
La commémoration du cinquantième anniversaire de Island Records permet de revenir sur l’influence de cette figure majeure de la musique anglo-saxonne
Situés à quelques pas de la station de métro de Notting Hill Gate, les bureaux d’Island records ont su conserver une ambiance tropicale singulière. Mobilier de bois, poster de Bob Marley, gros coussins, deux djembés et une fragrance agréable de fumée, la réception active d’emblée une imagination toute insulaire. Même s’il a vendu ses parts il y a près de vingt ans, il ne fait aucun doute que l’empreinte décontractée du fondateur Chris Blackwell continue de souffler sur la destinée du label.
2009 est sans conteste l’année de la reconnaissance pour ce septuagénaire qui a veillé à la destinée d’artistes aussi hétéroclites que Nick Drake, Grace Jones, Roxy Music et, bien sûr, d’un certain Bob Marley. Passionné de musique et homme d’affaires visionnaire, Blackwell a été consacré récemment comme la personnalité qui a eu le plus d’influence sur les musiques populaires anglaises durant ces cinquante dernières années. Il nous reçoit, en compagnie de son ami de longue date Baaba Mal, pour évoquer quelques épisodes de son parcours singulier. Même s’il avoue ne pas aimer ressasser le passé, les anecdotes reviennent facilement en surface. Elles sont souvent assez cocasses. Comme ce concert à Kinshasa de Millie Small, dont le titre “My Boy Lollipop” (1964) fût le premier succès commercial du label.
En arrivant sur le site deux heures avant le concert, il constate que rien n’avait été préparé. “Nous sommes tout de même parvenus à monter la scène”, se souvient-il, ” et le concert à pu se dérouler devant un stade archibondé. Le problème c’est que seulement 10% du public avait payé son billet. L’autre chose intéressante”, ajoute-t-il, “c’est que Fela, qui était encore inconnu, se trouvait dans le groupe qui accompagnait Millie sur scène”. Il revient également sur sa découverte des musiques africaines grâce aux connaissances expertes de Robert Palmer, sur l’impact des musiques jamaïcaines sur la culture britannique ou encore sur les principaux fondements à partir desquels il a façonné une approche si singulière dans l’industrie musicale. Happy Birthday Sir Blackwell!
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Tags: UK, jamaique, chris blackwell, baaba mal, island records, island 50
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