
Photo: Joël Vacheron
Redécouvert en grande partie grâce des compilations, le T. P. Orchestre Poly-Rythmo de Cotonou s’offre une seconde adolescence avec une tournée mondiale et de nouvelles sorties en préparation. Pierre (Saxophone) et Vincent (Chant) reviennent sur l’épopée du Tout Puissant Orchestre à l’heure des commémorations d’indépendances et du regain d’intérêt sans précédent que connaissent les productions funk en provenance d’Afrique de l’Ouest.
Comment a commencé l’aventure du T.P Orchestre Poly-Rythmo de Cotonou où vous produisiez-vous?
Vincent: L’histoire a débuté petitement à partir d’un orchestre qui s’appelait Sonny Black’s Band. Son propriétaire, qui était marié à une Française et devait retourner en France, l’avait cédé à un compatriote qui possédait une société dénommée Poly-Disco. Lorsqu’il a renommé l’orchestre, il désirait garder un nom qui soit proche de sa raison sociale. C’est comme ça que le groupe a vu le jour sous le nom de Poly-Rythmo. À l’origine, il était composé de huit personnes et le groupe s’est peu à peu entouré d’autres instrumentistes. Les discothèques sont nées en grande partie grâce à Poly-Rythmo et nous nous produisions un peu partout, mais notre lieu de prédilection était sans conteste le Zénith. Un bar dancing dans lequel nous jouions tous les samedis et dimanches. C’était un lieu sacré qui, aujourd’hui encore, fait la fierté du Bénin. Les gens sont nostalgiques de cet endroit, ils voudraient bien revoir un autre zénith maintenant que le Poly-Rythmo est en train de faire le tour du monde. Il faut qu’on s’y mette vraiment pour le créer notre Zénith… Sinon, on jouait un peu partout pour des mariages, des fêtes diverses, les anniversaires officiels, etc. On était plus avec le gouvernement de l’époque et il n’y avait aucune manifestation pour laquelle nous n’étions pas sollicités. D’ailleurs, on nous appelait orchestre national, alors que nous ne l’étions pas…
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Tags: Orchestre Poly Rythmo de Cotonou, interview

« Filmer la musique ». Derrière cet intitulé se cache un festival parisien passionné et passionnant sur l’art et la manière de confronter image et son. Documentaires pointus, portraits, archives, captations live, vidéos expérimentales… Des ghettos de Kingston à la no wave new-yorkaise, FLM nous en met plein la vue, loin des clichés du film rock.
Olivier Forest, fondateur du festival avec Eric Daviron, présente cette quatrième édition, organisée au Point FMR du mardi 8 au dimanche 13 juin.
Q : Comment est née l’idée du festival il y a quatre ans ?
Olivier Forest : Le déclic s’est produit à New York, où on est tombé sur un vidéoclub démentiel plein de films pirates, d’émissions TV, de clips, de séries B… On a aussi vu une exposition organisée par Kim Gordon de Sonic Youth qui mêlait la photo, l’art contemporain, les performances musicales. Nous avons voulu faire un festival hybride, décloisonné, qui mélange plein de formes différentes.
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Tags: Paris, Festival, filmer la musique, olivier forest
Interview |
23 avril 2010
Photo: Joël Vacheron
“Don’t give up your dreams”. Une devise toute trouvée pour celui qui aura attendu près d’une vingtaine d’années avant de sortir son premier album. De toute manière, Damon Riddick n’a jamais mené son existence en étant pressé par les impératifs du moment. Le style impeccable et les bras chargés des pioches de la journée, il arrive avec quelques heures de retard. Dam-Funk n’a pas besoin de feindre la désinvolture pour mériter son titre d’ambassadeur du boogie funk.
Q : Vous vous posez comme un défenseur de l’esprit funk originel, en quoi cela consiste exactement ?
Dâm-Funk : Le funk a trop souvent était regardé comme un style frivole et il est encore fréquent que des personnes se moquent des musiciens. Mon but est de réintroduire le respect dû aux musiciens de funk. Je suis né dans les années 70 et je fais partie de cette génération qui a grandi entre le hip-hop et le funk.
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Tags: dam-funk,, interview
Portrait et Interview |
22 avril 2010

Suite à la disparition du rapper lundi dernier, nous republions ces deux articles publiés dans le magazine Vibrations à l’occasion de la sortie de “The Ownerz”, le dernier album de Gang Starr
Par David Commeillas
«Deux platines et un microphone.» À chaque interview, devant chaque caméra, chaque micro tendu, Guru répète inlassablement ses cinq mots. Comme si cette définition épurée du rap signifiait aussi «DJ Premier et MC Guru». Comme s’il était fondamental, à toute époque, de revenir à l’essentiel, et de rappeler leur éternelle allégeance à la culture hip hop. Les deux piliers de Gangstarr font désormais office de survivants, derniers miraculés d’une ère où cet art de rue revendiquait encore quelques valeurs chevaleresques telles l’honneur et l’authenticité. Parce qu’ils y croyaient sans doute plus fort que les autres, Gangstarr n’a pas connu le destin infortuné de A Tribe Called Quest, Nice & Smooth, Brand Nubian, Diamond D, Black Sheep et autres Jungle Brothers. Que reste-t-il de cette prétendue «new-school» new-yorkaise émergée au crépuscule des années 80? Busta Rhymes et Q-Tip lancés dans des carrières solos, Pete Rock exilé sur le label londonien BBE, et quelques groupes qui tentent à chaque album de retrouver en vain l’éclat du passé. Sombre Bilan. Rares sont les artistes ayant réussi à négocier le virage du nouveau millénaire sans déjanter.
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Tags: Guru, Gang Starr, hommage

Vibrations, Le Festival de Jazz de Cully et la Galerie Davel présentent à partir du 9 avril une exposition de Mix & Remix. Longue conversation entre le dessinateur et le rédacteur en chef du magazine.
P.-J.C. – Tu ne donnes pas souvent d’entretiens, malgré ta notoriété.
M.&R. – Non, c’est toujours difficile. Ça me crispe.
P.-J.C. – Commençons par Frank Zappa, alors !
M.&R. – D’accord. Alors, quand j’avais 17 ans, c’était la mode du jazz.
P.-J.C. – Tu es né en quelle année ?
M.&R. – En 1958. Entre 16 et 19 ans, je n’ai écouté que du jazz.
P.-J.C. – Et avant ?
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Tags: Mix & Remix, Cully Jazz Festival, Steevie & Michael, Galerie Davel

En marge de l’exposition “Galactic Hits” et de la tournée d’Anti Pop Consortium, Beans évoque les différentes relations que le groupe entretient avec la science-fiction.
Q: Quelle est votre définition de l’afrofuturisme et est-ce que cela fait partie de votre univers créatif ?
À vrai dire, je n’ai jamais considéré ma musique sous cet angle. Je nous vois plutôt comme un groupe progressiste qui, en s’inscrivant dans le courant hip-hop, tente d’aller au-delà des canons et des productions traditionnellement réalisées sous cette bannière. Mais si nos cherchons toujours à ouvrir de nouveaux territoires, nous ne l’avons jamais revendiqué comme faisant partie de l’ afrofuturisme. Cela ne signifie pas pour autant que je n’ai pas été influencé par des artistes associés à ce courant.
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Tags: Beans, anti pop consortium, galactic hits, interview
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