Catégorie : Artist's Playlist

$olal

Les disques qui comptent pour $olal. Après avoir mis à l’envers la piste de tango avec Gotan Project, l’homme machine a enfourché une six-cordes pour suivre le sillon de Nashville. Résultat : une heure de musiques à la campagne, tout cool et tout soul… Comme cette sélection «concoctée sous moonshine»

Neil Young, “Harvest”
Son chef-d’œuvre. Point barre.

Bonnie “Prince” Billy “Master & Everyone”
Minimal, économe et inspiré. Comme un Joao Gilberto du Kentucky.

Bob Dylan “Blonde On Blonde”
J’ai longtemps tourné autour de l’œuvre de Dylan sans vraiment y rentrer jusqu’à l’acquisition de ce disque et de “Blood on the Tracks”. Maintenant je suis addict. Bob Dylan est notre Shakespeare. Bucky Baxter, mon complice sur « Moonshine Sessions », me raconte toujours plein de super anecdotes de tournées avec Bob. Donc plus près de toi, mon Bob.

Lambchop “Is A Woman”
Encore un album dépouillé et magnifique. D’une douceur féminine. On peut penser à Léonard Cohen ou là aussi à un Joao Gilberto hillbilly. Je viens de rencontrer Kurt Wagner à Paris. Je ne l’avais jamais croisé malgré tous mes voyages à Nashville où il réside. Un grand songwriter.

Hank Williams “Alone and Forsaken”
Cette compilation a été réalisée par Matt Johnson de The The. La voix de Hank et ses chansons simples et directes me font toujours un effet électrique, car de grande modernité. C’est mon Elvis à moi.

Thomas Dybdhal “One Day You’ll Dance For Me, New York City”
Il y a 5 ans, j’ai découvert Dybdahl à Oslo en posant autour de moi la question qui tue : quel est votre artiste norvégien préféré? Depuis Thomas est devenu un copain. Je ne me lasse pas de cet album intimiste entre jazz et country… Tout ça très tard la nuit.

Johnny Cash “The Man Comes Around”
Parce que même si on adore la période Folsom Prison ou San Quentin du Man in black, on ne peut que méditer sur l’avantage de l’âge et admirer la beauté du crépuscule… Merci Rick Rubin.

Granddady “The Sophtware Slump”
Mon album préféré d’un de mes groupes préférés. Lyrique, électrorganique et rock barbu J’espère qu’ils se reformeront !

Patsy Cline “The Definitive Collection”
Car pas question de partir sur une île déserte sans une voix féminine. Celle-là vous fend le cœur et vous réchauffe la nuit tout à la fois.

The Sex Pistols “Never Mind The Bollocks”
Parce qu’à force d’écouter en boucle les 9 albums précédents et vu que je serais parfois énervé grave d’être sur une île déserte, je ne vois que cet album pour pogoter seul sur la plage.

ALBUM

  • $olal “Moonshine Sessions” (Ya Basta/Discograph)

SITE

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Leon Ware


Les disques qui comptent pour Leon Ware, figure mythique de la soul music depuis plus de quarante ans qui est cité comme influence par les cadets de la nu soul et du rap. Après avoir participé à la grande épopée du label Motown, l’étalon de Detroit est de retour sur Stax, l’écurie concurrente, avec un nouvel album, « Moon Ride », aux climats toujours aussi sensuels, limite humides.

Erroll Garner “Concert By The Sea”

 Le premier disque que j’ai acheté. Le style de ce pianiste m’a illico hypnotisé et cela dure toujours. C’est comme s’il y avait trois mains posées sur le clavier !

Joe Sample “Invitation”

 Un album auquel je suis fidèle depuis sa sortie : je l’ai dans ma voiture, dans mon i-pod et sur mon ordinateur … La virtuosité de Joe et les arrangements sont impeccables. Je rêverais de faire quelques “duos” avec lui… En fait, nous nous connaissions depuis 1968, lors d’une session à Los Angeles où tenait le premier rôle.

Marvin Gaye “What’s Goin’ On”

 Un concept album qui tant musicalement que spirituellement résiste à l’épreuve du temps et continue d’inspirer les nouvelles générations. Que dire de plus d’un disque unique !

Stevie Wonder “Songs In The Key Of Life/Innervisions/Talking Book”…

 Impossible de choisir : toute l’œuvre de Stevie a été une source de joie et d’inspiration. Ses mélodies et ses textes sont des trésors musicaux et devraient être appréciés comme le sont ceux des Beatles.

Jobim/Morelenbaum/Ryuichi Sakamoto “Casa”

 Les compositions de Tom Jobim ont toujours été une source d’inspiration. Là, ses chansons sont même rejouées, sur son piano, dans sa maison : une manière d’entrer dans son univers, dans son intimité mais avec révérence.

Miles Davis “Kind of Blue”

 Il y a tant à absorber dans sa musique : « Kind Of Blue » dont l’aura vous enveloppe sans cesse, mais aussi les faces des années 50, ou encore la bande originale d’Ascenseur pour l’échafaud, dont je suis tombé amoureux.

Maxwell “Urban Hang Suite”

 Un total rafraîchissement qui happe pleinement l’auditeur et le “grooveur”. Je suis fier d’avoir fait partie de ses inspirations revendiquées et donc d’avoir été par la suite impliqué dans l’éclosion de cet artiste, désormais très populaire.

D’Angelo “Brown Sugar”/ “Voodoo”

 Un artiste très doué et irrésistible qui a commencé à exposer son âme dans ces albums. Je continue de trouver son expression unique, une des rares qui construise à partir de la tradition. Il y a pas mal d’années, nous nous sommes vraiment assis pour écrire, mais la distance et le temps ne nous ont pas donné d’occasion d’achever cette expérience. Je le souhaite, tout comme j’espère qu’un jour cet artiste au sens le plus noble du terme revienne sur scène.

Sade “Love Deluxe”/”Lovers Rock”

Son interprétation, subtile et hypnotique, est tout à fait singulière, une ambiance dans laquelle je me retrouve aisément. Ces albums ressemblent à des peintures musicales avec tout un art des nuances que l’on ressent dans ses yeux et ses textes, sensuels et poétiques.

LangLang  “Memory”
J’aime la musique classique et en écoute souvent en conduisant. C’est comme ça que j’ai découvert cet artiste sur un programme radio. Une belle révélation ! Il a donné “aux classiques” une nouvelle lumière, qui m’a permis de les redécouvrir.

ALBUM

  • Leon Ware « Moon Ride » (Stax/Universal)

SITE

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Leila


Les disques qui comptent pour l’Iranienne Leila, qui vient de publier “Bloods, Looms and Blooms”. Huit ans après son dernier recueil, l’ex-fidèle complice de Björk revient avec un disque toujours sous la haute bénédiction d’Aphex Twin, et avec pour invités Terry Hall et de nombreuses voix amies. D’où cette sélection , “sans ordre particulier, certains pour la vie, d’autres juste pour le moment présent.”

Jonn Coltrane “Olé”
Coltrane, Eric Dolphy, le 3/4, le modal… Que voulez-vous de plus ?

Prince “1999/Sign Of The Times”
Ses deux albums pour les mots, les sons, les performances, la variété, et l’opiniâtreté.

Stevie Wonder “Don’t Know Why I Love You”
Sur ce maxi, Stevie élabore un style à la manière d’Otis en construisant implacablement une superbe ballade.

AFX “Vordboshn Off Drukqs”
De belles mélodies, une programmation stupéfiante et je pense que c’est sorti à la fausse vitesse - il faut le jouer en mode 33-tours -, ce qui fait que la plupart des personnes ne se rendent pas même compte de tout ce qui y a là !

Stravinsky “Sacre du printemps”
La version d’Ansermet. Il y a là une section de deux minutes qui restera pour la vie un de mes moments favoris dans la musique.

Eddie Holman “I LoveYou”
Pour les deux ballades “Four Walls” et “I Love You”, des compositions magnifiques avec une orchestration luxuriante et cet étrange hybride entre soul et country dans la voix.

CCC Boriki “Endo Shabass”
Une superbe petite piste électronique qu’un ami m’a donnée et il semble que nous ne pouvons pas trouver quoi que ce soit à propos de cet artiste ! Si quelqu’un le débusque, qu’il fasse suivre…

Autechre “VLTT mix”
Joliment contrôlé et appuyé.

The Stooges “I Wanna be your Dog”
Sur le côté gauche Nirvana ; sur le côté droit Motown… Un plaisir acoustique si vous gardez la bonne balance entre les deux enceintes de votre Hi-Fi.

Shangri-La’s “Walking in the Sand”
Les vers, tous irritables et dramatiques, un choeur avec le claquement des doigts et les mouettes… Ces deux sections sont complètement différentes et pourtant, c’était aussi ça la musique pop.

ALBUM

  • Leila “Bloods, Looms and Blooms” (WARP/Discograph)

CONCERT

  • 11/10/08 La Factory, La Cigale / Paris

Recueillis par Jacques Denis

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DJ Spooky


Dix disques. Ceux qu’emporterait sur son île déserte le New-Yorkais DJ Spooky. «Une bande originale pour quand je serais loin, très très très loin, des routes normales de la culture globale. C’est-à-dire une musique pour s’asseoir et patauger dans l’eau…». En attendant, Paul D. Miller vient d’éditer un livre intitulé “Sound Unbound: Sampling Digital Music and Culture” chez MIT Press, dans lequel on trouve notamment des textes de Pierre Boulez, Chuck D, Saul Williams, Brian Eno ou Moby. Il sera également présent à Jazz à La Villette le 13 septembre prochain pour un hommage à Jackson Pollock

Bad Brains “Rock for Light”
Pour la décharge d’adrénaline! Aucune tempête, aucun éclair, aucune mer déchaînée ne pourrait sonner pareil sans cela. Bad Brains était venu à mon lycée, et je pense qu’ils ont eu une influence déterminante sur la suite de tout ce que j’ai eu besoin de réaliser. Tout le reste peut couler avec le bateau.

Jimi Hendrix “Electric Ladyland”
Quand je voudrais me reposer avant d’essayer d’aller dormir. Je devrais penser à tout ce qui est arrivé dans la civilisation, mais cela me permettrait de faire décoller ma pensée au-delà de ces choses. Je devrais déployer mon «drapeau freak» suffisamment haut, comme un signal de SOS!

Ella Fitzgerald & Louis Armstrong “Best of”
Ce duo a toujours apporté quelque chose de nouveau à mes oreilles, et je ne peux jamais vraiment l’entendre de la même manière. Si je devais m’asseoir et me reposer face à l’océan pour méditer, c’est ce que je voudrais pour m’accompagner en regardant l’eau s’écouler.

Rage Against The Machine “Evil Empire”
C’est l’un des classiques de ces dix dernières années. Il n’y a pas grand-chose à ajouter après cela. Cela me ferait me souvenir de toutes ces soirées de slam que j’ai vécues… Et parler en me promenant au fil de l’eau.

Mad Professor “The African Connection”
C’est un album qui englobe le son de l’eau. C’est le parfait antidote à beaucoup trop de musiques qui existent désormais sur la planète… Je me réveillerais avec celui-là.

Eric Satie “Gymnopedie”
Une autre musique pour le matin… Le son pour regarder les oiseaux voler dans le ciel.

John Coltrane “A Love Supreme”
Pour les moments où je penserais à ma maman et à la femme que j’aime. Il serait celui de ces disques à jouer quand je voudrais prendre le temps de m’échapper ailleurs… Et quand vous êtes dans une île, il n’y a plus de temps, donc ce serait une méditation sur l’infini scintillement qui se réfléchit sur l’eau.

Cesoria Evora “Miss Perfumado”
Il y a quelque chose dans la voix de Cesaria qui me fait penser au bonheur dans ce monde, même dans les pires moments, et il faut le garder précieusement. Sa voix me fait songer au Paris des années vingt ou à la digestion, après un bon repas dans un magnifique pays tropical, loin des préoccupations de ce monde.

DJ Spooky “Modern Mantra”
C’est un mix que j’ai fait du catalogue Instinct Records/Shadow Records avec toutes sortes de choses. Il y a DJ Krush, DJ Goo, Amon Tobin sous son pseudonyme de Cujo, Sussan Deyhim et même Moby… Beaucoup d’atmosphères différentes et cela permettrait de faire passer les soirées plus vite…

Sun Ra “Space is the Place”
C’est l’album à écouter très très tard dans la nuit, quand vous regardez en vous émerveillant les étoiles – sont-ce des satellites ou des comètes, ou juste des fragments d’autres planètes qui ont explosé il y a des millions d’années. la réponse est, bien sûr, que vous n’en saurez jamais rien, et c’est ce dont parle cet album: l’infinie supposition…

Propos recueillis par Jacques Denis

CONCERT

  • 13/09/08 Paris/Jazz à la Villette

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Arthur H


Les disques qui comptent pour Arthur H qui vient de publier “L’Homme du monde”, un disque fait pour danser et pour chanter. « Une liste qui forcément ne serait pas la même si tu me la demandais demain. Entre le passé et le présent, ce n’est pas ce qui manque les bons albums. »

Gnarls Barkley “The Odd Couple”
Un album très étonnant : à la fois très groovy, très mélancolique et très chaotique. Il y a un désespoir transcendé par une inventivité dingue. Comme un magnifique blues, très dur.

Cocorosie “The Adevntures Of Ghoshorse And Stillborn”
C’est la famille des Brigitte Fontaine et Brazilian Girls, c’est-à-dire du hors-norme qui aère le cerveau. Ces gens n’ont pas peur de vivre dans plusieurs dimensions à la fois, source de folle fraîcheur !

Radiohead “In Rainbows”
Ils ont mis beaucoup de lumière dans leur lyrisme, et comme Gnarls Barkley, ils ont musicalement un sens du chaos : soit tu tombes, soit tu t’élèves en spirale vers plein de sons pas harmonisés. Avec eux, tu as le sentiment d’entendre les sons de la planète. Et puis il y a la voix de Thom Yorke qui plane au-dessus, très inspirant. Je pourrais dire la même chose de Björk.

Camille “Music Hole”
Aujourd’hui, on a besoin de retrouver notre créativité dans quelque chose de vraiment organique. Ce que j’aime aussi chez Katerine, en se foutant à moitié à poil. Quelque chose à la fois de primitif et de futuriste. Juste histoire de dire fuck off au catastrophisme ambiant : oui, la vie st aussi un phénomène joyeux !

Hariprasad Chaurasia “Daylight Raga”
Dès que j’ai besoin de me recentrer, de me reconcentrer, ce disque a un effet immédiat. Ça charge l’atmosphère d’une vibration super calme et énergisante. Essentiel.

Missy Elliott “This Is Not A Test”, “Under Construction”…
En fait tous ses disques. Pour moi, elle est la continuité de Monk et James Brown dans le sens où elle est complètement américaine et complètement africaine. Sa fantastique collaboration avec Timbaland accouche d’une musique tellurique.

Nicolas Repac “Swing Swing”
Mon cher ami qui autant dans ses chansons que dans ses musiques instrumentales, autant avec moi-même qu’avec Mamani Keita, apporte une magnifique créativité. Ce disque a fait le tour de la planète et a ouvert des portes pour l’approche organique des samples.

Pauline Croze “Un bruit qui court”
Elle a amené du groove, du 6/8, de l’afro dans ses chansons. Ce qui créé une originalité très touchante. J’adore quand la chanson française est ouverte sur le monde sans perdre une once de son identité. En plus, Pauline a une voix qui te traverse et t’emporte. De la bonne nourriture émotionnelle.

Thomas Dybdahl “Science”
Un disque extrêmement doux. Tu te perds dans une espèce de forêt merveilleuse. Dedans, il y a des trouvailles harmoniques incroyables et une légèreté très sophistiquée qui te font juste du bien.

Justin Timberlake “Future Sex/Love Sounds”
Il y a quelques morceaux qui sont vraiment sensuels. Quelque chose de très fort, qui dans une fête fout inévitablement le feu pour tout le monde. Comme une décharge d’énergie qui fait que tu as un énorme plaisir à danser. Ces morceaux-là ont été une vraie inspiration pour mon dernier disque.

Propos recueillis par Jacques Denis

ALBUM

  • Arthur H, “L’homme du monde” (Mercury/Universal)

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Alain Bashung

Dix disques. Ceux qu’emporterait sur son île déserte Alain Bashung, en marge de ces deux dates à l’Olympia. «Il y a aussi Marianne Faithfull, Dusty Springfield, Marvin Gaye. C’est un jeu cruel….» Une sélection inspirée, histoire de bien repartir sur la route après des années d’abstinence.

Righteous Brothers “Soul And Inspiration”
Un duo très complémentaire: les premiers Blancs à chanter comme des Noirs, avec des modulations incroyables. Un mec avec une voix dans les aigus et l’autre plus proche du timbre de Ray Charles. La magie totale! On découvrait aussi le son de Phil Spector, ce mélange de rock et de Wagner.

Serge Gainsbourg
Tous les disques où il y a le guitariste Elek Bacsik et des percussions. Sur l’île, ça me rappellerait l’époque où je suis arrivé à Paris, j’avais une dizaine d’années. J’avais rencontré un couple qui peignait des poulbots à Montmartre et se marrait bien. Ils avaient une pile de disques de jazz: Miles Davis, Art Blakey… Et Gainsbourg.

Françoise Hardy une compilation
Pour son timbre, naturel et charmant. Ce n’est pas étonnant qu’elle ait séduit des pays étrangers, avec le son de sa voix qui racontait la fragilité. Je sais qu’elle ne me lassera jamais.

Pia Colombo “Chante Kurt Weil”
Sans doute la chanteuse la plus authentique sur ce répertoire. Kurt Weil, j’écoutais ça gamin. Ses dissonances, les mélodies pas si simples, ont fait le tour du monde. C’est le premier rockeur européen.

Léo Ferré “Et basta”
Un disque où il n’y a qu’une chanson. Un exercice de liberté assez sérieux. Avec lui, il y avait du piano, puis ça se cassait, puis il criait. Ça continue de me hanter!

Brigitte Fontaine “Comme à la radio”
Je l’ai réécouté récemment, j’ai trouvé ça terriblement bien foutu… Un grain, authentique. Très très en avance…

Michel Polnareff Un best of
Là encore, une histoire de timbre, quelque chose d’essentiel. C’est peut-être le premier à s’être lancé dans la musique et avoir réussi comme compositeur, mais en chantant.

Mark Hollis “Mark Hollis”
Peut-être le plus beau disque de pop. L’enregistrement a duré un an, il y avait des chandeliers, toute une ambiance… Certains musiciens sont partis avant la fin. Il paraît qu’il y a 25 bandes par titre, pour saisir l’instant magique. Un truc tout en retenue. Le silence, c’est l’inverse du punk, mais peut-être encore plus violent, plus mental.

Scott Walker Scott “1″
Je l’ai découvert quand j’ai fait un des premiers concerts pop en France, au Palais de Sports. J’étais en lever de torchon d’une pléiade d’artistes anglo-saxons, les Pretty Things, Cream, Ronnie Byrd… Et les Walker Brothers, qui avaient un mur du son comme Spector. Plus tard, j’ai découvert les «Scott 1, 2, 3»… des trucs avec des cordes, des reprises de Brel. La new wave s’est inspiré de cette espèce de grandiloquence.

Nina Simone Un best of
Son timbre, superbe. Elle n’a pas le côté fatigant de la chanteuse de jazz qui fait plein de notes, dans la démonstration. Là, c’est plus brutal, et en même temps très doux.

Propos recueillis par Jacques Denis

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Jukebox


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