Catégorie : Live

Hip hop: EPMD, partenaires en affaires


Des places à gagner pour aller voir les deux rappers légendaires

À la différence du militantisme des Public Enemy ou de la provocation gangsta de NWA, Erick Sermon et Parrish Smith inauguraient une posture qui allait participer à singulariser le courant hip-hop ultérieurement. En effet, en s’appelant EPMD, pour Erick and Parrish Making Dollars, les deux natifs de Long Islands affichaient d’emblée leur prédilection pour les filles faciles et la réussite financière.

Des impératifs prosaïques qui n’ont cependant pas empêché Erick Sermon, Parrish Smith et le DJ K La Boss, d’imposer leurs beats funky dès la sortie, en 1987, du très influent “Strictly Business”. Leur premier album dans lequel se trouve le fameux morceau éponyme construit à partir d’un sample de I shot the Sheriff de Bob Marley. Par la suite, les deux rappers vont enchaîner les titres de qualité avec une constance indéniable.

Après deux interruptions, quelques disputes, des projets solos et une conversion au christianisme, les deux rappers sont toujours dans les affaires. Associés depuis quelques années à DJ Scratch, leur huitième album, “We Mean Business”, sortira le mois prochain, soit peu de temps avant leur concert à Montreux.

CONCOURS

Pour gagner une invitation pour le concert de EPMD le 19 juillet au Montreux Jazz Festival, envoyez-nous un mail avec vos nom, prénom et adresse postale à concours@vibrations.ch Merci d’indiquer EPMD dans l’intitulé du message.

Les gagnants seront avertis par email.

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CONCERTS

  • 19/07/08 Montreux Jazz Festival / Miles Davis Hall

VIDEO: EPMD, Strictly Business, “Strictly Business”, 1988

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World: Montreux à l’heure brésilienne


Paraíba meu amor

Du 11 au 13 juillet, de nombreux invités prestigieux vont célébrer les musiques populaires brésiliennes au Montreux Jazz Festival. Des places à gagner pour chacune des soirées!

Le nordeste sera à l’honneur au Miles Davis Hall le 11 juillet avec l’orchestre Paraíba meu amor qui découle de la rencontre, initialement cinématographique, de musiciens de forró avec l’accordéoniste Richard Galliano. Chico César et Flavio José, des figures emblématiques du forró authentiques, seront également présents lors de cette “forró night ”.

Le jour suivant, c’est l’incontournable ministre de la Culture Gilberto Gil qui viendra faire souffler un vent tropicaliste dans l’auditorium Stravinsky. Le même soir, Elba Ramalho et Mart’nália viendront également attester leurs réputations de divas.

En proposant sur une même affiche João Bosco et Milton Nascimento & Trio Jobim, la soirée du 13 au MDH propose deux artistes dont les relectures audacieuses ont participé à renouveler en profondeur les musiques populaires brésiliennes.

Pour gagner une invitation pour un de ces concerts le 11, le 12 ou le 13 juillet au Montreux Jazz Festival, envoyez-nous un mail avec vos nom, prénom et adresse postale à concours@vibrations.ch Merci d’indiquer la date dans l’intitulé du message.

Les gagnants seront avertis par email.

CONCERTS

  • 11/07/08 Nordeste Brasil, the forró night  / Miles Davis Hall: 8 places
  • Paraíba meu amor
  • Chico César
  • Flávio José

  • 12/07/08 Auditorium Stravinsky : 4 places

  • Gilberto Gil
  • Mart’nália
  • Elba Ramalho

  • 13/07/08 Miles Davis Hall : 8 places

  • João Bosco
  • Milton Nascimento & Trio Jobim

VIDEO: Gilberto Gil, Toda menina baiana

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Live: Santogold joue les météorites

Hier soir, devant une salle comble, Santogold surprend le public au terme d’un concert londonien rondement mené

Difficile de se frayer un chemin dans cette salle surbondée. On trouve tout de même une place de choix en nous encastrant dans un recoin improbable situé entre la sono et le balcon. Par chance, l’amphithéâtre de la Scala est suffisamment pentu pour offrir une vue enviable. Un vaste rideau d’or clôture la scène où un DJ débarque pour entamer un set paramétré, dans lequel les classiques funky sont alignés comme les perles sur un collier. Il sait amadouer le public british en faisant un grand écart scabreux de Dizzee Rascal à The Smiths.

Legging, veste à capuche dorée, lunette de soleil, Santi White allie le retrofuturisme de Barbarella à la prestance décontractée d’une diva soul. Entourée par deux choristes aux chorégraphies robotiques, chaque morceau est impeccablement interprété. Le public est emporté par ces beats lourds, cette présence enthousiaste et par l’atmosphère sereine que dégage cette performance à la fois spatiale et ambrée. L’émotion redouble lorsqu’elle entame Creator. Confettis, effets stroboscopiques et danses toujours plus exaltées, Santi semble à même de nous emmener vers d’autres galaxies.

Toutefois, le morceau à peine terminé, la petite troupe s’éclipse alors que la chanteuse n’a guère passé plus de 40 minutes sur scène. Le public, pris quelque peu au dépourvu, ne réagit pas immédiatement. Quelques acclamations, mêlées de protestations, surviennent, mais la diva ne reviendra pas faire un rappel. La lumière se rallume et, malgré cette prestation convaincante, on reste pantois après le passage de cette météorite qui nous laisse de la poudre dorée plein yeux.

CONCERTS

  • 01/07/08 VisionAire Lacoste / Paris

  • 05/07/08 Les Eurockeenes / Belfort

  • 08/07/08 Montreux Jazz Festival (MDH Club) / Montreux

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Expérience: Sonic Boom, héraut d’une pop cinétique

ILLUSTRATION: Ivan Liechti, +41

Avec ses différents projets, l’ex-Spacemen 3 n’a pas fini d’affiner ses explorations soniques

Peter Kember s’est fait connaître sous le pseudonyme de Sonic Boom au début des années 80 en tant que chanteur et guitariste des Spacemen 3. Un groupe qu’il avait formé en 1982 avec Jason Peirce et qui était une synthèse sonore de leur passion pour les formes graphiques aux vertus hypnotiques et les substances aux propriétés hallucinogènes. Un attirance pour les distorsions qui permettra aux Spacemen 3 de faire en quelque sorte le joint entre les percées électroniques du post-punk et le déferlement de l’acid house.

Au passage des années 90, après de sérieuses dissensions entre les deux acolytes, Peter continuera ses expérimentations bruitistes en menant conjointement deux nouveaux projets. Spectrum et E.A.R. (Experimental Audio Research) lui permettront notamment d’entamer des collaborations avec Stereolab et Yo La Tengo.

Avec cette tournée, Sonic Boom présente un inventaire du travail qu’il a accompli tout au long de ces 20 dernières années de carrière.

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CONCERT

  • 23/05/08 Le Bourg / Lausanne

VIDEO: Sonic Boom, Hall of Mirrors(Kraftwerk)

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Rock: The Go! Team, discordances mineures

Une des révélations indie anglaises de 2007 en tournée

Avec leur album “Proof of Youth”, The Go! Team a constitué l’une des révélations de l’année passée avec cet étonnant hip-hop à la fois naïf et psychédélisme bruitiste. Comme le souligne Ian Parton, l’instigateur du projet, “Au départ The Go! Team découle d’une volonté de d’intégrer des mélodies entraînantes dans une sorte de chaos. Ça nous ressemble un peu. On est des personnes très différentes qui n’avaient aucune raison de se rencontrer. A part essayer de s’harmoniser dans un groupe”. Avec leur énergie brute et cette aptitude à fusionner des individualités a priori différentes, le band de Brighton réussi à faire un amalgame contemporain de Sly & The Family Stone et des Stone Roses.

SITES

CONCERTS

25/04/08 106 / Rouen
26/04/08 Théâtre Barbey / Bordeaux
27/04/08 Cooperative de Mai / Clermont Ferrand
28/04/08 Astrolabe / Orléans
29/04/08 La Romandie / Lausanne
30/04/08 Rote Fabrik / Zurich
05/06/08 The Club, La Grande Halle de La Villette / Paris

A VOIR: The Go! Team, Grip Like A Vice

DOCUMENTAIRE: Réalisation Bob Jaroc Part 1

Part 2

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Hip Hop: Steinski, les leçons du professeur

Un cours magistral du légendaire Steinski en download

En 1983, Steven Stein alias Steinski n’était plus un ado lorsqu’il gagna, avec son compère Double Dee, le premier prix d’un concours de remix organisé par le label Tommy Boy. Du jour au lendemain, le duo sera propulsé au statut de légendes locales. Depuis, “Lesson 1: The Payoff Mix”, ainsi que les mixtapes qui suiveront “Lesson 2: The James Brown Mix” ou “Lesson 3: The History Of Hip-Hop” sont devenus des références incontournables de la technique du cut’n'paste.

Plus de 25 après leur enregistrement, ses fameuses leçons n’ont pas été oubliées et ce statut de pionnier lui vaut encore une reconnaissance des plus grands turntablists du moment. À ce titre, Steinski n’en revient toujours pas de ce jour où DJ Shadow et Cut Chemist passèrent dans son studio et “prirent à tour de rôle des photos d’eux-mêmes en train de porter fièrement notre table de mix!”. Désormais, le bonhomme continue à professer ses collages sonores didactiques sur l’excellente station WFMU et un double CD retraçant ses 25 ans de carrière va sortir le 26 mai prochain.

A ECOUTER

SITES

ALBUM

  • Steinski, “What Does It All Mean?: 1983-2006″, Illegal art, sortie le 26 mai

CONCERT

11/04/08 Lausanne / Le Romandie

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Jukebox: Hommage à Bo Diddley

A écouter

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