Le brass band exceptionnel de Chicago sera de passage au New Morning pour une date unique. 10 places à gagner!
Au commencement, on trouve Phil Cohran. Trompettiste génial et multi-instrumentaliste cosmique de Sun Ra dans les 70’s, il sera également le mentor des Earth Wind and Fire. Quelques années plus tard, il s’occupe de l’éducation musicale de ses enfants et neveux en fondant le Phil Cohran Youth Ensemble. Une fanfare de cuivre qui deviendra par la suite, avec l’introduction d’un batteur, l’Hypnotic Brass Ensemble.
Biberonnés au jazz, funk et hip-hop depuis leur premier souffle, les membres de l’Hypnotic Brass Ensemble ont placé la virtuosité en matière de fanfare dans des sphères dans lesquelles peu de groupes peuvent rivaliser. Ce n’est par conséquent pas une surprise si des personalités telles que Damon Albarn, David Byrne, Q-Tip, Madlib, Jay-Z, Erykah Badu ou Mos Def ont été décoiffé par la force unique des HBE. Barack Obama aurait même déclaré “Je ne peux plus me passer de ces gars, ils sont un réconfort pour l’âme”.
Pour gagner des invitations pour le concert du Hypnotic Brass Ensemble, envoyez-nous un mail avec vos nom, prénom et adresse postale à concours@vibrations.ch Merci d’indiquer “HYPNOTIC” dans l’intitulé du message.
Il y a 5 x 2 places à gagner et les gagnants seront avertis par email
Il y a 20 ans, la fusion de la house et du hip-hop jouait les météorites
Au tournant des années 90, Snap! , Technotronic ou Reel 2 Real larguaient quelques bombes qui allaient instantanément propulser la hip-house comme le style de prédilection des fêtes foraines. Cette fusion de hip-hop et de dance restera ainsi le genre hybride douteux que les puristes de tous bords se plaisent à dénigrer. Une situation rendue d’autant plus facile que durant la même période, NWA radicalisait le hip-hop dans sa déclinaision gangsta et que les envolées introspectives de l’acid rendait le flot des mc’s superflu.
Entre surexposition commerciale et disparition instantanée, les ramifications rattachées à ce courant ont trop vite été occultées. De Rob Base et DJ EZ Rock aux Jungle Brothers, en passant par Fast Eddie ou Tyree, de nombreux artistes explorèrent de manière plus ou moins prononcée les différents points de convergence d’un style trop rapidement enterré. Ce n’est donc pas une surprise de voir un revival de ce style qui rythmait les warehouses de Chicago dès les premiers soubressauts de la house music.
Kanye West ouvrait les vannes avec Stronger. Plus récemment, le Day’n'Nite de Kid Cudi ou la reprise par Kid Sister de I’ll House You, qui découlait de la collaboration en 1988 des Jungle Brothers et de Todd Terry, marque un virage encore plus marqué. Plus surprenant encore, la récente association de Dizzee Rascal et d’Armand Van Helden pour Bonkers scelle le phénomène. DJ Alexander ‘Full Nelson’ Waldron a senti le vent tourner et propose son top 20 ainsi qu’un mix qui participent à la réhabilitation de ce courant. On y retrouve notamment une étonnante reprise du Once in a Lifetime de Talking Heads par KC Flightt (7:45). A voir également, ce documentaire surgissant de nulle part et qui est largement diffusé sur Internet depuis quelque temps.
Björk interprète une suite composée spécialement pour elle
Les Dirty Projectors, le groupe polyrythmique arty new-yorkais, continue de s’attirer les faveurs de parrains prestigieux. Après David Byrne en début d’année, Björk rejoignait le groupe la semaine passée afin de participer à un concert de charité dans une librairie de SoHo. Elle a ainsi pu interpréter une suite de six chansons composées spécialement pour elle par David Longstreth.
Le compte-rendu et les photographies de cette rencontre intimiste est accessible sur le site de Stereogum. Deux ans après “Rise Above”, les Dirty Projectors viennent de sortir une cassette chez Domino intitulée “Bitte Orca”. En download, la reprise de Hyperballad sortie sur la compilation de reprises de “Post”, ainsi que le titre issu de la récente collaboration avec David Byrne dans le cadre du projet “Dark was the Night”.
Agé de 25, Donae’o endosse déjà le statut de vétéran du UK Garage. MC altenernant sensibilité soul et patwa jamaïcain, Danae’o s’est profilé comme une des voix attitrées de la vague funky house qui déferle actuellement dans la club culture londonienne. Avec Devil in a Blue Dress, African Warrior et Party Hard, dans lequel résonne le “Day O (Banana Boat Song” de Harry Bellafonte, ce Londonien d’origine ghanéenne a enchaîné une succession de singles très remarqués et s’apprête à sortir son premier album intitulé “Party Hard”.
Vincent Gallo réactive sa facette musicale grâce à RRIICCEE, son projet furtif d’”improvisation”
Vincent Gallo sera prochainement en tournée avec RRIICCEE. Un projet expérimental qui regroupe l’ex-guitariste de Hole, Eric Erlandson, ainsi que Nikolas et Simon Haas. En règle générale, aucun morceau n’est préparé avant les concerts, le groupe ne s’inscrit dans aucun genre prédéfini et aucun enregistrement n’est envisagé.
Comme le souligne Gallo à ce propos, il s’agit plutôt de créer “une atmosphère consciente et fragile entre quatre personnes qui communiquent spontanément grâce à la musique afin de créer une composition”. Il ajoute “Improvisation n’est pas le mot exact pour décrire ce que nous faisons. Il s’agit plus d’un acte de performance et de composition simultanée dans lequel on essaie d’éviter les clichés musicaux ou les jams.”
Malgré les conséquences aléatoires de cette démarche sans filet, il ne fait aucun doute que le charisme impitoyable de l’artiste multifacette devrait, à lui seul, contenter une bonne partie du public.
René “Residente” Pérez et Eduardo “Visitante” Cabra, les deux demi-frères formant le duo Calle 13, continuent de rythmer leurs portraits satiriques de la société portoricaine à coup de reggaeton, de hip-hop ou de salsa. Comme le souligne Yannis Ruel dans le numéro 113 de Vibrations: “Joyeux lurons adeptes de la satire sociale, le tandem perfectionne son rôle de bouffon au sens noble du terme, avec une conscience politique aussi aiguisée que son humour noir, sans précédent dans la cour de la musique latine.”
Pour leur dernier single intitulé La Perla, ils se joignent au chanteur et politicien panaméen Rubén Blades pour narrer le quotidien de ce barrio de San Juan. “Il y a encore dix ans”, précisait Residente, “La Perla était un territoire indépendant du reste de Porto Rico: Les autorités et la plupart des gens ne pouvait pas y descendre. En même temps, ses habitants conservent un mode de vie plus portoricain que celui de toutes ces urbanisations qui détruisent le pays. Il y a une sorte de mysticisme, quelque chose de magique qui fait que La Perla est un barrio légendaire.
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