Catégorie : Album

Dubstep: The Bug, la face sombre


The Bug nous invite à une visite zoologique de Londres

A travers ses projets sous les noms de Techno Animal, God, Ice ou ses collaborations avec Sonic Boom, John Zorn ou Antipop Consortium, Kevin Martin traîne ses tonalités sombres dans l’univers underground britannique depuis pas mal d’années. The Bug, qui découle initialement d’une association avec DJ Vadim, est un projet entamé il y a plus de 10 ans.

Très influencé par le dancehall, le hip-hop et un grime bruitiste, Martin imposera The Bug comme un attribut indissociable de l’émergence de la scène dubstep ou plutôt, comme il l’a surnommé avec humour, du bugstep. Dans la lignée de Burial et surtout de Kode9, on retrouve d’ailleurs la voix de Spaceape sur Fuckaz, le producteur et DJ propose des explorations des zones ténébreuses de la club culture.

Son troisième album, “London Zoo”, réjouira les amateurs de basses lourdes et d’ambiances apocalyptiques comme en témoigne le tubesque Poison Dart dans lequel on retrouve la chanteuse jamaicaine Warrior Queen.

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VIDEO: The Bug, Poison Dart, feat. Warrior Queen

ALBUM

  • The Bug, “London Zoo” (Ninja Tune), sortie le 7 juillet

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Jazz: Le retour de Melvyn Price


La quatrième réédition de Wax Poetics permet de redécouvrir l’album groovy de Melvyn Price

Le label de l’excellent magazine Wax Poetics va rééditer le fameux album de Melvyn Price “Rhythm and Blues”, sorti initialement en 1974 sur son propre label Mel Dor. À l’époque de cet enregistrement, Price s’était déjà expatrié en Suède est avait su adapter son jazz africaniste à cette expérience dépaysante. Pour répondre à la requête d’une école de danse, son premier album solo intitulé “Jazzbalettrytmer” (1970) était par exemple expressément destiné au ballet.

Malgré une diffusion confidentielle, “Rhythm and Dance” sera passablement bien reçu en Europe mais, notamment à cause d’une distribution très confidentielle, il restera longtemps une rareté obscure aux États-Unis. De plus, trop dansant et dépouillé pour toucher les amateurs de jazz, cet album atypique ne semblait pas promis à marquer l’histoire.

Pourtant avec des titres tels que Happiness is.., Voodo love dance ou Behind Kungträdgården, la posture adoptée par Melvyn Price allait procurer un enchaînement de perles jazz funk très prisé des collectionneurs.

A ECOUTER

Melvin Price, Behind Kungstradgarden, “Rhythm and Blues”
(réédition chez Wax Poetics record, sortie le 7 juillet)

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Funk: Plantlife, voyage dans le temps

Le groupe californien continue de mener son délire funky avec la même classe

Plantlife continue de se répandre comme une rumeur inespérée pour tous les militants de funk authentique. Quatre ans après leur première météorite, “The Return Of Jack Splash”, le groupe californien rajoute un chapitre mémorable dans l’histoire de l’electro funk.

Avec “Time Traveller”, Jack Splash (Chant), Panda One (producteur), Dena Deadly et Rashida (DJ’s) nous invitent dans un voyage temporel délirant sur la planète du groove. Une bonne manière de relire l’histoire grâce à des affabulations cocasses, Jack Splash nous apprend qu’il portait les costumes larges des Talking Heads, qu’il à conseillait AC/DC, et qu’il fumait des pétards avec Jimi Hendrix.

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R’n'B: Otis Redding, Back in Blue


Réédition augmentée d’un des albums majeurs du r’n'b

L’album magistral d’Otis Redding “Otis Blue” aurait été, selon la légende, enregistré entre le 8 et le 10 juillet 1965. Grâce notamment aux interprétations sublimées des morceaux de Sam Cooke (Shake), des Rolling Stones (Satisfaction), de Smokey Robinson (My Girl) ou de Salomon Burke (Down in the Valley), ainsi que par des compositions originales au destin énorme, comme “Respect” qui sera indissociable de la carrière d’Aretha Franklin, “Otis Blue” a marqué à jamais l’histoire de la soul. En plus des morceaux originaux, cette réédition collector de Rhino est agrémentée d’une vaste documentation et d’une vingtaine de titres additionnels, essentiellement des enregistrements de concerts en Europe et autres des raretés en mono, qui la rendent indispensable.

Une occasion également pour revoir sa prestation électrisante, et testamentaire, lors du Monterey Festival de 1967. Un document exceptionnel du chanteur au firmament de sa gloire qui, trois mois plus tard, allait périr en compagnie des quatre membres des Bar-Kays dans un crash d’aviation.

ALBUM

  • Otis Redding, “Otis Blue, Otis Redding Sings Soul (Collector’s Edition)”, (Volt 1965 / Rhino 2008)

SUR VIBRATIONSMUSIC.COM

VIDEO: Otis Redding, I’ve Been Loving You Too Long, Live at Monterey, 1967

Otis Redding, Shake, Live at Monterey, 1967

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Hip-hop: Pharoahe Monch, le retour de la momie


Le rapper sera à La Bellevilloise à la fin du mois

Après une attente de près de huit années, date de la sortie de son premier album, Pharoahe Monch confirmait récemment avec “Desire” son statut de rapper engagé et atypique. “Slave to a label, but I still own my masters”, la succession des déboires qui a passablement enfreint la carrière de ce natif du Queens se retrouve en filigrane et il n’hésite pas à dénoncer avec lucidité les travers de l’industrie hip-hop.

A travers ces textes intelligents sur les injustices sociales et sa voix gorgée de soul, Pharoahe Monch est indéniablement un des rappers les plus talentueux de sa génération. Pour preuve, cet irrésistible “Push”, stimulé par des cuivres empruntés à Tower Power et une réinterprétation du “Country Preacher” de Josef Zawinul.

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CONCERT

24/05/08 Paris / La Bellevilloise

VIDEO: Pharoahe Monch, Push, “Desire”

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Rock: The Black Keys, psychédélisme hybride


Les deux complices peaufinent leur rock bidouillé

Le duo d’Akron s’est largement singularisé par des albums aux technique d’enregistrement rudimentaires et bricolées. Avec “Attack & Release”, ils continuent d’expérimenter leur mélange de blues et de garage minimaliste, tout en modifiant quelque peu leurs habitudes. Notamment en s’associant à Brian Burton, aka Danger Mouse, qui avait pris contact avec eux pour un projet regrettablement stoppé avec Ike Turner.

Une collaboration assez naturelle, du fait que, comme le souligne Dan Auerbach, “Brian a beau être rattaché en premier lieu hip-hop, il aime également beaucoup de groupes psychédéliques obscurs des années 60. C’était plutôt facile de nous entendre.”

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CONCERTS

  • 27/05/08 Paris / Bataclan

VIDEO: The Black Keys, Strange Times, “Attack And Release”

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Jukebox: Hommage à Bo Diddley

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