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Techno: The Scene, les premiers pas de Detroit


The Scene était diffusé de 1975 à 1981 sur WGPR-TV, une chaîne de télévision de Detroit qui a fût la première intégralement contrôlée par des Afro-Américains. Le show est resté célèbre pour avoir reformulé le format de l’émission musicale, notamment en invitant le public à danser, et en jouant un rôle majeur dans la popularisation de la musique Techno dans la ville.

Présenté par Nat Morris et diffusé juste après les cours, toute l’attention des téléspectateurs était concentrée sur les danseurs qui, en l’espace d’une émission, pouvaient accéder au statut de véritables stars locales.

Malgré son énorme succès dans la ville, l’émission n’a jamais été diffusée sur d’autres canaux. Certains artistes, comme Juan Atkins sous le nom de Model 500, ou certains titres, comme le Sharevari, qui servait de générique à l’émission, sont par la suite devenus des classiques.

A Number of Names, Sharevari (The Scene, 1981)

Jesse “The Body”, Scene Mix (The Scene, 1981)

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Festival: Charlie Jazz Festival


L’été, c’est au milieu des platanes du Domaine de Fontblanche que Vitrolles reçoit les estivants amateurs de musiques improvisées lors du Charlie Jazz Festival.

Elle est à part. Mina Agossi est venue au jazz et au chant par hasard, une histoire de rencontres successives. En chemin et en autodidacte, elle a travaillé son style dans des contextes étonnement exigeants pour une jeune artiste qui ne possédait pas les repères académiques et les bases d’un enseignement formel pour soutien. Loin des divas, des standards repris dans les règles de l’art, elle bouscule les airs de jazz, de Jobim, de Jimi Hendrix ou des Beatles, scatte, se lance sans filet dans son style percussif, ludique, joyeux.

Archie Sepp et d’autres sont tombés sous le charme. Le saxophoniste Odean Pope vient de Philadelphie, une place forte du jazz. Il a joué longtemps avec Max Roach (ce qui veut dire beaucoup), mais a aussi interprété du r’n’b, du classique. Il enseigne dans des Académies prestigieuses. Il maîtrise le hautbois, la clarinette, la flûte, le piano et défend sur scène son titre de « tenor terror ».

Au programme, on retrouvera également Jean-Marie Machado, Sashird Lao, Enrico Rava, Mina Agossi, Odean Pope, François Cordas Quartet, Fanfare Wonderbrass, La Mécanique des Fluides…

FESTIVAL

  • 02-04.07.10 Vitrolles

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Afrique: Shangaan Electro, Marimba Core


En marge des vuvuzelements de la Coupe du Monde, l’Afrique du Sud a connu quelques courants musicaux flirtant avec les extrêmes en matière de productions sonores. Initié il y a quelques années, le Shangaan Electro s’est rapidement présenté comme le supporter officiel des danseurs les plus frénétiques des townships de Soweto à Limpopo. Shangaan est à l’origine le nom donné à une population, issue de l’Empire de Gaza, répartie entre le Mozambique et certaines régions d’Afrique du Sud.

Tournant quelquefois à plus de 180 bpm, ce style prolonge le Shangaan Disco des années 80 et se revendique comme une musique destinée aussi bien aux populations rurales que celles vivant dans les villes. Une évolution due en grande partie au travail à l’influence du producteur et homme à tout faire dénommé Nozinja. À partir de 2005, c’est lui qui commence à utiliser des marimbas et des sons d’orgues à la place des lignes de guitares et de basses, tout en intégrant des voix samplées et accélérées.

Le résultat se présente sous la forme de bandes-son hypnotiques d’un jeu de Commodore 64 rafistolé pour répondre aux besoins des danseurs les plus frénétiques. Honest Jon’s propose une introduction au Shangaan Electro par l’entremise de Mark Ainley et Mark Ernestus qui, pour l’occasion, s’aventurent dans des univers 8-bit tranchant radicalement avec les productions de Rhythm & Sound.

ALBUM

  • Various, “Shangaan Electro: New Wave Dance Music From South Africa” (Honest Jon’s Records) sortie le 28.06.10

Tshetsha Boys, Nwa Pfundla

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Laurie Anderson

Les disques qui comptent pour Laurie Anderson. Après dix ans de silence, l’artiste publie « Homeland », d’intimes confessions où elle revient sur l’état des Etats-Unis en ce début de millénaire. Pour le coup, elle a même accepté de jouer le jeu de l’île déserte, à condition de pouvoir y mettre quelques musiques associées à des images. « C’est la toute première fois. C’est toujours très drôle et très instructif de voir ce qui est source d’enchantements et d’inspirations pour les musiciens. Ce qu’ils cachent dans leur tête ! »

Chris Marker « la Jetée »
Des images apocalyptiques d’après le grand désastre nucléaire, avec la musique de Trevor Duncan. Et puis, « Sans Soleil », un autre film de Chris Marker tout aussi visionnaire, dont la bande-son repose sur une voix.

Christophe Chassol « Ultra scores »
Un très beau DVD que je viens de découvrir en France. Ce pianiste qui a étudié la musique de Steve Reich et a accompagné un chanteur indien pose sa musique, faite de samples, sur des images incroyables.

Sergueï Rachmaninov « Concerto pour piano n° 3 »
La touche romantique et la plus complexe à la fois par un des compositeurs les plus austères. Pas de show off, tout est intériorisé.

Billie Holiday « Strange Fruit »
Le blues des origines et l’origine du blues. Sans doute ma chanson préférée de tout temps. Vous pouvez l’écouter dans sa première version ou plus tard. Peu importe : elle a chanté ce poème mille fois, et sous sa voix, c’est toujours une nouvelle histoire, le même drame.

Frank Sinatra « April In Paris »
C’est de saison ! Je n’arrête pas de l’écouter dans l’hôtel où je suis. Ça m’a permis de réaliser que Sinatra était un excellent chanteur. Une diction parfaite et un réel sens de l’interprétation. Tant pis pour le cliché : c’est la vérité.

Doveman « The Conformist »
Thomas Bartlett est un pianiste tellement timide et un chanteur à la voix si douce… Chacune de ses prestations en devient un moment en suspension, extraordinaire. Il a joué avec beaucoup de musiciens new-yorkais, d’Antony à David Byrne.

Marc Ribot « Party Intellectual »
Pour « Fuego », une chanson au répertoire de son projet Ceramic Dog : c’est une messe, avec une énergie irradiante.

Lou Reed « Complete Works »
Je pense que j’ai dû tout écouter, mais en même temps, il me faudra toute une vie pour apprécier la portée de chacune de ses chansons. Ecouter Lou Reed de toute façon, ça ne fait jamais de mal.

Astor Piazzolla « Rough Dancer and The Cyclical Night »
Buenos Aires reste une ville à laquelle je suis beaucoup attachée. Et le son du bandonéon de Piazzolla, tout comme l’esprit de ses compositions, me touche d’autant plus qu’il est produit par un ogre new-yorkais.

Fedor Dostoïevski « Crime et châtiment »
L’écriture et la dramaturgie se prêtent à l’écoute d’un livre sonore. C’est même le format parfait pour plonger dans la noirceur de ce roman. Peu importe qui le lit, du moment que c’est en américain.

Recueillis par Jacques Denis

ALBUM

  • Laurie Anderson « Homeland » (Nonesuch/Warner)

Download: Prince, l’été sera chaud!


Vous êtes pessimistes vis-à-vis des prévisions métérologiques, Prince vient lever tous les doutes avec “Hot Summer”, un titre extrait de son prochain album. Yeah!

Télécharger: Prince, Hot Summer (2010)

CONCERTS

  • 04.07.10 Roskilde / Danemark
  • 05.07.10 Berlin
  • 09.07.10 Citadelle d’Arras / France
  • 10.07.10 Werchter
  • 12.07.10 Genève
  • 13.07.10 Linz

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Reggae: Wingless Angels, le coeur de la Jamaïque


Fin 1972, les Stones passent deux semaines en Jamaïque pour effectuer quelques sessions d’enregistrement au Dynamic Sound Studios, le studio du producteur Byron Lee. Dans une interview accordée en 2003, Keith Richards revenait sur le contexte particulier ayant présidé à cette expérience : “À cette époque, neuf pays m’avaient expulsé et le seul endroit dans lequel je pouvais vivre était la Suisse. C’était vraiment trop ennuyeux pour moi, surtout la première année parce que je n’aimais pas le ski. La Jamaïque était l’un des seuls endroits qui nous nous laissaient tous rentrés! C’était l’île de la musique, un endroit magnifique, à la fois libre et facile. On entendait des choses très intéressantes qui venaient de là-bas et en plus les tarifs de studios étaient très bon marché. Dynamic Sound était un endroit incroyable. Les éléments de la batterie et les amplis étaient visés au sol. “.

Le résultat de cette collaboration se retrouvera dans l’album “Goats Head Soup”, dans lequel on retrouve notamment Angie et marquera le début de la relation particulière que le groupe entretient l’ìle des Grandes Antilles: “Je m’y rendais régulièrement pour des courtes visites depuis les années 60. Depuis “Goats Head Soup”, je vis là-bas dès que je le peux. J’ai de la famille, là-bas et dans les villages on m’accueille avec les bras ouverts”. Parmi ses lieux de prédilection, Steer Town occupe une place privilégiée. C’est là que Keith Richards rencontre Justin Hinds, un jeune rasta qui avait notamment officiait comme toaster auprès de Duke Reid durant les années 60’s. Lors de ses séjours, Richards avaient l’habitude de s’entourer de musiciens locaux pour organiser des jams informelles, auxquelles Hinds prenait régulièrement part.

En 1995, c’est un peu par hasard que Richards décide de produire le premier album de son groupe Wingless Angels en 1995. Hinds est accompagné par Winston “Black Skull” Thomas (qui avait collaboré notamment avec les Talking Heads et Bad Brains), Milton “Bongo Neville” Beckerd, “Bongo” Locksey Whitlock, Warrin Williamson, Maureen “Sister Maureen” Fremantle, Vincent “Jackie” Ellis et Bongo “Iron Lion” Jackie. Depuis ce premier enregistrement trois membres du groupe original ont succombé dont Hinds, ont succombé. Mais Richards possédait encore quelques enregistrements effectués de son vivant et ce deuxième album se présente ainsi comme une forme d’hommage à son ami Justin Hinds et à la fascination exercée par la musique jamaïcaine depuis les années 70.

Télécharger: Justin Hinds, Oh What A Joy, “Wingless Angels II (2010)

ALBUM

  • Wingless Angels II, Wingless Angels, (Mindless Records) sortie le 23.10.10

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