Anthony Joseph & The Spasm Band nous convient à des nouvelles odyssées
Deux ans après la sortie d’un premier album remarqué, Anthony Joseph continue ses explorations en compagnie du Spasm Band avec “Bird Head Son”. Fidèle à sa vision syncrétique, il distiller des tempos astraux situés quelque part entre réverbérations du passé et lueurs à venir.
À l’instar de son ami de longue date Keziah Jones, le groove habité d’Anthony Joseph bénéficie d’un accueil particulièrement chaleureux en France. Pour preuve le succès de sa récente apparition à Rennes et les nombreuses dates d’ores et déjà agendées pour cette année. En attendant de retrouver ses processions sur scène, le poète et chanteur nous invite dans une excursion commentée de plus d’une heure à travers son univers musical.
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ALBUM
Anthony Joseph & The Spasm Band, “Bird Head Son” (Heavenly Sweetness / Naïve sortie le 20 janvier)
Anthony Joseph & The Spasm Band feat. Joe Bowie, Conductors of his Mystery, Transmusicales de Rennes, 2008
CONCERTS
21/01/09 France Inter / Paris & worldwide
22/01/09 Le Confort Moderne / Poitiers
12/02/09 La Vapeur / Dijon
13/02/09 Sons d’hiver Festival supp. Saul Williams / Creteil
Le nouvelle vague électronique de Sheffield est arrivée, un mix de Toddla T à télécharger
Depuis quelque temps, la ville de Sheffield se taille une place à part dans la scène musicale anglaise. Ce lieu, qui a été épargné par les logiques de gentrification de ces dernières années, s’est déjà distingué pour avoir généré quelques balises pop depuis les eighties. Human League, Cabaret Voltaire, Pulp, Add N to X ou Moloko ont déjà pu accroché leurs noms sur le Wall of Fame local, mais c’est surtout le label Warp qui a associé le destin de Sheffield à l’évolution des musiques électroniques.
Par un concours de circonstances Toddla T, l’un des porte-voix les plus représentatifs de la nouvelle génération, a d’ailleurs grandi dans la même rue que Rob Gordon. Un des fondateurs du “label de Sheffield”. Toutefois, c’est plutôt dans une réactualisation du dancehall et du UK Garage que s’inscrivent les influences du jeune DJ qui s’est notamment fait remarqué grâce à sa mixtape “Ghettoblaster”.
Outre une bonne dose d’humour, Toddla T se distingue également pour ses incursions dans l’univers des la gastronomie. On retrouve ainsi sa patte de chef derrière les tribulations du vendeur de glace lubrique interprété par Roots Manuva dans Buff Nuff ou dans cette collaboration avec Mr Versatile dans laquelle il est plutôt question de fish & chips.
Le groupe de Manchester ressort un album qui coïncide avec le 30e anniversaire du label Factory Records
Issu directement de la mouvance punk rock, A Certain Ratio s’est rapidement singularisé par une approche très influencée par le funk, disco et expérimentations. Une orientation qui incitera le groupe à intégrer très rapidement l’émergence de la house music. Bien que le groupe a toujours bénéficié d’une certaine actualité grâce à des rééditions et des compilations, la sortie récente de leur dixième album “Mind Made Up” marque le retour de ce groupe influent.
Aux côtés des Joy Division, Durutti Column et les Happy Mondays, A Certain Ration fait partie des pionniers de la prolifiique scène de Manchester des années 80 et reste surtout le premier groupe à avoir sorti un disque sur Factory Records. Le 45 tours d’All Night Party date de mai 1979 et auparavant seules quelques cassettes de Joy Division avaient été éditées.
Pour marquer ce 30e anniversaire, un coffret de 4 CD’s intitulé “Communications (1978-92)” dans lequel on retrouve tous les groupes qui ont marqués l’histoire du label de Tony Wilson.
Le chanteur d’Antibalas se produira à Paris pour trois concerts avec le Fu Arkist Ra
Amayo, le chanteur d’Antibalas, donnera une série de concerts accompagnée par le Fu Arkist Ra. Le groupe dans lequel officient notamment Oghene Kologbo et Mambo Stixs qui sont, respectivement, l’ancien guitariste et l’ancien batteur de Fela Kuti.
Avec ce projet, Amayo vise à synthétiser les deux passions qui occupent sa vie, à savoir la musique et le kung-fu. Il propose ainsi une approche syncrétique dans laquelle la danse, les arts martiaux et l’afrobeat se rejoignent pour former cette philosophie transcontinentale qu’il dénomme Fu-Arkist-Ra.
À propos de cette fusion, il déclare dans une interview sur altemusica “J’essaie de mettre sur scène les ingrédients d’une nuit de Kungfu réussie : du mouvement, de la danse, des rythmes, il y a également des petites parties qui racontent des histoires de Kungfu. Et puis j’utilise aussi ces mélodies particulières, qui sont Yoruba, j’essaie de montrer leurs similarités avec les mélodies asiatiques et de démontrer que nous partageons tous la même histoire, en tant qu’êtres humains…”. Amayo vient également de participer à une compilation de rap nigérian produite par Mark Ronson.
Quelques titres en écoute de ce projet latino made in Miami
Plus ou moins dans la même veine que les prospections de dub électronique qui caractérisent le zizek, The Spam Allstars propose des relectures transgressives des rythmes traditionnels latinos.
À mi-chemin entre improvisations bruitistes, sonorités protoélectroniques, broken beats et latin groove, les morceaux des Spam Allstars constituent autant de descargas contemporaines qui synthétisent l’environnement musical de Miami.
Initié au milieu des années 90 par de Andrew Yeomanson, alias DJ Spam, The Spam Allstars s’est peu à peu étoffé de collaborations variées. Pee Wee Ellis, John Medeski, Larry Harlow et des membres d’Antibalas se sont notamment joints à ce projet au fil des années.
Le hip-hop canadien à l’honneur avec ce titre du duo montréalais Héliodrome
En 2001, le label canadien Endemik sortait le premier album d’un MC atypique appelé Buck 65. Si le poulain a parcouru un joli bout de chemin depuis, le label de Scott Da Ros n’a eu de cesse de révéler au monde de nouveaux artistes tout aussi talentueux (Bleubird, Soso, Skyrider…). A l’image d’autres labels confrères comme Anticon ou Mush, Endemik pousse en effet ses artistes à transgresser les frontières du hip-hop.
Héliodrome est sa première signature francophone. Le duo de Montréal (Khyro au micro et YPL aux machines et cordes) s’inspire ainsi autant du free jazz et des musiques ethniques que de la psychanalyse et la philosophie de Deleuze. Pensez à un Rocé ou Arm (le MC de Psykick Lyrikah) posant leurs rimes sur des instrumentaux sortis sur le label Sub Rosa, et vous ne serez pas très loin de la vérité…
En exclusivité, téléchargez le morceau «A L’Ombre Des Deux Tours» (featuring Bleubird) tiré de l’album «La Lumière Ordinaire Du Jour». Et si vous pensiez que la proximité géographique accentuait l’hégémonie américaine, Khyro remet vite les pendules à l’heure canadienne : «Les deux tours en question sont les cheminées de l’incinérateur 5 dans le quartier Rosemont à Montréal, et pas celles du World Trade Center… Les U.S.A. ne sont pas le centre du monde.»
Anthony Joseph & The Spasm Band nous convient à des nouvelles odyssées
Deux ans après la sortie d’un premier album remarqué, Anthony Joseph continue ses explorations en compagnie du Spasm Band avec “Bird Head Son”. Fidèle à sa vision syncrétique, il distiller des tempos astraux situés quelque part entre réverbérations du passé et lueurs à venir.
Le nouvelle vague électronique de Sheffield est arrivée, un mix de Toddla T à télécharger
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