Howard”

Los Angeles et London fusionne dans un set inédit
En guise d’introduction à leur tournée américaine, Flying Lotus et Kode9 ont fait une apparition surprise lors des traditionelles soirées FWD>>, le dimanche soir au Plastic People. Ils proposent un set plutôt homogène, largement dominé par de remixes aux effets dignes de bande-sons de jeu vidéo. Comme le précise le MC résident Crazy D, “It’s technological”. Pour les amateurs, à noter que Mala de Digital Mystikz se produira au Nouveau Casino de Paris le 10.04.09.
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En guise de clôture des soirées dédiées à la Nouvelle-Orléans, The Wild Magnolias n’hésiteront pas à mettre le feux aux Banlieues Bleues.
Par Catia Bellini
Les Grands Chefs Bo Dollis et Monk Boudreaux appartiennent tous deux à la tradition des Mardi Gras Indians, bouillonnant héritage des transes carnavalesques de la Nouvelle-Orléans. L’origine de ce mouvement reste, aujourd’hui encore, plutôt obscure. Ce qui est certain, c’est qu’une fois le temps du carnaval venu, les rues du sud de la Louisiane regorgent de costumes bigarrés et de coiffes de plumes plus spectaculaires les unes que les autres.
Le courant musical qui se rattache au mouvement distille une musique aux percussions incandescentes et à l’énergie contagieuse. Formés dans les années 70, The Wild Magnolias ont été parmi les premiers à graver ce style bien particulier sur les sillons du vinyle. Leur premier single, Handa Wanda, suivi du mythique « (Somebody Got) Soul Soul Soul » les ont directement propulsés sur les ondes radiophoniques. Après des années de séparation, les deux grands chefs scellent pour la première fois d’émouvantes retrouvailles sur la scène des Banlieues Bleues. A noter aussi, la sortie de “They Call Us Wild”, magnifique coffret qui regroupe les deux premiers albums de l’infatigable combo.
CONCERT
- 10.04.09 Les Banlieues Bleues / Paris - Bobigny
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Le réalisateur Vincent Moon, a qui l’on doit de nombreuses réalisations pour les Concerts à emporter de la Blogothèque, vient de lancer son propre site. Avec Fiume Nights , il continue de proposer cette esthétique brute et spontanée de laquelle se dégage cette rare intimité.

Recrue de choix du Label Brownswood de Gilles Peterson, l’américain José James relève le défi d’un jazz vocal ouvert sur la modernité. Une voix scintillante, à la recherche de nouvelles pistes, qui dépoussière le genre avec panache. Il se produira le 09.04.09 dans le cadre des Banlieues Bleues.
Interview menée par Michel Danzer
Quel regard portez-vous sur l’évolution du jazz vocal et sur la place qu’il occupe au sein du jazz ?
C’est une chose étonnante, car jusqu’aux années 60, il y avait toujours des chanteurs qui représentaient cette musique. Et ce qu’il y avait de bien avec les chanteurs de jazz, c’est qu’ils ont été les véhicules par lesquels les dernières évolutions du jazz ont été transmises aux gens, via la culture populaire. Si bien qu’il y avait Lester Young et son pendant Billie Holiday. A l’époque du swing il y avait Ella Fitzgerald. Louis Armstrong lui faisait les deux, il jouait et il chantait. Quand les choses sont devenues plus compliquées, avec des compositeurs comme Andrew Hill, John Coltrane ou Ornette Coleman, on n’a pas vraiment vu, après le bebop, les chanteurs occupés le devant de la scène de la même manière. Il y avait bien quelques personnes comme Leon Thomas qui travailla avec Pharoah Sanders, mais la part occupée par le chant dans le jazz est devenue d’une certaine façon plus petite. Après Betty Carter et Jon Hendricks, ce genre de chanteurs de bebop et de bebop tardif, il n’y a plus eu vraiment beaucoup de chanteurs, jusqu’à peut-être Bobby McFerrin dans les années 80 ou certain trucs brésiliens…..

Alan Vega, Cadillac Christ, Mixed Media, 1997
L’oeuvre plastique d’Alan Vega exposée à Lyon
Alan Vega est surtout connu comme l’un des pionniers du rock électronique minimaliste en tant que cofondateur, avec Martin Rev, du groupe mythique « Suicide ». Cependant, au début des années 70, il est surtout actif dans la scène artistique new-yorkaise en tant que plasticien.
Alan Vega a fait ses études au Brooklyn College et il s’intéressa dans un premier temps à la peinture. À partir de la fin des années 60, son intérêt se porte sur la lumière et il crée ses premières « light sculptures ». Celles-ci se présentent comme des assemblages d’objets divers à partir d’ampoules, de lampes, de télévisions et de néons aux formes et aux couleurs diverses. Anti-esthétique, anti-formelle, son oeuvre plastique suit les même influences que celle qui vont caractériser sa musique.
En 1968, il fonda le « Projet des Artistes Vivants » (Project of Living Artists). Ce loft de Manhattan, ouvert 24h/24, devenait un des premiers lieux alternatifs New-Yorkais tenu par des artistes. Dédié à toutes les formes artistiques, le lieu constitua rapidement un tremplin pour de artistes et des musiciens tels que les New York Dolls, Television ou Blondie.
EXPO
- Alan Vega, “Infinite Mercy”, MAC Lyon, du 15.05.09 au 02.08.09

Les frères Weissenfeldt continuent à décliner le groove sous toutes ses formes
Au sein du revival funk qui souffle depuis quelques années, autour notamment de Daptones Records, Jan and Max Weissenfeldt jouent le rôle des héros discrets. La réédition de “In The Raw” par Stones Throw devrait participer à donner un peu plus de visibilité aux deux frères originaires de Hambourg.
Avec leur projet principal The Poets of Rythm, ainsi que sous de nombreuses autres étiquettes comme les Whitefield Brothers, Syrup, ou Bus People Express, cela fait déjà prêt de 15 ans qu’ils rallument les flammes d’un spectre musical qui passe en revue toutes les déclinaisons du funk originel.
Un nouvel album, sous le nom des Whitefield Brothers, vient d’être terminé et devrait sortir dans le courant de l’année. Les deux frangins prospectent du côté de sonorités plus exotiques puisqu’on y trouvera beaucoup d’influences éthiopiennes, mais également japonaises et turques. “Le terme World Funk serait une bonne description pour le définir” précise Jan à ce sujet.
Whitefield Brothers, EJI, “In The Raw”, 2001 (Now Again)

Ca y est, le sosie officiel de Michael Jackson tombe le masque
Jusqu’à la conférence de presse qu’il a accordé hier matin, personne n’avait entendu parler de Raul Fernandes. Un anonymat qui avait toutes les chances d’être durable, si cet esthéticien de 38 ans originaire de Kissimmee en Floride, n’avait décidé de faire des aveux fracassants. En effet, depuis 2001, selon se dires, il aurait assuré de nombreuses apparitions publiques à la place de Michael Jackson. “Mon rôle était avant d’être photographié lorsque Michael ne voulait ou ne pouvait pas apparaître en public. Il m’arrivait également de faire diversion pour lui permettre d’avoir plus de liberté mais mon rôle a pris récemment une orientation que je ne peux plus assumer”.
En effet, la dernière substitution en date, organisée lors de l’annonce officielle des concerts de l’O2 Arena à Londres, aura été celle de trop. La star soudainement victime d’un malaise, Raul a en effet été obligé de la remplacer au pied levé. Même s’il aurait été préparé à toutes les formes d’éventualités, il n’avait jusque-là jamais été question de prendre la parole. Cet épisode a profondément perturbé le sosie qui, toujours plus sous pression, aurait finalement décidé de mettre un terme au contrat très fructueux conclu avec le King Of Pop.
“Même si cette aventure reste tout à fait exceptionnelle”, déclarait-t-il, “l’épisode de la conférence de presse m’a permis de prendre conscience des limites que je ne voulais pas dépasser. Je préfère jeter l’éponge maintenant avant d’être contraint à me produire sur scène lors des shows de “This Is It”. Tout cela a déjà été trop loin et malgré l’énorme respect que je porte à Michael, il est temps que je redevienne moi-même”. Selon d’autres sources, ce serait surtout les propositions mirobolantes d’éditeurs et de maisons de production qui auraient précipité ce volte-face. A l’heure actuelle, aucune déclaration n’a été faite de la part du service de presse de Michael Jackson.
Raul Fernandes lors de la conférence de presse de la tournée “This Is It” le 05.03.2009
L’excellent magazine Waxpoetics vient de sortir un 34e numéro dédicacé entiérement au Jazz. On y retrouve John Coltrane et Freddie Hubbard en couverture et les articles sur Creed Taylor, Melvin Price, Melvin Sparks et bien d’autres.

Richard Swift continue à défier les catégorisations avec ses expérimentations vintages
Pour son quatrième album The Atlantic Ocean, Richard Swift continue ses explorations vintage à partir des rebuts des musiques populaires américaines. Cette fois-ci, avec l’aide de Pat Sansone de Wilco, Sean Lennon et Mark Ronson, le multinstrumentiste avoue un penchant plus prononcé pour les nappes de pop nostalgiques et les arrangements nonchalamment Motown. Des ambiances qui prennent corps dans le single Lady Luck, qui se trouvait déjà sur l’album gratuit “Ground Trouble Jaw”, ou sur le cartoonesque A Song For Milton Feher. Un hommage à ce gourou de la relaxation, aujourd’hui âgé de 98 ans, qui découle d’une curieuse rencontre.
Alors qu’il venait de finir un premier album autoproduit intitulé “Walking Without Effort”, qui a été réédité par Secretely Canadian, il tomba par hasard sur les enregistrements de “Relaxing Body and Mind” (1962) de Milton Feher. L’un des chapitres portait également le titre “Walking Without Effort”. “Du même coup”, précise Richard, “j’ai acheté le disque. Environ un mois plus tard, j’ai passé à travers une période difficile et j’ai commencé à écouter le disque dans l’espoir d’y trouver du réconfort. Par la suite, nous nous sommes rencontrés pour un enregistrement et nous sommes restés de très bons amis.”
ALBUM
- Richard Swift, “The Atlantic Ocean”
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Richard Swift, Lady Luck, “The Atlantic Ocean” (Secretely Canadian) sortie le 7 avril
SITE
Comme chaque année, le festival londonien Meltdown invite un musicien à proposer une programmation. Après Massive Attack l’an passé, ou encore David Bowie, Patti Smith et Lee Scratch Perry quelque temps auparavant, c’est au tour du saxophoniste légendaire de faire sa sélection pour cet événement qui se déroulera du 12 au 21 juin. Bien que le programme définitif ne soit pas encore établi, il semblerait que John Zorn, Lou Reed et Charlie Haden seront à l’affiche.

Dix disques. Ceux que Linton Kwesi Johnson emporterait sur son île déserte. «Des disques qui allient messages engagés, utopiques ou acerbes avec une musique exhalant une profondeur tangible, une âme bien palpable.»
Charlie Parker “Ornithology”
J’ai découvert Charlie Parker alors que j’avais un peu plus de vingt ans. Un choc. J’adore sa manière de jouer, son style be bop. Son interprétation de la ballade «Embraceable you» est tout simplement splendide.
Thelonious Monk “Straight no Chaser”
J’ai trois ou quatre albums de lui mais celui-ci est mon favori: je me le passe régulièrement, il y a un morceau dessus – je ne me rappelle plus de son titre – qui me magnétise littéralement. Le jeu de Monk est si beau, si personnel. Anti-conventionnel et toujours émouvant.
Burning Spear “Rocking Time”
Je l’ai découvert quand il a dû sortir, fin 60 début 70. C’est le premier album qu’il a enregistré pour Studio One. Il apporte un éclairage lumineux sur la Jamaïque, ses valeurs inaltérables. J’ai par la suite eu le plaisir de rencontrer Winston Rodney.
John Lennon “The Collection”
J’ai grandi en Angleterre en écoutant les Beatles. John Lennon était le plus attachant et «Imagine» demeure une des plus belles chansons jamais composées. J’aime aussi beaucoup «Give Peace a Chance». Sa vision ingénue du monde est très émouvante, similaire à ma propre naïveté.
Don Drummond “In Memory”
Un album solo du fantastique tromboniste des Skatalites. Ce disque est sorti juste après sa mort, à la fin des années 60. Il regroupe tout ce qui a fait de Don un artiste exceptionnel. Il a entre autres un timbre instrumental inimitable, unique.
The Heptones “The Heptones”
Leur premier album pour Studio One. Il contient plein de classiques, des morceaux sublimes comme «Baby», «Why Did You Leave». Quand j’avais quinze ans, j’étais plongé dans le rock steady, juste avant que ce style n’évolue vers le reggae. Les Heptones étaient alors mon groupe favori. Surtout grâce à leurs chansons d’amour, leurs ballades romantiques.
John Coltrane “Giant Steps”
Je prends celui-ci parce que c’est le premier que j’ai acheté. Le morceau «Naima» est particulièrement époustouflant. Coltrane est vraiment un des plus grands innovateurs dans le jazz, son style est tellement visionnaire.
Bob Marley “Survival”
J’ai hésité avec «Burnin’». Ce sont ses deux disques les plus politiques, ils imposent des messages très forts et traitent de l’oppression d’une façon incroyablement ardente.
The Gladiators “Proverbial Reggae”
J’emmènerai ce disque sur une île déserte pour la voix sublime du chanteur Albert Griffiths. Le style pratiqué par les Gladiators est vraiment singulier: il découle des traditions orales héritées du folk jamaïcain. Avec des chansons comme «Hello Carol», tout l’album est excellent.
Burning Spear “Marcus Garvey”
Le premier album qu’il a enregistré pour Island. Je l’aime pour les mêmes raisons que j’adore «Rocking Time»: sa dimension spirituelle et sa conscience morale incarnent une esprit jamaïcain idéal.
Propos recueillis par Benoît Sabatier

Krazy Baldhead sort son premier album chez Ed Banger
Le premier album de Krazy Baldhead sort chez Ed Banger. Le producteur français, qui bénéficie d’une solide formation dans le jazz, propose avec “The B Suite” une recherche en quatre temps autour de la note “si”. A l’instar de singles tels que Sweet Night, dans lequel on retrouve les voix funky du duo Outlines, ou des contretemps saturés de The End, avec Beat Assaillant, il continue sur sa lancée en proposant un groove plus downtemo et expérimental que les autres signatures caractérisant le label.
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ALBUM
- Krazy Baldhead, “The B-Suite” (Ed Banger)
CONCERTS
10.04.09 Lille / Lille
11.04.09 B-Suite Release Party - Point FMR / Paris
12.04.09 First / Lyon
SITE

Photo: Manuel Lagos Cid
Kouyaté et Neerman seront à l’affiche de Vibrations Mali au Cully Jazz Festival
Kouyaté et Neerman consacre la rencontre entre le balafon et le vibraphone. À travers cette collaboration, Lansiné Kouyaté et David Neerman explorent les moyens de faire sonner de façon collective ces deux instruments à la fois si proches et si lointains aussi bien dans leur tessiture, leurs sonorités, leur matériau, leurs techniques de jeu que dans l’histoire et les imaginaires qu’ils véhiculent.
Une réciprocité qui a permis aux deux musiciens d’enrichir leurs approches respectives. D’une part, Lansiné sort des schémas traditionnels mandingues en acceptant d’intégrer à son langage de longues plages de silence. David, quant à lui, à réenvisagé en profondeur son approche en retranscrivant pour le vibraphone certains modes de jeu du balafon, notamment l’indépendance rythmique des deux mains.
Cette rencontre, finalisée sous la forme d’un quartet, a débouché sur la sortie l’an passé d’un premier album intitulé “Kangaba”. Une relecture de langages musicaux variés qui dessinent les contours d’un “ambient post exotique”. Kouyaté et Neerman partageront l’affiche avec Oumou Sangaré lors de la soirée “Vibrations Mali”, le vendredi 3 avril au Cully Jazz Festival ainsi que le 30 mars au festival NøF à au Théâtre de l’atelier.
SITE
CONCERTS
30.03.09 Théâtre de l’Atelier / Paris
03.04.09 Festival de Cully (Suisse) / Cully
16.04.09 Espace Vauban / Brest
17.04.09 Pannonica / Nantes
24.04.09 Printemps de Bourges / Bourges
KOUYATE NEERMAN, Le Destin, “Kangaba”, 2008 (NØ FØRMAT!)

Une autre légende de la Nouvelle-Orléans s’en est allé
Le 18 février, 2009, soit un mois avant Eddie Bo, c’est le guitariste et chanteur Snooks Eaglin qui s’en allait à l’âge de 73 ans. Tous deux originaires de la Nouvelle-Orléans, il leur arrivait encore réguliérement de jouer ensemble dans les bars de la ville. Après avoir reçu une guitare à l’âge de cinq ans, Eaglin avait développé son jeu exceptionnel en écoutant la radio et les quelques disques de son père. Il abandonne l’école pour entamer sa carrière à l’âge de 14 ans en intégrant The Flamingoes, le groupe de R&B d’Allen Toussaint qui, cela dit en passant, était d’un an son cadet.
Après la dissolution du groupe, il enregistra ses premiers albums solos de manière un peu hasardeuse, après avoir été repéré par un ethnomusicologue lorsqu’il jouait de la rue. Son jeu et sa voie exceptionnels feront l’objet de sessions folk blues qui seront éditées sur différents labels comme Folkways et Prestige/Bluesville. Malgré ses compétences hors du commun, Eaglin produira très peu d’albums tout au long d’une carrière plutôt vertueuse.
Sa méfiance des labels le poussa à ne signer aucun contrat de 1963 à 1987 et il gérait ses apparitions publiques de manière parcimonieuse. Même s’il se produisait régulièrement dans le bars de la Nouvelle-Orléans, au Jazz Fest ou en tournée aux côtés de George Porter Jr, Snooks restait fidèle à ses convictions religieuses en faisant sabbat du vendredi au samedi soir.
Sa capacité de mémorisation hors du commun et son vaste répertoire, qu’il estimait à plus de 2500 morceaux, lui ont valu le surnom de “human jukebox”. Pour Ron Levy, Eaglin était le musicien le plus talentueux qu’il ait connu car “il était capable de littéralement répliquer tous les morceaux qu’il écoutait.” Bien qu’Eaglin avait perdu la vue à l’âge d’un an, il affirma à un journaliste d’Offbeat Magazine qu’il avait un jour ramené sain et sauf tous les membres des Flamingoes au volant d’une Studebaker. Les gravillons sur le bord de la route l’avertissant lorsqu’il fallait recentrer se conduite. “That’s the true story, baby”, ajouta-t-il.
Snooks Eaglin, St. James Infirmary
Snooks Eaglin with George Porter Jr., Red Beans
Antony and the Johnsons ont annncé plusieurs collaborations avec des orchestres symphoniques à travers l’Europe dans le cadre de leur tournée “The Crying Light”. Une date a été agendée à Lyon le 21 juillet dans le cadre des Nuits de Fourviere accompagné par l’Orchestre de l’Opera de Lyon. Le groupe a également annoncé qu’ils allaient se produire au Coachella Music and Arts Festival avec Matthew Herbert pour proposer une version reformulée de leur dernier album.

Photo: Divan du Monde / Glaz’art
Il était un des derniers pianistes à incarner l’esprit funk originel de la Nouvelle-Orléans
Eddie Bo est décédé d’une attaque quartier la semaine dernière à l’âge de 79 ans. Né Edwin Bocage, il a été une des figures musicales influentes de la Nouvelle-Orléans aux côtés des Neville Brothers, Dr John ou ou Fats Domino. Son premier single sortait chez Ace Records en 1955 et connaîtra son premier succès six en plus tard avec Check Mr Popeye. Cela marquait le début d’une carrière extrêmement prolifique de plus de cinquante ans, Bo est souvent considéré comme l’inventeur du funk.
Depuis cette période, Bo a travaillé pour plus de quarante labels différents et deviendra une sorte de gourou en incarnant le groove funky qui baignait la ville tout au long des années 60 et 70. Selon lui, la Nouvelle-Orléans qu”constituait l’épicentre d’une énergie mystérieuse qui guide la création musicale” et il restera durant toute sa vie un ambassadeur privilégié. Plus récemment, il collaborait régulièrement avec The Dirty Dozen Brass Band.
Déjà largement plébiscités à l’époque de la Northern Soul, de nombreux morceaux d’Eddie Bo, tel que Check Your Bucket ou Hook & Sling, seront réactualisés en Europe au début des années nonante grâces aux scènes rare groove et acid jazz. Certains de ses morceaux avaient récemment été réédités sur les compilations “New Orleans Funk” et “Saturday Night Fish Fry” (Soul Jazz). Malgré cette reconnaissance tardive, Eddie Bo a toujours trainer la réputation du génie dont l’oeuvre avait été curieusement sous-estimée par l’industrie musicale.
Eddie Bo, Live au Divan du Monde (2007)
Eddie Bo, Check Your Bucket

Francis Baudevin poursuit ses investigations sur l’objet disque
La démarche de Francis Baudevin a toujours été étroitement liée au domaine musical. Mélomane passionné, il s’est constitué au fil du temps une large collection de disques et la musique l’accompagne au quotidien. Depuis de nombreuses années, en compagnie d’Emmanuel Grandjean, il propose dans Vibrations des éclairages originaux sur les liens entre images et musique à travers la rubrique “un disque par sa pochette”. Il propose également une sélection mensuelle pour la Listening Gallery.
Dans le cadre de l’exposition “Earthbound”, en parallèle au Cully Jazz Festival, il présente une série inédite de photographies qui mettent en scène l’objet disque, sa pochette et son intérieur. Il obtient un nouveau cadrage de l’image imprimée de la pochette, en utilisant la perforation du papier de protection du vinyle comme un chablon, focalisant ainsi le centre de l’image.
EXPOSITION
- 27.03.09 au 04.04.09 Galerie Davel/ Cully (15h - 23h)
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SITE
L’Observatoire, salle de Musiques Actuelles de Cergy (95) accueille The Last Poets pour leur unique date en France le 7 mai 2009. La riche programmation des mois à venir propose également bien d’autres surprises comme la venue de Victor Démé, Toots & The Maytals ou les guerriers dub d’Iration Steppas
CONCERTS
27.03.09 Les Hurlements d’Léo + 1ère partie
03.04.09 Kid Loco + Meï Teï Sho
10.04.09 Daddy Mory + Mathieu Ruben + Ronegga
28.04.09 Toots and The Maytals+ Molecule & Thierry Arnold
07.05.09 The Last Poets + Lunik
15.05.09 Victor Démé + Melissa Laveaux
16.05.09 Concert Cross Over
29.05.09 Iration Steppas + Jacin + Blackboard Jungle
30.05.09 Spark Gap + The Smalls and Cie + Hooray Henry
Jeudi 28 mai 2009 à 19h30 au Cabaret Sauvage
LIARS
BLACK LIPS
ARIEL PINK
Tarif de lancement* : 18 € puis 24 €
Vendredi 29 mai à 19h30 à la Grande Halle de la Villette
LIQUID LIQUID
GOBLIN “play DARIO ARGENTO SOUNDTRACKS”
NISENNENMONDAI
Tarif de lancement* : 22 € puis 26 €
Vendredi 29 mai à partir de minuit à la Grande Halle de la Villette: “We Love Sonique”
DIPLO
DJ HELL
BOY 8-BIT
JESSE ROSE
Tarification en cours
Samedi 30 mai à partir de 15h30 dans les prairies et jardins du Parc de la Villette
ERNA OMARSDOTTIR « Digging in the sand with only one hand”
EXTRA LIFE
TUSSLE
DUCHESS SAYS
LIGHTNING BOLT
En accès libre et gratuit
Dimanche 31 mai à partir de 15h30 dans les prairies et jardins du Parc de la Villette
OMAR SOULEYMAN
DEERHOOF
MONOTONIX
DAN DEACON & THE ENSEMBLE
EBONY BONES
En accès libre et gratuit
En raison des futurs chantiers du Muceum et de la Cité de la Méditerranée, le festival Marsatac a décidé de s’installer au Dock des Suds lors de sa onzième édition du 24 au 26 septembre 2009. La programmation sera dévoilée début juin sur le site du festival.

Niño poursuit ses escapades cosmiques avec l’aide de quelques amis
Producteur, DJ, compositeur, musicien, écrivain, arrangeur, Carlos Niño fait preuve d’une boulimie proactive lorsqu’il s’agit de produire des vibrations musicales. Personnalité incontournable de la scène jazz expérimentale de Los Angeles, il est à l’origine notamment de projets tels que AmmonContact, Living Room ou Build an Ark et collabore fréquemment avec Dwight Trible, Deadelus ou Madlib. Il présente également le show radiophonique hebdomadaire Spaceways sur KPFK, dont l’une des sessions “special 1968″ est proposée en téléchargement ci-dessous.
Son nouvel album “High With A Little Help From” lui permet d’organiser une synthèse originale de ces différents projets. En effet, l’album est en grande partie composé de samples enregistrés lors de sessions live. Tel un chiffonnier, Niño a recomposé à partir de ses rebuts une collection d’ambiances vaporeuses d’une surprenante homogénéité. Ces collages sont habités par les aspirations cosmiques de Sun Ra, entrecoupés quelquefois par l’éveil lointain de percussions africaines hypnotiques.
À noter que le label prospecteur Kindred Spirits vient également de sortir “When Planets Explode” de Dorian Concept, ainsi que le premier album de HEAVy, le projet nu soul de Nicky Guiland et Casey Benjamin qui a ouvert pour quelques dates lors de la tournée européenne de Q-Tip.
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ALBUM
- Carlos Niño & Friends, “High With A Little Help From” (Kindred Spirits) Cat. No: KS 027 CD/LP Release date: 12th March 2009
SITE
Prince a annoncé la sortie d’un coffret de trois disques qui sera commercialisé aux Etats-Unis à partir du 29 mars dans le réseau de la chaîne Target. Pour les autres pays, il faudra passer par la filiale britannique du site Amazon. Les albums s’intitulent “LotusFlow3r”, “MPLSound” et “Elixir”. Dans la foulée, Prince a annoncé la mise en ligne de son nouveau site Internet sur lequeil il proposera notamment des archives de concerts et des vidéos.

Un mix du MC new yorkais en download
Évoluant dans la même galaxie que DJ Rupture, le trio Noble Society et les soirées de Dutty Goodz, Jahdan affiche également un penchant marqué pour les basses cosmopolites explosives. Chef de file des dernières déclinaisons reggaeisantes de Brooklyn, le MC s’était déjà fait remarquer grâce à son EP “We Are Raiders” dans lequel il rehaussait sa fibre roots de cadences empruntées à la Cumbia ou au Dubstep. On le retrouve notamment dans le titre “Brooklyn Anthem”, qui représente bien l’incorporation du dubstep dans les productions urban new yorkaise.
Autant d’influences que l’on retrouve dans ce mix réalisé pour XL8R. Associé au DJ et producteur Matt Shadetek, Jahdan propose un enchaînement hétéroclite qui donne une bonne idée des diverses orientations adoptées actuellement par le New York tropical.
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Brooklyn Anthem, Jahdan & 77Klash (Craziest Riddim)

Le groupe Congolais peut enfin faire sa tournée européenne
Il ne fait pas toujours bon être originaires d’Afrique lorsqu’il s’agit de venir se produire en Europe. On se souvient des déboires rencontrés par de nombreux groupes qui, ces dernières années, se sont heurtés à des décisions discriminatoires toujours plus flagrantes pour obtenir leurs visas.
Les Kasaï Allstars, tout comme Konono N°1, en ont fait les frais en étant contraints d’annuler l’intégralité de leur tournée européenne l’été passé. Une situation abusive qui, outre de contrecarrer les activités des organisateurs, à priver de nombreux artistes d’une source de revenu essentielle pour la poursuite de leurs activités.
Porte-paroles de la diversité culturelle dans leur pays, ce groupe formé autour Hubert Mputu rassemble une vingt-cinq musiciens provenant de la province multiethnique du Kasaï. Une région au centre de la République démocratique du Congo qui souffre de pauvreté endémique malgré les nombreuses concessions diamantifères.
Inspiré par les musiques rituelles traditionnelles, le Kasaï Allstars propose une musique polyrythmiques amplifiée à l’énergie brute. Leur premier album, “In the 7th moon, the chief turned into a swimming fish and ate the head of his enemy by magic” (2008), a constitué une véritable révélation.
Kasai Allstars, MPofu
Kasai Allstars Session d’enregistrement de l’album “In the 7th moon, the chief turned into a swimming fish and ate the head of his enemy by magic” (2008)
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CONCERTS
19.03.09 AGEN - LE FLORIDA
20.03.09 MASSY - CENTRE CULTUREL PAUL BAILLIART
21.03.09 AULNAY SOUS BOIS - LE CAP
22.03.09 CARHAIX - ESPACE GLEN MOR
24.03.09 BOURGES - MAISON DE LA CULTURE
25.03.09 TOURCOING - LE GRAND MIX
26.03.09 AMIENS - FESTIVAL DU TEMPS DU JAZZ
27.03.09 AMIENS - FESTIVAL DU TEMPS DU JAZZ
28.03.09 AMIENS - FESTIVAL DU TEMPS DU JAZZ
30.03.09 BREST - LE QUARTZ
Elisabeth Stoudmann, la co-fondatrice de Vibrations Magazine, vient de lancer son blog dans lequel elle nous fait partager ses passions pour la musique, la culture et l’Afrique. On y trouve ainsi des chroniques de disque, des reportages, des billets d’humeurs ou encore des interviews exclusives ou déjà publiés dans le magazine Vibrations. Il ne fait aucun doute que cette adresse ne tardera pas à être un passage obligé pour tous les amateurs de musiques africaines.
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Le label Warp fêtera ses vingt ans à la Cité de la musique les vendredi 8 et samedi 9 mai dans le cadre d’une série d’événements qui se poursuivra à New York, Berlin, Londres avant de s’achever à Tokyo en novembre. Une vingtaine d’artistes du label investiront l’ensemble des espaces de la Cité de la musique. Outre les sets DJ et les concert, il y aura également des installations et des projections de clips et de films. On annonce déjà la participation d’Aphex Twin & Hecker, de Pivot, Andrew Weatherall, Flying Lotus, DJ, Mujava, etc. Le programme complet sera annoncé à l’occasion d’une conférence de presse début avril.

Illustration: Benoît Guillaume
Deux morceaux des tigres impériaux en écoute
Même s’il existe une région en Éthiopie du nom de Tigré, les genevois de Imperial Tiger Orchestra clarifient d’emblée tout quiproquo, il n’y a pas de tigre en Afrique. “Nous nous sentons un peu comme des faussaires puisque nous ne sommes pas du tout Éthiopiens, nous sommes donc un peu comme des tigres. De plus, il y a aussi cette phrase dans un film des Monthy Python qui dit “No tiger in Africa”.
A l’heure où les compilations déferlent de toutes parts pour exhumer l’héritage musical éthiopiens, ces talentueux faussaires proposent des contrefaçons originales grâce à leurs reprises finement ciselées de thèmes de Getatchew Mekurya, Mulatu Astaqe ou de Mahmoud Ahmed.
Après avoir déjà partagé l’affiche avec des groupes tels que The Ex ou Tinariwen, l’Imperial Tiger Orchestra a récemment été invité à se produire dans le cadre du Festival des Musiques éthiopiennes, qui se déroulera du 15 au 24 mai 2009, à Addis-Abeba. Qui a dit qu’il n’y avait pas de tigre en Afrique ?
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Imperial Tiger Orchestra, Djemeregne
Imperial Tiger Orchestra, Bati
Imperial Tiger Orchestra, Aynotche Terabu/Tezeta
CONCERTS
21.03.09 Le Bourg / Lausanne
17.04.09 La Meson / Marseille
18.04.09 Le Paradox / + Marabout Fonk System / Marseille
06.06.09 Festival Mai au Parc / Genève
SITES
Pour son nouvel album, intitulé « Préliminaires », Iggy Pop dévoile une facette encore peu connue de sa personnalité, à savoir son amour pour la culture française. L’Iguane, qui a été influencé par l’ouvrage de Michel Houellebecq « La Possibilité d’une Ile », y interprête les « Les Feuilles Mortes » de Jacques Prévert. Il propose également une orientation musicale originale avec quelque balades jazz ou une influence marquée pour la New-Orleans. L’album dont l’artwork a été confié a Marjane Satrapi sortira le 18 mai dans un luxueux coffret.
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Ashley Beedle et Horace Andy réunis pour la deuxième édition de Inspiration information
Après Amp Fiddler et Sly & Robbie, la deuxième mouture de la série Inspiration Information réunit le producteur anglais Ashley Beedle et la voix céleste d’Horace Andy. Le principe de cette collection de permettre à un musicien de collaborer avec une personnalité qui a influencé sa carrière. L’alchimie fonctionné plutôt bien entre des compositions puisant dans le registre de la scène urban actuelle et les thèmes roots atemporels du chanteur jamaïcain.
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Horace Andy / Ashley Beedle, Babylon You Lose
Horace Andy / Ashley Beedle, Angie
Horace Andy / Ashley Beedle, “Inspiration Information 2″ (Strut Records)
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La rumeur ne cessait d’enfler à mesure que les problèmes financiers de Bambi devenaient insurmontables. Cette fois c’est confirmé, après plus de dix ans d’absence des scènes, Michael Jackson a annoncé une résidence de 10 jours à l’O2 Arena de Londres. Pour l’instant, ce sont les seules dates annoncées et il est possible, en fonction de la demande que Jackson joue les prolongations. En tous les cas, les commentaires vont déjà bon train pour pronostiquer les capacités du chanteur à assurer ses performances.

Le sextet déjanté continue à promouvoir son Death Jazz
Les membres de Soil & “Pimp” Sessions se sont rencontrés au début de la décennie autour de Tabu Zombie, un DJ de Tokyo qui avait l’habitude de s’entourer de musiciens pour l’accompagner lors de ses sets. Avec leur présence scénique explosive et leur jazz déjanté, le groupe acquiert progressivement plus de succès que le DJ et cristallisent leur association en 2005 dans un premier album intitulé “Pimp Master”.
Soil & “Pimp” Sessions c’est un peu Bootsy Collins, Rahsaan Roland Kirk et Roger Rabbit se retrouvant pour faire des jams dans un accélérateur de particules. Le résultat se décline dans une fusion de jazz anarcho-punk que leur mentor Gilles Peterson, qui est intarissable lorsqu’il s’agit d’être élogieux à leur propos, a surnommé death jazz. Selon lui, “Miles Davis avait raison de dire que le jazz était mort. Cependant Soil & “Pimp” Sessions l’a ressuscité et ils s’apprêtent à déverser ce death jazz de part le monde”.
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Leur dernier single intitulé SATSURIKU Rejects est téléchargeable ici.
SITES
Soil & “Pimp” Sessions, Storm, “Planet Pimp” (Brownswood Records)
Soil & “Pimp” Sessions, Crush

Les texans continuent leurs explorations mélodiques de l’environnement naturel
Michael Muller et Rob Lowe ont choisi de donner le nom d’un parc naturel à leur projet musical et, dès le début, les deux Texans n’ont cessé de s’inspirer des couleurs et des fluctuations de notre environnement. Dans “River’s Arm” (2008), ce sont les métaphores aquatiques qui permettent à leurs compositions de s’écouler langoureusement, comme un seul courant.
Avec “All Is Wild, All Is Silent”, le duo s’est muté en sextet et se sont désormais les pleines arides et désertiques de leur Texas natal qui servent de terreau pour inspirer leur univers cinématographique. Quelque part entre les plaintes solitaires de Bon Iver, le postrock de Tortoise et les ambiances mélancoliques de Sigur Ròs, Balmorhea retranscrit l’écho lointain des mythes qui hantent les grandes étendues.
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CONCERTS
19.04.09 Treibhaus / Lucerne
28.04.09 Sonic / Lyon
29.04.09 Buzz Club / Lausanne

Daniel Dumile réintègre son personnage cartonnesque
Fidèle à sa réputation cryptique, Daniel Dumile, continue à brouiller les pistes quelques semaines avant la sortie de son nouvel album. Désormais, c’est sous le nom de DOOM qu’il faudra appeler cet artiste connu autrefois, entre autres, sous le nom de MF Doom. Une petite facétie banale pour celui qui alimente régulièrement les gossips de la planète hip-hop.
Certaines rumeurs l’ont fait passer pour mort, d’autres suspectent que c’est un quidam qui le remplace lors des interviews, voire même lors des concerts. Pour d’autres encore, ses performances seraient jouées en playback. Autant de petites intrigues auxquelles son label Lex répond avec complaisance afin d’entretenir le buzz. Il n’empêche que Dumile n’a toujours pas montré son visage et continue à préserver une bonne dose de mystère autour de son vengeur masqué.
Pour cette nouvelle mission, il s’est entouré de Ghostface Killah, renommé pour l’occasion Tony Starks, ainsi que de Reakwon.
DOOM, Cellz, “Born Like This”
DOOM - Angelz, (Feat. Tony Starks), “Born Like This”
ALBUM
- DOOM, “Born Like This” (Lex Records) sortie le 24.03.09
Sorti en 2007, “Cause 1″ rassemblait une palette de groupes de la scène indie afin de récolter des fonds pour aides les ONG actives au Darfur. La situation ne s’étant pas améliorée, Waxploitation propose une nouvelle compilation dont l’ensemble de la recette sera reversée à Médecins Sans Frontières, Human Rights Watch et Oxfam America.
Tracklist:
01 Black Moth Super Rainbow: “Happy Melted City”
02 The Decemberists: “After the Bombs (Live)”
03 Devendra Banhart: “White Reggae Troll”
04 Diplo: “Wassup Wassup (Samim Remix)”
05 Federico Abuele: “Luna Y Sol”
06 Gnarls Barkley: “Mystery Man”
07 LCD Soundsystem: “Starry Eyes (Original)”
08 My Morning Jacket: “Highly Suspicious (VHS or Beta Remix)”
09 Matthew Dear: “When She Don’t Need Me”
10 múm: “Asleep in a Hiding Place”
11 Neon Neon: “I Lust U [feat. Cate Le Bon] (DJ Eli Escobar Remix)”
12 RJD2: “Wherever”
13 Sharon Jones & the Dap-Kings: “It Hurts to Be Alone”
14 Tim & Eric: “Petite Feet [feat. Sylvia Gordon] (Devlin & Ghostdad Remix)”

Un compilation rend hommage au groupe iconique de Düsseldorf
“Même si les Neu! s’étaient séparés après le premier morceau de leur premier album, ils auraient tout de même changé l’histoire du rock’n'roll”. C’est ainsi que David Toop décrit l’influence du groupe fondé en 1971 par Michael Rother et Klaus Dinger, deux ex-membres de Kraftwerk. A la différence des envolées mélodiques qui caractérisaient le krautrock de cette période, les deux musiciens inaugurait une approche audacieuse dont l’influence n’a jamais véritablement cessé de se faire ressentir.
De David Bowie à LCD Soundsystem, en passant par Radiohead ou les producteurs de techno minimale, les sonorités industrielles et métronomiques de Neu!, tout comme le graphisme épuré des pochettes, semblent défier l’obsolescence. Brand Neu! consacre l’actualité du groupe grâce aux relectures de musiciens aussi variés que Cornelius, Kasabian ou Oasis (!). Cette compilation propose également deux morceaux des membres orginaux de Neu!.
ALBUM
- Brand Neu! (Feraltone / Gronland) Sortie le 11.05.09
NEU!, Hallogallo, “Neu!” (1972)

Le pionnier du DJing moderne et père fondateur de la culture hip-hop est de retour aux affaires. A 51 ans, Grandmaster Flash sort « The Bridge », un album d’une incroyable fraicheur, aux sonorités venues des quatre coins de la planète. Plus de 30 ans après ses débuts, Le Message passe toujours
Interview menée par Julien Chavanes
Plus de 20 ans se sont écoulés depuis ton dernier album studio. Pourquoi un si long silence ?
Il me fallait le bon deal. J’ai fait de la télé, des tournées, de la radio, je n’ai pas manqué d’activité. Les labels me sollicitent depuis des années en me disant « Flash, pourquoi tu ne ferais pas un album comme ceci, ou comme cela ? » Et je répondais : « Non je veux plutôt le faire comme ça. » J’ai négocié des dizaines de fois, sans trouver d’accord. Il fallait un bon contrat, avec une bonne compagnie qui respecte ma vision. Ce que je voulais absolument faire, c’est un disque entièrement produit par moi mais qui sonnerait comme une sélection de DJ. C’est-à-dire avec une sonorité différente à chaque morceau, de la diversité, des ruptures et des enchainements. Avec des sons discos, funk, électro, africains, blues… Des sons américains mais aussi français, brésiliens, sénégalais, espagnols, japonais ! Tout ce que j’aime en définitive, tout ce qu’il doit y avoir dans une bonne et grande soirée animée par Grand Master Flash. C’est ce que je voulais absolument et rien ne pouvait me faire dévier de cette ambition. Il me fallait une liberté totale. C’est comme ça que je conçois la musique. Pas autrement.

Une série de documents dresse un portrait acoustique du père des Beach Boys
Le site WFMU propose quatre enregistrements étonnants tirés d’une session d’enregistrement des Beach Boys dans laquelle on entend Murry Wilson, le père de Brian, Dennis et Carl, dispenser ses conseils incantatoires. Dans le cours de ces discussions pour rendre Help Me Rhonda plus sexy, le paternel lance par exemple un “I’m A Genius, Too!” qui reflète les tensions qui traversaient cette collaboration familiale. Outre le fait de donner un aperçu de l’ambiance qui régnait dans les studios, ses documents sonores permettent surtout de saisir l’attitude singulière de celui qui est souvent désavoué pour son tyranisme.
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Une mixtape d’un DJ berlinois présente un aperçu de la scène house sud-africaine
Après avoir exploré quelques déclinaisons contemporaines du hip-hop et du dancehall à travers le monde (mix 1), puis présenté l’influence des structures rythmiques africaines et latines (mix 2), le dernier mixe de la série NGoma continue d’examiner les nouveaux contours de la world music contours de la
Avec cette nouvelle mouture, le DJ berlinois Zhao se plonge dans l’actualité de la scène house sud-africaine et des pays voisins. Black Coffee, Ossie ou Manya perpétuent l’héritage syncopé du kwaito funk avec cette palette de productions caractérisées par des rythmes “drums”, entrecoupés de poussées acidifées, largement popularisés par DJ Mujava.
A ce titre, DJ Clock présente un profil passablement similaire. Issu d’un township de Durban, son premier album “The First Tick”, disponible uniquement en format mp3, ravive immanquablement l’univers synthétique de la house originelle.
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DJ Clock, Dusk’n Dawn
Lors d’un passage récent dans le show radiophonique de Benji B sur BBC 1Xtra, Kode9 a proposé un set présentant les artistes signés sur son label Hyperdub. Dans cette sélection on retrouve deux morceaux inédits, et non terminés, de Burial. Ceux-ci devrait apparaître sur le prochain dont la date de sortie n’est pas encore annoncée.
Tracklist:
- Dam-Funk – Hood Pass Intact (White)
- Jaylib – The Red (Stones Throw)
- TI ft Dr Dre & Nas – Topless (CDR)
- Sa-Ra Creative Partners – Bad B*** (CDR)
- DJ Haircut – Liftoff (CDR)
- Mayer Hawthorne – Maybe So, Maybe No (CDR)
- Alan Kaufman – Ivory Fantasy No1 (Joey Negro Edit)
- Betty Padgett – Get Up & Dance (Luv N Haight)
- Unknown – Eastside (CDR)
- Hudson Mohawke – Monde (Warp)
- Mark Pritchard ft Om’Mas – Wind It Up (Dubplate)
- Joker – Do It (CDR)
- D Bridge – Wonder Where (Dubplate)
** Kode9 Live In The Studio – Hyperdub Label Showcase **
- Samiam – Return (Hyperdub)
- Kode9 – Black Sun (Hyperdub)
- Cooly G – Love Dub (Refix) (Hyperdub)
- Iconica – Sahara Micheal (Hyperdub)
- 2000F & JKamata – You Don’t Know What Love Is (Hyperdub)
- Dark Star – Digital (Hyperdub)
- Burial – Untitled (Hyperdub)
- LV – Take Away (Hyperdub)
- Burial – Untitled (Hyperdub)
- Kode9 – Too Far Gone (Hyperdub)
- Terror Danjah – Sonar
- Lemon D – Manhattan Melody

Sir Rodigan offre une nouvelle sélection de reggae authenthique
Après avoir abandonné ses études d’économie, le jeune David Rodigan se destinait à devenir comédien. Toutefois, c’est finalement grâce à sa passion pour le reggae qu’il est dévenu un des sélecteurs les plus atypiques du reggae. Lorsqu’on voit ce sexagénaire “so british” s’agiter comme un damné sur les morceaux qu’il joue, il ne fait aucun doute que Sir Rodigan a su se construire avec brio une place à part.
Une réputation construite également en grande partie grâce à sa collection légendaire de dublates, de ses sets fougueux et des programmes radiophoniques qu’il dispense depuis la fin des années 70. A partir des années 90, c’est surtout en matière de sound clash que Rodigan a pu imposer ses sélections aux quatre coins du monde. Avec “Real Authentic Reggae Volume 2″, il propose une sélection de morceaux qui nous plongent au coeur du reggae roots d’hier et d’aujourd’hui.
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ALBUM
- Real Authentic Reggae Vol.2 (Compiled By David Rodigan), (BBE), sortie le 31.03.09

The Soul Rebels fera partie des onze groupes venus de Nouvelle-Orléans pour cette édition des Banlieues Bleues
Entre funk, reggae, jazz ou hip-hop, les Soul Rebels unissent leurs cuivres et leurs percussions comme les puissants générateurs d’une musique créole énergisante. Originaires de la Nouvelle-Orléans, ce brass band se distingue depuis de nombreuses années pour l’énergie remarquable se dégageant de leurs prestations scéniques. Ils seront en concert dans le cadre des Banlieues Bleues où, cette année, la Nouvelle-Orléans a été désignée comme invitée d’honneur.
En invitant Donald Harrison Quartet, Terence Blanchard Quintet ou encore Charmaine Neville Band, “New Orleans is Now” constituera une sorte de festival dans le festival qui présentera un aperçu de l’exceptionnelle vitalité musicale qui traverse la capitale créole actuellement. Lors du concert du 14.03, The Soul Rebels Brass Band partagera l’affiche avec les impressionnantes explorations funky de Galactic
CONCERTS
14.03.09 Banlieues Bleues Festival / Paris
21.03.09 Banlieues Bleues Festival / Paris
SITES

P.O.S revient avec un album influencé par son héritage punk
Le troisième album de P.O.S, “Never Better”, a été en composé durant la longue tournée qui a suivi la sortie d’”Audition” (2006). Stefon Minneopolis continue de faire évoluer un hip-hop largement influencé par son penchant affirmé pour le punk rock. C’est d’ailleurs durant ses années d’agitateur au sein du groupe hard core Com qu’il hérite de son pseudonyme évocateur, Pissed off Stef. Bien qu’il adopte désormais un nom abrégé, il considère toujours son style comme “une musique pour faire du skate”.
À l’instar des roulements de tambours battants de Drumroll ou des choeurs lointains striés par des riffs de guitare, les productions de “Never Better” proposent un hip-hop transversal et énergétique. P.O.S y déverse un flow impulsif à travers lequel il relate des péripéties chimériques, tout en décapant les dérives du matérialisme ambiant.
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SITES
P.O.S, Drumroll, “Never Better”
Joe Cuba, surnommé le père du Boogaloo, est décédé dimanche 15 février à New York. Il était agé de 78 ans. Accompagné par son sextet, Joe Cuba deviendra une des figures emblématiques du Latin New York tout long des années 60 et participa activement au mouvement Nuyorican à travers lesquels les enfants d’immigrants portoricains étaient invités à se réapproprier leur patrimoine culturel. À mi-chemin entre le r’n'b de Motown et les rythmes latinos de Fania, composant aussi bien en anglais qu’en espagnol, Joe Cuba joua un rôle de passeur qui intensifia les échanges culturels entre les diverses communautés.
Joe Cuba & Sextet, djtabogo

Le label de Glasgow propose un mix de Jamie Vex’d
Le label Lucky Me a été lancé en 2002 par deux DJ’s de Glasgow, Dom Sum et Hudson Mo qui se sont rencontrés alors qu’ils étaient encore deux ambassadeurs de l’abstract hip hop. Depuis, ils n’ont cessé de propager leur affection pour les instrumentaux bidouillés et les beats infectieux à travers la ville. La famille Lucky Me s’est peu à peu agrandie et compte désormais plus d’une vingtaine de personnes actives dans le djaying et le graphisme.
Le site du label propose chaque mois une nouvelle mixtape de très bonne qualité. Ce mois-ci, c’est au tour d’un invité, à savoir Jamie Vex’d de Planet Mu, de proposer un mix qui devrait satisfaire tous les amateurs de collages solubles et d’instrus acidifiés.
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SITE

Le jeune rapper new yorkais prêt à jouer dans la queer des grands
Leif a grandi près de Times Square et il est encore étudiant à l’incontournable Wesleyan University. Peut-être suivra-t-il la carrière d’anciens élèves comme Santigold, Boy Crisis ou MGMT. En attendant, il aime jouer sur les ambivalences. “J’ai toujours beaucoup aimé les productions de booty rap de la scène club de Baltimore” déclare le jeune rapper de 19 ans. “Cependant, ce que j’appréciais par-dessus tout ce sont des artistes féminines telles que Amanda Blank, Kid Sister et Mapei. Elles se saisissent de quelque chose de très masculin pour le rendre totalement ironique”. L’electro rap de Lief s’inscrit dans cette posture assez caustique, également adoptée JD Samson de Le Tigre, Bunny Rabbit ou les Yo! Majesty, qui brouille volontairement les genres en jouant la carte de l’androgynie artistique.
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SITES
Très mauvaise nouvelle pour Gang Gang Dance qui vient de perdre tout son matériel dans un incendie à Amsterdam. Il s’agissait du premier concert d’une tournée de 14 dates dans toute l’Europe et le groupe affligé donne quelques explications sur les conséquences de cet événement dans un communiqué sur le site MySpace.

Erland Øye digne représentant de la house nordic
On ne sait pas si Erland Øye est vraiment l’homme vivant le plus blanc. Toutefois, une observation s’impose. En compagnie de ces trois acolytes germaniques, il prouve qu’en matière de grooves il n’est pas immaculé.
“Rules”, leur prochain album qui est annoncé pour mi-mars 2009, ne va pas démentir cette réputation. Erland Øye déclarait à ce propos : “J’ai le sentiment que “Rules” est un aboutissement de ce que l’on cherche à faire depuis quelque temps. Pour le dire franchement, on voulait être un groupe de rock qui joue de la house music”.
ALBUM
- The Whitest Man Alive, “Rules” (Bubbles Records)
SITES
CONCERTS
07.04.09 Hive club / Zürich
14.04.09 AB / Bruxelles
15.04.09 La maroquinerie / Paris
The Whitest Boy Alive, Pump Up The Jam (Tape, Berlin 2007)
Whitest Boy Alive, Burning, “Dreams”

Avec la sortie de son “premier” album, Sophie Hunger poursuit sereinement son cheminement
Plébiscitée comme peu d’artistes autochtones l’avaient été avant elle, l’engouement suscité par la chanteuse zurichoise ne cesse de s’étendre. Avec “Monday’s Ghost”, Sophie Hunger confirmait le début d’une carrière aux attraits irrésistibles. Depuis quelques mois, Sophie Hunger profite en effet d’un aptitude à captiver les personnes qui croisent fortuitement son chemin.
Le charme de sa voix opérait déjà sur “Sketches on Sea”, une première collection de morceaux autoproduits qui a rapidement séduit les oreilles averties. Ensuite, c’est surtout sa présence magnétique lors de ses différentes prestations en première partie de Stefan Eicher, de Camille ou des Young Gods qui ont séduit un public pris au dépourvu. Il ne fait nul doute que sa “résidence” à la Boule Noire, du 23 au 28 mars risque bien d’amplifier ce talent endémique.
SITE
Sophie Hunger,Blues
Sophie Hunger, Ne me quitte pas (Concerts à Emporter)
CONCERTS
19.02.09 Bierhübeli / Berne
20.02.09 Volkshaus / Bâle
23.03.09 La Boule Noire / Paris
24.03.09 La Boule Noire / Paris
25.03.09 La Boule Noire / Paris
26.03.09 La Boule Noire / Paris
27.03.09 La Boule Noire / Paris
28.03.09 La Boule Noire / Paris
30.03.09 Cully Jazz / Cully
06.05.09 La Luciole / Alençon
07.05.09 L’EMB Sannois

La jeune chanteuse est de passage en France
C’est sous un nom proche de l’invective que la jeune Anita Blay, un londonienne d’origine ghanéenne, a choisi de se faire connaître. Pourtant, son style et son talent sont bien loin de jouer dans le registre de la provocation punk. Les compositions de The Cocknbullkid renvoient plutôt au glamour mélancolique d’une diva de pop synthétique.
La sortie en juin dernier de son premier single On My Own, n’était pas passée inaperçue. Ceci d’autant plus qu’on retrouvait Joseph Mount à la production. Le leader de Metronomy qui avait également signé le très bon Let The Spirit de Roots Manuva quelque mois plus tôt.
Le premier album de The Cocknbullkid va sortir le mois prochain chez Moshi Moshi Records. Elle sera en concert lors du Festival Super! à la Flèche d’Or le jeudi 12.02.09, où se produira également le duo de Radioclit.
ALBUM
- The Cocknbullkid, I’m Not Sorry (Moshi Moshi Records), sortie le 09/03/2009
The Cocknbullkid, On My Own,
The Cocknbullkid, I’m Not Sorry (live at Later… with Jools Holland)
SITES
CONCERTS
12.02.09 Paris / Flèche D’Or
13.02.09 Besancon / Larnod (avec Casio Kids et Handsome Furs)
14.02.09 Dijon / La Vapeur (avec Soko et Ladyhawke)

Un documentaire sur les Bad Brains est en cours de réalisation
De Don Letts à Henry Rollins, en passant par un clin d’oeil de Lil’ John, l’éventail des personnes qui rendent hommage aux Bad Brains est à l’échelle de l’influence d’un groupe hors-norme. Les Bad Brains, dont le nom est inspiré par le titre Bad Brain des Ramones, se forment en 1977 à Washington DC. Ils proposeront rapidement un mélange bipolaire inédit de punk rock et de reggae.
Seul groupe composé uniquement d’Afro-américains, ils se démarquaient également grâce à des concerts spectaculaires et un jeu très technique qui participa à poser les fondements du mouvement hardcore. Malgré quelques séparations sporadiques, les Bad Brains n’ont jamais cessés de jouer et leur dernier album “Build A Nation”, produit par Adam Yauch des Beastie Boys, est sorti en 2007.
Il existe assez peu d’information sur ce documentaire, si ce n’est que les réalisateurs sont à la recherche du maximum de documents d’époque afin de compléter la post-production.
Bad Brains, bande annonce du documentaire (date de sortie pas encore annoncée)
Bad Brains, Big Takeover (Live au CBGB, 1982)
SITE

Tim & Barry offrent une TV de proximité à la scène grime
Tim & Barry est un duo de réalisateurs anglais qui proposent une web TV truffée de petites clips qui privilégient la simplicité et pas mal d’humour grinçant, comme en témoigne cette reprise de “Wearing My Rolex” mettant en scène Paul McCartney et son ex-épouse Heather Mills.
Toutefois, leur terrain de prédilection reste la scène grime que les deux titis couvrent depuis de nombreuses années. Une bonne manière de promouvoir cette scène très peu médiatisée, à travers des petites réalisations qui retranscrivent la spontanéité brute et le caractère résolument DIY qui la caractérisent.
A titre d’exemple, trois vidéos produites par le duo loufoque dans lesquelles on retrouve, d’une part, Tempz et JME qui immortalisent l’ambiance folâtre provoquée par les chutes de neige de la semaine dernière. Dans l’autre, c’est Tinchy Stryder qui donne la réplique à Gang Gang Dance sur leur morceau Princes. That’s all folks!
Gang Gang Dance feat. Tinchy Stryder, Princes, “Saint Dymphna” (2008)
SITE

Le chanteur est plus crooner que jamais
Pour son troisième album, Rafael Saadiq, nous propose un voyage sans contrefaçon au temps de la soul originelle. Sur Love That Girl, Saadiq réveillait déjà les souvenirs en empruntant la même voix veloutée que le My Girl des Temptations. Pour la vidéo de son deuxième single 100 Yard Dash, ce sont également les références esthétiques 60’s qui sont convoquées.
Entre le glamour des pochettes de Motown, la lascivité des génériques de James Bond et des textes résolument guimauves, Saadiq semble avoir trouvé des contrées qui lui conviennent. Un univers à retrouver sur scène, lors de son concert au Bataclan en avril prochain.
ALBUM
- Rafael Saadiq “The Way I See It” (Sony)
SITES
CONCERT
- 15.04.09 Paris / Le Bataclan
Raphael Saadiq, Love That Girl
Raphael Saadiq, 100 Yard Dash (Remix)
Une liste des différentes adresses Twitter (qui signifie littéralement gazouiller) de musiciens est disponible sur google. On y retrouve quelques vieux amis improbables tels que Tom Waits qui avoue ne pas s’être amusé depuis 1962, David Lynch nous parle du temps et les Beastie Boys ne disent rien.

Entre raves purgatives et electronica éclairée, ses rythmes balancent
Entre compositions électroacoustiques savantes et rengaines festives pour préadolescents écervelés, Dan Deacon paître avec une désinvolture admirable dans le vaste champ des musiques électroniques. Look de nerd, compositeur prolixe et performer exceptionnel, ce natif de Baltimore n’a pas tardé à générer un véritable culte autour lui. Même si ces compositions aspirent à une quiétude expérimentale, ses concerts s’apparentent plus à des performances artistiques et sont réputés pour provoquer une frénésie rare au sein du public.
Une amie présente lors d’un concert à Brooklyn en décembre dernier, en compagnie des Dirty Projectors et de So Percussion, décrivait ainsi cette expérience singulière: “Muni de son micro, il manipule avec dextérité le bric-à-brac d’appareils et d’instruments électroniques avec lesquels il travaille. Posté au milieu d’une foule déjà conquise, il se transforme en grand ordonateur, en chorégraphe de spectateurs-acteurs qui se laissent totalement prendre à son jeu en se déplaçant au grès de ses indications. Des vêtements, trempés de sueur, volent au dessus des têtes. Le public hurle, tape des mains, se lance dans un pogo endiablé, se déplace de gauche à droite ou d’avant en arrière. Une nuée de mains se lèvent à l’unisson et toutes ces chorégraphies chaotiques s’achèvent par une sorte de gigue formidable. On ne sait plus s’il s’agit d’un concert ou d’une messe païenne, le résultat est ahurissant! Dan Deacon orchestre avec humour les chorégraphies et les musiciens qui l’accompagnent.”
Pour les agoraphobes, il est toujours possible de se replier sur les nombreux titres que Deacon met à disposition sur son site.
ECOUTER
ALBUM
- Dan Deacon, “Bromst” (carpark) sortie le 24 mars
Dan Deacon, Crystal Cat (Pitchfork Music Festival 2007)

Le nouvel album du rapper d’origine somalienne s’intitule “Troubadour”
Après la bonne surprise occasionnée par “The Dusty Foot Philosopher” (2006), K’Naan s’apprête à faire un retour attendu. Ses premiers singles ABC’s (dont le remix de Chubb Rock est en écoute sur notre jukebox) et Dreamer participen à amplifier les attentes.
“Le peuple somalien est sans voix”, remarque le rapper qui a choisi le hip-hop pour sensibiliser l’opinion sur les maux qui frappent son pays d’origine. Fuyant Mogadiscio à l’âge de 11 ans, avec sa mère et son frère, K’Naan s’est intéressé au hip-hop de manière “mécanique”, comme un mode d’acclimatation accéléré. 18 ans plus tard, K’Naan a fait du chemin et s’entoure de Mos Def et Damian Marley pour jouer le “Troubadour”.
SITE
ALBUM
- K’Naan “Troubadour” (EMI), sortie le 24 février
K’Naan, Dreamer, “Troubadour”
Larytta, Souvenir de Chine (Réal. Körner Union)
La nouvelle mixtape hivernale des Roundtable Knights est arrivée:


