Catégorie : Focus

Miguel Atwood-Ferguson, en attendant la suite


Photos: Joël Vacheron

Build an Ark est un projet initié il y a une dizaine d’années par Miguel Atwood-Ferguson et Carlos Niño. Si le barbu s’est déjà fait connaître en Europe grâce à son imposante discographie, et ses programmes radios, la carrière de Miguel Atwood-Ferguson reste encore relativement discrète. Pourtant, à bien des égards, ses diverses collaborations incarnent parfaitement les aspirations cosmiques qui émaillent de nombreuses productions west coast à l’heure actuelle.

Entre deux prises dans le studio improvisé de son appartement de Silver Lake, Miguel Atwood-Ferguson revient de manière laconique le fait qu’il a toujours été impliqué dans le hip-hop et le funk, tout en suivant un cursus rigoureux en musique classique. “Tout cela s’est imposé très naturellement. C’est certainement dû au fait que je suis à moitié blanc et à moitié noir”. Il ne fait aucun doute qu’il serait un prétendant sérieux pour interprêter le rôle de Joe Grant s’il devait y avoir un remake hollywoodien de “J’irais cracher sur vos tombes”.

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AlunaGeorge, les années 90 dans le viseur


Comme le nom donné à leur groupe semble en témoigner, Aluna Francis et George Reid aiment faire des juxtapositions. Par chance, cela ne se cantonne pas uniquement au jeu de mots. AlunaGeorge propose en effet une association assez convaincante entre des rengaines haut perchées, inspirées par la r&b 90’s, et des compositions déconstruites reluquant du côté d’un Flying Lotus ou d’un Hudson Mohawke.

Comme en témoigne leur premier EP de deux titres sorti, le bien nommé You Know You Like It sur Tri-Angle Recrods, AlunaGeorge parvient parfaitement à cultiver la nostalgie, tout en gardant une posture prospective.

Hiphop, il était une fois le gangsta rap


La lettre postée récemment sur le site du sérieux Waxpoetics aurait pu faire un excellent poisson d’avril. Malheureusement, il est un peu trop tard pour jouer l’effet d’un gag. À lire les éléments énoncés par un certain John Smith, on pencherait plutôt du côté des théories du complot ou d’un bel exercice d’écriture créative.

Les faits se déroulent début 1991, lorsque l’auteur anonyme, qui travaillait comme “decision maker” dans un gros label, était convié à une discussion très spéciale quant à l’avenir du hip-hop. À tel point que, selon lui, cette rencontre constitue le “plus grand tournant dans les musiques populaires et, en dernière instance, dans l’histoire américaine contemporaine”. Rien que ça.

Le thème, très simple, ne manque en effet pas d’intriguer. Pour faire court, les convives, officiant dans diverses maisons de disques influentes, apprenaient que leurs firmes avaient investi massivement dans des établissements pénitenciers privés. Du même coup, histoire de remplir un peu les cellules et les caisses, ces faiseurs d’opinions auraient été invités à promouvoir des groupes faisant l’apologie des comportements criminels.

Les années qui suivirent, la violence, la drogue et la sexualité hypermachistes devenaient les thèmes de prédilection du gangsta rap, tout en encourageant les antagonismes et les stéréotypes raciaux. Il s’agit très certainement d’un hoax, mais les questions abordées sont suffisamment intriguantes pour alimenter des discussions enflammées. Quoi qu’il en soit, Hollywood possède une scenario parfait pour un futur long métrage agrémenté d’une méchante BO.

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Garden Festival: music, croatie & fun


Photo: David Bowen

Lancé en 2005 par une bande de promoteurs anglais passionnés de musique électronique, le Garden Festival est devenu un rendez-vous incontournable pour les clubbers européens.

Par Laurent Charrier

« Ici, ce n’est même pas une question de savoir combien tu vas être payé. De tous les festivals où j’ai été mixé, c’est le plus beau site. Les gens y sont détendus et la musique excellente ». Un verre de rosé à la main, à l’ombre du Tiki Bar en ce mois de juillet 2011, l’allemand Danilo Plessow alias Motor City Drum Ensemble n’a pas l’air de trop se forcer en faisant l’éloge du Garden Festival. Entre la promotion de son DJ Kicks et la préparation de son prochain album avec le producteur jazz/funk James Mason, l’étoile montante de Stuttgart s’accorde quelques jours de farniente à ce grand rendez-vous de la scène house et nu-disco.

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Festivals: Bob Dylan jouera à Montreux, Lyon et Carhaix

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C’est officiel: Bob Dylan a annoncé sur son site qu’il se produirait cet été au Montreux Jazz Festival (8 juillet), au Nuits de Fourvière de Lyon (18 juillet) et aux Vieilles Charrues de Carhaix (22 juillet)

Dylan a également mis en boîte un nouvel album dans les studios de Jackson Browne à Los Angeles. C’est ce que révèle le musicien David Hidalgo (Los Lobos) dans une récente interview au journal américain The Aspen Times.

“C’est à chaque fois une expérience différente que d’enregistrer avec lui”, raconte Hidalgo qui avait participé aux deux derniers albums de Dylan, Together Through Life (2009) et Christmas In The Heart (2010), “Il y avait des instruments mexicains dans le studio, et j’ai commencé à jouer du très, une petite guitare à six cordes dont je joue depuis mon enfance. Il m’a dit: “Hey, c’est quoi ce son?”, et on a commencé à jouer des morceaux avec cet instrument. Je ne crois pas qu’il voulait spécialement que son disque sonne “mexicain”, mais ça se passe toujours comme ça avec lui, tout se fait sur le moment.”

En attendant, l’exposition qui lui est consacrée à la Cité de la Musique à Paris se poursuit jusqu’au 15 juillet.

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Mohammed Wardi, une fontaine d’inspiration


Mahommed Wardi, qui est décédé à Khartoum le 18 février 2012, restera une des figures les plus marquantes du Soudan contemporain. Chanteur, compositeur et militant, il laisse une oeuvre complexe et hétéroclite s’étalant sur plus de 60 ans. C’est suite à sa rencontre avec Louis Armstrong qu’il commencera à intégrer le jazz dans les musiques traditionnelles soudanaises.

La portée engagée de ses textes lui vaudra d’être enfermé à de nombreuses reprises tout au long des années 60 et 70. Durant les années 80, il sera même contraint à s’exiler quelques années après l’accession du régime islamiste. Wardi avait l’habitude de jouer régulièrement avec le fameux orchestre The African Birds. Ils se rendront même à Los Angeles en 1999 pour y enregistrer 18 de ses titres les plus populaires dans les studios de Dawn Elder. L’album n’est pas encore sorti.





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