Anglais d’origine nigérienne vivant à Coventry, Obaro Ejimive offrait une belle surprise avec son EP “The Sound of Strangers” sorti gratuitement en juin dernier. Déjà bien entouré pour ses singles précédents, notamment avec Dels et Rox, Ghostpoet s’est associé pour l’occasion avec Micachu pour le très herbertienMorning.
Même si elles penchent souvent vers l’expérimentation, ses productions font immanquablement référence au old school et proposent un art cet art de la narration singulier, que l’on retrouve aussi bien chez LKJ, Roots Manuva ou encore The Streets.
Un cocktail qui n’a pas manqué de faire mouche. En particulier du côté de Gilles Peterson qui vient de signer Ejimive sur son label Brownswood Recordings. Nul doute qu’on devrait revoir des apparitions de ce poète conscient et fantomatique.
Même s’ils se définissent eux-mêmes comme étant affiliés à la scène house, le duo londonien du Zombie Disco Squad en élargit les délimitations de manière élastiques. Pionniers dans l’introduction du baile funk en Europe, ils continuent de prospecter en matière de nouvelles fusions tropicales.
Pour preuve, ce Danca do Zumbi (non, pas la mouche), qui se présente comme une variante de UK funky réhaussée à coups de steel drums. ZDS y est associé avec le MC brésilien Oscar et le titre a été produit pour une compilation fêtant le 5e anniversaire du label Man Recordings.
Le label équitable Akwaaba continue de prospecter dans les nouveaux territoires de la musique world. Cette fois-ci c’est le Ghana qui est à l’honneur avec la sortie de l’album d’Appietus, certainement l’un des producteurs de hiplife le plus influent du pays. Intitulé “The Revolution”, on y retrouve plusieurs figures nationales importantes, telles 4X4, Tinny & Kofi B. Dans le même esprit, Akwaaba propose également un mix explosif d’Anna and Sebastian, deux pensionnaires du Highlife Stockholm. Un collectif de DJ’s suédois spécialisés dans les musiques tropicales.
Au début des années 90, un groupe signé sur le label expérimental mille plateaux se distinguait par une approche radicale du médium CD. Markus Popp, Sebastian Oschatz et Frank Metzger, ces derniers quittèrent le groupe en 1995, proposaient d’explorer les potentialités esthétiques des bruits, fragmentation et autres formes de disruptions sonores rattachées aux équipements électroniques, et plus particulièrement des disques compact.
Photo: Sebastian Mayer
Quelquefois à l’aide d’un simple lecteur comme instrument, ils ont contribué à repousser les frontières esthétiques de l’electronica et contribuèrent à façonner le courant glitch. Une variante contemporaine des traditions initiées par les bruitistes et la musique concrète.
Neuf ans après leur dernier album d’Oval, Markus Popp a annoncé la sortie imminente de “O”. Dans une interview pour le magazine Fact, il déclare que cet album devrait se distinguer quelque peu des productions des années 90. Même s’il continue à offrir un regard vis-à-vis des musiques électroniques, Popp y propose 70 productions finement ciselées qui reposent plus sur des harmonies et des mélodies que sur les discours théoriques qui nourrissaient leur approche auparavant.
Après des années de dissection et de déni, je voulais essayer de faire de la « vraie» musique pour changer. Mes objectifs pour les courtes de la face B étaient de m’approcher des sons familiers et des sonneries de téléphone.”
Pour l’occasion Seu Jorge s’associe avec le groupe Almaz, formé par le batteur Pupillo, le guitariste Lucio Maia (deux membres de Nacao Zumbi), Mario Caldato et l’arrangeur Antonio Pinto. Le projet est né suite à l’enregistrement d’un titre pour la bande-son d’un film. Même si l’influence brésilienne est prépondérante, notamment à travers les nombreuses reprises de chansons populaires qui jalonnent l’album, l’ambiance générale se dégage singulièrement des albums précédents de Seu Jorge.
Tout d’abord grâce à une production qui fait la part belle à un son rock originel, porté par des lignes de basses puissantes, comme sur “Errare Humanum”, nourris par une bonne dose d’envolés psychédéliques. On y retrouve également de très belles reprises qui, du Das Rebel de Kraftwerk à Rock With You de Michael Jackson, ratissent très large en matière d’influences.
Avec ses gilets et ses pardessus, Daedelus réveille les souvenirs surannés d’un Beau Brummel ou d’un Dorian Gray. Bien qu’il témoigne d’une inclinaison apparente pour le classicisme en matière de style vestimentaire et de référence littéraires, il n’en va pas de même pour ses productions.
Alfred Weisberg-Roberts a eu sa première révélation musicale lors d’un voyage en Grande-Bretagne, lorsqu’il a entendu pour la première le son de rave au début des années 90. Depuis, il n’a cessé d’explorer les régions les plus expérimentales des musiques électroniques, mettant à profit sa technique experte au monome pour satisfaire ses goûts en matière de déstructuration et de sélections improbables.
Également à l’origine de l’excellente station dublab.com, résident au soirée du Low End Theory et membre du collectif Brainfeeder, le dandy est une des figures incontournables de la beat scene de Los Angeles.
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