Catégorie : Artist's Playlist

EOL Trio

De Nina Simone à Metallica, le trio de “jazz rock progressif” offre un aperçu de l’étendue de leurs influences à travers cette playlist.












Nina Simone Little Blue Girl
Fin des années 50, aux USA, le jazz vocal est à son apogée : Ella Fitzgerald nous hérisse les poils et Nina, avec une identité plus brute nous éclaire avec son univers..

Israel Vibration Apple Vibes
Album récent d’un ancien du reggae : il me rappelle une époque de création musicale propre aux Jamaïcains. et fait suite aux albums tant écoutés de Bob Marley - Survival -Uprising - Kaya…

Herbie Hancock Inventions and Dimensions
Nos débuts dans la grande cour du jazz avec cet album underground de Herbie : un ovni dans le paysage Jazz du début des années 60 : premier amour du trio qui nous conduira vers Bill Evans, Monk, Mingus…

Soft Machine Third
Pendant les années 60 ce groupe aura l’exclusivité des premières parties des Pink Floyd et de Jimi Hendrix : au sommet de son art sur cet album, il nous a accompagné durant de nombreuses années et nous caractérise dans le domaine : Rock Jazz.

The Doors Strange days
et Pink Floyd Meddle
Ces 2 groupes vont nous bercer pendant toute notre adolescence. Et nous influencer du côté Rock Psyche… pour nous attirer vers Led Zeppelin, King Crimson, jusqu’aux Pixies…

Bjork Debut et Homogenic
Electro underground, une artiste qui va leader le courant electro pendant plus d’une décennie… en s’entourant des meilleurs elle peut nous rappeler le talent des plus grands à savoir s’entourer du fleuron des musiciens. Comme Miles Davis.

Cypress Hill Temples of Boom et Beastie Boy Intergalactic
  Wu-Tang Clan - Enter the Wu-tang : fan de hip hop américain, c’est une musique de combattant, qui fait écho aux groupes qui nous ont accompagnés toute notre vie.. On est toujours dans l’underground avec une identité forte… 

J. S. Bach les Variations Goldberg
interprétées par l’immense Glenn Gould (avec une préférence pour la deuxième version), le disque que j’ai le plus écouté.

Peter Erskine Sweet Soul
Un de mes albums de chevet, vers lequel je reviens tout le temps… Le morceau “sweet soul” est une merveille d’écriture, sur un tempo extrêmement lent. Imprégné de gospel, de jazz, ce disque est un beau reflet du tempérament généreux de Peter Erskine.

Metallica Master of puppets
Un de mes albums d’adolescence! Je m’inspire toujours de cette énergie! Et le bassiste de l’époque, Cliff Burton, reste une de mes influences actuellement. Et quel son!

Benjamin Britten Peter Grimes
Que dire ? Une perfection d’écriture néo-classique… Les mélodies et les couleurs harmoniques m’ont touché à un point que je ne m’en suis jamais remis!

Devendra Banhart

Dix disques. Ceux qu’emporterait sur son île déserte Devendra Banhart, apôtre devenu discret d’un lo-fi tendance poético-hippie-équipé Macintosh. Le Californien au look de gourou new-age et aux chansons sans âge propose une île « qui sera comme à la maison, s’il y a ces dix disques et du Porto ».






Vetiver Vetiver
Le son de l’opium doré dans un nuage de miel argenté.

Coco Rosie La Maison de mon rêve
Une sœur de rêve rencontrée il y a dix ans, et qui m’a invité dans ses rêves.

Antony I Am A Bird Now
Ma chanteuse vivante préférée. Le meilleur de Nina Simone : un gospel au plus profond de nos entrailles. Les portes du paradis.

Joanna Newsom The Milk Eyed Mender
Une nouvelle étoile. Elle joue de la harpe depuis toute petite, dans les mariages et les fêtes. Pour moi, une source d’inspiration en termes de lumière.

Modest Mouse Intersate 8
Des voix d’or de la Côte Ouest. J’ai écrit « Nice People » à leur propos. Avec eux, la route est toujours plus douce, plus lointaine, forcément plus courte.

Caetano Veloso L’Intégrale
Le compositeur le plus fabuleux, l’auteur le plus abouti et le chanteur le plus incroyable. Peut-être le meilleur de tous les temps, même s’il faut avoir une pensée pour certains titres de Jorge Ben.

Currituck Co. Ghost Man On First
Le projet musical de Kevin Barker. Je lui ai demandé de jouer pour mes funérailles. Un ragga très doux ou un calypso des plus tristes.

M.Ward Transfiguration Of Vincent
Mon auteur actuel préféré. Il est trop bon pour que je puisse le décrire. Le monde entier est dans sa gorge.

Little Wings Magic Wand
Frère Kyle, non ! Oncle Kyle ! Il vit dans les canyons. Merci K Records de faire briller la lumière.

R Kelly Happy People / You Saved Me
Son nouvel album est terrible ! L’expert de l’espoir et de la joie. « Peace is what I pray for ! »

Chief Boima, tamtams et macadam


Emboîtant le pas à Sting, Shinehead et quelques autres, Chief Boima nous invite à découvrir son périple africain dans la Grande Pomme. Originaire de Sierra Leone, il fait partie de la nouvelle génération des passeurs et remixeurs des musiques africaines contemporaines.

Activiste, il n’hésite pas à se positionner sur la tendance des collectionneurs et des labels à aller piocher dans des zones toujours plus reculées d’Afrique pour assouvir notre soif de nouveautés. Dans son article intitulé “The Scramble for Vinyls“, il dresse une carte des différents pays visités par les nouveaux chercheurs de ce nouvel or noir, relevant au passage les parti-pris dans les styles musicaux recherchés.

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Addictions


The Golden Filter

Une sélection printanière proposée par Laurence Pierre et Olivier Pellerin de l’émission Addictions sur France Inter.

Shlomi Aber « In Dancetrippin / Face U » (maxi, Be As One Imprint)
En 2010, il s’éveillait dans l’acide Chicago, se couchait dans le Detroit techno (Ovum Recordings, 2010). En 2012, l’israélien revient en patron. Son label Be As One Imprint fraîchement émoulu, il continue d’écrire son palimpseste house, en trempant son saphir dans une encre un brin plus minimale.

Daniel Dexter « Who Knows Motor City »
Un swing imparable désigné par Daniel Dexter depuis Berlin à la poursuite de la légende industrieuse. « Who Knows Motor City », hymne house par excellence, paraît en éclaireur de cette sortie du Poker Flat de Steve Bug : Compilation « Gunslingers & Greenhorns ». Esprit zazou, synthé démoniaque, Detroit héritage !

Marc Houle « Undercover » (EP, Items & Things)
Le sorcier minimal, échappé de M_nus avec Magda et Troy Pierce, deale du groove en loucedé. Sur leur propre label Items & Things, sa came se fait plus charnelle et sautillante qu’à l’accoutumée. Electrique !

The Golden Filter « Kill Me » (John Talabot’s Killed In Room 161 remix)
Le producteur barcelonais (qui vient de réussir un bouquet d’émotions sur son premier album fin) s’empare de ce titre délétère livré l’an passé par le duo New Yorkais au sein du film court Syndromes. John Talabot sublime les velléités extra naturelles de son sujet (Laura Palmer ? Badalamenti ?) dans un hymne dancefloor limpide et renfrogné, efficace et techno light, faussement ingénu, délicieusement attractif. Mode d’emploi pour renaître au matin.

Jimmy Edgar « This One’s For The Children » (maxi, Hotflush Recordings)
Le jeune berlinois originaire de Detroit, après Warp et !K7, atterrit sur Hotflush, la griffe de Scuba qui capte le mieux les airs du temps. D’un coup, l’electro hip hop du New York ‘81 se réincarne dans le swinging London dubstep. Attention, hymne pour nuits moites, planquez les gosses !

Luke Roberts « His Song » (Thrill Jokey)
Comme Jésus ou Kurt Kobain, Luke Roberts affiche l’assurance du type qui va se prendre les pieds dans le tapis. Tant pis. Avec une guitare héritée de Neil Young et une désinvolture de hobo bien élevé et consentant, « His Song » cache ces fêlures qu’on emmène partout en se demandant quel Dieu propose la bonne direction. Spirituel et fredonnant. Genre de blues blanc hyper collant. (album « The Iron Gates and Newport » Thrill Jockey le 20.03)

Airhead « Wait / South Congress » (maxi, R&S)
De l’anglais Airhead on ne sait presque rien : un remix du « Carbonated » de Mount Kimbie en 2011, un autre de Shlohmo et le titre « Pembroke » avec James Blake en ce début d’année… pardon ! Dubstep essoré, guitare stellaire pour chanteuse accroche cœur… qui ne serait autre que Karen O des Yeah Yeah Yeah ?

Warpaint « Billie Holiday » (Sei A edit)
Depuis Los Angeles les fantômes s’ébrouent sur les belles intentions des quatre filles aux voix trop douces : Le jeune producteur écossais fait ici passer Burial pour un enfant de chœur. La déréliction atteint son point d’acmé. Feulements et tremblements sur caisse claire anémique. Une production gonflée qui dépose un voile de satin sur un lit de lenteur. Du raffinement dans une tek poissarde.

Kool Keith « Drugs remix EP » (EP, Sugarcane Recordings)
Toujours inclassable, le plus dingo des rappeurs sans œillères voit « Drugs » de son album « Spankmaster » (2001) remixé a gogo sur ce EP passé inaperçu. Two Fingers (Amon Tobin & Doubleclick) et Hot Chip shootent juste pour cette charge tout en punch !

Justice feat. Spank Rock and Mos Def « D.A.N.C.E. » Benny Blanco remix)
Le mémorable classique des clubs de l’année 2007 (déjà ?) se rappelle à notre bon souvenir à l’initiative de Benny Blanco. Plus que cette partition à peine rafraichie, c’est bien ce freestyle au sommet qui envoie la vraie différence. Anecdotique peut-être mais so so fresh! Et puisque Rick Rubin est déjà parrain de luxe pour « On’N’On », rêvons d’un hip hop (avec Justice) qui aurait encore l’envie festive d’en découdre ! Party People ! Do The Dance !


Bugge Wesseltoft

Dix disques. Ceux que le pianiste Bugge Wesseltoft emporterait sur son île déserte, même si le fondateur du label norvégien Jazzland, entre électronique noire et jazz polaire, précise: «Je dois admettre que je préférerais ne pas avoir de disques avec moi, parce qu‚il y a déjà suffisamment de musique autour de nous. Où que vous alliez. C’est pourquoi je préférerais emporter mon mélodica et quelques autres véhicules musicaux, histoire de me laisser inspirer par les vents tropicaux!»





Miles Davis Kind Of Blue
J’avais seize ans, et ce disque fut une révélation à l’époque, en plein jazz fusion. L’atmosphère général, les vibrations, les musiciens, tout fait de cet album un chef-d’oeuvre dont je ne me lasse toujours pas après des centaines et des centaines d’écoute.

Stevie Wonder Talking Book
J’ai grandi avec cette musique. C’est un disque de mon père, qui était guitariste. Je me souviens encore quand il l’a rapporté à la maison. Et je ne suis pas prêts d’oublier ce chanteur qu’est Stevie Wonder. Mon préféré.

Miles Davis Agharta
Après «Kind Of Blue», j’ai tout acheté de Miles. TOUT‚ sauf ‘Bitches Brew’, je ne sais pas pourquoi. J’aurais pu choisir d’autres albums, tant sa discographie ne manque pas de références. Mais «Agharta» a un côté terriblement funky, avec Al Foster, Michael Henderson et Reggie Lucas.

Tony Williams Lifetime Emergency
A l’image de la pochette, cette musique freaky et hippie s’inspire tout aussi bien du rock psyché que du jazz d’alors. Et puis aux côtés de Tony Williams, il y a Larry Young, mon clavièriste préféré, et John McLaughlin, sans doute au meilleur de sa forme. En plus c’est un disque qui ne manque pas d’humour!

Herbie Hancock Sextant
C’est après avoir découvert cet album il y a huit ans que j’ai décidé de monter mon groupe. Un monument d’inventions sonores, avec plein d’effets électroniques enregistré en 1972. D’ailleurs quand je joue le premier thème et des DJ, ils sont estomaqués et chaque fois par l’avance qu’avait Herbie.

Roberta Flack Killing Me Softly
Tout comme «Talking Book», ce disque fait partie des meubles de la maison familiale. Et au-delà de la musique, cela ne me rappelle que des bons souvenirs, quand mon père et ma mère l’écoutaient le soir.

Stevie Wonder Songs In The Key Of Life
Celui-là, je l’ai acheté à sa sortie, comme un grand. Un très grand disque, avec de formidables chansons. Stevie Wonder est l’un des artistes noirs-américains les plus importants: tant pour sa façon d’écrire le r’n'b et la soul que pour sa manière de chanter dont s’inspire plus d’un aujourd’hui encore.

Ray Charles Genious+Soul Is Jazz
C’est le premier big band qui m’avait vraiment mis par terre. C’est l’orchestre de Count Basie, avec Quincy Jones aux arrangements. Ray Charles est incroyable aux claviers, et ne chante que sur un titre. Un truc de dingues, extrêmement groovy.

Jeff Mills Transformer
Le début de ma carrière dans l’électronique et ma première galette de Jeff Mills. Sans compromis, ni mélodie, ni facilités, mais vraiment intéressant et beau sous ses aspects «durs». Depuis, j’ai tout de Jeff Mills!

Maurizio Main Street Recordings: Round One To Five
C’est le genre de musique électronique que j’adore, sans la moindre fioriture. Ce n’est pas facile de créeer un style aussi minimaliste qui soit aussi captivant. Il est finalement plus simple d’ajouter différents instruments que de faire, comme Maurizio, une musique dépouillée qui réussisse malgrés tout à être riche et profonde.

Bonga

Dix disques, ceux qu’emporteraient Bonga dans son île. Il y a trente ans, il entrait dans l’histoire de la musique avec «Angola 72». Un disque de résistance, habité par sa voix rauque, par une tristesse subtile. Profitant de la vague lusophone sans précédent, ce vétéran revient sur le devant de la scène. S’il lui fallait partir sur une île déserte, ce serait dans l’une de celles qui font face à Luanda, la capitale de l’Angola.

Franklin Boukaka
Un Congolais qui dans les années 60 avait la même démarche que moi, chantant avec une conscience politique forte. Il avait une très belle voix, mais a terminé très très mal. Il n’a fait qu’un disque, mais quel disque!

Franco Mario
C’est le plus grand chanteur, guitariste, compositeur du Zaïre, un pays très important pour nous Angolais. Il était l’un de nos préférés dans toute cette musique congolaise que l’on écoutait pour échapper à ce que nous donnaient les Portugais, de la variété portugaise ou de la musique brésilienne.

Ray Charles Georgia On My Mind
Quelle voix! Depuis qu’il a commencé à enregistrer, il fait partie de ma vie. Mon père écoutait ses chansons, «I Can’t Stop Lovin You»! Ray Charles, ça m’apaise et puis, il incarnait à l’époque ce qu’ils appellent grossièrement les Afro-Américains.

Charles Aznavour La Mama
Quand il est venu en Angola, il a été reçu à l’aéroport comme un président. Il nous a impressionnés et même influencés. Dans les bals, je me souviens avoir dansé sur sa musique, aussi étrange que cela puisse paraître.

Manu Dibango Waka Africa
C’est le vieux maître africain, que tout le monde respecte. Il m’avait invité pour ce disque. C’est un complice depuis très longtemps. J’ai fait des tournées avec lui. Nous avons même réalisé ensemble une musique de film.

Cesaria Evora Miss Perfumado
Je l’ai connue au Cap-Vert quand elle chantait dans les bars et les restos. Dès qu’elle arrivait, on savait qu’il y allait avoir de la musique, du chant fidèle à sa terre. Cesaria, c’était une encyclopédie. Sa voix me donne toujours des frissons…

Celia Cruz Tout
La voix, la femme de Cuba! C’est la reine! De la salsa, du guanguanco, de l’afro-cubain. Elle nous a beaucoup fait danser en Angola.

Carlos Santana Supernatural
Un disque très élaboré qui m’a fait forte impression. Sa guitare électrique va chercher des sonorités incroyables. On se croirait dans une jungle, une forêt, dans la mer. Il a un tel son!

Manitas de Plata Tout
C’est le sauvage, celui qui n’a pas les «bonnes» manières occidentales. Il parle avec des gestes, ne se coiffe pas, ne se maquille pas, il prend juste sa guitare pour représenter un peuple nomade, qui vit dans sa roulotte. Le roi des Gitans!

Martinho da Vila Martinho da Vila Presente Il m’avait invité à participer à ce disque, parce qu’il reprenait une de mes chansons. Je devais rester quinze jours à Rio. J’y ai passé huit mois! Une fantastique découverte de la samba, de ses liens avec notre semba.





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