Catégorie : Album

Club: Zombie Disco Squad, un air de tropicalisme


Même s’ils se définissent eux-mêmes comme étant affiliés à la scène house, le duo londonien du Zombie Disco Squad en élargit les délimitations de manière élastiques. Pionniers dans l’introduction du baile funk en Europe, ils continuent de prospecter en matière de nouvelles fusions tropicales.

Pour preuve, ce Danca do Zumbi (non, pas la mouche), qui se présente comme une variante de UK funky réhaussée à coups de steel drums. ZDS y est associé avec le MC brésilien Oscar et le titre a été produit pour une compilation fêtant le 5e anniversaire du label Man Recordings.

Télécharger: Zombie Disco Squad feat. MC Oscar, Dança Do Zumbi , “Valeu: Celebrating 5 years of Man Recordings” (2010) sortie le 06.09.10

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Rock: Seu Jorge, au-delà de la samba


Pour l’occasion Seu Jorge s’associe avec le groupe Almaz, formé par le batteur Pupillo, le guitariste Lucio Maia (deux membres de Nacao Zumbi), Mario Caldato et l’arrangeur Antonio Pinto. Le projet est né suite à l’enregistrement d’un titre pour la bande-son d’un film. Même si l’influence brésilienne est prépondérante, notamment à travers les nombreuses reprises de chansons populaires qui jalonnent l’album, l’ambiance générale se dégage singulièrement des albums précédents de Seu Jorge.

Tout d’abord grâce à une production qui fait la part belle à un son rock originel, porté par des lignes de basses puissantes, comme sur “Errare Humanum”, nourris par une bonne dose d’envolés psychédéliques. On y retrouve également de très belles reprises qui, du Das Rebel de Kraftwerk à Rock With You de Michael Jackson, ratissent très large en matière d’influences.

Télécharger: Seu Jorge & Almaz, Everybody Loves The Sunshine, «Seu Jorge & Almaz» (Now Again - 20.09.2010)

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Afrique: Shangaan Electro, Marimba Core


En marge des vuvuzelements de la Coupe du Monde, l’Afrique du Sud a connu quelques courants musicaux flirtant avec les extrêmes en matière de productions sonores. Initié il y a quelques années, le Shangaan Electro s’est rapidement présenté comme le supporter officiel des danseurs les plus frénétiques des townships de Soweto à Limpopo. Shangaan est à l’origine le nom donné à une population, issue de l’Empire de Gaza, répartie entre le Mozambique et certaines régions d’Afrique du Sud.

Tournant quelquefois à plus de 180 bpm, ce style prolonge le Shangaan Disco des années 80 et se revendique comme une musique destinée aussi bien aux populations rurales que celles vivant dans les villes. Une évolution due en grande partie au travail à l’influence du producteur et homme à tout faire dénommé Nozinja. À partir de 2005, c’est lui qui commence à utiliser des marimbas et des sons d’orgues à la place des lignes de guitares et de basses, tout en intégrant des voix samplées et accélérées.

Le résultat se présente sous la forme de bandes-son hypnotiques d’un jeu de Commodore 64 rafistolé pour répondre aux besoins des danseurs les plus frénétiques. Honest Jon’s propose une introduction au Shangaan Electro par l’entremise de Mark Ainley et Mark Ernestus qui, pour l’occasion, s’aventurent dans des univers 8-bit tranchant radicalement avec les productions de Rhythm & Sound.

ALBUM

  • Various, “Shangaan Electro: New Wave Dance Music From South Africa” (Honest Jon’s Records) sortie le 28.06.10

Tshetsha Boys, Nwa Pfundla

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Reggae: Wingless Angels, le coeur de la Jamaïque


Fin 1972, les Stones passent deux semaines en Jamaïque pour effectuer quelques sessions d’enregistrement au Dynamic Sound Studios, le studio du producteur Byron Lee. Dans une interview accordée en 2003, Keith Richards revenait sur le contexte particulier ayant présidé à cette expérience : “À cette époque, neuf pays m’avaient expulsé et le seul endroit dans lequel je pouvais vivre était la Suisse. C’était vraiment trop ennuyeux pour moi, surtout la première année parce que je n’aimais pas le ski. La Jamaïque était l’un des seuls endroits qui nous nous laissaient tous rentrés! C’était l’île de la musique, un endroit magnifique, à la fois libre et facile. On entendait des choses très intéressantes qui venaient de là-bas et en plus les tarifs de studios étaient très bon marché. Dynamic Sound était un endroit incroyable. Les éléments de la batterie et les amplis étaient visés au sol. “.

Le résultat de cette collaboration se retrouvera dans l’album “Goats Head Soup”, dans lequel on retrouve notamment Angie et marquera le début de la relation particulière que le groupe entretient l’ìle des Grandes Antilles: “Je m’y rendais régulièrement pour des courtes visites depuis les années 60. Depuis “Goats Head Soup”, je vis là-bas dès que je le peux. J’ai de la famille, là-bas et dans les villages on m’accueille avec les bras ouverts”. Parmi ses lieux de prédilection, Steer Town occupe une place privilégiée. C’est là que Keith Richards rencontre Justin Hinds, un jeune rasta qui avait notamment officiait comme toaster auprès de Duke Reid durant les années 60’s. Lors de ses séjours, Richards avaient l’habitude de s’entourer de musiciens locaux pour organiser des jams informelles, auxquelles Hinds prenait régulièrement part.

En 1995, c’est un peu par hasard que Richards décide de produire le premier album de son groupe Wingless Angels en 1995. Hinds est accompagné par Winston “Black Skull” Thomas (qui avait collaboré notamment avec les Talking Heads et Bad Brains), Milton “Bongo Neville” Beckerd, “Bongo” Locksey Whitlock, Warrin Williamson, Maureen “Sister Maureen” Fremantle, Vincent “Jackie” Ellis et Bongo “Iron Lion” Jackie. Depuis ce premier enregistrement trois membres du groupe original ont succombé dont Hinds, ont succombé. Mais Richards possédait encore quelques enregistrements effectués de son vivant et ce deuxième album se présente ainsi comme une forme d’hommage à son ami Justin Hinds et à la fascination exercée par la musique jamaïcaine depuis les années 70.

Télécharger: Justin Hinds, Oh What A Joy, “Wingless Angels II (2010)

ALBUM

  • Wingless Angels II, Wingless Angels, (Mindless Records) sortie le 23.10.10

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Soul: Blundetto & Blackjoy, c’est l’amour à la plage


PHOTO: Yann Stofer

“Je pense qu’il n’y a jamais de véritables nouveautés en musique, tout n’est que recyclage.» Admet Max Guiguet dans le dernier numéro du magazine Vibrations. “Un jour, j’écoutais un titre du pianiste Michel Sardaby sur lequel il tient la même note pendant trois minutes dans une intro. À force, ça donne une sacrée couleur au morceau, et ça m’a intrigué. J’ai voulu m’y essayer sur “Mi Candena”. Tous mes morceaux se fabriquent ainsi, à partir d’une idée très simple que je tente d’étoffer peu à peu ”.

Le résultat se retrouve dans un album aux textures savamment patinées et faussement bricolées. De la cumbia de Baila Rosita à la salsa, en passant par le reggae de Voices ou le rare groove de Mono Mono, Blundetto a su bien s’entourer afin de tourner résolument sa musique vers le soleil. “Bad Bad Thing” est un coup d’essai réussi qui constitue une très belle invitation au voyage pour cet été.

Blundetto feat. Hindi Zahra, Voices, “Bad Bad Things”

Blackjoy, aka Jérome Caron qu’on retrouve également à la production de “Bad Bad Things”, n’est pas en reste en matière de vibrations estivales avec la sortie de son album “Erotis”. Après “Time” en 2007, ce deuxième album est à nouveau porté par la voix incomparable de Sandra NKaké. On y trouve également le Californien Aqeel. Résolument tourné du côté des ambiances affriolantes de la disco originelle, Julien Caron nous promet une ode à l’ondulation cérébrale.

ALBUMS

  • Blundetto, “Bad Bad Things” (Heavenly Sweetness) sortie le 07.06.10

  • Blackjoy, “Erotis” (Heavenly Sweetness) sortie le 15.06.10

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House: Virgo, sous le signe de la vierge


Le label hollandais Rush Hour compense une lacune importante dans l’anthologie des musiques électroniques grâce à la réédition d’un album essentiel de Virgo (également appelé Virgo Four ou M.E). Sorti initialement en 1989 de manière confidentielle, leur style se distinguait de la chicago house de cette époque du fait qu’il est intégralement joué. “Excepté pour une partie d’un morceau dans laquelle il y a une boîte à rythmes, nous n’avons jamais utilisé le TR-808 ou TR-909″, précise Merwyn à ce propos. “Nous jouions depuis tellement longtemps ensemble que nous savions intuitivement comment l’autre allait enchaîner. C’est pour cela que chacune de nos compositions commence par un son de kick. Cela nous permettait de marquer la mesure, comme si nous étions en train de faire une jam, rien n’a été édité après coup. Les morceaux sont tels que nous les avions joués sur le moment.”

Le groupe ne connût pas véritablement de succès et, l’un devenant professeur de mathématiques et l’autre artiste plasticien, ils suivirent des carrières détachées de leurs passions pour la musique. Laissant derrière eux quelques classiques atemporels tels “Do You Know Who You Are” ou “In a Vision”. Largement inspirées par la scène club de Chicago, leurs compositions n’abordaient aucun thème particulier. “Chaque thème arrivait de manière imprévue et il s’agissait plus d’une collection. Nous voulions que notre musique serve d’échappatoire à la routine quotidienne, au même titre que ça l’était pour nous lorsque nous produisions nos morceaux”. Toujours actif, le duo envisage de sortir prochainement quelques morceaux inédits de leurs débuts, ainsi que des productions plus actuelles.

ALBUM

  • Virgo, “Virgo” (Rush Hour)

Virgo Four, Do you know who you are?

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