De leur musique, on ne connaît guère que le raï, les mélodies arabo-andalouses, le gnawa ou le folklore traditionnel. Les Marocains produisent pourtant du rock, du punk et du rap, et non des moindres. Leurs arts plastiques vivent aussi une effervescence insoupçonnable dans le pays de Mohamed V. Grâce aux Genevois de Mozaik productions, un échantillon de choix de cette scène musicale et visuelle investit l’Usine de fond en comble dans le cadre du festival de la bâtie le 11.09.10.
Parmi les étoiles de cette délégation, le groupe punk Haoussa, le hip-hopper Mobydick, Orioxy et son jazz bleuté, le graphiste Molokov et les organisateurs du Festival L’Boulevard de Casablanca. Tous ont en commun le souhait de proposer des alternatives aux dérives “obscurantistes” qui peuvent s’offrir à la jeunesse de leur pays. Entre concerts, discussions et projections, une immersion totale ponctuée par un brûlant set DJ genevo-marocain.
Malgré son titre hyperbolique, le premier album du projet de Richard d’Alpert et Andrew Claristidge, deux amis d’enfance dévolus à la cause du dancefloor, a été produit intégralement dans un home studio de la côte bretonne. “General Motors, Detroit, America - Snake” se déroule comme une lente remontée mélancolique et atmosphérique pleine de collaborations et de surprises réjouissantes.
Une série des titres qui sonnent comme s’ils avaient été passés aux bains d’acide pour créer une alchimie entre les pulsations des synthés analogiques de Giorgio Moroder, les envolées psychédéliques de Soft Machine et des productions dance alambiquées dans la lignée des labels Italian Do It Better ou DFA.
Plunky, José James ou Sir Joe Quatermann, la Rafinerie poursuit son Festival Soul avec trois nouvelles soirées. 15 x 2 places à gagner pour le concert de Plunky & Oneness le 26.03.10
Après une première apparition hexagonale remarquée en 2004, James “Plunky” Branch est de retour au New Morning avec son groupe Oneness (of Juju). Pourfendeur de la première heure des inégalités, le saxophoniste a toujours su faire évoluer sa fibre révolutionnaire et son panafricanisme sur tous les genres, du be bop au hip-hop.
En deux albums, José James s’est imposé comme une des voix incontournables du jazz contemporain. Encensé par les critiques avec “The Dreamer” (2008), “Black Magic” (2010) convoite des horizons plus urban, notamment grâce à son association avec Flying Lotus, Moodymann ou Dj Mitsu. La même soirée, Nicola Conte sera également présent à cette occasion pour présenter une sélection puisant dans les registres de l’acid jazz et de la bossa.
Le 31 mars, Sir Joe Quarterman se produira pour la première fois en Europe. Avec des morceaux tels que “The Way They Do My Life”, “I Got So Much Trouble On My Mind”, “The Trouble With Trouble” ou “Give Me Back My Freedom”, il est depuis longtemps une référence incontournable de tous les amateurs de rare groove. Une occasion rare de voir.
CONCOURS Plunky & Oneness se produiront à La Bellevilloise le 26.03.10. Pour gagner des invitations à cette soirée (max. 2 par personne), envoyez-nous un mail à contact@vibrations.ch, en indiquant “MERCI PLUNKY” dans le titre avec vos nom et prénom. Il y a 15 x 2 places à gagner et les gagnants seront contactés par email.
CONCERTS
26.03.10 James Plunky & Oneness / New Morning (Paris)
28.03.10 José James & Nicola Conte / La Bellevilloise (Paris)
31.03.10 Sir Joe Quarterman & The Speedometers / La Bellevilloise (Paris)
Kitty, Daisy & Lewis, c’est deux sœurs, un frère, cinquante-sept ans à eux trois et la maîtrise de neuf instruments – guitare, banjo, lapsteel guitar, contrebasse, ukulélé, trombone, xylophone, accordéon – qui officient dans un style au moins trois fois plus vieux que leurs artères.
Vous avez dit précoces ? Sans doute, mais il faut dire que la fratrie a été baignée dans la musique dès les premières couches et il n’est pas rare de voir papa et maman Durham rejoindre leur progéniture sur scène. Ces petits génies ne jurent que par les années 50 et développent un esthétisme et un son étonnamment proches des productions vintage.
Au menu : swing, blues, country, rockabilly et enregistrements maison exclusivement réalisés sur du matériel certifié 50’s : un antique huit pistes, des vieux micros de la BBC, des éditions vinyles pressées à la main. Pas l’ombre d’un souffle digital dans la musique de ces trois-là. Et pour ce qui est de la scène, ce n’est pas l’expérience qui manque, Kitty, Daisy & Lewis affichent déjà les festivals de Glastonbury et Primavera Sound, ainsi qu’une tournée américaine en première partie de Coldplay à leur palmarès. Précoces on vous dit.
Pas de tigre en Afrique ? La soirée proposée par Vibrations le 14.10 entend démontrer le contraire en invitant l’Imperial Tiger Orchestra à ouvrir cette soirée dédicacées à l’afrobeat. En deuxième partie, Femi Kuti viendra transmettre le flambeau de l’afrobeat avec la fougue scénique qui caractérise l’aîné des fils de Fela. Ce concert offre également une occasion de découvrir la troisième génération puisque son fils, âgé de 12 ans, joue également du saxophone dans l’orchestre.
Entre les inclinations jazzy d’Angélique Kidjo et la groove spontané des Staff Benda Bilili, la soirée du 16 avril, présentera un panorama élargi de la richesse musicale intarissable de l’Afrique de l’Ouest.
OFFRE SPECIALE
Pour cette édition, Vibrations propose une offre spéciale pour l’une des soirées ci-dessous à travers l’achat groupé d’un ticket et d’un CD compilation à choix.
Jusqu’au 28 mars, le white cube de la Chisenhale Gallery accueillent les travaux récents de Florian Hecker. Les long tubes noirs tombant du plafond à hauteur variable, et auxquels sont accrochés les hauts-parleurs, constituent les seuls éléments visibles. Tout le le reste est du domaine de l’écoute.
Avec Magnitude Estimation, 2X3 Kanal, Untitled, Auditory Scene, le compositeur allemand présente quatre nouvelles installations qui lui permettent d’approfondir son approche des relations existantes entre le corps, l’espace et les objets sonores. Mouvements rotatifs, fréquences zigzaguantes, effets d’échos ou d’oscillations, chaque pièce invite à expérimenter les modalités subtiles qu’acquièrent les sons en fonction du positionnement occupé dans l’espace.
A l’aide de ses installation et ses compositions électro-acoustiques, Hecker construit une architecture quasi invisible à partir de laquelle on peut interroger les limitations de nos perceptions spatiales.
EXPOSITION
12.02.10 - 28.03.10 Florian Hecker at Chisendale / London
Installation de Florian Hecker à Sadie Coles (Novembre 2008)
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