Catégorie : Artist's Playlist



Blundetto

À l’heure ou sort son second album, “Warm My Soul” sur le label Heavenly Sweetness, le bidouilleur français dévoile dix disques ayant jalonnés son parcours personnel













Jacques Loussier “Pulsion”
Ma madeleine, un de mes premiers émois musicaux. Le LP traînait au milieu des vynils de Brel et Brassens chez mes parents, et il était très intrigant pour moi : une batterie, un piano et c’est tout, une prise de son remarquable (le disque sera d’ailleurs pillé par les beatmakers 15 ans après, ce qui vaudra 4 années de procédure à Eminem dans les années 2000)… Aujourd’hui je conserve plusieurs exemplaires de ce fétiche.

Hugh Masekela “Introducing Hedzoleh Sounds”
C’est la reprise par le trompettiste sud-africain Hugh Masekela de tout un album du groupe ghanéen Hedzolleh Sounds. Il est repris au thème près, moins roots que l’original, j’adore cette énergie combinée à d’incroyables mélodies. De la musique universelle à danser et à siffler.

Bon Iver “Bon Iver”
A priori un disque que je pourrais détester : claviers rincés, saxophones dégoulinant, vocoder et réverb des années 80. Pourtant… ce type est un génie, il va chercher des émotions enfouies très profond. On lui pardonne tout.

Caribou “Swim”
C’est le disque qui m’a réconcilié avec la dance music. J’avais un peu lâché la musique électronique à la fin des années 90, pensant en avoir fait le tour. Sous des allures de musique savante, Dan Snaith de Caribou sait me faire bouger les genoux ou hocher la tête.

The Cool Kids “The Bake Sale”
Parce qu’ils arrivent à faire bouncer sans jamais demander aux culs des filles de se balancer en haut, à droite ou à gauche… j’adore l’idée que des rappers pondent un disque où il n’est question que de virées en vélo entre potes, de cornets de glace et jamais de guns, de weed ou de la façon de se comporter de ta mère.

Curtis Mayfield “There’s no place like America Today”
Curtis mayfield est tout simplement mon guitariste préféré. Ses compos me touchent systématiquement, et là j’ai la sensation que cet album en particulier est pensé comme une compo. Il est court (moins de 30 min) et je suis obligé de l’écouter en entier à chaque fois, j’entends la fin d’un morceau comme une respiration et le début du morceau suivant résonne déjà quelque part dans un coin de mon cerveau..

Tommy Guerrero “A little bit of something”
J’aime l’humilité du personnage. Cela s’entend jusque dans le nom de cet album signé à la fin des années 90 sur le label Mo’Wax. C’est l’art du bricolage au service d’un univers personnel fait de soleil, de Tequila, de ride dans les rues de San Francisco… Bref, une injection de pur bon esprit par les oreilles.

Bob Marley “Soul Revolution”
J’aurais pu choisir d’autres albums de Bob, c’est difficile… Concrete Jungle me rend toujours aussi dingue, Natural Mystic me donne des frissons …. «Sun Is Shining», période Perry début 70 reste un des morceaux que j’écoute en boucle, de plus en plus, enchaîné avec le dub qui fait ressortir encore plus particulièrement cette basse martienne !

James Blake “James Blake”
C’est une des grosses claques prises récemment et je dois encore avoir la marque. Le mec est tout simplement effrayant : tellement jeune et une maîtrise totale de son truc, l’utilisation du silence, les harmonies, les textures… En live c’est la même histoire. La question c’est : Quand on a envoyé ce genre de premier album à 25 piges, que se passe-t-il après ?

DM Stith “Heavy Ghost”
Je reste assez fasciné par la musique que je ne pourrai jamais faire. C’est sûrement pour ça que j’ai mis Bon Iver ou James Blake dans cette playlist. C’est en dehors de l’univers de Blundetto mais je les écoute très souvent… Idem pour DM Stith, j’aime le côté savant de son écriture. Père arrangeur et grand-père chef d’orchestre, le bonhomme a les bons gênes pour promener son auditoire dans les recoins les plus torturés de son cerveau chafouin.

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Anouar Brahem

Dix disques. Ceux qu’emporterait sur son île le fameux oudiste tunisien qui se produit ce soir à L’Apostrophe de Pontoise . «Avant de devenir le label sur lequel j’enregistre moi-même, ECM était déjà le label de nombreux musiciens que j’admire.» Les preuves









Paco De Lucia “Entre Dos Aguas”

Quand je l’ai écouté, j’avais 18 ans. C’est un des disques que j’ai le plus réécoutés et qui reste parmi ceux qui m’ont extrêmement marqué.

Mohamed Abdelwahab “Hayati Inta”

J’ai été et demeure un grand admirateur de ce compositeur - chanteur. Il est un des compositeurs arabes qui m’ont sans doute le plus marqué dans ma jeunesse.

Oum Khalsoum “Ghouloubt Assaleh”

Un cas unique, une voix unique. Trente ans après sa mort elle n’a rien perdu. Ni de l’estime artistique, ni du culte populaire qu’on lui voue. Une grande dame!

Keith Jarrett “Köln Concert”

Quand mon fils Rami a découvert ce disque, il a passé des semaines entières à l’écouter en boucle. Quand j’ai moi-même découvert ce disque, j’avais le même âge, 20 ans. Il m’a fait l’effet d’une bombe. Je connais très peu de disques aussi intemporels et aussi universels.

Keith Jarrett “Personal Mountains”

Keith Jarrett, Jan Garbarek, Palle Danielson, Jon Christensen… Ce disque est l’enregistrement public d’un des derniers concerts du quartet, qui allait se séparer peu de temps après. L’inspiration est au zénith, l’entente entre les musiciens est synonyme de symbiose, les compositions magnifiques. Manfred Eicher était là pour saisir l’instant… Historique!

John Surman “Road To St Ives”

Ce disque m’a fait découvrir aussi bien le compositeur que le musicien. Son univers m’a bouleversé. J’ai rarement écouté un musicien aussi personnel et aussi original. Je prendrais à coup sûr ce disque dans mes bagages.

Egberto Gismonti, Charlie Haden, Jan Garbarek “Magico”

Gismonti est pour moi l’exemple même du compositeur qui a assimilé différentes cultures musicales, pour en faire l’expression d’une musique hautement personnelle et universelle à la fois. Quel merveilleux talent de mélodiste! Garbarek est ici d’un lyrisme époustouflant.

Zakir Hussain “Making Music”

Casting de très haut niveau, avec John McLaughlin, Jan Garbarek, Hariprasad Chaurasia, qui est ici sublime. Après l’écoute de ce disque, mon envie de rencontrer Garbarek s’est faite encore plus pressante. Cela n’allait plus tarder.

Nusrat Fateh Ali Khan “Concert à Paris”

Cette musique me parle au plus profond de moi-même. J’avais découvert Nusrat Fateh Ali Khan bien avant son succès international. J’ai eu la chance de l’écouter en concert au théâtre romain de Carthage, la ville où je vis, peu de temps avant sa disparition. Une soirée d’été inoubliable.

Philip Glass “Glass Works”

Je suis décidément attaché aux thèmes mélodiques! Un disque magnifique que j’ai aussi beaucoup écouté. Si mon île est vraiment déserte, cette musique fera écho au silence et suspendra le temps.

CONCERT

  • 10.02.12 L’Apostrophe - Théâtre des Louvrais / Pontoise

The Dø

Sur la route depuis la sortie de leur second album Both Ways Open Jaws au printemps dernier, The Dø s’est arrêté de tourner pendant une seconde pour nous révéler les dix disques qu’ils emporteraient sur une île désertée. Les cinq premiers sont ceux d’Olivia Merilahti, et les cinq suivants, ceux de Dan Levy.









Steve Reich Drumming
J’ai écouté ce disque en boucle pendant l’écriture du deuxième album et c’est une découverte sans fin. C’est une musique illusoire, hypnotique, qui fait oublier le temps. J’aime le mouvement organique, le développement du rythme par accumulation et élimination, comme des lianes, comme des cellules qui apparaissent, disparaissent, et renaissent.

Beck The Information
J’écoute cet album inlassablement, autant pour les chansons que pour le son. Il n’a pas pris une ride et à chaque fois, j’entends de nouvelles pépites sonores.

Thelonious Monk Monk’s music
J’aime le morceau d’ouverture de cet album, qui est la reprise d’un hymne de moins d’une minute par la section de cuivres uniquement. Ce qui me plaît chez Monk, c’est qu’on oublie la virtuosité qui peut par moments étouffer la musique, surtout dans le jazz. J’aime les envolées de Coltrane, l’espace et la maladresse feinte qui caractérisent le génie de Monk. 

Debussy Oeuvres pour orchestre
« La Mer », « Nocturnes » ou « Prélude à l’après-midi d’une Faune » sont des oeuvres qui me nourrissent. Cette grâce me donne toujours envie d’écrire. 

Micachu & the Shapes Jewellery
Absolument fan… Je ne me suis pas encore lassé de cet album, je pense que je pourrais l’emmener sur une île déserte et continuer à l’écouter sans relâche. On les avait vues en première partie d’Arcade Fire à Helsinki, et on avait pris une claque. Il y a peu de groupes aussi inventifs, autant en studio que sur scène. J’ai hâte d’entendre la suite.

Captain Beefheart Mirror Man Sessions
J’ai découvert Captain Beefheart avec Zappa, dans l’album “Hot rats” (autre album que je pourrais amener), je suis absolument fan, je suis obligé d’écouter 1000 fois chaque album parce qu’il y a des choses qui m’échappent…

Ebony Concerto Igor Stravinsky avec l’orchestre de Woody Herman
Le Sacre du Printemps avait déjà changé ma perception de la musique, et avec cette oeuvre il faisait un lien avec le jazz. C’est vraiment une musique que j’aurais voulu écrire…!

Radiohead Kid A
Une amie m’avait offert ce disque, je ne connaissais rien de Radiohead et rien de la pop. Je suis resté bloqué du début à la fin. Depuis je ne m’en lasse pas je l’écoute régulièrement.

Danyel Waro Oeuvre complète
On a découvert Danyel Waro lors de nos concerts à la Réunion. C’est magnifique… J’aimerais me faire une dose de Waro, n’écouter que ça pendant des semaines. J’adore aussi le son de ses disques.

John Coltrane & Duke Ellington
L’album que j’ai le plus écouté, je crois. J’aime tout. C’est une source sans fin pour moi. Chaque note me parle.

Lulu Gainsbourg

Vingt ans après la mort de Serge, son fils lui rend hommage avec un album où Johnny Depp, Iggy Pop ou Scarlett Johansson revisitent les classiques de l’homme à tête de chou. Pianiste talentueux, fraîchement diplômé du prestigieux Berklee Music College, Lulu se dévoile à travers dix albums minutieusement choisis.

Queen A Night at the Opera
J’adore l’ambiance de cet album, mélange incroyable entre l’opéra et le rock rehaussé par la voix unique de Freddie Mercury. Et « Bohemian Rhapsody » est un titre exceptionnel !

Michael Jackson Thriller
Je suis un fan absolu de Michael. Thriller, c’est la dernière époque avant qu’il passe à un style plus « blanc ». C’est aussi avec cet album qu’il a révolutionné le clip en inventant un style hors du commun. Il n’y a que des tubes : « Wanna be Startin’ Something », « Billie Jean », « Beat it », « Human Nature »… 100 millions d’exemplaires vendus, c’est du jamais vu, mais ce disque les mérite amplement.

Debussy Suite Bergamasque
Debussy est l’un de mes compositeurs préférés du mouvement romantique, car il marque une vraie rupture tout en restant classique. Son Clair de Lune est un chef-d’œuvre.

Django Reinhardt Intégrale
L’inventeur du manouche ! Sans parler du personnage, qui fait mieux avec trois doigts que tous les autres guitaristes… D’ailleurs, Angelo DeBarre, qui intervient sur mon album (« Le Poinçonneur des Lilas ») est l’un de ses meilleurs héritiers.

Mozart Symphonie n°40
J’ai une formation classique, et c’est ce que j’écoute le plus et j’ai découvert les Beatles il n’y a pas si longtemps que ça ! J’ai choisi cette sublime symphonie, mais j’aime aussi beaucoup son Requiem. Ses mélodies, ses arrangements… C’est un génie.

Radiohead Kid A
Il y en a beaucoup que j’aime, mais celui-ci a quelque chose de spécial, tout simplement.

Keith Jarret The Köln Concert
Keith Jarrett m’a fait découvrir le jazz. Il sait mélanger comme personne le classique, le jazz et la musique contemporaine. Quand on pense que ce concert est une heure et demie de pure improvisation, c’est presque inhumain !

John Williams 40 years of Music Film
Non seulement c’est un compositeur incontournable du point de vue cinématographique, mais j’ai grandi avec ses bandes originales de films: Les Dents de la Mer, Indiana Jones, Star Wars, La Liste de Schindler, Superman…

David Grey White Ladder
J’y suis très personnellement attaché : un ami de longue date de ma mère aujourd’hui décédé m’a fait découvrir cet album. Surtout la chanson « This Years Love », très expressive avec seulement trois accords de piano. Et puis il y a quelque chose de Tracy Chapman dans ce disque…

Serge Gainsbourg L’Homme à Tête de Choux
J’ai beaucoup plus écouté le Zénith de Gainsbourg ou L’Histoire de Melody Nelson que L’Homme à Tête de Choux, qui est un concept album très complexe… je ne comprends pas tout ! Mais si je devais en choisir un pour partir sur une île déserte, ce serait celui-ci, car j’aurais tout le temps de m’y plonger… et peut-être d’en saisir tout le sens !

Propos recueillis par Sophie Rosemont

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El-P

Dix disques. Ceux qu’emporterait sur son île déserte El-P. Le boss de Def Jux, membre du mythique Company Flow et fan de science-fiction, propose une sélection de quelques classiques éclectiques.











Prince Under the Cherry Moon
Sur une île déserte, je serais seul et Prince me fait penser au sexe. J’ai tellement baisé sur ce disque. C’est pas son meilleur album mais je l’écoute toujours car je suis impressionné par la production. Il n’y a aucune boîte à rythmes par exemple. Du coup, c’est assez différent de ce qu’il fait habituellement.

Fat Boys Premier Album
Quand je les écoute, j’ai l’impression de redevenir un gamin qui découvre le hip hop et c’est un sentiment assez agréable. «Jailhouse Rap» est sûrement l’une des meilleures chansons rap jamais écrites.

EPMD Business as Usual
Ce qui me manque quelque part, c’est cet esprit hardcore B-Boy. Avec EPMD, je m’y frotte un peu. J’aimerais bien être plus sur la brèche, partager ce danger du hip hop, le sentir venir vers moi.

Nine Inch Nails The Fragile
C’est un très beau disque, très bien produit et aussi incroyablement triste. Je me sentirais tellement mal sur mon île déserte que j’aurais envie de m’apitoyer sans arrêt sur mon sort. C’est, je crois, l’album parfait pour extérioriser sa souffrance.

Talking Heads Stop Making Sense
Là par contre, c’est un disque plutôt joyeux qui dégage une certaine bonne humeur. Un album que j’écoutais souvent quand j’étais petit.

Funkadelic Maggot Brain
C’est le disque qui accompagne toutes les émotions et j’espère bien en avoir sur cette île. Ce serait l’album qui me ferait apprendre des choses sur moi-même, sur cette expérience de la solitude complète.

Public Enemy Yo! Bum Rush The Show
Je l’amènerais avec moi simplement parce que c’est un classique absolu et que je ne pourrais pas m’en passer pendant une trop longue période.

The Beatles Sergent’s Pepper
Je pense vraiment qu’il s’agit d’un album parfait. Il est tellement incroyable, tellement riche. Il figure en bonne place dans ma discothèque personnelle.

Jimi Hendrix Voodoo Child
Je suis fan. Hendrix c’est le côté sombre de l’âme. Quelque chose qui apparaît parfois dans ma personnalité et qui apparaîtrait encore plus souvent sur une île déserte.

DEVO Q: Are We Not Men ?
Encore un album que j’adorais étant gamin. Rien que le titre, c’était déjà tout un programme, on sent d’avance qu’il s’agira d’un truc plutôt amusant.

Feist

Les dix disques qu’emporterait Feist sur son île déserte à l’heure où son cinquième album “Metals” connaît un accueil enthousiaste.











Dinosaur Jr Where You Been
À quinze ans, ce disque était très important pour moi. Il l’est encore aujourd’hui. La guitare de Jay Mascis est très forte, mais il chante doucement. Il n’a pas besoin de crier. J’ai dû inconsciemment m’en inspirer, car je chante doucement tout en m’excitant sur ma guitare !

Kevin Drew Spirit If
C’est mon disque préféré de Kevin, le leader du groupe Broken Social Scene pour lequel j’ai été chanteuse, parmi tant d’autres. Je l’aime justement, car il n’y a que lui qui chante, se révélant un conteur passionnant.

The Cure Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me
Les raisons de mon choix sont évidentes : cet art d’empiler la batterie, la basse  est incroyable . Le gâteau est très beau, sans pour autant perdre de la consistance.

Mocky Saskamodie
J’écoute beaucoup les disques de mes amis, pourquoi devrais-je m’en priver ? Et Mocky en fait partie. Ensemble, nous jouons une partie de tennis : je fais un disque, il en fait un, j’en refais un, il en fait un, etc. Bref, j’aime beaucoup son dernier album en date, c’est la quintessence de sa musique.

Gonzales Solo Piano
Un autre ami musicien dont je suis la discographie à la trace. Après des années dans le rap, ce retour au piano fut délicieux - autant pour lui que pour moi. J’en ai profité pour le mettre au piano sur “The Reminder” ! Ce disque est plutôt instrumental, mais quand il chante, c’est de la pop à l’état pur.

Santo & Johnny Santo & Johnny
Ce duo des fifties est assez brillant. Dans l’album, il y a cette chanson très connue, « Sleep Walk », qui est tout simplement parfaite avec seulement une guitare lap-steel et un vibraphone…

Paul Simon Graceland
Un classique. Tout y est, du sens de la découverte de l’ailleurs à celui des mélodies. Je me rappelle encore de la seule fois où j’ai rencontré, furtivement, Paul Simon. C’était lors d’une balance sur un festival américain. Bono était aussi de passage, et Barack Obama aussi ! Un grand moment.

Ravi Shankar & Philip Glass Passages
C’est un album que j’ai découvert adolescente mais il m’a fallu des années pour entendre réellement tous les instruments. L’orchestration est fascinante, autant que les deux personnalités qui l’animent.

Led Zeppelin IV
Je viens de découvrir Led Zeppelin, ce qui peut paraître ridicule… Je suis étrangement toujours passée à côté jusqu’à maintenant, et ma découverte est d’autant plus savoureuse ! C’est rock, rugueux comme j’aime.

Bob Dylan Time Out Of Mind
Une grande influence pour mon nouvel album. On peut entendre les distances entre les musiciens : un organiste joue à 15 minutes et Dylan qui vous souffle juste dans l’oreille, tel un démon ! C’est très visuel. Cet album est une sorte de retour, un véritable acte de bravoure.

Sinéad O’Connor The Lion and The Cobra
C’est la première chanteuse que j’ai vraiment écoutée - après Annie Lennox. Ce disque est son chef-d’œuvre. Sa voix est si puissante, claire, sanguine, féminine et masculine à la fois. Elle me touche beaucoup – me trouble, même. J’aimerais tellement la voir en concert, même si elle a apparemment beaucoup changé. De toute manière, elle mérite tout le respect du monde, pour toujours !

Propos recueillis par Sophie Rosemont





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